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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Juste une dernière

Publié le 31 Août 2014 par Nadine dans Voyages en Afrique

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Demain c'est la rentrée. Je n'ai jamais réellement envie de retourner au turbin (même si j'y suis depuis une semaine grace au SNES), mais cette année c'est encore pire que les précédentes. La flemme m'a envahie. Bref, avant l'épreuve matinale de demain, voici encore un post de blog sur le Sénégal juste histoire de se sentir encore en vacances.

A quelques heures de notre départ de Dakar, la troupe du Malika Surf Camp est allée en camionnette surfer sur les récifs de l'île de Ngor. En cette saison la vague n'était pas très forte mais elle est longue, ce qui permet d'évoluer plus longtemps. Les surfeurs sont donc partis en bateau la rejoindre, tandis que je partais avec d'autres, sur un autre bateau, vers l'île, pour aller les voir. Au soleil couchant, c'était merveille de les voir les uns après les autres s'élancer, Talla époustouflant faisait les slaloms, Neel très assuré, fonçait entre le large et le rivage.

Le retour fut plus difficile : ceux de l'île (donc moi) ont attendu longtemps le bateau car on nous avait oublié (vive le téléphone portable, on a pu quand même partir !), le camion est tombé en panne avec plein de planches sur le toit qu'il fallait garder, Neel a oublié ses tongs sur le bateau… Néanmoins deux heures plus tard nous étions à l'aéroport et à minuit nous décollions vers Alger puis la France.

 

En cette veille de rentrée, pour vous remettre le pied à l'étrier, je vous propose un jeu-concours linguistique. Le lot en jeu est un thiboudienne (ou un poulet yassa si vous préférez).

Au Sénégal, on parle principalement le wolof, mais il y a 40 autres langues comme le sérère ou le diola. Le français est la langue officielle, la langue d'enseignement, la langue de la presse écrite, des affiches…. Comme beaucoup de gens le parlent, cela rend le touriste français très paresseux pour apprendre le wolof. Je n'ai donc pas fait beaucoup de progrès, ni en wolof, ni en sérère, parlé dans le Siné-Saloum. La langue parlée dans la rue, dans les médias, est donc une langue métisse et rarement du wolof pur.

Traduire en langue du Sénégal les mots et expressions suivants. En cherchant dans les post précédents, vous trouverez des indices.

Ramer (en surf)

Planche de surf

Taxi clandestin

Verre (pour boire)

Enrichissement illicite

504 break

Baguette de pain

Gare routière

Petit restaurant de rue

Clignotant

Dix mille francs

Omelette

Petit restaurant de viande de mouton cuite débitée

 

Bon courage à tous pour cet exercice et bon courage aussi pour la rentrée pour ceux qui la font !

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On the road (au Sénégal)

Publié le 28 Août 2014 par Nadine dans Voyages en Afrique

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Nous avons passé l'essentiel de notre séjour à Yoff à côté d'un spot de surf, mais je sais que mes fidèles lecteurs ont suivi que par deux fois j'ai dit on se tire ailleurs, une fois au Siné Saloum, et l'autre à Saint-Louis. Prendre la route au Sénégal, comme dans tous les pays du Sud, c'est une aventure et un spectacle. La première fois nous avons pris un sept places à Garage Pompier, la gare routière de Dakar : un espace apparemment en désordre mais en fait ordonné, très sale de pièces détachées, de générations d'huile de moteur ayant coulé sur le sable.

 

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A propos de pièces détachées, des quartiers entiers de Dakar ont leurs trottoir jonchés de pièces détachées d'occasion, prêtes à la vente. Il y en a bien besoin vu l'état des véhicules : beaucoup viennent de France, revendus pour une seconde vie par la diaspora. Le Sénégal a récemment interdit l'entrée de véhicules de plus de huit sur son sol, mais je crains qu'il y ait beaucoup de ménage à faire. De toutes façons les Sénégalais sont des champions de l'acharnement thérapeutique (avec succès) sur véhicules en état avancé de délabrement (mais qui roulent ou peuvent potentiellement rouler). Après décès, rien de ne pert et tout devient pièce détachée. Cependant on trouve aussi des 4X4 flamblant neufs… il y a aussi des riches, même des très riches.

 

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Les véhicules à moteur ne sont pas les seuls circuler. Il y a les piétons, les charettes à bras et les véhicules hippomobiles. Il y a donc des quartiers entiers de foin d'arachide pour nourrir ces bêtes, mais aussi les très nombreux moutons et béliers à l'engraissement qui étaient partout en ville en vue de la Tabaski (Aid el Kebir). A côté il y a le grand quartier de la viande où il vaut mieux avoir le cœur bien accroché : un bon moyen de devenir végétarien… Et partout les vendeurs et vendeuses de rue, les boutiques de nescafé, les vendeurs d'eau…

 

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A notre retour du Siné Saloum, Garage Pompier avait fermé, officiellement parce qu'il était trop petit et trop sale. C'était aussi un beau terrain à prendre et déjà vendu proche du centre. A la place, plus en banlieue, à Pikine, avait ouvert le Garage des Baux Maraîchers flambant neuf et aménagé comme une vraie gare routière. Immédiatement tout le petit commerce lié aux transport s'est transporté de Pompiers à Pikine. A côté de l'autoroute, mais comme l'autoroute est payante, la route d'accès est devenue très encombrée : j'ai mis deux heures pour sortir de Dakar via Rufisque quand je suis allée à Saint-Louis.

 

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Le Sénégal est plat, les routes sont toutes droite. Ce n'est pas pour autant qu'on peut rouler vite tout le temps. D'abord il y a les autres usagers de la route, plus lents que le sept places. Parmi eux les bus qui ne refusent jamais un passager, mais qui ne peuvent se permettre de les perdre en route. De toutes façons ils ne sont pas/plus fait pour faire de la vitesse.

 

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Il y  a aussi la maréchaussée dans un exercice qu'on appelle ici le flair du gendarme. Apparemment la fonction publique au Sénégal a besoin comme ici de revaloriser son salaire et comme ici elle descend dans la rue et arrête des véhicules. Le répresentant de l'ordre qui était hors champ, à gauche de cette photo, avait une préference pour les véhicules les plus neufs qu'il arrêtait systématiquement. J'étais revenue de Saint-Louis en allo-taxi (taxi collectif de porte à porte) et nous avons attendu plus d'une heure car le chauffeur qui faisait cette route tous les jours ne voulait pas se soumettre au représentant de la loi. Comme vous pouvez le voir par contre ci-dessus, ces arrêts forcés faisaient aussi des heureuses : les vendeuses d'eau et d'arachides grillées regroupées de l'autre côté de la route et qui profitaient de cette clientèle captive. Remarquez au passage que les hommes et le bétail partagent un espace commun dans le camion.

En encore tellement d'autre aventures ! L'autoroute de Dakar construite par Eiffage (on voit bien qu'elle est française, non ?) permet de rouler vite mais il lui manque un peu de ce charme dû au spectacle permanent de la route africaine.

 

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Racines (Gorée)

Publié le 25 Août 2014 par Nadine dans Voyages en Afrique

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Roots, Racines, c'est le titre d'un livre puis d'un feuilleton américains célèbres des années 1970 qui retraçaient l'épopée d'esclaves depuis leur capture en Afrique jusqu'à la plantation en Amérique du Nord. Ils ont été très importants à l'époque, quelques années après les luttes pour les droits cviques, dans la prise de conscience africaine des populations afro-américaines, et la fierté de leurs racines. Mais outre la romance qui est le propre de la fiction, ce qui est montré est farci d'erreurs historiques (qui, hélas, courrent encore beaucoup de par le monde) : ce sont les blancs qui capturent et “fabriquent" les esclaves, en Amérique le héros vit dans une cabane assez confortable avec femme et enfants, correctement habillé… Depuis la recherche a fait des bonds de géants, le recensement des voyages de traite permet de comptabliser combien de captifs ont fait le passage du milieu (en ligne ici) et combien y ont péri (en fait pas tant que ça, ils valaient cher), la structure des sociétés et de l'exploitation servile des deux côtés de l'Atlantique a été analysée, le rôle des royautés africaines dans la traite a été revalorisé. Plus personne ne pense que les blancs attrapaient les esclaves noirs comme du gibier : outre que c'est faux, est en plus très raciste. Au contraire, penser les sociétés et les économies africaines comme structurées c'est les replacer dans l'histoire. C'est l'esclavage atlantique qui a créé la couleur, auparavant elle n'était qu'un élément comme un  autre du physique. Comme l'esclavage était normal pour tout le monde, les royauté africaines du littoral faisaient du business comme tout le monde.

Le conservateur et guide de la Maison des Esclaves à Gorée nous l'a bien expliqué ainsi, de sa grosse voix qui portait dans toute la maison, n'épargnant aucune responsabilité dans ce commerce ignoble.

 

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Nous sommes donc allés mardi dernier visiter l'île de Gorée, Neel et moi-même. On embarque dans le port de Dakar, et à quelques emcablures se trouve la petite île qui, aujourd'hui, est une banlieue coquette de la grande ville, avec ses petites maisons coloniales de couleur et sa plage. Ce sont bien entendu les Portugais qui s'y sont installés les premiers et y ont fait le commerce du bois d'ébène, puis les Français et les Anglais se sont disputés la place avant que l'île ne devienne l'une des quatre communes française de plein exercice du Sénégal. Sur les îles, les négriers européens, sur le continent leurs fournisseurs africains. A côté du port la Maison des Esclaves, en fait l'une d'entre elle, tardive, a été conservée et entretenue. Il y a débat sur cette maison, sa représentativité. Ce n'est pas grave, cette maison est d'abord un mémorial d'un des crimes les plus odieux de l'humanité. On peut y visiter les cellules où s'entassaient les captifs avant embarcation, celles, encore pire, où étaient matés les rebelles, la porte du non-retour où ils étaient chargés sur les pirogues avant le navire. Dans le bureau du conservateur les affiches montrent les grands de ce monde, les artistes afro-américains, les personnalités de la Caraïbe qui sont venues visiter, mais aussi se recueillir ici.

 

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Même si ce sont ses racines, réelles ou symboliques, Neel est resté assez opaque à cette visite : il était impatient de retourner au surf !

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Mes premiers pas en surf

Publié le 23 Août 2014 par Nadine dans Voyages en Afrique

 

Nous sommes revenus hier de Dakar via Alger et le temps de me remettre, de ranger, laver et même dormir, me voici de retour au clavier pour vous conter les derniers épisodes de nos aventures sénégalaises. Le manque cruel de connexion fiable, seul, m’a empêché de vous narrer tout ceci en direct.

Je suis revenue le samedi 16 de Saint-Louis et je restée ensuite au Surf Camp de Yoff où m’attendait Neel. J’ai donc pu longuement profiter de la plage, de la mer et de ses rouleaux, je suis allée faire du shopping à Dakar, nous avons rencontré la partie sénégalaise de la famille et… j’ai même pris ma première leçon de surf avec Libasse, le plus patient des moniteurs pour débutants. 

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Un cours commence toujours sur le sable avec des échauffements. Il m’aurait fallu double dose mais tant pis. Puis on répète des mouvements sur le sable, paddle (ramer en français, mais le surf a son technolecte en anglais), monter sur les bras et le take-off (debout sur la planche) qui est le mouvement central de ce sport. En gros regarder les vagues en ramant, se préparer et se lever avec les pieds à 45° et 90° puis se tenir semi-accroupi sans se casser la gueule, le tout en quelques secondes. Très facile sur le sable. Dans l’eau c’est autre chose.

Libasse m’a donc prise à part, montré les consignes de sécurité et m’a accompagné dans l’eau. Arrivée au commencement de la mousse (pour les débutants c’est la mousse, les vrais recherchent les vagues), il tenait la planche et je suis montée. Le paquebot devrais-je dire car seuls les surfeurs avancés prennent des jolis board (planches), assez fines pour faire des figures. Là j’ai ramé mais celui qui a réellement lancé la planche au bon moment de la vague c’est Libasse. La première fois j’ai eu la chance du débutant et je suis montée, n’importe comment, mais je suis montée. Puis je suis revenue et on a recommencé avec les consignes pour les pieds, les bras tout ça. Comme il y a beaucoup de trucs à retenir et à faire en même temps c’est dur : quand c’est un réflexe, on se réfléchit pas, mais pour moi c’était difficile de tout coordonner. J’y suis allée à nouveau une bonne dizaine de fois et deux ou trois fois j’ai réussi le fameux take-off.

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Au bout de tout cela j’étais épuisée : remonter la planche, monter (moi qui suis vieille et grosse : c’est une citation d’un cours il y a dix ans avec mon cousin en Indonésie) et coordonner tous les gestes. Libasse a continué sans moi en faisant des plus jolies choses sur mon paquebot. Pour les photos, je ne suis pas restée assez longtemps sur la planche, vous n’aurez donc uniquement sur le sable.

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Je me tire ailleurs : direction Saint-Louis,

Publié le 17 Août 2014 par Nadine dans Voyages en Afrique

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J’ai laissé Neel au Surf Camp mardi matin et je suis partie toute seule à Saint-Louis du Sénégal, dans le nord. A garage Pikine, j’ai pris un sept places : annoncé 4 heures, le voyage a duré plus 6 heures car la sortie de Dakar a pris près de deux heures en passant par Rufisque. Plus on allait vers le nord, plus le paysage devenait sec, les baobabs étaient remplacés par des arbres plus malingres et du sable. Enfin, après 280 km de route en ligne droite, nous descendîmes vers le grand fleuve Sénégal, marron en cette saison au milieu duquel, à son embouchure, se trouvait l’ancienne capitale de l’AEF, Saint-Louis.

J’y ai passé trois jours complet. Classé au patrimoine mondial par l’UNESCO, ancienne commune de plein exercice, ville coloniale par excellence, Saint-Louis est aujourd’hui à la fois une médiocre ville de province, et en même temps un pôle touristique et culturel majeur. L’ancienne ville s’étend sur toute l’île, avec son plan en damier, et ses maisons coloniales, un étage pour les maisons portugaises, deux avec balcon en fer forgé pour les maisons françaises. Certaines sont en piteux état mais beaucoup sont aujourd’hui pimpantes, rénovées de frais. Le nord de l’île est l’ancien et toujours quartier militaire, de bâtisses des années 1930, en béton de style transatlantique. Les toitures partout sont de tuiles mécaniques où l’on peut lire qu’elles sont été fabriquées à la Viste ou à Saint-Henri à Marseille. Quelques autres vestiges échoués marquent l’ancienne gloire de la ville, comme cette grue à vapeur, la salle des fêtes, la cathédrale décrépie, le monument aux morts (dans les communes de plein exercice on a servi dans les régiments de métropole, pas dans les troupes coloniales). Le souvenir de l’aéropostale et de ses héros, au premier chef Mermoz est présent avec leurs exploits car ici se trouvait l’escale entre l’Europe et l’Amérique latine.

La population y vit à un rythme très provincial et en cette période de forte chaleur c’est plutôt la nuit qu’elle sort, dort sur le trottoir, s’amuse, se rencontre etc… Ici plus qu’ailleurs (sauf Saly et la Petite Côte mais là je n’ai même pas pensé à y aller), on y croise des touristes. C’est l’équivalent sénégalais de Hoi An au Vietnam, de Luang Pra Bang au Laos, de Ubud à Bali, bref le conservatoire des traditions où l’on veut tout le temps vous vendre des objets traditionnels (ici des robes en wax et des masques). Après avoir fermement remballé les quinze rabatteurs de la ville j’ai eu la paix le reste du temps et j’ai pu profiter de plaisir plus authentiques. Par exemple d’aller manger dans les boutiques de rue — petit déjeuner de haricots ou de spaghetti en sandwich, souper de brochettes salade sur mini-barbecue, fataya, thiboudienne avec un tailleur qui avait raccommodé ma robe — ou d’aller voir un savar dansé dans la rue à côte avec Cathy. Cathy c’est une de mes élèves à Aix ; nous avons été également surprises lorsque nous nous sommes croisées le premier matin : sa maison était voisine de mon hôtel !

Le 15 août est une fête très suivie au Sénégal, pays majoritairement musulman. C’est à Saint-Louis que les fêtes sont les plus réputées. Tout le monde, y compris de Dakar, accourt sur la plage de l’Hydrobase, celle de amerrissages de Mermoz et de ses collègues. On se baigne, on se roule dans le sable, on boit, on danse et le soir ce sont des concerts. En ville aussi les concerts inondent la ville jusqu’à une heure très avancée.

Je suis revenue hier soi à Yoff après une journée de route aussi éprouvante qu’à l’aller. Neel avait très bien survécu sans moi entre surf, surf camp et amis sénégalais de son âge.

 

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A la pêche

Publié le 10 Août 2014 par Nadine dans Voyages en Afrique

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Après la pirogue à Djiffert, c’est à la pêche sous toutes ses formes que nous nous sommes adonnés. Le Sénégal, situé près des fonds parmi les plus poissoneux du monde connaît la pêche partout sur ses côtes. Avec Neel à mes côtés, je ne pouvais manquer cette activité dans ce pays.

On a commencé avec Toto dans son village du Siné Saloum. Nous sommes partis dans la mangrove avec des filets et des palengrottes. On a fini en ramassant des coques dans la vase.

 

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Aujourd’hui c’était à Foal Fadiouth ; nous avons pris une pirogue dans la lagune et nous avons navigué entre les bancs de sable et les bancs de poisson. C’était encore la pêche à la palengrotte mais cette fois-ci nous ne sommes pas revenus bredouille.

 

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Enfin je suis allée avec un compagnon de voyage voir ce soir le débarquement des pirogues de pêche au port de Joal. Des centaines de pirogues débarquent sur le sable des tonnes de poissons qui sont charriés sur les têtes des hommes ou sur les charrettes tirées par les chevaux. Les poissons seront pour les pièces nobles immédiatement mis dans des camions frigorifiés à destination de l’Europe, du Japon, de la Corée. Les poissons moins nobles resteront en Afrique sous forme séchée ou salée. Des milliers de personnes attendent, chargent, comptent, attendent. Un monde qui fourmille, qui travaille, qui nourrit le monde.

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La pirogue

Publié le 8 Août 2014 par Nadine dans Voyages en Afrique

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Les pirogues sont un élément essentiel de la vie et de la culture du Sénégal. C'est un grand pays de pêche aux eaux très poissoneuses… quand les pays riches ne viennent pas piller les fonds avec des bateaux usine. C'est aussi avec les pirogues que le Sénégal est un base de départ de l'immigration africaine vers les pays d'Europe via les îles espagnoles et portugaises de l'Atlantique. Nous, nous nous sommes contentés de la pirogue à touristes à travers la mangrove.

Nous sommes depuis avant-hier soir à Palmarin dans le Siné Saloum, entre l'océan, les marais salans et la mangrove. Et puis aussi les baobab, les oiseaux, les hyènes et les varans. Avec trois jeunes français nous avons commandé un tour à Paco, maître piroguier qui nous a fait visiter la mangrove, les îles (autrefois ratachées au continent, mais aujourd'hui îles, réchauffement climatique oblige) et expliqué plein de choses. Nous avons plongé comme des gamins dans l'eau chaude, puis nous sommes allés manger le poulet yassa dans sa maison et nous avons bu le thé.

Une journée au rythme sénégalais, avec le sourire des village du Sénégal.

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Surfin' days

Publié le 7 Août 2014 par Nadine dans Voyages en Afrique

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Nous avons conclu hier matin les cinq premiers jours de surf de Neel au Sénégal. Nous sommes partis depuis hier midi vers le sud au Sine Saloum, mais ce sera l'objet du post de demain.

Quatrième session, après Bali, la Guadeloupe et Saint-Jean de Luz, mais jamais avec un tel encadrement. Il y a Marta et Aziz, les patrons du surf camp, mais aussi Libasse, Tall et Ousmane — Tall a été deux fois champion du Sénégal de surf — qui encadrent les surfeurs du surf camp et les clients toubab de Dakar. En fait, bien souvent, un maximum de deux à quatre pour un entraîneur, et même parfois un pour un. Le tout deux fois par jour, parfois plus de deux heures dans l'eau. Et si cela ne suffisait pas, il y a aussi Rémy, un franco-sénégalais de 15 ans en séjour ici, très bon surfeur, qui amène Neel sur les vagues quand il faut en remettre une louche. C'est facile de repérer la troupe sur la plage : l'équipe a des maillot orange très flashy dans la mousse comme dans les tubes.

A ce régime Neel a fait des progrès spectaculaires. Le paddle n'a plus de secret pour lui, ce qui lui permet de s'approcher au mieux des plus belles vagues. Il monte en stand up avec aisance sur la planche, une vraie planche maintenant et plus un long board, et aborde ses  vague en maniant la planche avec grace. Pour ceux qui me prendraient pour une mère narcissique et mythomane, je balance dans ce post des photos, preuve à l'appui, prises par des Norvégiennes avec un GoPro.

Retour dans cinq jour sur la planche. Il restera dix jours à notre Américain — c'est ainsi que Neel se présente à ceux qui lui parlent en wolof, il dit qu'il vient d'Amérique centrale — pour peaufiner ses rides (dire raïde, les rides se sera pour moi si je traîne trop sous le soleil tropical).


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Marseille Alger Dakar

Publié le 4 Août 2014 par Nadine dans Voyages en Afrique

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On dirait le parcours du Paris Dakar du temps où Balavoine et Yann Arthus Bertrand se donnaient des airs d’humanitaire en suivant les 4X4 et les grosses cylindrées sur les routes du désert et du Sahel et creusant quelques puits pour se donner bonne conscience des enfants écrasés.

Bref, nous c’est avec une encore plus grosse cylindrée que nous avons fait le parcours puisque nous sommes arrivés en avion. Air Algérie n’est pas la compagnie la plus fiable au monde, en particulier sur les horaires et les bagages : l’avantage de l’accident de la semaine dernière c’est que le trajet Alger Dakar était quasiment vide et nous avons pu nous allonger sur 3 sièges chacun. A l’arrivée il manquait un sac à dos mais vu la queue et la montagne de bagages au service des bagages perdus c’était apparemment une situation habituelle. Il faut dire qu’avec le double de bagages autorisés en soute pour les destination en Afrique, on multiplie les opérations et donc… bref, bienvenue en Afrique ! Habitué des retards le jeune homme italien qui nous attendait à l’aéroport n’avait pas l’air étonné. Nous sommes donc arrivés au surf camp à 2h30. Nous ne l’avons vraiment découvert que le lendemain.

Il s’agit d’une grande maison tenue par un Sénégalais, Aziz et sa femme Marta, une Italienne. Tout ou presque est dédié au surf et les hôtes viennent pour cela. Ambiance chaleureuse et décontractée comme je l’ai souvent croisée dans ces lieux dédiés aux sports de glisse (mais pour causer philo et littérature c’est moins ça). Nous sommes en face de la grande plage de Yoff et dès le matin Neel est allé tâter des vagues avec un des moniteurs. L’après-midi rebelote en cours collectif. Ais-je besoin de dire qu’il est enchanté et que ses moniteurs le trouvent doué ? Normalement aujourd’hui c’est encore la plage et dès demain l’île de N’Gor en pirogue des vagues plus difficiles. Neel comme à son habitude manie ambition de la difficulté et prudence face au danger.

Quant à moi qui suis devenue trop grosse et trop vieille pour surfer (c’est une citation à propos de quelqu’un qui, il y a 10 ans, malgré qu’il soit gros et vieux avait réussi à monter sur la planche et avait recueilli cet éloge admiratif de son moniteur balinais) ? Et bien j’ai siesté sur plage, je suis allée admirer mon fils, mais j’ai aussi cherché (en vain encore) à retrouver la valise perdue, j’ai trouvé une carte SIM pour mon téléphone de voyage (00 221 77 871 77 33 pour eux qui voudraient dépenser plein d’argent pour nous appeler). Nous avons aussi mangé du poisson avec du riz sur la plage (nom du plat : plat c’est bon) servi par Khadija la vendeuse de plage et dévoré des mangues. Je n’ai pas encore découvert vraiment le Sénégal mais nous sommes déjà dans l’ambiance.

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