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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Ils ont tué Jaurès (et ils continuent)

Publié le 31 Juillet 2014 par Nadine dans Réflexions profondes

 

Jaures-Carmaux.JPGJ’apprends ce matin qu’aujourd’hui paraît pour la dernière fois l’Unita, le journal fondé par Gramsci vingt ans après que Jaurès eut fondé le sien, l’Humanité. Une page se referme en Italie comme ici, mais rarement on aura autant cité Jaurès, dont nous célébrons aujourd’hui le 100e anniversaire de son assassinat, tout en le trahissant avec force.

Je ne parle pas de Sarkozy qui s’estimait l’héritier de Jaurès, ni de Marine le Pen. Ca ferait rire, si cela ne faisait pas pleurer. Je parle de la bande des Flamby qui sont aux manettes aujourd’hui.

Comment peuvent-ils se réclamer de l’homme qui écrivit L’armée nouvelle et qui prononça un célèbre discours à Bâle en 1912 contre la guerre, alors que la France s’est engagée dans les guerres coloniales en Afrique et qu’elle soutient les crimes de guerre à Gaza ?

Comment peuvent-ils se réclamer du député de Carmaux, ville ouvrière, alors qu’ils continuent les cadeaux aux patrons et le démantèlement de l’Etat social ?

Comment peuvent-ils se réclamer du fervant acteur de la IIe internationale alors que nous continuons d’expulser les étrangers, à ségréger les Roms, et à bâtir des murs autour de nous, ceux du replis et de la peur des autres ?

Comment peuvent-il se réclamer du boursier de Castres, de l’agrégé de philosophie, eux qui continuent de démanteler l’Education Nationales (et les services publics en général) et qui, avec le gel du point d’indice, continuent d’appauvrir les enseignants, au risque de compromettre les recrutements et la qualité de ceux-ci (en gagnant 1,2 fois le SMIC qui a envie d’aller enseigner en banlieue quand on a un bac +5 scientifique ?).

« Ici, sous ce soleil de juin 93 qui échauffe votre âpre bataille, je suis avec Robespierre, et c’est à côté de lui que je vais m’asseoir aux Jacobins. » (Histoire socialiste de la Révolution française1903) Les Flamby ne sont pas Girondins comme ils pourraient le croire, ils sont le Marais. 

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Back to Africa (voyage au Sénégal)

Publié le 30 Juillet 2014 par Nadine dans Voyages en Afrique

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fd/Flag_of_Senegal.svg/1280px-Flag_of_Senegal.svg.pngAprès la Corse et ses délices, nous nous envolons dans deux jours pour une destination encore plus au sud : le Sénégal. Nous partons via Alger avec Air Algérie. Après l'accident de la semaine dernière au dessus du Mali, je pense que maintenant Air Algérie doit être, avec Malaysian Airlines, la compagnie la plus sûre au monde : révision des avions, sermonnage des équipages etc… sans compter qu'ils doivent sûrement être dans leurs petits souliers. Nous serons des clients très choyés.

A Dakar nous serons pris en charge dès l'aéroport par un surf camp sur la plage de Yoff, un grand spot de surf au nord de la capitale. Nous resterons 20 jours, 10 jours de surf et 10 jours d'autre chose, à voir et à négocier selon nos envie de découverte.

Tous les gens qui sont allés au Sénégal en sont revenus enchantés, je pense que se sera notre cas. Déjà avec du surf, du riz avec poulet yassa, tiéboudiène ou mafé, des djambés, de la pêche et la teranga, l'hospitalité, je pense que nous jouons gagnant. Mais j'aimerais entamer mon premier post de blog sur le Sénégal  avec autre chose : l'Afrique terre du retour.

Nous venons tous d'Afrique. Mes ancêtre Sapiens et Neanderthal l'on quittée à pied il y a quelques centaines de milliers d'années. Ceux de Neel l'ont quittée entre le 15e et le 18e siècle, en bateau, et pas vraiment de leur propre gré. Nous irons visiter l'île de Gorée qui est le plus important mémorial de l'esclavage. Les couleurs du drapeau du Sénégal sont les mêmes que celles de l'Ethiopie qui sert d'emblème aux rasta et autres mouvement des fiertés noires. Les rasta, Marcus Garvey, ou les negro spirituals rêvent de l'Afrique des racines, où un prophète, un nouveau moïse, Jah ramènerait son peuple sur la terre de ses ancêtres en le débarrasanrt des ses chaînes : Let my people go. J'ai choisi d'illustrer ce post avec Bob Marley et Exodus parce que Neel l'écoutait dans la voiture en allant à Toulon et que je lui ai expliqué le sens des paroles.

On sait quelles catastrophes économiques et sociales ont engendré ces retours quand ils ont eu lieu : au Sierra Léone des Anglais, au Libéria des Américains, la minorité issue des Amériques est devenue une bourgeoisie dominatrice avec le lot d'inégalité et de guerre civile qui les ont accompagnées. Les expériences rasta en Ethiopie sont restées limitées et ont engendré des tensions assez vives sur le foncier agricole. Je me contenterai de mettre en valeur l'expérience haïtienne : lorsque Duvalier prend le pouvoir en 1957, c'est le moment des indépendances africaines. Papa Doc est bien content de se débarrasser de ses intellectuels vers ces pays de noirs qui parlent français qui, eux, en ont besoin. Par exemple le Congo, où les Belges n'avaient accepté aucun étudiant ou presque à quitter ce pays sans université. C'est là que les parents de Raoul Peck allèrent en 1961, comme d'autres dans l'ancienne AOF ou AEF. Beaucoup continuèrent leur chemin après vers le Canada et les Etats-Unis, d'autres ont restés ou sont rentrés au pays. Ils ont contribué, plus modestement, plus silencieusement à l'histoire du continent noir (appelons le comme cela dans ce contexte).

Surtout l'Afrique a inspiré un nombre considérable d'œuvres dans la diaspora des Amérique. En retour le monde des arts, et particulièrement la musique ont repris les rythmes, les instruments, les mélodies de cette Afrique transplantée, ou plutôt rêvée (on ne me fera pas croire que des rythmes et des transes signifient absolument l'Afrique parce qu'à ce compte-là le chamanisme sibérien vient d'Afrique). La rumba zaïroise tient autant des musiques afro-cubaines que des ryhtmes et des mélodies autochtones. Le jazz américain a irrigué le continent noir par la fascination qu'il projetait, mais aussi par une politique délibérée des Etats-Unis après 1945 (le soft power porté par la CIA à l'époque). C'est ces mouvement d'aller-retour, ces influences mutuelles, cet Atlantique noir sans essentialisme que racontait l'expo Great Black Music à la cité de la musique.

C'est avec ces mythes dans la tête que nous partons au Sénégal, de retour en Afrique. Nous allons y découvrir plein d'autres choses, sûrement être surpris. Le blog vous tiendra informé… si j'ai le temps !

 

 

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Dessine-moi un mouflon

Publié le 29 Juillet 2014 par Nadine dans Voyages

Je vous avais déjà tressé les louanges de l'île de Beauté et particulièrement d'Asco il y a deux ans. C'est donc sans hésitation que nous y sommes retournés cette année : nous sommes arrivés mardi matin et repartis lundi après-midi, séjour court mais toujours aussi agréable. Le village n'a pas changé, Neel a retrouvé ses copains corses, parisiens, canadiens bref… ascolais avant tout. La maison est toujours un petit paradis harmonieux, d'autant plus que j'avais apporté quelques bonnes bouteilles : je sais que certains loyers se paient en liquide.

 

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Nous avons cohabité les trois premiers jours avec Jade qui avait trouvé un boulot d'été à la maison du mouflon dans le Haut Asco. C'était donc un devoit autant qu'un plaisir d'aller lui rendre visite. Nous avons tout appris sur le mouflon, cet ovin marron du néolithique typique de l'île. Les enfant se sont ensuite attelés au dessin d'après nature avec plus ou moins de succès.


 

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Mais l'essentiel des journées n'était pas là pour les enfants et les ado : partagés en deux bandes, 10-13 ans et 14-18 ans, mais au même endroit et pour la même chose, leur activité favorite (à part la grasse matinée) était de sauter dans la rivière ou de se prélasser sur les rocher tels des mammifères marins en maillot de bain. Le soir leurs grands rires animaient le village quand ils n'était pas à la pizzeria (sans les parents évidemment).

Les adultes, plus frileux, plus froussards, entraient progressivement dans l'eau transparente de la rivière tout en discutant. On aurait dit des échassiers bavards.

 

Nous sommes donc revenus hier soir tard avec un peu de blues. Cela fait quatre annnées d'affilées que Neel va en Corse l'été, il y a pris franchement goût, mais Asco reste pour lui le sommet de l'île, non pas à cause du Monte Cinto qui domine le village mais parce qu'il y retrouve maintenant des copains et qu'ils s'amusent comme des fous en toute liberté. En gros le village est leur royaume, et ça c'est vraiment ce qu'ils préfèrent.

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Début de vacances à Marseille

Publié le 21 Juillet 2014 par Nadine dans Niouzes narcissiques

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Je suis en vacances depuis vendredi soir — et oui une CP du SNES ça bosse jusqu'au bout des GT de juillet et ça reprend en août — et j'ai bien commencé mes vacances racourcies. Partie samedi midi à Marseille, je n'ai pas raté la manif en soutien à la population de Gaza : à Marseille elle n'était pas interdite et elle s'est déroulée sans problème, comme quoi Flamby et Valls sont vraiment des pompiers pyromanes en interdisant celle de Paris.

Le lendemain je suis allée au Vallon des Auffes retrouver mon copain Hervé et Manu pour un déjeuner sur la terrasse de leur cabanon. Et puis aussi la plage, la plage, la plage… et même la piscine. J'étais un peu sevrée avec la fermeture estivale de la piscine municipale d'Aix.

P1020250.JPGHier soir je suis allée au Festival de Jazz des 5 Continents au Palais Longchamps, à 10 mn à pieds de la Fillotière. Les dieux du Funk et du Jazz étaient avec nous (j'écris les dieux au pluriel car ces dieux-là sont les cousins des lwa du vodou) : la pluie s'est arrêtée juste quand les concerts démarraient. Ca a commencé avec Sergio Mendès, un Brésilien exécutant avec grace des standarts de Chico Buarte et de Gilberto Gil. Puis celui que tous attendaient, Mister Funk en personne, le père spirituel de Prince (qui d'ailleurs l'a signé sur son label quand il était sans maison de disque), George Clinton, 73 ans, et tout son délire. Il ressemble à une barrique avec un chapeau rouge et une tête de de fou, et se contente essentiellement de faire des geste obsènes, de rigoler et d'encourager toute la troupe, environ 20 musiciens sur scène : guitares, basse, batterie, percu, cuivre, claviers et surtout 6 chanteurs et chanteuses, tous meilleurs les uns que les autres. L'ambiance n'a cessé de monter avec ses grands tubes des années 1970, Atomic Dog, One nation under the groove etc… Pas de rappel mais nous sommes partis à 1h30 du matin envoutés par les dieux du groove et du funk.P1020252.JPG

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Les travaux de Chauvet

Publié le 14 Juillet 2014 par Nadine dans Niouzes narcissiques

Je redescends à peine de Chauvet, notre chalet de famille, où nous avons, comme tous les 14 juillet, fêté l'anniversaire de Mô. Je ne vous la refais pas, j'ai déjà relaté les éditions 2007, 2008, 2009, 2010 et 2012. J'ai laissé Neel dans notre montagne, avec plus d'une dizaine de cousins, ses grands-parents, son arrière grand-mère et sa tente à monter car demain c'est bivouac en montagne. Nous n'étions pas cette année les grandes foules de certaines sessions, et tant mieux car hier soir pour cause de pluie nous avons dû annuler le traditionnel grand feu du parking avec feux d'artifice et pétards.

Mais l'événement de l'année c'est bien plutôt les travaux de Chauvet. Les derniers grands chantiers dataient des années 1970 et 1980, il était temps d'opérer la mutation suivante alors que la future génération arrive au seuil de l'adolescence et ne va pas tarder à virer ses parents pour monter en troupes de djeuns. Alors plus que de longs discours voici quatre photos de l'avancement actuel du chantier qui continuera cet été. Il s'agit d'agrandir l'appartement du haut avec une extension sur la terrasse, de construire un escalier le reliant à chez Mô, où les placards de la chambrette ont disparu, remplacés par une serie de casiers personnalisés dans le couloir. La cheminée de chez Mô a été démontée et le célèbre Godin (celui que l'on aimait tant fourrer pour l'entendre ronronner toute la nuit) a été remplacé par un poële technologique. La mezzanine sera isolée (pas pas phoniquement, j'écris cela pour les couples et pour ceux qui connaissent le plancher). Résultat final fin août.

 

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Victoire écrasante des Allemands (chronique avignonnaise)

Publié le 10 Juillet 2014 par Nadine dans Tchatche et niouzes

Ne croyez pas que je vais vous causer encore de foot, d'ailleurs je n'ai pas vu le match parce que j'étais au théâtre. J'ai par contre regardé la composition des équipes et j'ai vu que la Mannschaft avait des joueurs venus d'un peu partout, mais à nationalité allemande : un Ghanéen, un Albanais, un Tunisien, un Turc et deux Polonais. Donc pour ces bonnes raisons, je suis du côté de l'Allemagne, sans compter que les Sud-Américains m'ont bien gonflée avec leurs salamalecs, leurs prières, leur pape, leur sectes du réveil et toutes leurs bondieuseries. Au moins les Allemands communient à la Bier et à la Würst, c'est bien plus sympa ques les génuflexions brésiliennes.

 

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Comme l'indique le titre, il s'agit ici d'une chronique avignonnaise. Mon ancienne voisine marseillaise, Anne, est partie au mois d'octobre dans la cité des Papes. Je lui avais donc promis de passer la voir ; en plus c'est quand même un bon plan d'avoir une copine en plein centre au moment du festival ? J'ai donc pris le TGV entre Aix et Avignon et me voici en 20 mn + 5 mn de Virgule au pied des remparts. J'ai remonté la rue de la République en slalomant entre les troupes qui distribuaient force flyer en déguisements chatoyants et/ou rigolos pour arriver chez Anne avec laquelle j'ai pris l'apéro. Puis nous sommes allées manger sous les platanes avant de nous rendre au théâtre, dans la cour d'honneur, pour le Prince de Hombourg.

 

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Je ne vous fais pas la chronique ici : décor et projections spendides, étonnants, inventifs, costumes à chier entre gardes rouges et Wehrmacht, jeu des acteurs remarquable. On a eu droit aussi avant le spectacle à une prise de parole des acteurs et techniciens nous expliquant qu'ils étaient eux aussi dans la lutte des intermittents. Notre voisin de devant avec sa femme n'arrêtaient pas de raler en ponctuant leurs sarcasmes de "et bien maintenant ils vont appeler à voter Thorez ou Duclos". Comme en plus 5 mn auparavant le monsieur nous avait dit avec fierté qu'il avait vu la pièce en 1951 avec Gérard Philipe on s'est dit qu'il avait un peu bloqué le compteur. Ce couple ringard venu du passé s'est d'ailleurs fait bien rabrouer pat nos voisins. Sait-il seulement que le premier président de la SFA-CGT fut Gérard Philipe et que dans TNP c'est le P de populaire qui comptait pour lui ?

 

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Bref, nous avons vu la pièce, dans la pièce les troupes allemandes du Prince de Hombourg écraser les troupes suédoises, nous sommes rentrées tranquillou, le lendemain nous avons flâné dans les rues avant que je reprenne le TGV pour rentrer chez moi. Pour sûr, je reviens l'an prochain et peut-être même avant !

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Mon mondial

Publié le 5 Juillet 2014 par Nadine dans Niouzes narcissiques

Je ne suis ni pour ni contre le foot, et vice-versa, de toute façons, le sport, comme toute activité physique, je préfère le pratiquer que le regarder. Mais il a des matches de foot que j'aime bien. A vrai dire ce ne sont pas les matches de foot, ce sont des ambiances autour des matches que j'apprécie ; et la coupe du monde en offre quelques unes.

Bien sûr rien ne revaudra juillet 1998 lorsque j'étais à quelques enjambées du Stade de France alors que le père de mon fils était dedans et que… je n'ai pas vu du tout le match mais que je me suis régalée. J'étais aussi pas mal éméchée d'ailleurs. Je me souviens aussi d'un Turquie-Allemagne dans un kebab, télé en VO, mémés sur des pliants et danses à chaque but des Turcs. Les Allemands ont gagné comme toujours mais le tout était dans une ambiance bonne enfant.

Pour ce mondial, faute de la présence de la Corée du Nord supportée par le NKK, j'avais pris fait et cause pour l'Algérie et la France, ce qui n'est pas très original du côté de Marseille. De toutes façons comme le disait un supporter lundi soir aux micros de la télé : "et si on rencontre la France ce sera la France 1 contre la France 2, on est des frères". En fait mieux que des frères, des compatriotes vu que la moitié des Fennecs sont binationaux.

J'ai donc vu trois matches cette année, ce qui constitue presque un record.

 

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Le premier était sur le Vieux Port pour France Suisse. Les Bleus ont planté cinq buts aux Hélvètes : au fur et à mesure l'ambiance festive montait avec ola en terrasse sur le Vieux Port.

 

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Le deuxième était Algérie Allemagne. Toujours à Marseille mais du côté de Belsunce. Devant les écrans géants du bar plusieurs centaines de personnes, public mélangé, français et maghrébins, hommes et femmes et pour tout le monde le drapeau de l'Algérie. Par contre, personne ne connaissait l'hymne national algérien. Beau match, suspens soutenu et de l'avis unanime des Fennecs qui sortent de la compétition la tête haute, avec les honneurs. Pour moi, une soirée éblouissante, une très belle ambiance, même après le match.


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Le troisième était hier. A vrai c'était plutôt le dernier quart d'heure de France Allemagne. Malgré la pluie et le score entamé dès le début par la Mannschaft, la foule était au rendez-vous sur les places d'Aix, avec ambiance de stade. Sitôt après le coup de sifflet final, tout le monde s'est dispersé, pas très joyeux. Je pense que ce sera mon dernier pour moi aussi avant quatre ans. Sauf si ?

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