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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Heureusement il nous reste l’UMP

Publié le 24 Novembre 2012 par Nadine dans Réflexions profondes

Sans l’UMP l’actualité de la semaine aurait été vraiment triste. Cette bande de clown a eu au moins l’art de nous faire rigoler. La vidéo ci-dessus n’est pas très subtile, mais elle donne un bon résumé de l’affaire.

Le reste est donc moins drôle et particulièrement à Gaza. Je rappelle quelques évidences pour ceux qui argumentent agresseur/agressé, le Hamas et Israël, bonnet blanc, blanc bonnet, qui a commencé etc…

1) Les Israéliens qui vivent en bordure de la bande de Gaza peuvent toujours déménager ailleurs ou partir en week-end alors que les Gazaouis, non : on a construit un mur autour de chez eux. On ne sort pas, et tout rentre au compte goutte : nourriture, médicaments, carburants…

2) Les Gazaouis sont 1,7 million  sur 360 km2, soit deux fois la superficie de la commune d’Aix-en-Provence. Ce qui fait que chaque bombe qui tombe sur Gaza fait forcément beaucoup de victimes.

3) Le côté sardines entassés avec pas de porte de sortie rend les gens frapadingues, forcément. Un de mes amis portugais, psychiatre de son état, est allé faire un tour à Gaza il y a trois ans de cela, et me racontait qu’une des grandes urgences médicale était celle de la psychiatrie et que les anxiolitiques étaient parmi les médicaments les plus demandés.

4) Il y a d’un côté un état qui se pare de la légitimité et de l’autre un parti politique qui se veut une structure combattante, et dont on refuse de reconnaître la légitimité alors qu’il représente réellement la majorité des habitants de Gaza. Le paradoxe, c’est que le Hamas est une créature d’Israël mais dans les années 1980 c'était pour concurrencer le Fatah. Rappelons aussi qu’Israël bafoue depuis des années les résolutions de l’ONU et les traités internationaux.

5) Le décompte des morts n’est pas la balance des agressions, mais quand même…

Tout ceci pour dire que le Hamas ne m’est pas sympathique, mais que si j’habitais dans la bande de Gaza, je soutiendrais le Hamas. Et si j’étais Israélienne, au nom mes intérêts, je serais pacifiste, parce que la politique du pire menée par Netanyahou et les faucons mènera forcément un jour leur propre pays dans le mur.

Sinon ici au pays du président normal ? Et bien comme un goût de 1983 sans avoir eu 1981. Sur le front de la répartition des richesses, des droits des salariés… la différence avec le Sarkoland n’est pas renversante. On attend toujours, non pas des avancées, mais au moins d’effacer quelques saloperies accumulées par dix ans de droite. Quelques exemples ? La journée de punition de Pentecôte, le jour de carence dans la fonction publique… je ne parle même pas des retraites ou des salaires. Les pigeons chefs d’entreprises par contre ont eu gain de cause pour la taxation des plus-values. Notre président normal et surtout pleutre, recule aussi sur les questions de société qui pourtant ne coûtent pas un rond, partiellement sur celle du mariage pour tous avec quelques cafouillages, et surtout sur celle du droit de vote des étrangers, promesse déjà formulée il y a trente ans par Tonton, renouvelée au printemps dernier et qui ne sera pas tenue. Alors on fait quoi ?

En attendant on se marre en regardant l’UMP, mais ceux qui se marrent le plus risquent de nous envoyer une vague bleu marine qui fera très très mal.

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Sexion d'Assaut en concert à Marseille

Publié le 17 Novembre 2012 par Nadine dans Niouzes narcissiques

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Voilà c'était promis, et donc chose promise, chose due (surtout avec Neel qui n'oublie jamais rien) : j'ai emmené Neel à son premier VRAI concert hier soir au Dôme à Marseille. Nous y sommes allés à quatre avec ses deux vieux copains Baptiste et Pierre qui ont dormi avec nous à la filliotière. Tant qu'on y est questions facilités pré et post-concert, le kebab de l'avenue de la Grande Armée a nourri les gosses à l'aller et au retour à leur grande joie et à leur grand appétit. Au risque de me répéter, la filliotière c'est le meilleur plan de l'année pour les concerts : cette fois-ci c'est en métro que nous y sommes allés.

Sexion d'Assaut fait partie des plus gros vendeurs de musique de l'année. J'écris de musique et non de disques parce que la dématérialisation est passée par là et je ne suis pas sûre que les téléchargements n'aient pas dépassé les achats de disques physiques. Sans compter les copies, les pirates mais avant il y avait les K7… Sexion d'Assaut c'est du rap old school, mais ce sont aussi des jolies chansons aux textes finalement assez consensuels (il faut aimer sa maman, j'aime sortir) malgré une attitude qui se veut racaille (j'ai quitté l'école) ou communautaire light (je suis africain) et malgré encore quelques polémiques vite éteintes sur une homophobie plus crétine qu'idéologique. Et c'est aussi un vrai groupe avec guitare basse batterie clavier, bref un groupe pour les jeunes et pour tous les âges avec un gros merchandising à côté (la marque Wati B). Le public était hier soir réparti entre les jeunes dans la fosse et les familles dans les gradins. Plein de petites bondinettes avec de trucs de groupies qui hurlaient à voir de grands blacks sur scène, en peu genre les Beatles en 1964, et des enfants bien plus jeunes que Neel avec les parents ou les grands-parents.

L'avantage d'un gros groupe dans une grande salle c'est qu'on en prend plein la vue et plein les oreilles. Plein les oreilles parce que le son est très bon et que le groupe joue bien (mais les chanteurs pas toujours justes hors du rap lui-même) et plein les yeux parce que le spectacle est mis en scène, éclairages qui ne mégotent pas et effets vidéos à la pelle. Le public donne à fond, répond, chante, refait les chorégraphies de la scène et hurle quand on lui dit qu'à Marseille ils sont les plus chauds. C'est la communion.

Mes trois ado-préados ont adoré mais ont peu hurlé et gigoté contrairement aux minettes juste à côté. Mais en sortant ils étaient à fond et programment déjà la prochaine sortie concert. Je sens que cette première ne sera pas la dernière dans mon rôle du parent accompagnateur.

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La tournée des copains entre Paris et Marseille, avec étapes.

Publié le 9 Novembre 2012 par Nadine dans Niouzes narcissiques

La tournée avait bien démarré à Paris avec les copains haïtiens que j'avais retrouvé vendredi soir pour le repas et le concert rasin. Elle a continué les jours suivants avec une lente descente vers Marseille.


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Mais commençons porte d'Orléans samedi soir. Je n'avais pas revu Miguel depuis trois ans et c'était à Porto. Lorsqu'il m'a écrit qu'il était à Paris cette semaine-là, j'ai immédiatement marqué d'une croix rouge la date de samedi. Il est venu faire du tourisme avec Marisa, son amie que j'allais enfin connaître. Elle est d'Evora et… Miguel a l'air très amoureux alors qu'elle est… supporter de Benfica. C'est dire ! Mais il y a de quoi, elle est charmante et très gentille. Sinon Miguel n'avait pas changé, du moins pour tout ce que j'aime en lui, ses blagues, son affecttion, son amitié non feinte. Nous sommes allés manger au resto en bas de leur hôtel et le hasard a fait que c'était un resto tenu par… des Portugais. Il n'y a pas que les Haïtiens dont la diaspora est tentaculaire ! Et nous avons passé une excellente soirée à blaguer et raconter notre vie. Prochain rendez-vous ? Marseille ? Porto ? Evora ?


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Le lendemain matin j'ai pris le TGV direction Dijon. On ne présente plus Hervé, mon compère et Emmanuelle. J'ai découvert leur nouvelle maison dont il viennent de faire l'acquisition. C'est tout petit, mais ils ont eu le bon goût de : rester près du centre, d'avoir une chambre d'ami et de mettre au centre un salon et une cuisine où il y a aussi un piano. C'est dire si c'est parfait et je risque bien d'y revenir sous peu.

Sur le chemin pour aller à Lyon, je me suis arrêtée à Chagny, patelin ouvrier au nord de Chalon. Il n'y a rien à voir à Chagny mais il y a le Kaiser et son studio. Et bien après sept heures de blabla et trois bouteille d'excellent Bourgogne, j'ai bien failli rater mon train !

 

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Dernière étape Lyon. Là c'était étape familiale. Généralement on écrit cela en opposition aux copains, du genre étape obligée… Mais là c'était une cousine qu'il ne me pesait guère de venir voir. Au contraire. En gros avec Carine on a causé, causé, causé… on a fait du vélov, on a recausé, et puis on a même pas bu, parce que moi j'ai mis deux jours à me remettre des trois bouteilles de Bourgogne du Kaiser. Et puis même j'ai revu Anne que j'avais croisé en Syrie il y a sept ans et à Lyon ensuite, et que j'ai bien du plaisir à revoir.

 

Au total, je ne sais pas si c'est mon avidité légendaire de reconnaissance ou mon côté cœur d'artichaud en amitié, mais j'ai adoré faire cette tournée des vieux copains avec lesquels la conversation reprend sans problème, même après des années d'interuption, comme si on s'étais quittés à veille. La prochaine fois je la fais dans le sens sud-nord ?

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Vingt ans du CHF

Publié le 4 Novembre 2012 par Nadine dans Haïti

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En fait on ne sait pas vraiment si c'est vingt ans, vingt-cinq ans, plus, ou entre les deux et en plus ce n'est pas cela l'important. L'important c'était les gens qui étaient là et l'enthousiasme de ceux-ci. Le CHF c'est le Collectif Haïti de France qui regroupe des associations et des individus, des Haïtiens et des Haïtiens de cœur. Il y a vingt-six ans cela a démarré sur la questions des droits de l'homme au moment de la chute de Duvalier, aujourd'hui ce sont plutôt les droits humains, ceux des exclus du développement, ceux des migrants, ceux des Haïtiens qui se battent pour une vie digne, et tous qui, en France, en métropole et dans les DOM, sont à leurs côtés. Et puis il y avait aussi des Haïtiens pays venus exprès pour les rencontres, ceux de Veterimed qui nous proposent d'adopter une vache pour gen lèt agogo, ceux du GARR qui appuient les rapatriés et réfugiés, pour, avec nous "Men sa nou ye, men sa nou vle, men sa k nan dyakout nou". On l'a fait lors de débats, et pour finir aussi en chanson ou autour d'un verre. Et surtout vendredi soir avec rasin ginen du rara et de la musique rasin.

Voilà au final : j'espère que je vais enfin trouver un appui pour aller faire de la formation des maîtres là-bas. Tout le monde a aimé mon travail, vraiment formidable et tout. Mais plus que de compliments (malgré ma soif de reconnaissance) j'aimerais aujourd'hui du concret. Et puis aussi j'ai une invitation à aller à Port-au-Prince : et j'ai bien dit qu'il fallait faire attention lorsqu'on m'invitais parce que je viens pour de bon. D'ailleurs depuis ce matin je suis à Dijon où l'on m'a invitée, c'est pour dire.

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Encore énervée (à propos de l'affaire Merah)

Publié le 1 Novembre 2012 par Nadine dans Réflexions profondes

544814_273072539462498_586682763_n.jpgPendant que les Amerloques goûtent aux joies de l'aide publique en cas de catastrophe, rude démenti aux Tea Party, c'est en politique intérieure que je prends la colère.

Depuis quelques jours on nous bassine à nouveau avec l'affaire Mohamed Merah sur deux chapitres : les faute de la police qui aurait repéré le sinistre individu avant, sans l'appréhender et le premier ministre d'un pays étranger venu se recueillir pour les victimes. Colère au petit dej en écoutant ce que disent les uns et les autres et ce qu'ils ne disent pas.

Tout d'abord les victimes de Merah. On répète à l'envie qu'on été tués des "enfants juifs", comme si juif était devenu le superlatif d'enfant ou de victime. Je ne vois en quoi le fait d'être juif accentue l'infantilité et le victimaire des dites victimes. Dire simplement enfant suffit à souligner le caractère ignoble de l'acte.

Ensuite la cérémonie à Toulouse aujourd'hui. Les victimes étaient de nationalité française et de confession juive. On peut alors se poser la question : que vient faire ici Netanyahou chef d'état étranger ? Parce que je rappelle que juif c'est une religion et non une nationalité ou un pays, et qu'Israel ne représente pas les juifs du monde entier, et surement pas ceux qui sont en photo ci-dessus au comité d'accueil de Montpellier. Le dit Netanyahou par ailleurs ne se gêne pas pour expluser des gens, y compris des enfants et leur faire tirer dessus à Gaza ou en Cisjordanie. Comme apôtre de la paix on a vu mieux.

Ensuite Merah lui-même. On apprend que la police l'avait repéré comme flirtant avec les groupe extrêmistes musulmans, qu'il n'a pas été arrêté comme tel, et donc… Parce qu'on devait l'arrêter pourquoi ? Pour délit d'opinion (même nauséabonde) ? Soit les journalistes font une information téléologique (la finalité était induite dans les causes), soit l'on pense que tout musulman extrêmiste est forcément un terroriste ou un serial killer. Dans les deux cas c'est s'empêcher de penser et nier le principe même de la liberté de chacun.

Enfin, et ce n'est pas rien, il y a le vrai droit des victimes à la justice. La forces spéciales à mon sens on commis une vraie faute, celle d'abattre Merah plutôt que de l'arrêter. Certes la situation devait être délicate. Mais pour toujours les victimes n'auront jamais de procès, donc à voir passer la justice et c'est cela qu'elles sont en droit de réclamer.

Fini de n'énerver, je pars tout à l'heure à Paris aux vingt ans du Collectif Haïti de France, retour par Dijon, Chagny et Lyon.

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