Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Surfin’ Morocco

Publié le 7 Mai 2015 par Nadine

PhotoService.com

Depuis dimanche soir nous sommes à Tamraght au Maroc Surf Camp. Et depuis lundi, les jours se suivent et se ressemblent.

Le petit déjeuner est servi à huit heures et nous partons à neuf heures pour le spot. Arrivés à la plage Mehdi et Mehdi plantent les parasols sous lesquels iront la glacière, l’eau, le bébé des Russes et Nadine. Les surfeurs, après avoir enfilé leur combi (opération longue et délicate) s’échauffent alors, et comme il est marée basse cela commence avec un footing avant les assouplissements. Puis nos moniteurs montrent les gestes du jour avant que les surfeurs ne s’élancent dans les flots. Les filles russes ne sont pas franchement douées et n’ont guère progressé de la semaine. Neel beaucoup plus, il prend maintenant des virages avec un board plus court.

A midi on prend les sandwiches et un peu de repos puis on s’élance à nouveau dans les vagues devenues plus grosses avec la marée qui est montée. Nous repartons vers 16 heures au surf camp. Et moi pendant ce temps-là : j’admire mon fils bien sûr, je le prends en photo et lui-même s’assure du contrôle de son image, c’est le côté mère/fils narcissiques, je prends aussi le café au bistrot du coin, je cause et surtout je lis allongée sous le parasol. Que demander de plus aux vacances ?

Lorsque nous rentrons après la douche, Neel écoute de la musique, va sur l’ordi, regarde un film… avant de diner. Le repas n’est pas le meilleur du monde mais il est roboratif. Saïd compense l’absence de talents culinaires par une extrême gentillesse. De toutes façons, si nous voulons manger de très bon repas arabes, Marseille ne manque pas de ressources.

Demain sera la dernière journée. Il y aura aussi le groupe de cinq Espagnols arrivés ce soir : d’ailleurs le son est monté d’un coup sur la terrasse. Voilà déjà nos habitudes bouleversées ?

 

PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com

commentaires

Le coup d’Agadir

Publié le 5 Mai 2015 par Nadine

PhotoService.com

Le vrai Coup d’Agadir, celui de 1911 mené par le Kaiser, celui qui a failli déclencher la Première Guerre Mondiale trois ans avant d’heure, a raté. Pour autant la défaite n’est pas totale : aujourd’hui sur la côte au nord d’Agadir, on vous parle couramment en allemand. On vous parle d’ailleurs aussi volontiers en anglais et plus rarement en français ou en arabe. Bienvenue dans la zone du tourisme balnéaire de masse !

C’est aussi une très belle côte de surf, c’est pour cette raison qu’on y est. Dans le surf camp il y a des Russes très russes, des blondes pas très liantes et pas très polies et une petite famille suisse alémaniques très polie et très ordonnée. Il y a la patronne portugaise mariée à un Marocain et dont les filles parlent couramment quatre langues (il faut rajouter l’anglais) et des employés du surf camp qui parlent arabe et surtout anglais comme langue étrangère.

Je crains que la tendance ne se renverse pas : en bas du village, au bord de la mer le terrain vague devient un immense chantier où les bulldozers poussent des tas de terre pour construite un vaste complexe d’hôtellerie avec golf « Harmonieusement mêlé à son environnement naturel » dit la pub sur internet qui n’oublie pas l’onglet développement durable, ni la coopérative d'arganier. La station d’épuration ci-dessous est pour le golf par pour les habitants du bled, faut pas confondre !

Pour venir d’Essaouira avant hier, la route tortueuse nous fait traverser une belle campagne pauvre et aride, plantée d’oliviers aux troncs noueux, d’arganiers et de céréaliculture pluviale. Les champs sont entourés de murettes de pierres sèches, les paysans en djellaba et les paysannes en sarouel ramassent à la main les pauvres gerbes de leurs champs avant de charger leurs ânes. Je crains qu’au jeu de l’eau avec le golf ce soient eux les vrais perdants du coup d’Agadir.

PhotoService.com

commentaires

On entre en scène à Mogador

Publié le 2 Mai 2015 par Nadine

PhotoService.com

Nous sommes depuis avant-hier à Essaouira, l’antique Mogador, premier comptoir portugais sur les routes de l’Afrique, dernier relais des traites négrières détournées de l’océan saharien vers l’océan Atlantique.

Je vous passe les superbes remparts portugais, arabes et français, l’océan qui s’écrase sur les rochers, la médina… en fait Essaouira c’est aussi deux choses omniprésentes : le tourisme et le vent. Pour le tourisme, on ne dira rien puisque nous sommes aussi touristes. On a réussi jusqu’ici à éviter les massages dans les hamman, l’huile d’argan équitable faite des coopératives féminines, les authentiques boites, sacoches, babouches en bois de thuya ou en cuir et inversement. Pour le vent difficile de l’éviter et pour ce qu’on y a fait on l’a même recherché. Et tout ce que nous n’avons pas claqué en artisanat authentique, nous l’avons dépensé en sport de glisse et de vent : surf et kite-surf. Sorte de propédeutique à la suite du voyage : dès demain ce sera Tamraght, à côté d’Agadir, en surf camp.

PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com

commentaires