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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Retrouvailles haïtiennes

Publié le 29 Avril 2008 par Nadine dans Les blogueurs et leurs enfants


La fête de l’OAA a donné l’occasion à Neel de retrouver tous les enfants venus de sa crèche qui ont été adoptés cette année. En particulier Jonathan qu’il nous réclamait depuis un moment mais qui a le mauvais goût d’habiter dorénavant dans… le Nord ! Et aussi Nathalie qui en a charmé plus d’un.
Il y avait environ trente enfants entre trois et dix ans et leurs familles, les dames de l’OAA et des gens d’Haïti : Monsieur et Mamie Jeanjean et deux avocats. Quelques enfants étaient terrorisés à l’idée que c’était peut-être leur chemin du retour vers leur île mais ils ont été vite rassurés. Sous le soleil les ti moun se sont donnés à fond, les filles à la causette et les garçons avec des ballons. Ca a canardé de tous les côtés (ce sont des garçons plutôt… physiques) mais pas un n’est venu chougner, ou pleurer dans les jupes de sa mère. Et quand ça causait entre eux, ça causait plutôt en… français. Neel en a fait rigoler plus d’un en braillant « allez l’OM ! » sur incitation de son père.
Il a fini l’après-midi le pantalon vert d’avoir roulé dans la pelouse, puis a fait encore quelques tours de l’hôtel en trottinette et nous sommes repartis le lendemain matin, sous la pluie battante, avec un Neel bien content de son week-end, mais aussi ravi de rentrer, de retrouver sa vie à Aix (et aussi de revoir le grand pont qui l’avait bien impressionné à l’aller).
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Voyage à travers la Gaule

Publié le 27 Avril 2008 par Nadine dans Voyages

Hier nous avons quitté nos vieilles terres romaines pour traverser la Gaule. Nous avons montré à Neel les merveilles construites par sa nation et les grandes batailles qui ont jalonné son histoire. Il a fait de la trottinette devant le pont Millau qu’il a admiré, impressionné par la taille et la hauteur et surtout les camions et les motos qui passaient et le fait qu’il y ait des poissons dans le Tarn qui passait en dessous. Il a aussi beaucoup apprécié le camion de pompier qui était venu chercher une dame qui s’était cassée la figure en descendant du point de vue.
Nous avons tenté un peu d’histoire de France en passant près de Clermont-Ferrand. Tout d’abord à Gergovie nous lui avons rappelé les grandes heures de la Gaule et de ses ancêtres les Gaulois. Il a eu un peu de mal à prononcer Vercingétorix mais il a répété après nous : 1515 Marignan, la poule au pot, Austerlitz et plusieurs fois, mes ancêtres les Gaulois Nous sommes ainsi en phase avec les programmes de primaire. En montant les pentes du Puy de Dôme, je lui ai parlé de Pascal et Bernard du duel Anquetil Poulidor en 1964 (on a oublié la collaboration dans Le chagrin et la pitié). Il a préféré quand je lui ai expliqué les volcans qui, avant, crachaient du feu et des flammes, mais n’a pas très bien compris (je compte sur sa grand-mère pour plus d’explications), et surtout la neige sur les sommets.
Bref il était plus frais que nous après près de dix heures de route, enthousiaste près à en refaire autant du moment qu’il est dans une voiture.


PS : au fait si vous n'êtes pas tout à fait d'accord avec les nouveaux programmes de primaire, vous pouvez venir à la manif du 15 mai.
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Voyage au centre de la France

Publié le 26 Avril 2008 par Nadine dans Voyages

Nous partons tout à l’heure pour Guéret dans la Creuse. Vous savez ce département encore assez rural, au centre de la France, un trou me disent certains, où il y a même un bled qui s’appelle La Souterraine. Toutes ces réflexions ne sont que médisances d’urbains littoraux, qui plus est de la Méditerranée. Guéret est une charmante préfecture dans une région verte et encore assez préservée, loin du stress des grandes villes. C’est en plus la préfecture où le grand-père de mon grand-père, le colonel Jacob, dit colonel Jambe de Bois (il en avait perdu une vraie durant la guerre de Crimée), a été nommé après la guerre de 70 durant laquelle il avait mené des troupes de patriotes contre l’envahisseur prussien, alors qu’il était en poste à Hazebrouck. Rajoutons que Guéret a été aussi récemment la capitale des luttes pour les services publics : le 5 mars 2005 une manifestation réunissait environ 6 000 personnes sur le thème de la défense du service public en zone rurale qui se désertifient beaucoup plus quand… les services publics s’en vont. Mais il est que les services publics coûtent chers… comme l’école qui coûte cher aux contribuables riches que Nicolas le petit préfère alléger du fardeau des impôts… etc, etc… d’ailleurs à ce propos :
Pour un service public d’éducation de qualité, tous dans la rue avec les lycéens mardi 29 avril à 14h
Pour la défense des fonctionnaires et du service public, tous en grève le 15 mai

Mais je m’éloigne du vrai sujet de cet article. Nous n’allons pas à Guéret sur les traces de mon ancêtre, mais pour notre fils. A Guéret se trouve l’OAA (Organisme Agréé pour l’Adoption) qui nous permis d’adopter Neel, et ce week-end c’est la fête annuelle où nous allons revoir les dames de l’association, les gens d’Haïti, et d’autres parents d’autres enfants dont certains sont peut-être des amis de la crèche de Neel.
PS : pour la prochaine manif en zone rurale j’ai un slogan : La Corrèze plutôt que le pèze. Ca vous rappelle rien ?
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Interdit d’interdire

Publié le 24 Avril 2008 par Nadine dans Réflexions profondes


Nous fêtons cette année les quarante ans de mai 1968, cela permet à beaucoup de dire des bêtises ou des choses intelligentes (ou les deux). Cela permet aussi de regarder dans le rétroviseur avec nos lunettes d'aujourd'hui.
Interdit d’interdire, c’était un slogan de mai 68 ou post mai 68, et aussi le titre d’une documentaire passé la semaine dernière sur Arte. Ce documentaire portait sur l’école Vitruve, école expérimentale qui, durant l’année 1974 a mené la tentative d’une école sans obligations, sans programmes, sans classes, un vrai projet anar. Au-delà de la sincérité absolue des instit et des parents qui ont mené cette expérience qui n’a duré qu’un an, je retiens deux ou trois choses.
Les enfants de l’époque qui sont devenus des adultes ne gardent pas toujours un excellent souvenir de cette année de classe. Des excellents souvenirs aussi. Ceux qui étaient filmés en gardent cependant un souvenir inoubliable. Ils ont souligné cependant que la liberté absolue était aussi le libéralisme total, avec l’exclusion de certains dès qu’ils ne collaient pas au groupe. Que, faire des maths appliquées, par exemple pour faire les courses pour le groupe, engendrait beaucoup de stress : quand on se trompe dans un calcul abstrait, un coup de gomme suffit, quand c’est dans le réel, c’est un trou dans le budget ou un jour de jeûne pour tout le monde, soulignait l’une d’elle. J’ai retenu quant à moi, que cette école sans classes (groupe classe) était encore plus que l’école traditionnelle, une école de classes (sociales) : les ex-enfants devenus adultes qui étaient filmés appartenaient tous aux classes intellectuelles. Ils s’en sont tous sortis, certains avec difficultés après, pour revenir à l’école traditionnelle. Mais ceux qui appartenaient aux classes populaires, car cette école était dans un quartier populaire, beaucoup moins.
Cette expérience a été limitée dans le temps (un an), mais c’est de ces expériences-là que sont sorties beaucoup des expérimentations qui, aujourd’hui, sont le fer de lance du libéralisme. Paradoxalement ou pas ? Cela a commencé au début des années 1980 avec les ZEP et la pédagogie du projet. La politique de la ville dédouanant l’Etat de ses politiques ordinaires et lui permettant de s’en désengager, y a participé. C’est maintenant la droite qui nous vend la politique du projet, de l’expérimentation, de l’individualisation des apprentissages. Qui vend le projet contre le programme, comme elle nous vend le contrat contre la loi. Les idées des pédagos reprise à la sauce libérale. Des idées au départ généreuses perverties par les intentions budgétaires. Avec des logiques managériales (évaluation, responsabilité, mérite), les logiques de marché, la prise en compte du local, l’idéal d’efficacité. Or, tous les sociologues de l’éducation sont formels sur les effets pervers quand l’école veut d’adapter à son public. Cela ne marche qu’avec les bons élèves, c’est-à-dire ceux qui sont socialement programmés pour réussir. Pour les enfants des classes populaires, cela signifie bien souvent relégation accentuée ou école du mépris.
Alors, Nicolas le Petit et ses sbires, héritiers pervers de 68 ?


Pour une école ambitieuse de la réussite pour tous, tous dans la rue avec les lycéens mardi 29 avril à 14h


PS : quand on voit ce que sont devenus certains ex-soixantehuitard (Geismar et cie), qui auront donné des leçons à toutes les générations, on se dit qu'il n'y a pas que les idées qui ont été perverties.


Indications bibliographiques :

CAREIL Yves, GUIBERT Pascal, 2003, « Confrontations à un enfer de la réussite. De l’illégimité des élèves d’origine populaire en collège de centre ville », in Actes du colloque « les enfants pauvres en France » organisé par le CERC, la CNAF, le CGP et la DREES (Paris, Carré des Sciences, 21.3.2003).
DURU-BELLAT Marie, 2002, Les inégalités sociales à l’école, genèse et mythes, PUF, Paris.
DURU-BELLAT Marie, VAN ZANTEN Agnès, 2006, Sociologie de l’école, Armand Colin, 3e édition, Paris.
MERLE Pierre, 2002, La démocratisation de l’enseignement, La Découverte, Collection Repères, Paris.

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La Tunisie à la villa Dimanches (suite après le parrain)

Publié le 22 Avril 2008 par Nadine dans Tchatche et niouzes

Avant de commencer, j’explique cette illustration : O. le Baktachi était en Tunisie pendant les vacances. Il a voulu ouvrir ce blog, mais il n’a pas pu. Il pense que dans cette démocratie modèle, certaines de mes phrases doivent bloquer la connexion. Maintenant, je suis sûre que le blog Nadoch ne passera plus en Tunisie. Chico, j’ai rangé cette photo dans l’album que tu as créé, Nicolas le Petit. Comme ça, tous tes chefs d’Etat sont rangés ensemble. J'aime beaucoup celle-là, avec Ben Ali au regard franc et le dessin des enfants sans bouche regardant vers un avenir radieux le drapeau de la Tunisie.

Hier soir, comme tous les lundis soir de cette année, c’est la soirée arabe de la maison. Arabe, parce que le Baktachi qui est le prof d’Arabe du bahut vient dormir à la maison et y apporter un peu d’animation. Il habite à Nice, mais il est en poste à Aix cette année, et travaille le lundi, le mardi et le jeudi. J’ai eu pitié quand je l’ai vu se payer l’hôtel le premier lundi. Depuis, je ne regrette pas d’avoir mon hôte hebdomadaire.
Auparavant, il était encore plus loin, puisqu’il a été pendant trois ans à la Rochelle. Quand il a été nommé dans l’académie de Poitiers, on lui a dit que forcément, comme prof d’Arabe, il ne pouvait pas aller plus loin. Cette année, il tâte du collège après les classes prépa, et râle tous les jours du sort fait à son option : option ethnique de la relégation Il a parfaitement raison.
Ce n’est pas un garçon qui engendre la mélancolie et comme cela se sait aux alentours, la soirée du lundi soir est souvent animée. Hier soir, c’était Ramon et sa blonde qui sont venus goûter les alouettes sans têtes. Le danger avec ce genre de plan, c’est qu’on picole presque tous les lundis soir, et c’est assez dur le mardi matin.
La Baktachi selon les heures se définit comme Tunisien athée, comme marxiste tendance rouge à 12°, ou comme… baktachi, cette confrérie soufie des Balkans du très regretté Empire ottoman. En attendant la soirée baktachi qu’il nous a promise, il nous doit un mouton : il a eu sa mutation inter pour Nice, et c’était une promesse d’avant l’inter !

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Pessah

Publié le 19 Avril 2008 par Nadine dans Réflexions profondes

Ce blog tenu par de parfaits agnostiques, ne rate jamais une fête religieuse. Il donc temps de vous entretenir de Pessah, même si Chico en parlerait beaucoup mieux que moi. La mort récente de Moïse, je veux parler de Charlton Heston, me donne une opportunité d’illustration assez sympa. Vous vous souvenez, dans Bowling for Colombine, le film de Michael Moore, Charlton Heston vient dans les bled faire de la pub pour la NRA et les flingues. Et là, les gens émerveillés, disent « J’ai vu Moïse ». Mais je m’éloigne…
Pessah/Pâques est une vraie fête transformiste : fête agraire du printemps elle devenue fête royale à la fin de la monarchie de Juda, puis la fête de la libération de l’esclavage lors du retour d’exil, la fête nationale, et enfin la fête de la Résurrection, centrale dans la liturgie chrétienne. Mais c’est franchement dommage de préférer des herbes amères aux œufs en chocolat. Un jour, je vous expliquerai pourquoi j’ai choisi d’être catholique si jamais j’étais contaminée par la foi…
C’est autour de Pâques que je me suis frittée encore une fois à des animateurs d’un stage pédagogique le mois dernier. Il s’agissait d’une rencontre entre enseignants et chercheurs pour rédiger deux manuels (un collège et un lycée) sur le fait religieux, regroupant des textes fondateurs. Evidemment, quand je commence à dire des trucs du genre :
« Des textes fondateurs, mais fondateurs pour qui ? Pour les rédacteurs ou la réception des textes ? et alors quelle réception et à quelle époque ? »
 Je vois répondre par cette brochette de cul bénis :
« La vérité historique n’est pas notre question, on choisit juste des textes fondateurs ».
Ils ont alors passé une demi-journée à couper les cheveux en quatre sur
Exode 13, parce qu’ils sont dans les tephillins, qu’ils sont évoqués lors du Seder de Pâques et que « ce texte nous transmet le premier commandement donné par Dieu à Israël par l’intermédiaire de Moïse » (c’est la phrase qui démarre le commentaire de leur manuel et ce n'est pa sune citation !). Ces gens-là, payés par l’argent public de l’école laïque, faisaient en fait un manuel où Dieu redevenait un acteur de l’Histoire et où un texte non contextualisé et apparemment jamais remanié avait créé, il y a très longtemps, un rite encore suivi de nos jours, apparemment toujours le même, par un certain Moïse : c’est bien pour cela que c’était un texte fondateur d’ailleurs. Et puis les animateurs étaient légitimes puisqu’ils étaient juifs (question d’un stagiaire, ancien séminariste). Devant une telle assemblée qui en plus me souriait d’un air de commisération, j’ai vite arrêté et je suis partie faire une permanence mutation à l’IUFM : là le texte fondateur, beaucoup plus solide, est contextualisé chaque année, c’est le BO.

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Nou grangou (nous avons faim)

Publié le 17 Avril 2008 par Nadine dans Réflexions profondes

Drame de la mondialisation, les petits, les sans-grades, sont les premier à morfler. La hausse des prix mondiaux sur les denrées alimentaires, et surtout les denrées alimentaires de base, riz, blé, maïs, ne sont plus dues à quelques catastrophes météorologiques locales comme lors des crises frumentaires de l’ancien régime mais à la mondialisation de l’économie. Les petits producteurs locaux ne sont plus concurrentiels face aux géants mondiaux, mais les prix de ces géants mondiaux sont sujets à de fortes variations en période de spéculation, surtout quand il y a hausse tendancielle des prix agricoles pour plein de raisons que vous avez tous lues jusqu’ici (sécheresse en Australie et en Turquie, baisse des stock mondiaux, alimentation plus animale dans les pays émergeants, augmentation de la production de bio-carburants).
Haïti est un pays totalement dépendant, dévasté, d’une pauvreté inouïe. Le quartier de la crèche de Neel, Fontamara, a connu des journées d’émeutes. Sur cette vidéo (désolé, CNN, mais c'est ce que j'ai trouvé de meilleur sur la toile) des endroits où nous étions passés. 




Haïti : les "émeutes de la faim" gagnent les rues de Port-au-Prince
LE MONDE | 09.04.08 | 14h33  • 
SAINT-DOMINGUE CORRESPONDANT
Des violentes manifestations contre la vie chère se sont étendues, mardi 8 avril, dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, où des casques bleus brésiliens ont déployé des blindés légers pour protéger le palais présidentiel. Une quinzaine de personnes ont été blessées par balles, un véhicule de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah) a été incendié et plusieurs commerces ont été pillés.
epuis le début des "émeutes de la faim", le 3 avril dans la ville méridionale des Cayes, cinq personnes ont été tuées et une cinquantaine d'autres blessées lors de violents affrontements avec la police haïtienne appuyée par les casques bleus. Les prix des denrées de base, le riz, le maïs et le sucre, se sont envolés ces dernières semaines.
Mardi, des groupes de manifestants très excités ont tenté d'enfoncer, à l'aide de poubelles, les grilles de l'imposant palais présidentiel, au centre de Port-au-Prince. Un photographe, Jean-Jacques Augustin, et un cameraman, Leblanc Makenzy, ont été blessés par des balles en caoutchouc tirées par les soldats onusiens pour disperser les manifestants.
Des groupes de casseurs ont endommagé de nombreux véhicules et attaqué à coup de pierres les locaux du quotidien Le Matin, dans la banlieue résidentielle de Pétionville. Des barrages de pneus enflammés ont interrompu la circulation dans les quartiers populaires de Martissant, de Fontamara et de Cité Soleil, où des manifestants réclamaient la démission du président René Préval.
Le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph, a lancé une sévère mise en garde aux casseurs. "Nous ne tolérerons pas que la vie des gens soit menacée, les forces de sécurité agiront avec vigueur", a-t-il lancé à la télévision. Le 4 avril, le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, a accusé les trafiquants de drogue et les contrebandiers, très actifs dans le sud du pays, "de manipuler" les manifestants.
A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé son appui au gouvernement haïtien et à la Minustah. Le chef de cette mission, le Tunisien Hedi Annabi, a souligné "l'extrême fragilité" des progrès accomplis pour "stabiliser" Haïti, où l'ONU a envoyé 9 000 militaires et policiers, pour la plupart latino-américains.
Le premier ministre vient d'annoncer le rapide déblocage de 1,6 milliard de gourdes (27 millions d'euros) pour la création d'emplois, l'ouverture de restaurants communautaires et l'octroi de microcrédits. Des mesures bien tardives pour les dizaines de milliers de manifestants dont le cri de ralliement est "Nou grangou" - "Nous avons faim", en créole.
Jean-Michel Caroit
Article paru dans l'édition du 10.04.08.

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On nous a vu dans le Vercors

Publié le 15 Avril 2008 par Nadine dans Les blogueurs et leurs enfants

 Nous n’avons pas sauté à l’élastique à Villars de Lans, même si les Baggio, dont c’était la grande réunion, sont parfaitement capables de ce genre de plaisir. C’était l’anniversaire de Manu, et on l’a vu en photos sur des rochers, des glaciers, des cascades de glaces etc… Bref, réunion de Baggio.
Neel s’est senti tout de suite à l’aise, surtout autour du baby-foot et de la table de bonbons et de piroulis (ce sont les sucettes en créole). Mais quand il a fallu choisir entre la ballade pépère avec les cousins ou le ski tout seul avec sa mère, il n’a pas hésité longtemps. Il a tout de suite choisi le ski. Bref, c’est un Baggio.
Depuis que Neel a découvert la neige et glisser sur la neige le week-end de Pâques, son Tintin préféré est maintenant Tintin à la neige, euh… au Tibet. Alors quand il a vu les photos de Manu sur les parois, il a tout de suite été fasciné parce que c’était exactement les pages 39 et 40 de Tintin à la neige. Et comme en plus les Baggio lui ont promis de lui faire faire toutes les activités Baggio (donc pas du tricot), vous pensez bien qu’on va y revenir…

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Match aller

Publié le 14 Avril 2008 par Nadine et Hervé dans Les blogueurs et leurs enfants

Qui vient après le match retour, tant pis. Et puis ce n’était pas une équipe mais un ensemble vocal. Dans le rôle du gran moun et chef d’orchestre, Chico, parrain swing, et dans celui du ti moun aux chœurs, Neel qui swingue du James Brown. Faut encore bosser… mais on sent déjà un fort potentiel.

Pour les autres video du set, cliquer à gauche sur les
vidéos de Nadoch.
Neel R&B
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Un air de famille

Publié le 11 Avril 2008 par Nadine dans Les blogueurs et leurs enfants

Nous partons tout à l’heure avec Neel direction l’Isère. Nous irons d’abord à Romans, visiter Abbès, Céline et leurs enfants puis à Villars de Lans où Manu fête ses 40 ans. Ce sera surtout une grande réunion de famille des Baggio : la plupart des Baggio du continent résident à Grenoble et dans les alentours. J’ai bien dit du continent car en fait les Baggio sont originaires de Corse. Neel étant mon fils, est donc corse. D’ailleurs vous ne trouvez pas qu’il y a comme un air de famille ?


A propos de minorités opprimées l’avis du Quotidien du Peuple en version française sur le parcours de la flamme olympique. On y parle de bravitude…
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