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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Articles avec #voyages catégorie

Métamorphoses dans le Valenciennois

Publié le 15 Novembre 2014 par Nadine dans Voyages

La nouvelle salle de concerts de Valenciennes s'appelle le Phénix. Je trouve que le nom est totalement approprié pour l'Athènes du Nord comme disent les commentateurs sportifs en panne d'inspiration lorsque VA reçoit au stade Nungesser. D'ailleurs le stade Nungesser de Valenciennes-Anzin a été lui aussi métamorphosé : complètement rénové en style Arena semi-couvert, il n'a plus l'aspect prolo-briques d'autrefois. Son âme a dû perdre quelque chose, mais les spectateurs doivent sûrement payer beaucoup cher en restant au sec.

Mais commençons par le début. Je suis arrivée samedi dernier à Lesquin, l'aéroport de Lille et immédiatement j'ai été prise en charge par Patrick et Erika, les parents de ma camarade de l'Aisne que j'avais reçus en août dernier à la villa Dimanches. Accueil simple et chaleureux, et soirée bière et maroilles : ambiance du Nord immédialement. Le lendemain, je devais aller à Lille et eux à Maubeuge ; j'ai donc proposé un compromis, aller à Valenciennes. C'est ainsi que j'ai eu droit à une visite des métamorphoses du Valenciennois et du pays minier.


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Après avoir admité le beffroi de Douai, nous avons pris la vois rapide vers l'est du pays minier. Nous avosn fait un arrêt à Rieulay où les terrils ont été rasés et transformés en parce de loisir avec lac, canard, bateau et piste cyclabe VTT. Ayant croisé la centrale de Bouchain — elle va prochainement fermer — nous sommes entrés dans Denain via Lourches. Je n'ai plus rien reconnu ! Les kilomètres de friches industrielles et de corons noirs et délabrés ont été rasés, laissant place à de la verdure. Seule une énorme machine d'Usinor a été laissée comme un vestige au bord de la voie rapide.


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A Denain même, les haut fourneaux ont été transformés en bureaiux et espaces commerciaux et la ville est traversée par la ligne de tramway dont les rails sont pris dans la pelouse. D'ailleurs les deux lignes desservent tout le pays entre Denain, Valenciennes et Vieux-Condé près de la frontière belge, ce qui en fait un réseau très étendu.L'autoroute déserte que j'ai connu entre Valenciennes et Bouchain bouchonne paraît-il maintenant en semaine. Nous étions dimanche mais j'ai compris pourquoi : les activités se sont installées le long de l'autoroute. Il y des silos le long du canal mais surtout des centres de frêt et de logistique aux sorties sud de Valenciennes. Et puis il y a bien sûr Toyota depuis presque 20 ans au nord, vers la Belgique.


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Puis nous sommes entrés dans Valenciennes-même en passant par l'université. J'avais connu l'université balbutiante, avec quelques formations de premier cyle. C'est maintenant un grand campus des formations de pointe, un pôle transport et mobilités durables par exemple (que de mots à la mode !) et dans la ville plein d'étudiants parlant des langues étrangères et exotiques.


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La ville reste certes la même, ses briques, ses quelques vieilles maisons, mêlées de celle de la reconstruction des années 1950, mais le tramway a aussi réussi à rendre le paysage plus urbain, moins destroy. Après un pélerinage à la gare et avenue de Latrre de Tassigny (où passe le tram !) nous avons cherché une friterie pour nous restaurer. Erika m'a appris à cette occasion comment les trouver : à l'odeur. C'est donc à Anzin que nous avons trouvé le Petit Quinquin, ses frites fraîches (un délice, c'est vrai), ses américains (c'est le nom de la sauce et du sandwich), puis j'ai pris le train pour Lille à la gare en passant par le Pont Jacob.


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Que retenir de ces métamorphoses ? Visiblement une pluie de fric est arrivée dans le pays et Borloo n'y est certainement pas pour rien. Valenciennes a pris le virage de la modernité avec tous ses attributs : les mobilités douces, les technopoles, l'ouverture internationale, les stades en forme de soucoupe volante… Des emplois ont été créés et la vie a repris. Mais c'est en voyant l'enseigne déglinguée du Paradis de la Bière en face de notre ancien chez nous que je me suis posée des questions. Dynamisme certes, mais pour qui ? Les emplois de la zone de frêt sont-ils des emplois qui ont su remplacer ceux de l'ancienne industrie ? Et quels salaires ? Quels salariés ? Au prix de quels cadeaux fiscaux et aménagements gratuits ? La croissance est-elle revenue ou est-ce simplement une facade ?

Je suis ensuite allée à la Lille, qui, elle, et depuis longtemps est une vraie capitale dynamique et belle. Le Vieux Lille et ses quartiers bobo, Euralille et ses tours, Villeneuve d'Ascq et son campus géant. A la Gare Saint-Sauveur, ancienne gare de marchandises transformée en centre culturel en 2004, lorsque Lille était capitale européenne de la culture, le Collectif Haïti de France tenait ses Rencontres Nationales. Mais ça c'est une autre histoire.


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Retour dans le Nord

Publié le 7 Novembre 2014 par Nadine dans Voyages

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Bienvenue des les Ch'tis proclamait un film à succès en 2008. Moi je l'avais déjà fait il y a bien des années en arrière, quand mon premier poste fut Bouchain et que nous allâmes habiter à Valenciennes. C'était avant le TGV Nord, avant le TGV Sud-Est, il fallait plus de 9 heures pour aller de Valenciennes à Marseille, avec changement à Lyon et Douai. L'exil ne dura qu'un an et nous découvrîmes avec bonheur le centre de l'Europe, en crise certes, mais le centre de l'Europe quand même. Car, si notre paysage était surtout fait de corons et de friches industrielles, le Nord touchait en 1992 le fond de la crise après la fermeture d'Usinor Denain en 1983 et de la dernière mine en 1990, nous en avons profité aussi pour rayonner autour de Valenciennes. A peu de distance la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Angleterre. Je suis allée dans ces quatre pays, plusieurs fois, durant mon année nordiste (et oui déjà la bougeotte). C'est surtout la Belgique que nous avons découvert : Mons juste derrière la frontière, Bruxelles à une heure de route, Bruges, Gand. Et puis aussi Lille qui, déjà, pointait comme capitale dynamique avec ses clubs, sa vie nocturne autre que celle des poivrots comme dans tant de bleds. Je me souviens de soirées à l'Aéronef, d'un concert de Lou Reed au Palais des Congrès. Et l'été arrivant ce furent les festivals en Belgique, ceux qui comptent dans l'agenda de toutes les grandes pointures du Rock'n'Roll mondial.

Je suis revenue au bout d'un an, sautant de joie quand j'appris que mon poste serait dans les Quartiers Nord de Marseille. Je ne regrette en rien l'étape nordiste. Mon conjoint d'alors non plus car elle donna une autre couleur à sa carrière scolaire et professionnelle.

Je suis retournée deux fois dans le Nord depuis. L'année suivante rien que pour embêter les copains et collègues qui juraient que personne ne revennait jamais. Et en 1999 lors du congrès du SNES que je prolongeai à Cambrai. J'y retourne ce long week-end pour assister aux rencontres nationales du collectif Haïti de France. J'y vais en avion, loin de l'Odyssée des trains d'antan. Je serai demain soir à Douai chez les parents d'une camarade que j'ai vu cet été, puis à Lille même. Mon grand-père avait pris les photos ci-dessus à Lille quand ils étaient passé nous voir avec ma grand-mère. Je ne pense pas que la Grand-Place ait beaucoup changé depuis.

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Fin des vacances au soleil (à Nice)

Publié le 2 Novembre 2014 par Nadine dans Voyages

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Si la première semaine des vacances a commencé à Paris et fini au repos à la suite des aventures parisiennes, la deuxième semaine a été plus cool et plus ensoleillée. Et sans enfants, ce qui m'a permis de finir mon travail d'écriture, d'aller à la piscine, de feignasser et de pochtroner avec une africaniste de passage aux Archives d'Outre-Mer (et qui revient quand elle veut).

Mercredi je suis partie avec ma petite auto vers l'est, la Côte d'Azur : je n'y étais pas allée depuis un an et j'avais donc plein de visites en retard. Tout d'abord pour voir ma cousine qui a acheté un superbe appartement sur les collines doté d'une immense terrasse en plein soleil. La traitresse m'a laissée tombée pour les petits dej parisiens mais je prends quand elle veut pour les petits dej niçois sur sa terrasse.

A Nice j'avais cependant d'autres cordes à mon arc : ma grand-mère était le but principal de ce voyage. Elle a aussi une belle terrasse au soleil avec vue sur la Baie des Anges (voir la photo). Avec elle je suis allée deux fois au cinéma, nous sommes allées pique-niquer au fort de la Revère puis prendre une glace à Eze. Je me suis aussi occupée de faire réparer son ordinateur. Et on a beaucoup causé.

S3-Nice-moi.pngAvant de partir j'ai fait une dernière visite que je devais depuis longtemps, au S3 de Nice. Mes camarades m'avaient invitée de longue date et j'ai tenu à honorer cette courtoise invitation. Je suis donc arrivée vers midi, espérant partager avec eux le repas de la pause méridienne. Je fut comblée dans toutes mes espérances : non seulement nous partageâmes quelques modestes agapes, mais ce fut… sur une terrasse ensoleillée et sous une treille. Je crois que je vais demander le rattachement d'Aix à l'académie de Nice, au moins pour le SNES. Alors que nous sommes dans des locaux sombres et étrois à Marseille,, ils possèdent toute une villa et peuvent prendre l'air au soleil… ou bien à l'ombre et n'ont qu'à tendre le bras pour manger du raisin. Je crois que je vais poser cette motion pour le prochain congrès…

 

(euh… le prochain week-end, c'est Lille)

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Paris : on n'a pas tout suivi le programme

Publié le 25 Octobre 2014 par Nadine dans Voyages

Je vous avais envoyé la semaine dernière le programme complet de nos quatre jours à Paris. Programme ambitieux, culturel mais en même temps taillé sur mesure pour des 12 ans en 5e : culture scientifique, culture historique et même culture physique. Même si j'ai suivi les grandes lignes, nous ne sommes pas arrivés jusqu'au bout. Avec les vacances scolaires, beaucoup de sites étaient pris d'assaut et nous avons dû renoncer au Palais de la Découverte et son heure de queue sous la pluie et à la Grande Galerie de l'Evolution et son heure de queue alors qu'il était 13 heures et que les troupes criaient famine. Pour le Louvre je connaissais une entrée secrète qui nous a permis de doubler les milliers d'Asiatiques qui attendaient leur tour pour s'engouffrer sous la pyramide de verre. Pour la Tour Eiffel l'option on monte à pied a réduit considérablement l'attente : les enfants ont monté en courant les deux étages sans même être essouflés.

Et puis il n'y a pas eu que la culture. Le vélib est arrivé numéro un des activités proposées. Nous avons pédalé à travers tout Paris, trouvé des stations assez pleines pour 4 vélos à prendre et assez vides pour 4 vélos à déposer (vive l'appli smartphone géolocalisée !). Dans les côtes les enfants me filaient devant, mais la plupart du temps j'étais première de la file indienne à diriger la manœuvre et à indiquer les directions, tout en faisant les commentaires qui s'imposaient dans les lieux historiques.Les quais de Seine devenus piétons/vélo ont fait l'unanimité par tous les temps.

A la deuxième marche du podium des trois pré-ado est allée à la gastronomie : nous avons alterné kebab et cantine à phò viet, je savais que je jouait gagant. A la troisième marche la PS3 de l'appartement que j'avais loué. Ce n'était pas prévu au programme. Les enfant ont trouvé que nous avions fait trop de musée, moi pas assez. Mais tout le monde est revenu content, et moi contente d'être revenue. On part où la prochaine fois ?


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Vacances : on monte à la capitale

Publié le 19 Octobre 2014 par Nadine dans Voyages

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Ouf ! Les vacances ! Vous avez remarqué à mon silence prolongé que les semaines s'enchaînaient à des week-end aussi pleins qu'elles. Entre Toussaint et Noël ce sera pire avec les mutations, les élections professionnelles et toujours un temps plein et des conseils de classe. Bref, pause de deux semaines bien méritées. Et au programme depuis la rentrée : Paris avec une paire de pré-ados qui sont devenus des triplés depuis peu. J'amène à la capitale Neel, Marius et maintenant Félix. On ne change pas une équipe qui gagne.

Pour loger tout ce beau monde j'ai pris un appartement T2 à Tolbiac. Je connais bien le quartier, on trouve des magasins normaux pour faire les courses, on est à côté de la gare de Lyon par la ligne 14 et en plus, en plein cœur de Chinatown, on ne risquera jamais la pénurie de riz. Avec en bonus phò, bo bun, nems etc… J'ai de plus établi un programme rigoureux mis au point en vélib il y a trois semaines. D'ailleurs je compte bien épuiser les troupes en vélib en sillonant Paris dans tous les sens et à deux roues.


Lundi : arrivée à 13h41, installation puis départ pour la Tour Eiffel que nous ferons à pieds. Option 3e étage éventuelle. Option y aller en vélib ou en métro selon l'heure.

Retour vers Saint-Michel en passant par les quais de la rive gauche redevenus piétons entre le quai Branly et le quai d'Orsay. Kebab ou tout autre forme de restaurant taille 12 ans.

Théâtre à la Comédie Française : "La chapeau de paille d'Italie" d'Eugène Labiche. Parce qu'on donne quand même dans la culture !


Mardi : visite éventuelle des locaux du SNES avenue d'Ivry. Parce qu'on continue dans la culture et que dans le 13e y a des choses importantes.

Déjeuner à l'ambassade d'Indonésie (cliquer sur ce lien pour découvrir la meilleure cantine du 16e arrondissement).

Le Palais de la Découverte. Vu l'état des cheveux de Neel en ce moment on évitera qu'il soit volontaire pour l'expérience d'électrostatique. Il a déjà les cheveux en l'air.

Souper dans une cantine à phò avec les cousins qui sont à Paname en même temps que nous.


Mercredi : Le Louvre et ses audioguides de jeux de piste. Peut-être aussi un peu de culture ? Qui sait ? Peut-être que Neel cette fois-ci sera convaincu par les antiquités égyptiennes ? Pas comme à NYC où, au pied du temple de Dendour, il préférait son i-pod aux splendeurs pharaoniques. Peut-être seront-ils intéressés par les murailles de Philippe Auguste dans le cadre de leur programme de 5e ? Je ne les forcerai pas, mais je tenterai des trucs. Restez en ligne je vous tiendrai au courant.


Jeudi : le Jardin des Plantes, la Grande Galerie de l'Evolution et le Muséum d'Histoire Naturelle. Là je sais que je joue gagnant avec les trois. Je me souviens de Neel au museum de NYC qui, au bout de 6 heures voulait encore continuer pour ne rien rater d'une quelconque bestiole empaillée.


Avec tout ça je pense que je mérite encore mon diplome de Nouvelle Frontière comme m'appelait ma cousine. En tous cas j'espère ne pas finir comme eux ci-dessous, après quatre jours à faire le guide pour pré-ados.

Les photos sont celles du repérage de septembre.


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Bienvenue à Boboland (mes semblables)

Publié le 1 Octobre 2014 par Nadine dans Voyages

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Samedi, après une FPMN jeudi et une CAPN vendredi, il faisait beau et j'avais prolongé mon séjour parisien. J'ai donc enfourché mon moyen de transport préféré, le Velib, et je suis partie faire la traversée de Paris, sauf que je n'avais ni valise, ni cochon. Le but premier était de repérer les visites à faire avec les trois pré-ados avec lesquels je serai à la Toussaint : le Palais de la Découverte, les resto pas chers et le Museum d'Histoire Naturelle étaient mes buts, étant déjà allée au Louvre et à la Comédie Française deux jours auparavant.

Partie de la porte de Versailles, je me suis dirigée vers la Seine et le 16e arrondissement : du Pont du Garigliano la Seine en aval de Paris, ses gratte-ciel de verre (Bouygues Telecom, TF1) et ses usines sur la rive brillaient sous le soleil du matin. Puis j'ai remonté les quais et leurs immeubles bourgeois vers le pont Mirabeau (sous lequel coule toujours la Seine) et le Trocadero. Ma première étape fut le musée Galiera de la mode où il y avait une expo couture des années 1950, avec force jupons, froufrou, le look de Christian Dior, les accessoires et tout le toutim.

Puis je suis remontée jusqu'au 10e arrondissement et ses petits resto indiens pour me restaurer, et après mon riz/nan/korma je me suis dirigée vers la porte de Cligancourt. C'est là que ce trouve la Recyclerie, sise dans l'ancienne gare d'Ornano et le long de la voie de chemin de fer de la petite ceinture. D'après ce que j'ai compris, le projet consiste à faire un lieu convivial composé à 100% d'objets recyclés avec ateliers de recyclages d'objets. C'était samedi vers deux heures et l'heure du brunch battait son plein. Plein de jeunes et de moins jeunes aux looks de branchouilles diverses, brunchaient à 20€, bouffe et boissons bio, attablés dans l'ancienne gare et sur les quais. Il y avait aussi un poulailler de recyclage de restes des assiettes, une serre froide, un atelier de vélo. Exactement a priori tout ce que j'aime sauf que mon œil malveillant a surtout vu le prix exorbitant et la prétention des gadgets écolo-ethniques en vente sur la terrasse. le bar tabac PMU en face faisait finalement un peu plus authentique du quartier. Ou du moins de l'ancien quartier puisque cette partie du 18e pourrait bien devenir comme le quartier que j'ai traversé ensuite : le canal Saint-Martin.

Dans cette partie du 11e arrondissement, entre Oberkampf, rue Jean-Pierre Timbaud et le canal de l'Ourq, plus beaucoup ou fort peu de traces du Paris populaire sauf dans le mythe entretenu. Les resto branchés, les réparateurs de vélo, les bars bio se succèdent le long du canal. Mais je ne voudrais pas non plus bouder mon plaisir : ces bobos sont mes semblables, et ces quartiers sont aussi mes quartiers préférés de Paris.

Je suis ensuite redescendue vers le fleuve et le 5e arrondissement, je suis remontée jusque dans le 13e. J'ai fini mes neuf heures de promenade dont sept heures de velib par les Maréchaux entre porte d'Ivry et porte de Versailles. Depuis le tramway et les pistes cyclables, les Maréchaux qui étaient depuis les années 1960 un enfer automobile sont redevenus un des endroits les plus agréables de la capitale avec silence et verdure. La gentrification de la capitale a parfois aussi du bon !


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Dessine-moi un mouflon

Publié le 29 Juillet 2014 par Nadine dans Voyages

Je vous avais déjà tressé les louanges de l'île de Beauté et particulièrement d'Asco il y a deux ans. C'est donc sans hésitation que nous y sommes retournés cette année : nous sommes arrivés mardi matin et repartis lundi après-midi, séjour court mais toujours aussi agréable. Le village n'a pas changé, Neel a retrouvé ses copains corses, parisiens, canadiens bref… ascolais avant tout. La maison est toujours un petit paradis harmonieux, d'autant plus que j'avais apporté quelques bonnes bouteilles : je sais que certains loyers se paient en liquide.

 

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Nous avons cohabité les trois premiers jours avec Jade qui avait trouvé un boulot d'été à la maison du mouflon dans le Haut Asco. C'était donc un devoit autant qu'un plaisir d'aller lui rendre visite. Nous avons tout appris sur le mouflon, cet ovin marron du néolithique typique de l'île. Les enfant se sont ensuite attelés au dessin d'après nature avec plus ou moins de succès.


 

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Mais l'essentiel des journées n'était pas là pour les enfants et les ado : partagés en deux bandes, 10-13 ans et 14-18 ans, mais au même endroit et pour la même chose, leur activité favorite (à part la grasse matinée) était de sauter dans la rivière ou de se prélasser sur les rocher tels des mammifères marins en maillot de bain. Le soir leurs grands rires animaient le village quand ils n'était pas à la pizzeria (sans les parents évidemment).

Les adultes, plus frileux, plus froussards, entraient progressivement dans l'eau transparente de la rivière tout en discutant. On aurait dit des échassiers bavards.

 

Nous sommes donc revenus hier soir tard avec un peu de blues. Cela fait quatre annnées d'affilées que Neel va en Corse l'été, il y a pris franchement goût, mais Asco reste pour lui le sommet de l'île, non pas à cause du Monte Cinto qui domine le village mais parce qu'il y retrouve maintenant des copains et qu'ils s'amusent comme des fous en toute liberté. En gros le village est leur royaume, et ça c'est vraiment ce qu'ils préfèrent.

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Vive l'Europe (suite chez les Anglais)

Publié le 14 Juin 2014 par Nadine dans Voyages

Je vous avais fait part la semaine dernière de mon enthousiasme européen à ma manière, allant d'Istanbul à Lisbonne en passant par Cambridge. Je suis donc passée à Cambridge comme annoncé. Mais commençons par la politique : le Royaume-Uni est l'exemple parfait de l'Europe que je n'aime pas. Pour eux l'Europe c'est un marché et tout doit être mis en concurrence. D'ailleurs tout se vend, tout est concurrentiel et… tout est cher. Ils prennent ce qui les arrange et rejetent ce qui ne les arrange pas. La défunte Margaret Thatcher y a gagné depuis longtemps.

C'est tout de même un Angleterre un peu atypique que j'ai visité le week-end dernier, même en étant dans la très anglaise Cambridge, cœur de la reproduction sociale de l'upper-class avec le système des collèges : je suis allée vois un ami portugais et en plus il faisait beau !

 

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Jaime travaillait le vendredi : j'ai donc visité la ville, ses collèges — en période d'examen — ses vertes pelouses, son musée, et parcouru la ville en vélo — c'est le mode de transport habituel à Cambridge. Les collèges sont splendides, très anglais entre le vrai-gothique, le néo-gothique, le néo-classique : la ville est bâtie autour d'eux. J'y ai croisé, non sans émotion, Darwin et Newton et admiré les manuscrits, dont certains entre le VIIIe et le XIIe siècles dans la bibliothèque de Trinity Collège.

 

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Le soir nous sommes restés sur une touche très brittanique en allant au pub boire des pintes de bière. Jaime a qualifié le pub anglais de extension of the living room avec sa moquette, ses banquettes, ses télés, ses jeux de flechettes etc… Et puis surtout ils savent bien servir la bière à la bonne température.

 

 

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La samedi sous le soleil nous sommes allés faire du punt sur la Cam. C'est le grand truc ici, surtout quand il y a du soleil. C'est comme la gondole, sauf qu'on peut faire le gondolier. Ceux qui ne puntent pas peuvent boire tranquillement dans le punt, le must étant le Champagne surtout pour les nombreuses Bride Parties de ce samedi après-midi. Je vous laisse apprécier le bon goût de ces jeunes filles ; on peut aussi les croiser le soir dans les pub en mini-jupe et hauts talons quelque soit la saison et la température.

 

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Nous avons donc pris un punt. Jaime n'était pas le meilleur mais il a su nous mener jusqu'au bout et sans tomber à l'eau. Je m'y suis essayée. je ne suis pas tombée,mais je n'ai réussi qu'à tourner en rond et encore, lentement…

 

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Nous nous sommes quittés le dimanche matin sur la quai de la gare (privatisée) avant que je ne monte dans le train (privatisé) pour aller prendre l'avion dans l'aéroport privé des low-cost à Londres-Stansted. Nous nous sommes promis de nous revoir : les fois précédentes c'était le Cambodge, le Portugal, Prague et Paris. Où sera la prochaine ?

 

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Vive l'Europe ! Pas celle-là, l'autre.

Publié le 5 Juin 2014 par Nadine dans Voyages

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Evidemment l'Europe ne sort pas grandie du dernier scrutin. Il faut dire que l'Europe que l'on subit c'est essentiellement le Traité de Lisbonne, Angela Merkel, le serrage de vis en Grèce, au Portugal et ailleurs. Cela ne fait pas très envie. Mais je le dis et je le répète : Vive l'Europe ! Mais pas celle-là, l'autre. Et je vais le démontrer avec ma vie à moi, puisque ce blog est mon narcissique à moi.

Tout d'abord l'Europe ce ne sont pas 27 pays. C'est pour moi qui veut, vient, et est le bienvenu. La Turquie est évidemment européenne : il en sont candidats depuis 1963, et à force de faire claquer la porte au nez, ils ont moins envie c'est vrai. Pourtant la Turquie joue en Europe pour le sport et l'Eurovision, et fait partie des programmes Erasmus par exemple. Et même en traversant le Bosphore on continue à se sentir en Europe quand on est dans ce pays. Pourtant mon ami Enis que vous voyez ci-dessus en pleine pastissade au rakı ou train d'allumer le barbecue doit galérer pour avoir un visa s'il veut me rendre visite.

Ensuite l'Europe ce sont d'abord des gens, pas des flux, ni des capitaux, encore moins de la résorption de dette publique. Et moi qui suis xénophile d'adore rencontrer les gens : je pars ce soir à Cambridge visiter mon ami portugais Jaime qui y a déménagé après avoir passé quelques années à Rotterdam. Outre qu'il est un peu maso d'aller habiter des coins pareils, on ne peut que s'exclamer vive l'Europe de pouvoir condenser un tel cosmopolitisme sans contraintes administratives majeures (pas comme Enis, voir supra).

Donc je propose comme programme pour les prochaines élections européennes de 2019 :

— Libre circulation de tout le monde comme il veut.

— Interdiction de la notion de dette publique : dette publique c'est un oxymore, ce qui est public rend riche et ne peut être une dette.

— Salaire minimum de niveau européen avec obligation pour les entreprises de s'y plier. D'ailleurs, comme dette publique, coût du travail est aussi un oxymore : seul le travail enrichit car il génère de la plus-value, il ne peut donc avoir un coût.

— Extension de la protection sociale la plus avantageuse à tout le monde partout.

— Alignement fiscal pour éviter le nomadisme fiscal des plus riches et des grosses entreprises (y compris les îles anglo-normandes et autres confettis devenus planques fiscales). Ca fera du chômage chez les avocats fiscalistes mais ils peuvent se reconvertir dans le droit administratif pour les étrangers par exemple !

Je pense qu'avec de tels principes, on pourra enfin bâtir une belle Europe qui permettra de reléguer aux oubliettes de l'histoire les partis d'extrême-droite nationalistes mais qui s'acoquinent entre eux au niveau européen.

Pour finir :

— Jaime m'a quand même demandé de lui amener du saucisson. Oui, il est en Angleterre…

— Je suis ravie que la palme d'or de Cannes aille cette année à un cinéaste européen que j'aime beaucoup depuis Uzak, Nuri Bilge Ceylan, avec Winter Sleep. J'ai bien écrit européen.

 


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Les sorties des vacances de printemps

Publié le 23 Avril 2014 par Nadine dans Voyages

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Depuis qu'il est arrivé en France, Neel a toujours fait un voyage durant les vacances de printemps : en 2009 c'était Paris avec Mô et Félix, en 2010 la Tunisie avec Mô, en 2011 la Guadeloupe avec Sandra, en 2012 le Pays Basque avec Félix, Marius et JJ et en 2013 NYC et Montréal chez nos amis d'outre-Atlantique. Il fallait trouver encore autre chose pour cette année : il avait raté l'année dernière Berlin avec ses cousins à la même époque, il ne pouvait rater cette année la grande ville européenne avec Papou et Mimi. Ce sera  dès demain Amsterdam avec son couz de Marseille.

En attendant on s'occupe sur place entre deux séances de la lecture ordonnée par la prof de lettres. Le retour du beau temps aujourd'hui a permis le zoo de la Barben, et c'était hier sous le ciel gris avec averses Marseille avec un copain de classe, la maman du copain et le petit frère pour visiter le tout neuf Musée d'Histoire de Marseille. Avec couscous à Noailles auparavant pour ne pas risquer l'hypoglycémie devant les vitrines.

La dernière fois que j'y étais allée c'était quand j'étais dans les quartiers Nord. On comptait encore en Francs c'est pour dire si c'était il y a longtemps. Je me souviens que j'avais failli perdre toute la classe de 6ème dans le métro : la porte s'était refermée devant moi qui était resté sur le quai, alors que la classe était déjà dans le wagon. Ils m'avaient attendue à Noailles.

Ce musée construit sur les fouilles du Centre Bourse a fait peau neuve l'an dernier. C'est maintenant une merveille. Je n'écris pas ça comme Marseillaise, mais comme amatrice d'histoire. La mise en scène est aérée et didactique, les pièces présentées sont très belles - aucune grande pièce majeure sauf les bateaux, mais la vie quotidienne, les nécropoles, les bateaux, bref le grand port de l'occident de la Méditerranée depuis 2600 ans en deux grands étages de musée. Les enfants n'ont pas accroché sur tout, mais ont bien supporté deux heures de visite sans trop rechigner. Je pense qu'ils retiendront au moins les bateaux, le siège de César, les pratiques funéraires et surtout les clous dans les cranes gaulois destinés à suspendre les têtes des ennemis aux linteaux des portes. On s'est arrêtés à la fin du Moyen-Age au rez de chaussée. Je pense revenir pour le refaire toute seule et voir le premier étage qui va du XVIe au XIXe siècle.

Conclusion : Neel cette année, comme l'an dernier fait deux capitales. Ben oui, Marseille n'est-elle pas aussi une capitale ?


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