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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

London calling

Publié le 5 Juin 2017 par Nadine

Puisque British Airways nous a permis de multiplier par deux notre séjour londonien, voici le récit en texte et en images.

Tout d’abord, étant donné que Londres est une ville abominablement chère, j’avais promis aux kids un séjour au meilleur marché possible. C’était sans compter les 1000 € de plus qu’ont coûtés les 3 extra-days… Bref, moyen de locomotion, les city-bikes — les velib locaux — et visites des musées gratuits. Pour la bouffe fish and chips, indiens et chinois all you can eat. Non seulement ils ont suivi ce programme, mais en plus c’est CE programme qu’ils ont adoré. Voici le classement du top ten de Londres.

Numéro 1 (et de loin), le vélo. Les mairies ultra-libérales ayant évacué les voitures des pauvres du centre de la capitale, et ayant adopté un programme de pistes cyclables efficace, ce fut un régal sous le soleil, la ville géante ayant ainsi une dimension humaine. Nous n’avons pris le métro que deux fois en 5 jours, le reste fut en pédalant, le must étant l’autoroute à vélo le long de la Tamise, la Cycle Superhighway que l’on a prise plein de fois rien que pour le plaisir.

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Numéro 2, le marché de Camden, plein de conneries comme les anglais savent en faire, capotes rigolotes, chaussures cloutées à talons, déguisements de punk, maillots de foot. Un régal quand on a 14 et 15 ans.

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Numéro 3, Hyde Park, ses canards et ses cygnes, sa Serpentine River, ses pistes cyclables larges où faire des dérapages, ses pelouses. Sous le soleil du printemps et même sous la pluie fine du dimanche en fin d’après-midi au speaker corner où une foule dense débattait à bâtons rompus.

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Numéro 4, les musées. Au sommet le Musée d’histoire naturelle, son T-Rex articulé et ses jeux interactifs. Juste après l’Imperial War Museum (génial, je recommande) suivi par Greenwich et même la National Gallery où ils ont trouvé le crane en anamorphose dans le tableau de Hans Holbein le jeune et le British Museum pour la pierre de Rosette, les chasses aux lions mésopotamiennes, et les frises du Parthénon (incredible, isn’t it ?). Le meilleur dans tous les musées, restant quand même les pelouses dehors que je mets en numéro 5.

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Numéro 6, la bouffe. Fish and chips, english breafast et surtout le chinois à volonté dont je doute que le chiffre d’affaire soit resté à l’équilibre après leur passage.

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Numéro 7, Soho le soir. C’était le grand week-end de mai avec jour férié et Londres accueillait trois finales de coupe. L’ambiance était à la bière, aux écharpes et à la fête. Le samedi soir dans Soho était donc très festif, musique reprise en chœur par la foule et filles qui dansent. Les kids en avaient les yeux écarquillés.

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Numéro 8, les grosses bagnoles. Partout et de tous les modèles !

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Numéro 9, les trucs so british. Red mail box, red phone box, taxi noirs, bus rouges…

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Numéro 10, les hôtels payés par British Airways. Là on a pu enfin faire les riches.

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Notre petit Brexit personnel (ou « du bon côté de la mondialisation financiarisée »)

Publié le 2 Juin 2017 par Nadine

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Je vous avais promis un compte-rendu de notre séjour à Londres dimanche dernier. Je n’ai pas pu tenir parole, mais ce n’est pas de ma faute : dimanche nous étions encore à Londres, nous ne sommes rentrés que mardi soir très tard. La faute à British Airways. Nous faisions partie des 75 000 passagers cloués au sol pour cause de panne informatique due à une coupure de courant. J’imagine d’ici que c’est la femme de ménage qui aurait pu débrancher les armoires d’ordi pour passer l’aspirateur !

D’autant plus (et ça c’est vrai) que British Airways, première compagnie aérienne nationale privatisée du temps de Mrs Thatcher, a délocalisé sa maintenance informatique en Inde l’année dernière. Un grand coup de boomerang dans la gueule de la mondialisation financiarisée à deux pas de la City, le cœur de la finance mondiale. Ne pleurez pas pour eux, ils n’en valent pas la peine, d’autant plus que la City a aussi inventé, il y a plus de deux siècles à l’époque de la traite négrière, l’assurance maritime moderne. Tout ce pognon sera vite épongé.

Je n’avais pas remis les pieds à Londres depuis 1999. A l’époque c’était déjà une ville chère. Aujourd’hui la ville suinte l’argent. Je n’ai jamais vu une telle concentration de voitures de luxe à part à Monaco.

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Les buildings poussent des champignons dans la City et au sud, le long des Docklands et sur l’île à Rats.

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Les pauvres ont disparu… du champ de vision. Tout est privatisé et réellement agréable quand on a de l’argent : comme British Airways a régalé pendant trois jours, on a pu jouer aux riches (beaux hôtels, fast train) et c’était super. Je sens que la prochaine fois j’essaierais de débrancher moi-même la prise.

Sinon, et bien séjour double à Londres avec les kids : deux jours et demi de prévu, au final cinq jours et demi. Récit avec photos prochainement.

 

British Airways : une panne à 115 millions ?

 

Publié le 30 mai 2017 Air Journal par François Duclos

Tous les vols de la compagnie aérienne British Airways seront assurés ce mardi, après trois jours de perturbations causés par une panne informatique affectant les aéroports de Londres-Heathrow et Gatwick. Les problèmes rencontrés par 75.000 passagers devraient lui coûter plus de 115 millions d’euros.

Une surcharge électrique « exceptionnelle » dans un Data Center près du siège de la compagnie britannique à Londres, ayant aussi mis à bas les systèmes de redondance, est désignée responsable du crash informatique du 27 mai 2017. La panne a affecté les systèmes de réservations et de gestion des bagages, tout comme les communications et les opérations. Un millier de vols auraient été annulés ou retardés en trois jours à Heathrow et dans une moindre mesure à Gatwick, affectant 75.000 passagers. Selon un porte-parole de British Airways, 170 aéroports dans 70 pays ont été concernés. Certains médias ont déjà estimé le coût de cette panne à 100 millions de livres (115 millions d’euros) en remboursements divers et dédommagements, sans compter l’impact sur le chiffre d’affaires. Hier en bourse, le groupe IAG dont elle fait partie a perdu plus de 410 millions d’euros, l’action perdant 2,8% à Madrid (les cotations ne reprennent que ce mardi à Londres). British Airways n’a pas commenté, mais on se souvient qu’une panne similaire survenue en aout dernier chez Delta Air Lines lui avait couté environ 150 millions de dollars.

Le CEO Alex Cruz, qui a présenté ses excuses à plusieurs reprises depuis le début de la crise, a déclaré lundi qu’il ne démissionnera pas, malgré la colère des passagers devant le manque d’informations de la part du personnel (le centre d’appel ne fonctionnait plus). Il rejette aussi les accusations des syndicats, qui lient la panne à sa politique de délocalisation en 2016 des postes d’informaticiens en Inde. Le dirigeant a par ailleurs réaffirmé que le problème ne venait pas d’une cyberattaque, et que les données clients n’avaient pas été touchées.

Les opérations retournant à la normale ce mardi, British Airways va pouvoir commencer une enquête qu’elle annonce « exhaustive », afin que le chaos de ce weekend ne se reproduise « plus jamais ».

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