Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Paris : on n'a pas tout suivi le programme

Publié le 25 Octobre 2014 par Nadine dans Voyages

Je vous avais envoyé la semaine dernière le programme complet de nos quatre jours à Paris. Programme ambitieux, culturel mais en même temps taillé sur mesure pour des 12 ans en 5e : culture scientifique, culture historique et même culture physique. Même si j'ai suivi les grandes lignes, nous ne sommes pas arrivés jusqu'au bout. Avec les vacances scolaires, beaucoup de sites étaient pris d'assaut et nous avons dû renoncer au Palais de la Découverte et son heure de queue sous la pluie et à la Grande Galerie de l'Evolution et son heure de queue alors qu'il était 13 heures et que les troupes criaient famine. Pour le Louvre je connaissais une entrée secrète qui nous a permis de doubler les milliers d'Asiatiques qui attendaient leur tour pour s'engouffrer sous la pyramide de verre. Pour la Tour Eiffel l'option on monte à pied a réduit considérablement l'attente : les enfants ont monté en courant les deux étages sans même être essouflés.

Et puis il n'y a pas eu que la culture. Le vélib est arrivé numéro un des activités proposées. Nous avons pédalé à travers tout Paris, trouvé des stations assez pleines pour 4 vélos à prendre et assez vides pour 4 vélos à déposer (vive l'appli smartphone géolocalisée !). Dans les côtes les enfants me filaient devant, mais la plupart du temps j'étais première de la file indienne à diriger la manœuvre et à indiquer les directions, tout en faisant les commentaires qui s'imposaient dans les lieux historiques.Les quais de Seine devenus piétons/vélo ont fait l'unanimité par tous les temps.

A la deuxième marche du podium des trois pré-ado est allée à la gastronomie : nous avons alterné kebab et cantine à phò viet, je savais que je jouait gagant. A la troisième marche la PS3 de l'appartement que j'avais loué. Ce n'était pas prévu au programme. Les enfant ont trouvé que nous avions fait trop de musée, moi pas assez. Mais tout le monde est revenu content, et moi contente d'être revenue. On part où la prochaine fois ?


PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com

commentaires

Vacances : on monte à la capitale

Publié le 19 Octobre 2014 par Nadine dans Voyages

PhotoService.com PhotoService.com

 

Ouf ! Les vacances ! Vous avez remarqué à mon silence prolongé que les semaines s'enchaînaient à des week-end aussi pleins qu'elles. Entre Toussaint et Noël ce sera pire avec les mutations, les élections professionnelles et toujours un temps plein et des conseils de classe. Bref, pause de deux semaines bien méritées. Et au programme depuis la rentrée : Paris avec une paire de pré-ados qui sont devenus des triplés depuis peu. J'amène à la capitale Neel, Marius et maintenant Félix. On ne change pas une équipe qui gagne.

Pour loger tout ce beau monde j'ai pris un appartement T2 à Tolbiac. Je connais bien le quartier, on trouve des magasins normaux pour faire les courses, on est à côté de la gare de Lyon par la ligne 14 et en plus, en plein cœur de Chinatown, on ne risquera jamais la pénurie de riz. Avec en bonus phò, bo bun, nems etc… J'ai de plus établi un programme rigoureux mis au point en vélib il y a trois semaines. D'ailleurs je compte bien épuiser les troupes en vélib en sillonant Paris dans tous les sens et à deux roues.


Lundi : arrivée à 13h41, installation puis départ pour la Tour Eiffel que nous ferons à pieds. Option 3e étage éventuelle. Option y aller en vélib ou en métro selon l'heure.

Retour vers Saint-Michel en passant par les quais de la rive gauche redevenus piétons entre le quai Branly et le quai d'Orsay. Kebab ou tout autre forme de restaurant taille 12 ans.

Théâtre à la Comédie Française : "La chapeau de paille d'Italie" d'Eugène Labiche. Parce qu'on donne quand même dans la culture !


Mardi : visite éventuelle des locaux du SNES avenue d'Ivry. Parce qu'on continue dans la culture et que dans le 13e y a des choses importantes.

Déjeuner à l'ambassade d'Indonésie (cliquer sur ce lien pour découvrir la meilleure cantine du 16e arrondissement).

Le Palais de la Découverte. Vu l'état des cheveux de Neel en ce moment on évitera qu'il soit volontaire pour l'expérience d'électrostatique. Il a déjà les cheveux en l'air.

Souper dans une cantine à phò avec les cousins qui sont à Paname en même temps que nous.


Mercredi : Le Louvre et ses audioguides de jeux de piste. Peut-être aussi un peu de culture ? Qui sait ? Peut-être que Neel cette fois-ci sera convaincu par les antiquités égyptiennes ? Pas comme à NYC où, au pied du temple de Dendour, il préférait son i-pod aux splendeurs pharaoniques. Peut-être seront-ils intéressés par les murailles de Philippe Auguste dans le cadre de leur programme de 5e ? Je ne les forcerai pas, mais je tenterai des trucs. Restez en ligne je vous tiendrai au courant.


Jeudi : le Jardin des Plantes, la Grande Galerie de l'Evolution et le Muséum d'Histoire Naturelle. Là je sais que je joue gagnant avec les trois. Je me souviens de Neel au museum de NYC qui, au bout de 6 heures voulait encore continuer pour ne rien rater d'une quelconque bestiole empaillée.


Avec tout ça je pense que je mérite encore mon diplome de Nouvelle Frontière comme m'appelait ma cousine. En tous cas j'espère ne pas finir comme eux ci-dessous, après quatre jours à faire le guide pour pré-ados.

Les photos sont celles du repérage de septembre.


PhotoService.com

commentaires

Disparition d’un ancien sans-papier (Jean-Claude Duvalier)

Publié le 5 Octobre 2014 par Nadine dans Haïti

 

Hier, alors qu'il avait 63 ans, une crise cardiaque a emporté l’ancien président à vie d’Haïti, Jean-Claude Duvalier. Il est mort dans son lit, dans sa luxueuse villa de Pétionville, sur les hauts de Port-au-Prince, sans avoir passé une seule journée en prison. Il est parti sans régler l’addition. Et c’est bien dommage pour le droit, la justice et les victimes de Bébé Doc.

Il est était rentré en janvier 2011 dans le pays qu’il avait asservi et ruiné, et de rebondissements judiciaires en appuis politiques, il n’a jamais été sérieusement inquiété. Aura-t-on un jour le procès qu’attendent ceux qui sont passés par Fort Dimanche ? Pourra-t-on récupérer l’argent volé par millions ? Dénoncera-t-on les contrats bidons et des dettes accumulées du temps où le pillage était la règle ? Mettra-t-on en lumière les responsabilités des uns et des autres, hier et aujourd’hui ? Au niveau national et international ? Et puisque l’on est jamais mieux servi que par soi-même, au lieu de dire du mal des autres, je vais me contenter de pointer les responsabilités de mon propre pays, la France.

Lorsque Duvalier, président à vie, quitte son pays en urgence le 7 février 1986, il trouve refuge en France. Provisoirement paraît-il, le provisoire dura 25 ans. Son premier domicile se trouvait en Savoie, près de la Suisse, ce qui était bien commode pour passer des valises pleines de dollars. La France de Mitterrand célébrait les Droits de l’Homme mais comme ses prédécesseurs, Tonton savait fermer les yeux surtout dans le cadre du domaine réservé du président. Haïti c’est un peu comme nos anciennes colonies d’Afrique n’est-ce pas ? Et donc sans visa, sans carte de séjour l’exilé s’est installé en France, de palaces en villas, de villas en appartement luxueux, d’appartement luxueux en appartement moins luxueux puisqu’il affirmait avoir été ruiné par son ex-femme, par ses maîtresses, par son train de vie. Il reste quand même quelques millions dans les coffres en Suisse au nom de fondations bidons. L’ex-président multipliait les ardoises non payées, les mises en examen pour grivèlerie, les coups foireux. En bref, il avait un casier judiciaire.

Doit-on s’étonner pour autant qu’il n’ait jamais été expulsé ? La République d’Haïti n’a jamais fait de demande d’extradition. Mais attend-on ce type de demande habituellement pour expulser les étrangers en situation irrégulière, particulièrement lorsqu’ils ont maille à partir avec la justice ? Il a tranquillement traversé les années Pasqua, Sarkozy, Hortefeux, puis il a tranquillement pris un vol Air France pour rentrer au pays. Il n’y a plus que Baron Samedi et Maman Brigitte sur lesquels nous pouvons compter pour lui rappeler l’ampleur de ses crimes. 


La fuite de Jean Claude Duvalier par ina

commentaires

Bienvenue à Boboland (mes semblables)

Publié le 1 Octobre 2014 par Nadine dans Voyages

PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com

 

Samedi, après une FPMN jeudi et une CAPN vendredi, il faisait beau et j'avais prolongé mon séjour parisien. J'ai donc enfourché mon moyen de transport préféré, le Velib, et je suis partie faire la traversée de Paris, sauf que je n'avais ni valise, ni cochon. Le but premier était de repérer les visites à faire avec les trois pré-ados avec lesquels je serai à la Toussaint : le Palais de la Découverte, les resto pas chers et le Museum d'Histoire Naturelle étaient mes buts, étant déjà allée au Louvre et à la Comédie Française deux jours auparavant.

Partie de la porte de Versailles, je me suis dirigée vers la Seine et le 16e arrondissement : du Pont du Garigliano la Seine en aval de Paris, ses gratte-ciel de verre (Bouygues Telecom, TF1) et ses usines sur la rive brillaient sous le soleil du matin. Puis j'ai remonté les quais et leurs immeubles bourgeois vers le pont Mirabeau (sous lequel coule toujours la Seine) et le Trocadero. Ma première étape fut le musée Galiera de la mode où il y avait une expo couture des années 1950, avec force jupons, froufrou, le look de Christian Dior, les accessoires et tout le toutim.

Puis je suis remontée jusqu'au 10e arrondissement et ses petits resto indiens pour me restaurer, et après mon riz/nan/korma je me suis dirigée vers la porte de Cligancourt. C'est là que ce trouve la Recyclerie, sise dans l'ancienne gare d'Ornano et le long de la voie de chemin de fer de la petite ceinture. D'après ce que j'ai compris, le projet consiste à faire un lieu convivial composé à 100% d'objets recyclés avec ateliers de recyclages d'objets. C'était samedi vers deux heures et l'heure du brunch battait son plein. Plein de jeunes et de moins jeunes aux looks de branchouilles diverses, brunchaient à 20€, bouffe et boissons bio, attablés dans l'ancienne gare et sur les quais. Il y avait aussi un poulailler de recyclage de restes des assiettes, une serre froide, un atelier de vélo. Exactement a priori tout ce que j'aime sauf que mon œil malveillant a surtout vu le prix exorbitant et la prétention des gadgets écolo-ethniques en vente sur la terrasse. le bar tabac PMU en face faisait finalement un peu plus authentique du quartier. Ou du moins de l'ancien quartier puisque cette partie du 18e pourrait bien devenir comme le quartier que j'ai traversé ensuite : le canal Saint-Martin.

Dans cette partie du 11e arrondissement, entre Oberkampf, rue Jean-Pierre Timbaud et le canal de l'Ourq, plus beaucoup ou fort peu de traces du Paris populaire sauf dans le mythe entretenu. Les resto branchés, les réparateurs de vélo, les bars bio se succèdent le long du canal. Mais je ne voudrais pas non plus bouder mon plaisir : ces bobos sont mes semblables, et ces quartiers sont aussi mes quartiers préférés de Paris.

Je suis ensuite redescendue vers le fleuve et le 5e arrondissement, je suis remontée jusque dans le 13e. J'ai fini mes neuf heures de promenade dont sept heures de velib par les Maréchaux entre porte d'Ivry et porte de Versailles. Depuis le tramway et les pistes cyclables, les Maréchaux qui étaient depuis les années 1960 un enfer automobile sont redevenus un des endroits les plus agréables de la capitale avec silence et verdure. La gentrification de la capitale a parfois aussi du bon !


commentaires