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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

La petite reine dans le royaume de Vijayanâgara

Publié le 31 Juillet 2009 par Nadine dans Voyages en Asie

Si vous avez correctement suivi nos aventures, ce dont je ne doute pas de la part de nos milliers de lecteurs a travers le monde, vous savez que nous sommes depuis hier a Hampi. apres une bonne journee de repos suite aux efforts de la veille, nous voici a pied d'oeuvre depuis ce matin, et pour deux jours, pour la visite du site en bicyclette. ce n'est pas la premiere fois que je visite un site archeologique en Asie avec mon moyen de locomotion prefere : vous vous souvenez surement de mes coups de pedales il y a deux ans avec Borin a Angkor. c'est d'ailleurs en leur proposant le lendemain d'aller sur le site en velo que j'ai rencontre Jaime et Miguel chez qui je serai dans trois semaines. Et celui qui m'a branche sur Hampi l'an dernier en m'ecrivant un courriel d'ici est.. Jaime. Jaime a qui j'ai fait decouvrir le velib le mois dernier a Paris d'ailleurs. la vie parfois donne l'impression de poupee russes...
La site d'Hampi est immense. Ce fut un royaume puissant entre le XIVe et le XVIe siecle avant de se faire ratatiner par les empires musulmans du nord. L'importance des ruines montre la puissance de cette royaute : temples, palais, enceintes royales, bassins etc... construits en parement de granit tres present dans la region. Neanmoins le site, par son immensite et parce qu'aujourd'hui ses habitant sont de paisibles agriculteurs donne une impression champetre, apaisante. La couleur des pierres m'a rappele les cites mortes de Syrie a cote d'Alep et le cote ruines les sites grecs et romains grandioses de Grece et de Turquie. Et tout le monde bien sur a pense a angkor...
Nous continuons demain par la cite sacree le long de la rivere.


Jeu-concours la suite :
Tout d'abord il y a un jeu dans le jeu : comme recompense au meilleur commentateur, il y aura les photos off du voyage prises hier et aujourd'hui autour d'un bassin recule du site d'Hampi.
La question du jour est une question musicale pour feter les quarante ans de Woodstock : quelle chanteuse pop anglo-saxonne est la fille d'un grand musicien indien ?
A gagner : une pincee de poivre.

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A bord du Karnataka limited

Publié le 30 Juillet 2009 par Nadine et les boys dans Voyages en Asie

Nous avons mis 24 heures a ralier Hampi depuis Madurai. Voici le recit de notre Odyssee, heure par heure ou presque.
6h Reveil dans notre chambre a 4 frangin(e)s et depart en taxi pour l'aeroport.
7h30 Nous sommes a l'heure pour l'avion de 8h40 mais... celui-ci a 3h30 de retard. Nous entamons la premiere partie de tarot de la journee. Ma deveine commence aussi car le vais rejoindre Vincent au dela de -1000.
12h15 L'avion pour Chennai. D'ailleurs de Madurai, il n'y a que des avions pour Chennai. Pour compenser l'attente, Jet Airways lowcost (Herve tu es dispense de la blague de Jacky sur les low-low cost) nous offre des voucher de sandwiches : nous faisons le plein en nous disant que la suite sera peut-etre difficile. En plus on profite (enfin) d'une bouffe sans piment, sans sauce etc... a l'heure ou la moitie de l'equipe court regulierement aux toilettes en courant.
14h-15h30 Chennai transit sans probleme vers Bangaluru (transit  sans probleme pour certains de l'equipe c'est un reve en ce moment).
16h30 Bangalore, la Silicon Valley de l'Inde. C'est vrai au niveau de l'aeroport ultra-moderne, autoroute nickel, grands batiments, multinationales de toutes sortes, golf et hippodrome en plein centre etc... Mais pour creer de la richesse il faut aussi des pauvres - y a plein de bidonvilles, de tentes en plastique, de gens dans les rues - et de la diversification des activites - il y a aussi plein de chantiers, de rickshaw, bref la ville indienne normale, dense, bruyante et tout.
18h Nous sommes a la gare plein d'espoir helas vite decus : il n'y a pas de place dans le train Hampi express avant le 1er aout, ni en premiere, ni en seconde, ni en troisieme. Depuis le matin, nous nous etions repartis les roles pour rejouer le Darjeeling Limited et Baloo/Momo devait sauter la fille du controleur. Tant pis.
Et les bus ? Pendant que Momo et Mouloud gardent les bagages dans le hall bonde de gens accroupis, Karim et Fatima se dirigent vers l'immense gare routiere des bus gouvernementaux en face. Nous tombons dans une administration sovietique a la mode Tiers-Monde : les guichets ferment des que l'on s'approche, nous ne sommes d'ailleurs jamais au bon guichet dans la bonne langue et pendant ce temps les locaux nous doublent selon une bonne habitude indienne. Heureusement le secteur libre et concurrentiel vient a notre rescousse sous la forme d'un rabatteur d'agence qui nous vend des tickets sleeping pour le soir meme a un tarif... touriste.
20h Nous sommes a l'heure dans l'agence, le bus non. Pour tromper l'attente d'une mauvaise nuit, nous jouons au tarot et Mouloud continue a caracoler devant a +1400.
22h On nous amene en rickshaw jusqu'au bus qui a double de hauteur avec son chargement sur le toit. A l'interieur trois classes de voyageurs. Nous sommes sur le niveau superieur dans des couchettes par deux avec nos bagages : vu que c'est prevu pour la taille indienne Karim a du mal a s'etendre. Moi ca va et en plus avec mes podcast du college de France et le bercement de la route je vais dormir tout le long : je serai la seule. En dessous des sieges tres fatigues bondes de voyageurs en tailleur, et sur le sol des gens accroupis, l'air agard.
Le bus s'ebranle vers l'ouest suivant une autoroute en construction et la grande route qui n'en serait pas une en Europe.
4h30 Le garcon du bus nous reveille : Hospet, Hospet ! Nous avons deux minutes chrono pour nous ejecter du bus. Nous nous retrouvons sur la grande route dans le noir. Devant nous le defile des camions surchages et au pas les uns derriere les autres : ils roulent de nuit car la route est deja trop encombree par les autres vehicules le jour.
Nous sommes sur un rond-point entre rien et rien, dans la nuit. Mais en Inde on n'est jamais seul : il y a des gens qui dorment dans l'abribus de bambou et des rickshaw qui attendent en dormant dans leur vehicule. Nous en affretons deux en direction d'Hampi a 17 km de la.
Le jour se leve alors que nous roulons vers Hampi, la vie indienne a potron-minet : mise en place des marches, les paysans vont au travail en charrette a boeufs, la toilette dans la rue etc.. et aussi les rizieres, les champs de canne, les bloc de granit rose au milieu des ruines des temples.
Hampi est un site archeologique dedie au tourisme, nous avons donc trouve tres facilement une guest-house bien sympathique : les males de la famille rattrapent leur nuit ratee. Moi je vais chez la coiffeuse : en effet, s'il y a plein de barbiers et de coiffeurs pour mec, je n'ai rien trouve pour les femmes jusqu'ici (qui est un lieu touristique avec plein de Blancs). Les Indiennes se font pousser les cheveux et se font une tresse, sans frange ; pas besoin de coiffeur, a part un eventuel rasage a Madurai. Il reste les actrices de Bollywood mais elles, elles ont l'effet ventilateur permanent surtout quand elles chantent.


Jeu-concours : on se calme !
Bravo a tout le monde, vous etes tous les plus forts ! Il y aura du cafe pour tout le monde je l'ai pris en direct sur un arbre dans le jardin de l'hotel a Kumily. Mais il vous faudra le torrefier, le moudre etc... vous n'etes pas sortis d'affaire pour le mettre dans dosette pour une senseo ! C'est bien Sonia Gandhi l'Italienne de l'Inde, veuve de Rajiv qui s'est lancee en politique. Esperons qu'aucun  Tamoul ne fasse un attentat contre Nico, car vous vous voyez vous avec Carla a la tete de l'UMP ?
Sur nos surnoms : bien vu Pauline et Chico pour Fatima mais helas pour la legende ce n'est que moi, la fille de l'equipe qui alternativement suis la soeur ou la mere des trois garcons. Tu as juste pour un garcon, tu peux continuer a trouver pour les autres si ca t'amuse. Chico, Fatima est la fille du prophete, la femme d'Ali, le quatrieme calife rashidun. Son nom de famille est-il Omouk  ? Les Hadith et la Sira sont muets sur la question.
Aussi, on n'a toujours pas trouve votre devinette malgre moult moteurs de recherche. On aura un jour la solution ?
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Ce n'etait pas rasoir

Publié le 28 Juillet 2009 par Fatima, Momo, Mouloud et Karim dans Voyages en Asie

Comme vous l'ecrit en parallele Kaa, nous sommes depuis hier a Madurai, la grande ville de pelerinage de l'Inde dusud avec son temple gigantesque dedie a Shiva et a Meenakshi sa femme. D'ailleurs plus a Meenakshi qu'a Shiva ici, ce qui nous change du machisme ambiant des Indiens qui me reluquent le moindre bout de chair. D'ailleurs comme c'est aussi une ville de tailleurs j'en ai profite pour me faire faire sur mesure deux tenues ultra-couvrantes et ultra-legeres pour la suite du voyage hors-Goa.
Donc Madurai deborde sous les pelerins venus de toutes l'Inde pour faire leurs devotions : en gros ils arrosent des statues de fleurs, de fruits, d'eau et de ghee (beurre) ce qui fait qu'au bout de la journee le temple devient une vraie patinoire. C'est dommage que l'epreuve de patinage en sari n'existe pas, l'Inde ferait aussi bien qu'en cricket. Outre ces lustrations devotes, le temple fonctionne comme une grande tirelire ou les devots viennent poser des offrandes : il y a un grand coffre fort ou sont deposes les bijoux des devotes mais le grand truc ce sont les cheveux. Ceux qui n'ont rien ou pas grand chose, c'est-a-dire beaucoup d'Indiens, viennent offrir leurs cheveux. Les pretres les rasent et l'on croise dans toute la ville des chauves radieux. Comme toutes Indiennes ont les cheveux longs, la masse des cheveux est une mine d'or pour le temple qui les revend pour qu'ils deviennent perruques ou extensions dans nos contrees occidentales.
Tous les soirs c'est la processions dans le temple : un coup Garuda, un coup des vaches, un coup Shiva qui va se coucher etc... Nous en avons suivie une tout a l'heure ou les brahmanes deposaient force guirlandes de fleurs sur une statue posee sur un char promene dans toute l'enceinte. Des centaines de pelerins, et surtout de pelerines suivaient qui marmonant des prieres, qui prennant des photos avec son telephone portable. L'orchestre tapait fort sur des tambours accompagne de sortes de trompettes dissonnantes qui donnaient un effet de transe a la foule qui courrait presque derriere le char.
Evidemment qui dit temple, dit marchands du temple. Outre le biznes capilaire, la ville est une vaste galerie marchande ou l'on vend de tout jusque sous les galeries du temple venerable. Dans les rues c'est l'embouteillage permanent presque jour et nuit : trishaw avec sans moteur, motos, velos, coolies, et aussi les vaches sacrees qui par dizaine arpentent la ville en mangeant les poubelles surtout du cote du marche. Il y a aussi les marchands a touristes et, etant coinces dans un magasin de trucs affreux, nous avons du subir une demonstration de tapis (mais avec la clim etun boisson, c'etait d'ailleurs le but) dont nous nous sommes sortis avec le stratagemes suivant : nous sommes une famille de Francais du Maroc et nous avons deja trop de tapis chez nous. Nos noms ? Momo, Mouloud, Karim et Fatima. Devinez qui est qui ?

Tant qu'on y est a poser des questions, voici le moment du jeu concours. Bravo a Alex et a Chouchou. C'est effectivement avec du sel que l'on tue les sangsues. Alex viendra retirer son lot en France, il est hors de question de lui envoyer un demi-kilo de sel au Bresil, et Chouchou se fera livrer une pincee par Momo.
La question du jour : Vous avez tous trembles ces derniers jours pour la sante de notre prince-president, celui qui a epouse une Italienne. En Inde aussi une dirigeant national a epouse une Italienne. Il a d'ailleurs eu des problemes de sante beaucoup plus graves que Nico le petit. Qui est cette Italienne ? A gagner : du cafe, non pas stretto ni capuccino, mais venu du Kerala.

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A un rythme d`Ambassadeur

Publié le 27 Juillet 2009 par Vincent et sa famille dans Voyages en Asie

Apres nos terribles aventures dans la jungle de Kumily, nous nous sommes offert un massage "Ayurvedic". Ce massage traditionnel a base d`huiles essentielles a bien su nous detendre... Pendant ce temps, Bagheera, alias Nadine, se prelassait a l`hotel, bouquin a la main.

Le lendemain depart avec notre chauffeur et sa legendaire Grand Ambassador car. La Grand Ambassador est LA voiture des taxis au long cours. On y est a l`aise, et son look retro des annees 60 nous a tous charme. Elle a un enorme succes en Inde et beaucoup de membres du gouvernement central en commandent egalement.



Nous avons donc quitte le Kerala, la terre des dieux, et sa vegetation luxuriante et abondante pour les terres fumes et arides du Tamil Nadu. Le Tamil Nadu, c` est la terre des Tamouls, les vastes plaines poussierreuses ont efface les montagnes verdoyantes. Les tamouls font partie des dravidiens, ces indiens du sud a la peau tres foncee. En opposition avec les aryens, les indiens du nord, a la peau claire que l`on peut voir dans les Bollywood notamment.

La Grand Ambassador avale les kilometres sans broncher, mais a son rythme. 140 kms nous separent de Madurai. A la frontiere entre les deux etats indiens, il y a meme un  check point comme pour une frontiere internationale.

Notre chauffeur est moderne, il a un lecteur cd. Le seul hic, c`est qu`a part des musiques de cythares indiens, le choix est plutot limite.
On c`est donc passe en boucle les Greatest Hits du groupe America et de leur classique "The horse with no name". Un must chez les babas cool chevelus anglo-saxons de Goa parait-il !

Le Tamil Nadu nous apparait beaucoup plus pauvre que le Kerala. Les vaches citadines sont beaucoup plus nombreuses et les paillottes en bouts de bois et coco foisonnent.
Mais il subsiste une constante tout de meme, a travers les villages que nous traversons, des meetings menes par le PC local arranguent les foules.

Apres plus de  5 heures a bord de la Grand Ambassador, nous arrivons enfin a Madurai pour decouvrir son joyau ; un temple indou de plus de  13 hectares, flanque de  tours culminant a pres de  55 metres de hauteur.
Demesure, foisonnance de couleurs et de vie, bienvenue en pays Tamoul !

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Sur le territoire de Shere Khan

Publié le 26 Juillet 2009 par Bagheera, Baloo, Mowgli et Kaa dans Voyages en Asie

Depuis hier soir, nous nous couchons entoures de bruits etranges et inquietants dans le noir : nous sommes a Kumily, petite ville qui borde le parc naturel de Periyar, reserve de tigres, d'elephants sauvages et toutes sortes d'autres bestioles qu'on aime voir mais de loin et ne pas croiser la nuit. En fait ces bruits etranges on ne les entend que parce que nos bungalows sont eloignes du centre-ville : autrement c'est une ville indienne normale avec klaxon a gogo, moteurs petaradants, radio a fond etc...
Ce matin c'etait donc le trek en compagnie d'un guide du parc a travers la jungle. On a commence par nous faire enfiler des guetres pour eviter les sangsues. Effectivement ca en etait plein sur les chemins et le guide ont les a enlevees. Devant tant de danger, nous nous sommes donnes des noms de guerres inspires d'un livre celebre ecrit par quelqu'un qui connaissait bien l'Empire des Indes : Fred fut Mowgli, Romu Baloo, Vincent Kaa et moi naturellement Bagheera. Ainsi affubles de noms bien d'ici, nous etions bien armes pour observer les betes sauvages : nous avons entendu des cigales, et vu des fourmis, des mouches, des moustiques, des abeilles, des sangsues (trop) et pas mal de singes noirs dans les arbres. Quelle aventure !
Nous n'etions pas decus et toutes facons, meme ceux qui font des treks d'une semaine ne voient pas les tigres. Il y a juste le guide qui emporte un fusil pour leur donner le frisson de l'aventure.

Bravo a Chico pour la question culinaire d'hier. Il ne gagne pas un gateau de serpent, ni la soupe aux yeux dans le potage, je veux dire les vrais yeux devant lesquels la blonde manque de s'evanouir a la premiere louche.
La question du jour est en sciences naturelles. Pour enlever les sangsues de nos guetres, le guide mettait quelques chose qui les faisait mourir tout de suite, avant de faire un festin de notre sang (vous voyez qu'on vit dangereusement). Quoi ?
A gagner : un demi-kilo de ce produit anti-sangsues.

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Tas de riz, tas de rats

Publié le 25 Juillet 2009 par Vincent et sa famille dans Voyages en Asie

Ce ne sont pas des tas de riz, mais des tas de the que la region de Munnar produit chaque annee. A Munnar, c`est l`exemple empirique de ce que peut etre une entreprise paternaliste en 2009. Je parle d`entreprise mais je devrai dire plutot, la multinationale indienne TATA.



La Tata Tea Limited, la branche specialisee dans la production de the du groupe TATA, est le second producteur mondial de the et, a travers ses differentes marques a travers le monde, le premier vendeur de the en Inde. Tata Tea Limited a donc en possession, dans la region de Munnar, tous les terrains et a developpe toute une ville parallelle. Elle a rachete au fil du temps la quasi totalite des petites entreprises locales de production de the. Elle emploierait a Munnar pres de la moitie des habitants de la ville.
Il existe donc a Munnar un hopital TATA, des ecoles TATA, des TATA Mobiles, les logements TATA pour les ouvriers, les cadres et la direction. Le modele paternaliste des entreprises du 19eme siecle en France survit donc ici, et a l air plutot de prosperer. Nous n`avons pas pu voir jusqu`a quel point ce modele est ici applique et jusqu`ou il s`insinue dans la vie privee des salaries, tout en sachant que les conditions de travail, vous vous en doutez, sont sans commune mesure avec les notres. Nous avons croise des ouvrieres dans les champs de the et voici leurs etats de service pour la Tata Tea Limited :

Salaire des femmes : 120 Rs par jour (soit  1.75 euros environ)
Travail 6 jours sur 7.
Vous ne trouverez dans les champs que des femmes car employer des hommes revient plus cher (300 a 350 Rs par jour) et que les arbres a the sont de petite taille et donc moins adaptes aux hommes (selon notre chauffeur de taxi).
La recolte se fait pendant la saison des pluies. Pendant le reste de l`annee, les ouvrieres sont affectees dans les usines pour les differentes phases apres la recolte (sechage, etc.).
La majorite des ouvrieres que nous avons croises a la recolte dans ces champs de the etaient d origine tamoule.

On comprend un peu mieux desormais pourquoi le gouvernement federal communste du Kerala et la municipalite communiste de Munnar (voir le post de Nadine d`hier) se doit dentretenir de bons rapports avec ce monstre de TATA.
En surfant, un petit peu sur le net, je me suis apercu que TATA aurait une politique philanthropique et ecologique tres avancee, ce qui ferait de cette multinationale une entreprise tres respectee en Inde. A voir...



Apres les paysages verdoyants et magnifiques de Munnar, ses nombreuses cascades, nous avons echoues a Kumily au porte du parc national du Puriyar et ses fameux tigres....

Je ne resiste pas, pour finir a me rappeler la maxime que ma mere m`a apprise il y a quelques annees en hommage a TATA :

Tas de riz, tas de rats
Tas de riz tentant, tas de rats tentés
Tas de riz tentant tenta tas de rats tentés
Tas de rats tentés tâta tas de riz tentant.

J`en profite pour finir pour vous remercier des commentaires et de vos reponses a nos differentes questions !!! Pour celle posee par Pauline et Olivier on a tous seche, ou avez vous trouve cette phrase !!!!!!




Puisque toutes ces news ne vous ont pas coupe l'appetit, voici venir l'heure du jeu concours. Dans le post d'avant hier Chico vous faisait un recapitulatif des films tournes a Venise. Parmi les Visconti, il a d'ailleurs oublie Senso, un de mes films preferes. Il a cite Indiana Jones II avec rats et chevalier. Indiana avant de frequenter les egouts de Venise avait fait un sejour assez eprouvant en Inde. Il avait en particulier fait un repas memorable chez un Maharaja qui avait comme excuse son jeune age : quel en etait le menu ?
A gagner : du the de Munnar.


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Unissez-vous

Publié le 24 Juillet 2009 par Nadine et les boys dans Voyages en Asie

Nous sommes partis ce matin tot de Fort Cochin pour les montagne du Kerala. Ainsi nous n'avons pas rate la toilette des elephants avec leurs kornaks a l'Elephant Trainig Center. Puis la bagnole avec chauffeur que nous avons louee pour quatre jours a lentement monte a travers la foret dense dans la montagne au milieu des cascades. Nous sommes a l'heure actuelle a Monnir, une bourgade de la montagne, entouree de champs de the qui appartiennent, ainsi que la fabrique a la multinationale Tata, omnipresente ici.
Nous avons encore mitraille de photos comme de bons touristes faisant honnement leur travail. Mais plus que les merveilles de la nature, ce qui retient nos objectifs ce sont les lieux de cultes et les drapeaux et peintures du parti communiste, tres present dans le Kerala et encore plus dans cette ville. Les lieux de cultes se sont quelques mosquees, quelques temples hindouistes et surtout des eglises et des chapelles. Il y a apparemment ici deux eglises concurrentes : rite syriaque et rite catholique romain. Les eglises syriaques s'appellent Mary Jacoby ou ont une statue de saint Georges, les eglises romaines sont sous le patronnage de saint Antoine ou d'autres saints. Mais devant les unes comme les autres se trouvent souvent une faucille et un marteau. Les ideologie egalitaires se rejoignent-elles au pays des castes ? Le resultat au Kerale en tous cas est spectaculaire : taux d'alphabetisation eleve, surtout chez les filles, taux de natalite reduit, et nous n'y avons vu ni bidonville, ni mendiant.
Du coup, et comme nous n'avons pas encore trouve de drapeau du PC indien a ramener - promis PFG, si j'en trouve un je t'en ramene un - nous avons achete aujourd'hui de superbes auto-collants de stars de bollywood et un autre melant cote a cote une mosquee avec le Coran, Shiva et le Christ au Sacre-Coeur. Religions de tout le pays unissez-vous (et baissez le haut parleur le matin).


Question du jour : parmi les deux equipes qui occupent deux chambres, l'une chie encore dur et l'autre mou. Laquelle ?
On ne gagne rien sur cette question mais on a le droit de rire.

Jeu concours :
Desole Pauline et Olivier, nous n'avons pas encore la reponse a votre question, mais on persevere. Bravo pour votre reponse a la question de Chico sur la Venise du Nord. Nous n'avons pas de question sur Martigues, la Venise provencale, malgre quelques affinites politiques avec le Kerala.
Sinon c'est le grand retour de Chico dans ce jeu concours. Meme qu'il n'a pas encore recu la carte R4 de Neel ni ses cadeaux mais c'est pas grave, il gagne quand meme des coquillages des Backwaters qui, une fois reduits en poudre, deviennent une base pour pate dentifrice, ou pour peinture murale.
Effectivement, il n'y a pas de limite de temps pour une partie de cricket, qui, en pouvant durer plusieurs jours, sont parfois plus longs que des films de Bollywood.

Il nous envoie du coup sur ma boite une autre question Venise :
Tiens, j'ai une autre question sur les gondoles, ça me vient comme ça :
> Comment appelle-t-on un moyen de transport fluvial d'origine italienne et
> fier de l'être, qui sert aussi à aider les couples à s'envoyer en l'air pour
> leur voyage de noces ?

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Laisse les gondoles a Venise

Publié le 23 Juillet 2009 par Nadine, Vincent, Fredo, Romu dans Voyages en Asie

Au Kerala, la lagune s'appelle les backwaters mais c'est autant plein de canaux et d'iles. Nous y etions toute la journee avec un package trip, ce qui est quand meme le plus pratique pour profiter de toutes les attractions possibles du lieu. Nous avons demarre avec un vaporetto local sauf qu'on nous y a servi du the au lait et observe depuis le pont la vie locale : les dragueurs (de sable au fond des canaux) sont en grand nombre dans le patelin. Il y a aussi toutes les plantes aromatiques et les plantations de latex (n'y voir aucun rapport avec les dragueurs). Et puis les canards, les vaches, les cabris etc... Les pigeons de la place Saint-Marc d'ici sont d'affreux corbeaux qui piquent les poubelles meme aux chiens.
Apres un delicieux repas sur des feuilles de bananier - pas de pates a l'encre de seche, helas, ni de speck, mais du riz accompagne de sauces vegetariennes et dessert a base d'on ne sait quoi, et c'etait tres bon, nous avons ete menes en promenade dans une gondole par deux gondoliers le long des canaux bordes non pas de palais mais de cocotiers.
Nous voila rentres a Fort Cochin et nous cherchons desesperement le cafe Florian pour le chocolat de cinq heures ou le spritz de l'apero : nous nous contenterons de la cuisine de la patronne de l'hotel qui nous a prepare hier des crepes bretonne a la mode kerala avec un stew de legumes a la sauce noix de coco.

Maintenant le moment que tout le monde attend : le jeu concours.
Bravo a Olivier et Pauline pour Slumdog Millionnaire. Ils gagnent un entretien colocation au cours de Minimes facon Transpotting autour d'un chai : les deux films sont en effet de Dany Boyle. Content, non ? Possibilite de ne pas retirer le lot s'ils veulent.
J'etais tentee de lancer une question Venise aujourd'hui genre : quel film de Woody, quels Visconti, quel James Bond, quel Indiana Jones ont ete tournes sur les bords de la lagune ? Je suis sure que Chico, PFG et d'autres encore peuvent repondre dans trois secondes qui suivent. Vous pouvez d'ailleurs essayer de les battre de vitesse si vous y arrivez.
La vraie question avec son lot merveilleux concerne l'Inde. Je suis sure que Mu a la reponse mais vous pouvez aussi la battre. Nous avons vu hier un entrainement de cricket. L'Inde en effet est le premier pays a avoir un championnat professionnel de ce sport. Il faut etre anglais ou appartenir au commomwealth  pour comprendre quelque chose a ce jeu qui n'a jamais franchi la Manche mais s'est implante au dela des mers.  D'ailleurs en ce moment meme a la tele il y a un match Bangladesh-Angleterre a la tele, ce qui nous change des bollywood habituels sur le petit ecran. La question est la suivante . combien de temps dure une partie de cricket ?
A gagner : des coquillages avant qu'ils ne deviennent pate dentifrice.
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L'autre cote de la traversee

Publié le 22 Juillet 2009 par Nadine et ses frangins dans Voyages en Asie

C'est ce qu'a du se dire Vasco de Gama arrive a Cochin. Il y est d'ailleurs mort et si ses restes sont aujourd'hui a Lisbonne, nous avons vu sa tombe aujourd'hui a l'eglise Saint-Francois. C'est ce qu'ont du se dire les marchands de VOC batave une fois les Portugais vires de Cochin, fraichement debarques d'Amsterdam. Et aussi les officiers de l'armee imperiale des Indes. Je ne sais pas ce que se sont dit les Juifs de Cochin dont la communaute etaient florissante ici avant que tous fassent leur Aliyah vers Israel. Le mythe racontait qu'ils etaient ici depuis la destruction du Second Temple mais la plupart etaient des juifs dits noirs, meles aux populations locales. Les permiers chretiens ici etaient d'ailleurs des chretiens orientaux de rite syriaque.

Tous ces autres cotes de la traversee ont donne a Fort Cochin de fort beaux restes : des eglises portugaises, un palais hollandais, une synagogue ou l'on rentre pieds nus mais la tete decouverte. C'est ce que nous avons visite aujourd'hui dans cette superbe et tranquille partie de la capitale du Kerala. Nous avons aussi negocie des Rickshaw et d'autres moyens de transport, mange des samoussas dans la cantine du port, achete des dohti que ces messieurs doivent vetir demain, observe un entrainement de cricket et de hockey sur gazon et encore plein d'autres choses.
Ce soir ce sera surprise dans l'assiette : nous avons commande le repas a la patronne a l'aveugle. Et demain les backwaters.

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Toujours plus au sud

Publié le 22 Juillet 2009 par Nadine et ses frangins dans Voyages en Asie

C'est depuis Fort Cochin dans le Kerala que je vous ecris. Je viens de m'envoyer un poutou, petit dej du sud de l'Inde a base de riz melange de noix de coco rapee (cocoyer pour mes lecteurs haitiens) avec des dal (lentilles) et une mangue (mango, toujours pour mes lecteurs haitiens). Mes freres et cousins (vous avez devines qui) dorment encore et je suis a l'internet cafe juste en face du siege local du parti communiste. Oui c'est bien le Kerala.
Nous sommes partis hier de Bombay sous la pluie de mousson qui faisait monter dangeureusement l'eau sur les trottoirs et nous sommes arrives a Kochin deux heures plus tard. Nous n'en avons pas vu grand chose pour le moment, etant arrives de nuit et ayant fait une heure et demi de taxi depuis l'aeroport. Fort Cochin est tout petit, tout mignon surtout en venant de Bombay et de ses 18 millions d'habitants. C'est touristique meme si c'est low season, avec les amenagements habituels de ce genre de lieu pour accueillir les touristes. nous avons un peu regrette notre delieuse cantine de Bombay et ses thali.
A travers des fenetres du taxi nous avons cependant pu avoir un premier apercu du Kerala. D'abord nous n'y avons pas encore vu de bidonville, meme dans la banlieue de Cochin. On vous en dira plus avec une vision plus large et de jour. Telles des etoiles dans la nuit, luisent les eglises : ici le catholicisme impregne les paysages, surtout nocturnes. Dedies a Saint Francois-Xavier (normal ici !), a Saint Antoine de Padoue, a la Sainte Vierge ou a Mere Theresa de Calcutta deja canonisee ici elles sont eclairees de bleu ou de couleurs vives et la statue du saint patron vivement eclairee elle aussi est exposee dans une cage de verre en haut du batiment. Du coup la concurrence adopte les memes methodes et expose des statues de moine en meditation dans des boites de verre identiques. Seul l'islam reste sur ses valeurs : grandes mosques vertes et blanches avec minaret et coupole.
L'evangelisation massive du Kerala est surement plus recente que l'arrivee des premiers europeens. Mais ici, a Fort Cochin, leurs traces sont nombreuses : Portugais et Hollandais comme a Malacca y ont laisse des traces. Je serai dans un mois a Lisbonne et c'est avec grande emotion que je vois ici une place Vasgo de Gama. A Calicut un peu plus au nord il ne reste plus rien de l'aventure lusitanienne. Il y a ici aussi une synagogue dont je vous en dirait plus long dans un autre post, a moins que Chico ne veuille s'exprimer sur la question. Nous voila partis pour un morceau d'histoire, celui des premiers ponts de la premiere mondialisation. De Vasgo de Gama a internet, je vous salue depuis Fort Cochin.


Pauline, je pose la question a mes freres et cousisn, ils auront peut-etre une reponse parce que moi je seche. D'ailleurs nos questions et nos lots sont toujours en jeu.
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