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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Mon année avec Obama

Publié le 31 Octobre 2008 par Nadine dans Voyages

Puisque Barak Obama s’est payé cette semaine de longues publicités sur les écrans US, il n’y a pas de raison que ce blog ne participe pas, lui aussi, au déferlement médiatique. C’est qu’Obama me poursuit tout au long de mes voyages depuis le début de l’année. La preuve en photos :
Ca a commencé dès le 3 janvier à NYC avec les primaires qui faisaient la une de la presse et occupaient largement les écrans télé.

Ca a continué en Indonésie où Barak compte des aficionados. Faut dire qu’il a grandi dans ce pays. Au passage remarquons qu’il est bien dommage que ce soit les Américains qui votent pour les présidentielles US. Ce serait le reste du monde, le résultat serait plus assuré pour les démocrates. Peut-être même qu’on aurait un duel Barak Obama/Ralph Nader. Mais, pour tout vous dire, j’y crois pas : je ne crois pas qu’ils en soient au point d’envoyer
à la Maison Blanche un coloured, comme ils disent hypocritement. Je ne demande qu’à être démentie par les faits.
Cette semaine, c’était en Irlande. Ce pays entretient des liens étroits avec les Etats-Unis. A l’aéroport de Dublin, il y a un poste de l’immigration US pour faire tamponner son passeport dès le départ tellement il y a de vols vers les USA. Au bar le Celt, on trouve le portrait de ce président catholique et  aussi
celui de Bill Clinton qui vient y boire quelques pintes quand il est à Dublin. Il y avait aussi un T-shirt à l'effigie d'Obama accroché derrière le comptoir.

J’ai croisé ce badge dans un sac à main…
… et ces affiches dans les rues. Bien sûr que le préfèrerait que ce soit Obama que Mac Cain qui l’emporte, mais comme cette affiche, je ne suis pas sûre que le vent du changement soufflera sur les Etats-Unis.

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Un Eire latin (et un Eire slave)

Publié le 29 Octobre 2008 par Nadine dans Voyage en Irlande

Je suis rentrée depuis ce matin, un peu escagassée puisque c’est mon deuxième lever à 4h du mat en 5 jours, avec au milieu du trekking urbain et des pub irlandais, debout avec des bières comme il se doit. Contente de rentrer et contente aussi de quitter les odeurs de graillons et de patates qui, à force, me soulèvent le cœur. Puisque j’ai retrouvé mon ordi, vous pouvez trouver dès maintenant des photos dans les articles précédents. et encore plus ici. Y compris les photos avec pied et retardateur, ce qui nous a bien fait délirer.
Dublin c’est Irlande et pas vraiment l’Irlande, on le sent même sans prendre l’Eire profond. Dublin est une capitale européenne cosmopolite de petite dimension qui a connu ces dernières années un grand boom, avec une économie extravertie, en étant par exemple une base importante pour des call center. Tout autant cela reste un petit pays, peu équipé : il n’y a pas, par exemple, d’autoroute entre Dublin et son aéroport. Xavier nous racontait aussi les déficiences du système de santé et du système scolaire. On ne rattrape pas comme ça son retard historique, surtout dans la gueule du capitalisme. Dublin a aménagé ses dockland le long de la Liffey (à l’image de…) et les grues poussent partout. Cependant la crise de cet automne touche l’Irlande plus que les autres : c’est la rançon à payer pour ce type d’économie avec un pays et des habitants qui vivent à crédit.
Ayant connu ces dernières années des croissances à plus de 5% et étant un pays anglophone, l’Irlande et Dublin ont fortement attiré. D’abord des communautés venues de l’Est, et surtout des Polonais qui ont investi le secteur de la construction et celui de la petite épicerie (l’arabe du coin en sorte). Je ne sais pas si c’est le coup du plombier polonais qui a influencé leur vote en juin dernier
Cela a aussi attiré toute une jeunesse avide de première expérience et d’English practice. Dublin est pleine de Français et d’Espagnols. La guesthouse où nous créchions était un camp de base pour beaucoup de ces jeunes en quête de petit boulot. Avec la crise, c’était apparemment très dur, sans compter que les prix de l’immobilier, surtout à la location, n’ont pas baissé (environ 450 € le mois pour une chambre). Nous avons joué aux cartes et bu des bières avec trois jeunes françaises : deux ont un petit job dans un grand magasin, la troisième renonçait et rentrait en France. C’est ainsi que le soir nous étions entourés d’Hispanophones, de Lusophones et de Francophones essentiellement : ambiance garantie entre la cuisine pleine de monde et le niveau sonore ! Une belle jeunesse très sympa, très partageuse et ouverte. La plupart vont se casser le nez ici, mais apparemment ils gardent le sourire.

 
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Le fond de l'Eire

Publié le 28 Octobre 2008 par Nadine dans Voyage en Irlande

Dernier jour a Dublin. Temps toujours sec mais glacial.  Le fond de l'Eire est frais. C'etait donc le bon jour pour faire les musees, musee des Antiquites et National Gallery. A Dublin, les eglises sont payantes mais les musees sont gratuits. Le musee des Antiquites est remarquables pour ses collections du Haut Moyen-Age : epees vikings, reliquaires du VIIe s., broches dans tous les metaux, crucifix etc... Bon ca s'arrete d'etre remarquable a partir du XIIe siecle quand les Anglais sont venus amener un peu de civilisation chez ces sauvages qui ne connaissaient meme pas les villes et ne produisaient que des monasteres vite pilles par les Vikings.
La National Gallery, a part de remarquables collections picturales italiennes, francaises et hollandaises des XVIIe et XVIIIe siecles comprend aussi toutes les collections de peintures irlandaises et finit par les portraits des grands hommes de la nation. A cote de James Joyce, des poetes gaeliques, des heros de 1916 et de tous les presidents, on trouve Bono. C'est  vrai on a les rock star qu'on peut : je vois mal une huile representant Johnny Halliday (ou Michel Sardou chantant le Connemara) a cote de celui de Mitterand. Quoique nous, on a une first lady...
A propos de gaelique, tous les panneaux sont ici en bilingue, mais tout le monde parle anglais. Cependant ils massacrent tellement la langue des Shakespeare et des Rolling Stones que je les soupconne par la de se venger un peu. Sans compter le massacre perpetre par les Polonais (premiere communaute d'etrangers a Dublin), les Paki et... les Francais mais je reviens demain sur cette grosse communaute de gens de Dublin.
Retour demain, lever a 4h comme a l'aller. Derniere soiree et dernier pub.

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(Tell me why) I don't like monday

Publié le 27 Octobre 2008 par Nadine dans Voyage en Irlande

Ce titre des tres oublies Boomtown Rats du tres charity Bob Geldolf n'a pas vraiment sa place ici puisque le dernier lundi d'octobre est ferie en Eire et qu'en plus il faisait un soleil radieux pour le marathon de Dublin. Mais je suis une craneuse comme le faisait (justement) remarquer Chico recemment.
Ayant ete abandonnee par mes deux compagnons de route j'ai pu enfin aujourd'hui faire des choses serieuses, a savoir un musee. Le musee de la Guinness bien entendu. Comme je le rappelle a chaque post depuis quelques jours (aujourd'hui encore pas de photos, donc je remets la meme), ici la Guiness c'est pas pour de rire. Le prix d'entree de leur musee non plus, a 15 euros, ce qui le rend plus cher que le MET a NYC, mais au MET on n'a pas des pintes de bieres a la fin de la visite. Donc Guinness c'est d'abord une emprise fonciere gigantesque dans cette petite capitale. L'usine est encore en ville avec ses batiments en briques et ses silos d'orge a brasser. La multinationale detient aussi le reseau d'eau de la ville nous a signale Xavier. Son musee est tres bien fait dans un superbe batiment du debut du siecle dernier avec une vue sur toute la ville depuis le sommet. Et puis j'adore les musees sur les processus industriels meme faits par des multinationales a leur propre gloire. Bref j'y ai passe pres de trois heures et pas qu'a picoler mais aussi a voir des films sur les maitres tonnelier dans les annees 1950, sur les peniches sur la Liffey avant guerre, sur les processus de brassage etc... Je suis prete a aller ce soir au Celt en boire une avec quelques compagnons de voyage rencontres a la guesthouse.

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Sunday windy sunday

Publié le 26 Octobre 2008 par Nadine, Fred et Vincent dans Voyage en Irlande

Rien de mieux que de faire appel a des locaux pour connaitre les bons plans. jávais encore un atout dans ma poche a Dublin puisque jétais restee en contact avec Xavier, un Francais rencontre a NYC en janvier dernier, qui reside a Dublin depuis cinq ans. Voyager beaucoup fait encore augmenter le capital voyage : on ne prete quáux riches cést bien connu (meme en ces temps de crises bancaires, mais la cést dún autre capital quíl ságit). Donc Xavier nous a dábord amenes dans un superbe bar sur quatre etages dans Temple Bar puis dans un pub populaire et plus typique sur la rive nord, le Celt ou il y avait de la musique live, guitares et violons avec le chant dúne mere, sa fille et les choeurs du public pour des classiques celtiques.
Bref ce matin ce fut pas tot que nous sommes partis dans le vent et sous le ciel bleu vers lóuest de la ville voir la prison lieu de memoire du martyrologue irlandais, entre la misere, la famine de 1847 et les prisonniers politiques dont les heros de 1916. Tres irlandais aussi le commentaire.  avec accent, ce qui fait quón a assez vite decroches.
Le dimanche en Irlande a assez ses rites incontournables : la messe le matin que nous avons entrevenus et lápres-midi, lírish stew au pub en regardant le foot. On a complete avec des frites pour rester dans une athmosphere de patates en hommage a la grande famine de 1847-50 (mais non, on blague)>
ce soir derniere soiree de la team, bientot un best-of photo du pied. Restez en ligne, ca vaut la peine. Pas moyen encore dénvoyer des photos avec ce computador bresilien. Faute de mieux je vous envoie encore la Guinness avec saint Patrick puisque nous sommes dimanche.

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Bacon tour

Publié le 25 Octobre 2008 par Nadine, Fred et Vincent dans Voyage en Irlande

Aujourd'hui meteo normale a savoir pluie et vent. Donc nous avons commence tres tard avec un brunch copieux : eggs, bacon, sausages, toasts etc... Faut dire que hier soir cétait soiree irlandaise normale au pub avec Guiness et musique live dans pub bonde. LÍrlandais nést pas franchement frileux puisque les mecs sont en bras de chemise et les filles en decollete, talons hauts et coiffure qui le fait avec le maquillage. Jái eu la bonte dáme de ne pas tuer le suspens sur jeu concours de la team hier malgre des touches assez colle serre.
Aujourd'hui apres le bacon le Bacon et son bordel au musee. Francis Bacon bien entendu. Nous avons fait des photos tre artistiques dans láscenseur du musee mais le computador bresilien sur lequel jécris ne prend pas ma carte SD.
On se remet du fish and chips et du livre de Kell avant dáttaquer la saturday night fever au pub comme il se doit.

Jeu concours ouvert a tous : quel film de Sergio Leone se passe en Irlande ? A gagner du plastique. Je ne vous fait pas láffront de vous demader quel film de John Ford se passe en Irlande.

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Envie d'Eire et de soleil

Publié le 24 Octobre 2008 par Nadine, Fred et Vincent dans Voyage en Irlande

C'est bien la peine d'aller a Dublin, on aurait mieux fait d'aller a Ibiza : c'est simple on comptait utiliser nos parapluies et nos K-Way et voila qu'on regrette d'avoir oublie nos lunettes de soleil et nos cremes ecran total. C'est simple ici au pays des roux tout le monde attrape des coups de soleil aujourd'hui.
D'ailleurs a propos de roux on a lance des ce matin a l'arrivee sur O Connell street le grand jeu concours interne de la team irlandaise, jeu ouvert aussi aux lecteurs qui peuvent aussi parier sur le ou la gagnant(e) du voyage : il s'agit de savoir qui sera le ou la premier(e) a se taper un joli rouquin eleve a la Guinness et au fish and chips. Ca donne une peau laiteuse du plus bel effet sous le soleil du jour et les lumieres tamisees des pubs la nuit.
Sinon on a tourne dans la ville de James Joyce tel des Ulysses modernes toute la journee et la on va se reposer un peu apres un lever aux aurores (avion a 6h30) pour etre en forme ce soir : chacun reve de gagner le gros lot ou a defaut de boire comme un Irlandais.
Photo de la bronzette au bord de la Liffey des que je sors mon sac du bazar de la luggage box et que je mette la main sur le cable USB de la carte SD.


Ca y est ! un charmant Espagnol má prete son computer ! Voila les photos:

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Vers l’Eire

Publié le 23 Octobre 2008 par Nadine dans Voyage en Irlande

Ceux qui croyaient que j’allais m’assagir question voir le vaste monde depuis que j’ai charge d’âme à la villa Dimanches en sont pour leurs frais : je suis en vacances depuis aujourd’hui à 10h, et je pars demain matin très tôt, à 5h pour prendre l’avion de 6h30 en direction de Dublin. Je pars en bonne compagnie avec deux beaux mecs (mais qui sont pas pour moi… on verra ce qu’on peut faire du côté des rouquins amateurs de brunes au pays de la Guiness). Le programme pour le moment est visite des pubs et peut-être même, entre deux averses, quelques autres visites culturelles. Mais comme je suis quelqu’une de sérieuse, je ne suis pas partie les mains vides. Mu m’a indiqué le répertoire minimum des chansons celtiques à connaître et j’ai donc dans mon i-pod les chansons et dans mon sac à dos les paroles : Whiskey In The Jar, The Irish Rover, Fields Of Athenrye, Dirty Old Town mais aussi des grandes chansons intellectuelles des Pogues comme « In heaven there is no beer (that’s why we drink it here) ». Bref, avec tout ceci, mon parapluie et mon imperméable, je suis parée pour tout ce qui m’attend au pays de James Joyce et de U2.
A propos Chico, c’est pas le moment de lancer une question jeu-concours Dublin ? Je m’occupe des lots.
En attendant, une question spéciale pour lecteurs fidèles : dans quel article cette année ais-je parlé déjà de l’Irlande ? A gagner : une photo de Lisbonne.

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Octobre rouge (et aussi vert, bleu et jaune, les couleurs de la FSU)

Publié le 20 Octobre 2008 par Nadine dans Tchatche et niouzes


Pour la deuxième fois en moins de six mois, on est allés manifester à Paris. La dernière fois, c’était le 18 mai, et si X.D. (qui a des idées libérales XXL) a un peu reculé, il n’a apparemment pas tout bien compris le message, donc on est allé le lui répéter. Même qu’on est prêts à y retourner encore une fois s’il faut, pour le lui hurler aux oreilles avec la battucadadu SNES qui peut taper encore plus fort s’ils continuent à faire les sourds.
Toutes les photos sont (code fsuaix).
Tiens pour une fois je me mets en photo en pleine manif dans ce blog, tant pis si on me traite de craneuse…
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Hijeb, türban, jilbab, tchador

Publié le 18 Octobre 2008 par Nadine dans Réflexions profondes

C’est en triant mes photos de Sumatra cet aprèm pour aller à une soirée diapo chez des copains que je suis tombée sur cette photo du pays Minang, où l’on voit une écolière rentrer chez elle en ôtant son jilbab, que je me suis rappelée avoir promis précédemment de faire un article sur ce qu’on appelle en France le voile islamique. D’autant plus que l’on m’avait interpellée de la manière suivante :

Pour le voile et autres j'attends avec impatience ton avis de globe trotter.  Mes copines algériennes qui ont la quarantaine voient avec horreur les têtes des nièces et voisines se couvrir alors que leurs mères avaient lutté pour s'en débarrasser. Elles ne voudraient pas qu'on re-commence à les regarder de travers quand elles n'obéissent pas aux pressions du nombre. Poulsom

Voici un avis, je veux dire celui des copines algériennes, que je ne peux pas évacuer. Pourtant je suis assez atterrée par la raideur et l’intransigeance des avis des un(e)s et des autres. Que les femmes algériennes aient un juste combat pour l’égalité des droits et que ce combat passe par le droit à choisir sa tenue vestimentaire en privé et en public, c’est un combat que je soutiens et que j’applaudis. Mais que l’on fasse un amalgame de tout et n’importe quoi pour stigmatiser des populations qui le sont déjà assez et donner des leçons au monde entier, je ne suis pas d’accord.
Car il faudrait d’abord savoir de quoi l’on parle. Parler de foulard islamique c’est finalement avaliser les thèses des tenants d’un islam unique, culturaliste, réducteur et qui interprète les textes à la lettre. C’est penser que la tenue vestimentaire des femmes dans l’islam est fondée dans les textes et particulièrement du Coran. Faire des amalgames pour combattre le foulard islamique c’est reprendre les arguments de l’adversaire et les faire siens, donc lui donner raison.
Tout d’abord le Coran a eu un processus d’écriture qui a été long et les recueils de hadith datent pour la plupart du IXème siècle au plus tôt. S’agit-il alors des injonctions de Mahomet ou des ulemas abbassides ? Mais allons encore plus loin. L’islam n’est pas unique : il n’y a que des sociétés qui portent l’islam, et l’interprétation fait débat à l’intérieur de ces sociétés. Par exemple en Indonésie, premier pays musulman du monde, le débat entre les libéraux issus des universités islamiques traditionnelles et les radicaux apparus depuis le début des années 1980 porte sur le sens de l’universalité dans l’islam : doit-il être proche de sa version arabe originelle ou doit-il s’adapter aux sociétés locales ou aux sociétés inspirées par l’Occident et donc être plus accommodant ? Ce débat est celui de beaucoup de sociétés musulmanes à l’heure de la globalisation. Il est aussi à replacer dans le contexte indonésien de fort syncrétisme religieux et dans le contexte international des velléités de direction de l’Umma de la part de l’Arabie Saoudite, gardienne de lieux saints et bénéficiaire de la manne financière du pétrole,.
Donc parle-t-on de la même chose quand on parle du hijeb, du türban, du jilbab, de la burka ou du tchador ? Il est indéniable qu’il s’agit d’un combat pour l’égalité et contre l’oppression quand il s’agit des femmes algériennes qui combattent le code de la famille et le FIS (dit les fascistes peints en vert). C’est la même chose pour les turques qui revendiquent l’héritage d’Atatürk : l’AKP c’est George Bush en version kebab. Car le voile est dans ces deux cas le symbole de l’oppression réactionnaire. Mais en Indonésie, le jilbab ne se porte pas de la même manière. C’est d’abord un symbole identitaire dans un pays multiconfessionnel. C’est ensuite la tenue correcte des femmes et des filles pour le matin. L’après-midi, quand on rentre chez soi, on l’enlève et comme le dehors et le dedans des maisons est confondu, on est tête nue dehors. Le soir et le week-end, on est encore plus décontractée, en short et décolleté. Le jilbab n’est qu’une tenue de circonstance pour des moments précis de la vie sociale. Il n’est pas une obligation ni de la part de l’Etat (sauf à l’école mais pas pour tout le monde, alors que tout le monde porte un uniforme), ni de la part de la société. Alors parle-t-on réellement de la même chose entre l’Algérie et l’Indonésie ? Ou fait-on du culturalisme qui globalise l’islam et qui va donc dans le sens des pires barbus ?
Dernier exemple, l’Iran. Lorsque le tchador fut imposé aux femmes en 1979 c’était à la fois une mesure réactionnaire mais aussi une réaction à la politique du shah qui avait interdit le port du tchador dans les lieux publics, obligeant à la relégation un grand nombre de femmes. Aujourd’hui le tchador a eu un effet paradoxal (et non voulu par les ayatollah) : il a libéré les femmes plus qu’il ne les a soumises. Pouvant être décentes, et aussi presque anonymes, ayant diminué dans l’apparence une partie des différences de classes, les femmes iraniennes ont fortement investi l’espace public. Elles sont près de 50 % à être scolarisées dans le secondaire, elles sont plus nombreuses que les garçons dans les universités, elles sont députés, chercheuses, universitaires. Les résultats sont aussi spectaculaires dans leur vie privée puisque les Iraniennes font désormais 2 enfants au lieu de 6 il y a 20 ans. Tout n'est pas rose pour les femmes au pays de khomeyni mais le tableau n'est pas aussi noir que les tchadors.
Alors le foulard, le voile, oppresseur ou libérateur ? (ou rien du tout). Avant d’avancer une généralisation hâtive, ne convient-il pas de réfléchir, de contextualiser, en bref de faire de l’histoire sociale ?

Quelles seront vos réactions après un article aussi provocateur ? En plus, je n’ai surtout pas parlé de la France…
Chico, tu nous fais un truc sur les perruques chez les juives ultra-orthodoxes ?


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