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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Les experts à Aix (2)

Publié le 30 Janvier 2010 par Nadine dans Niouzes narcissiques

http://bertrandbuchs.blog.tdg.ch/media/02/00/304307429.jpgC’était hier à la villa Dimanches le grand raout des experts : quatre en tout, plus un chauffagiste, tous les occupants et ex-occupants de la villa Dimanches (sauf Neel excusé pour cause d’école), et un conseiller juridique d’une des assurances. Bref, cela faisait du monde dans le studio pour examiner les gravas et les trucs brûlés. Ca a discuté fermé pendant près de deux heures arguments, contre-arguments pour… pas de conclusion si ce n’est de confier le dossier à une boîte spécialisée qui démontera le tout à la pince à épiler ou presque.
Le but de la manœuvre pour ma pomme et ma voisine c’est qu’il mettent sous cloche le studio le temps de discuter entre eux et qu’il commencent enfin les travaux. Ce devrait normalement se faire la semaine prochaine. Mais les normalement ne sont pas toujours au rendez-vous dans  cette histoire. La suite palpitante dans ce blog, chers lecteurs…
Sinon, une bonne nouvelle : un signe que la fin de malédiction serait enfin à l’horizon. J’ai retrouvé mon portefeuille ! Je l’avais égaré la semaine dernière à Chauvet et il était… au fin fond de mon  sac à dos. Youpi !
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Haïti chéri (2)

Publié le 28 Janvier 2010 par Nadine dans Haïti

250px-John Gabriel StedmanHaïti est sorti de nos écrans après les avoir envahis pendant près de deux semaines. Les télés du monde entier sont allées filmer Haïti et les Haïtiens. Les Haïtiens, vraiment les Haïtiens ?US invasion of Haiti CaptureofFtRiviere
J’y ai vu des cadavres filmés sans pudeur. Imaginez les Haïtiens en quête de nouvelles de leurs proches les découvrant sous forme de cadavre sur les écrans ? Nous avons éloigné Neel de tout ça, trop dur. Lui aussi aurait bien voulu avoir des nouvelles de sa tante, de sa sœur, de son père. Il est vrai que la figure du nègre mort, allongé sur le sol, est une figure récurrente de l’iconographie de la domination depuis des siècles : que ce soit le nègre marron au pied du chasseur ou exposé à la foule, le bandit au pied du GI en 1915 (le corps de Charlemagne Peralte fut exposé et cette image d’un mort fut distribuée à travers tout le pays) ou les cadavres des gangs durant les années 2000. Le nègre mort revient à sa nature première, celle qui l’a fait venir en Amérique, du bétail anonyme. De toutes façons le chiffre des victimes ne cesse de grimper : il est passé en une semaine de 50 000 à 170 000. L’on ne saura jamais, ce pays n’a pas d’Etat Civil fiable.peralte body
Le Blan par contre a été à son aise : celui du bienfaiteur. Les images des rescapés sauvés des ruines ont été passées en boucle. On a vu des Blan sauver des Blan (l'hôtel Montana, celui où l'on croisait les costards cravate et les 4X4 des experts bien rémunérés voir infra) et aussi des Blan sauver des Neg. On a vu des Blan soigner des Neg. Mais a-t-on vu les centaines de gens sauvés par les Haïtiens eux-mêmes ? Très peu. Pourtant leur nombre est bien supérieur aux 135 personnes retrouvées vivantes selon les médias. Il faut croire que seules les personnes retrouvées par les Blan comptent. On a par contre eu très peur des pillages : non seulement ils n’ont pas eu lieu, mais peut-on appeler pillage quand il s’agit de quête de nourriture alors que l’on n’a rien à manger ? Mais le fantasme est plus fort que la réalité.
Haïti doit sortir de nos fantasmes, cesser d’être tour à tour la République noire ou le pays des bandits. Haïti ne mérite ni la compassion qui rabaisse, ni la répulsion qui méprise : Haïti mérite le respect, la dignité comme les Haïtiens nous l’ont montré depuis deux semaines de manière à entrer dans la normalité que nous leur avons refusé depuis toujours.

L’article suivant paru aujourd’hui est du correspondant habituel du Monde à Haïti.

Haïti, année zéro
Après l'apocalypse, la reconstruction. La terrible tragédie qui a frappé mardi 12 janvier, le pays le plus pauvre des Amériques sera-t-elle l'opportunité de construire "Une nouvelle Haïti" ? Le mauvais sort semble s'acharner sur la première république noire fondée en 1804, qui a universalisé les droits humains.
Ses deux siècles d'existence ont été marqués par la violence et les convulsions. L'espérance démocratique née à la chute de la dictature duvaliériste, en 1986, s'est évanouie au rythme de sanglants soubresauts et de l'extension de la misère. Petit bout d'Afrique accroché aux flancs des Amériques, Haïti est depuis un quart de siècle, l'un des exemples les plus déprimants des échecs de la coopération internationale.
Après le séisme le plus meurtrier de l'histoire du continent américain, le succès de la reconstruction dépendra d'abord des Haïtiens. De leur capacité à surmonter le traumatisme provoqué par les amoncellements de cadavres jetés dans les fosses communes ou toujours prisonniers des décombres ; par les innombrables blessures, physiques et psychiques ; par la crainte de nouvelles répliques.
La renaissance dépendra de leur aptitude à construire un Etat moins corrompu et plus performant, capable par exemple de faire respecter des normes de construction ou de promouvoir le reboisement. Conséquence de la catastrophe, le dépeuplement de la capitale sera positif si des services publics, des emplois et des logements sont créés dans les provinces pour y fixer les sans-abri. La centralisation des activités dans la "république de Port-au-Prince" a amplifié le désastre.
Le modèle de développement impulsé par les pays "amis" et les bailleurs de fonds en est, en partie, responsable. Le déversement des excédents agricoles subventionnés - le riz des Etats-Unis, notamment - a ruiné les paysans qui sont venus gonfler les bidonvilles de la capitale. Les emplois des zones franches ont été concentrés à Port-au-Prince.
Les bailleurs de fonds ont multiplié les conférences, ces dernières années. Des milliards de dollars ont été promis, et en partie dépensés en "coopération technique". Cet euphémisme masque les grasses rémunérations d'experts rédigeant les mêmes rapports pour la énième fois, et les dépenses des bureaucraties de l'aide au développement. Depuis 2004, la communauté internationale semble convaincue de la nécessité d'un engagement à long terme et l'Amérique du Sud, Brésil en tête, a renforcé le groupe des pays "amis".
Face à l'ampleur des besoins, l'heure n'est pas aux procès d'intention. L'intérêt des Etats-Unis n'est pas d'occuper Haïti, mais d'éviter un déferlement de boat people et un Etat failli, livré aux narcotrafiquants dans leur arrière-cour. La République dominicaine a conscience que le développement d'Haïti est la seule réponse au grave problème migratoire qui empoisonne les relations entre les deux pays voisins.
Anderson Cooper, le présentateur de CNN, trouvera bientôt de nouveaux théâtres pour mettre en scène son journalisme de compassion. Mais la crise humanitaire continuera après le départ des équipes de télévision. Le formidable élan de générosité s'essoufflera. Pour les pays "amis" et pour les Nations unies, le grand défi sera de rompre avec les échecs du passé et transformer, enfin, les promesses de coopération en réussites.
Jean-Michel Caroit
Article paru dans l'édition du 28.01.10.
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Marronages dans la montagne

Publié le 25 Janvier 2010 par Nadine dans Voyages

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Neel adore le ski et il faut dire qu’il est assez doué : il avait annoncé que cette année il se ferait les noires et il a tenu parole. Hier matin, c’est sans problème qu’il a descendu la noire des œufs à La Foux alors qu’elle était à peine damée. Nous avons dévalé les pistes tout le week-end avec Cathy, Etienne et mon filleul Marius. Toutes les photos là (code chauvet)
Comme Neel aime bien mesurer ses performances, il désigne les pistes en fonction de leur difficulté, donc selon la couleur qui les étalonne : verte, bleue, rouge ou noire. Ne sachant comme nommer les pistes en hors-piste, non damées il les appelées vendredi matin spontanément des pistes marrons. Merveilleux mot d’enfant ! Nous avons immédiatement utilisé ce terme en le déclinant : petit marronage pour une sortie des pistes dans la poudreuse, grand marronage pour une descente sous la Grande Séolane par exemple.
Mais comme tout marronage, ce marronage des neiges a aussi quelques dangers : Neel a encore fait une descente en barquette après une chute pourtant banale. Quinze jours de béquille à l’horizon !

Marron vient de l’espagnol cimarron, qui désigne des animaux qui de domestiques retournent à l'état sauvage. Il désigne les esclaves fugitifs qui bien souvent se réfugiaient dans la montagne ou la forêt.
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Effondrée

Publié le 20 Janvier 2010 par Nadine dans Haïti

EvelineCette photo illustrait un article de Libé hier. C’est Eveline, la directrice de la crèche Notre Dame de la Nativité que l’on voyait avec Neel à Guéret dans le post de vendredi. La crèche, construite en béton, était proche de l’épicentre du séisme. Elle s’est effondrée et la moitié des enfants sont restés sous les décombres. Les survivants dorment maintenant dans la rue et attendent de recevoir soins, eaux et nourriture. Eveline avant avait déjà du mal à nourrir tous les jours les 130 enfants, il faut maintenant leur construire un toit : vous pouvez passer pour vos dons par l’OAA qui nous a permis de les connaître, Ti Malice.
Il y a eu dimanche dernier la messe en créole à Marseille. C’est la messe habituelle du 3ème dimanche de chaque mois. Elle était cette fois-ci aussi en français et en créole car l’assistance était beaucoup plus fournie. J’y étais même si je ne suis pas toujours folle de la messe. L’émotion était palpable et très digne. La communauté haïtienne de Marseille était là, debout, prête à servir son pays qui est aussi un peu le mien maintenant. L’homélie du père Soler était très bien, militante. Les prières ont demandé de ne pas perdre l’espoir. C’est ce qu’il faudra aussi — au delà de l’eau et de la nourriture — dans les prochains mois.


Dans les crèches d’Haïti, l’attente des orphelins
LE MONDE | 19.01.10 | 10h21  •  Mis à jour le 19.01.10 | 10h24
Port-au-Prince, Envoyé spéciale
 




lle est élégante, Evelyne Midi Jacques, les cheveux lissés et tirés en arrière et la robe de coton blanc, brodée, impeccable. "Dans la poussière, le malheur, le chaos, la femme haïtienne veut toujours rester digne, présentable. C'est une question de respect", dit-elle simplement.
Depuis six jours, elle dort sur le bord de la rue Delma, un quartier populaire, avec 78 enfants de 5 mois à 8 ans. Depuis six jours, elle court, soigne, rassure, console, nourrit, fait face. Depuis six jours, elle lutte contre cette image obsédante qui ne la quittera plus : l'ensevelissement sous les gravats de la crèche Notre-Dame de la Nativité dont elle est la directrice. La perte, en quelques secondes, de 56 enfants.



"On avait fini de laver les petits. Ils étaient tous devant le grand poste de télé pour voir un DVD, Blanche-Neige, ou quelque chose comme ça. Moi, j'arrivais tout juste en voiture. Soudain, il y eut un terrible grondement. Ce bruit ne me sortira jamais de ma tête. Dans l'auto, c'est comme si on était dans la mer, et qu'on allait être englouti. Je suis sortie, me suis cramponnée à la barrière, le garçon de cour m'a alors retenue dans ses bras. "N'entrez pas", m'a-t-il dit. "C'est l'horreur. C'est pas quelque chose à voir. Les enfants sont tous morts"."

Devant elle, un gigantesque nuage noir. Elle s'est précipitée sans pouvoir rien distinguer, elle a appelé à l'aide. Et dans le fatras, le béton, la poussière, guidée par les cris, elle a retrouvé près de 70enfants. Quelques autres émergeront des ruines, un jour plus tard, deux, voire cinq pour une petite fille, Angeline, qui, depuis, couverte de plaies, ne parle guère.

Elle nous montre les ruines, puisqu'on le lui demande. La maison, dit-elle, était jolie et fonctionnelle avec la pouponnière à l'étage. Il n'y a plus de nourrissons. Et ce soir, c'est dans le petit jardin d'une autre maison fêlée qu'elle va installer les enfants. Une maman la suit, hagarde, dont une petite Falah est morte dans la crèche. Une autre arrive qui, désemparée, voudrait lui confier son fils de 8ans. Oui, les enfants de la crèche ont des parents biologiques. Et quelque part en France des parents adoptants.

"Je les connais !, dit Evelyne Midi Jacques. Ils ont déjà tous passé une huitaine de jours avec les petits. Et j'imagine leur angoisse aujourd'hui. Mon Dieu ! Mon téléphone ne fonctionne plus mais c'est un soulagement de n'avoir pas à leur répondre. L'ambassade pourra le faire puisque j'ai donné tous les noms." Elle voudrait plus, en fait, de l'ambassade : un grand coup de pouce pour accélérer les adoptions. "Je veux mettre à l'abri mes petits survivants. Qu'ils partent chez leurs parents français ! Qu'ils quittent ce pays qui ne peut rien leur offrir. Qu'on les évacue au plus vite. On régularisera les papiers ensuite." Les dossiers ? Les agréments ? La procédure ? "De quoi me parlez-vous ? Il y avait des dossiers à tous les stades du processus: parquet, ministère de la justice, ministère intérieur. Mais ils sont tous détruits, enfouis ou brûlés ! Les enfants ne peuvent attendre !"
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Au moins une bonne nouvelle pour Haïti

Publié le 17 Janvier 2010 par Nadine dans Haïti

BD Haïti
Les Haïtiens affamés mangent des galettes de terre. Demandant un partage équitable, le lobby US de la boue presse l’OMC pour forcer Haïti à baisser ses barrières douanières sur la boue pour que la boue US puisse y être importée.



Toujours sans nouvelles nouvelles de la crèche, et avant de descendre tout à l’heure à Marseille pour la messe en créole avec mes amis de l’ACH, voici le côté positif du séisme (y en a un) :

Besson suspend les expulsions vers Haïti.
Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson a annoncé aujourd'hui avoir suspendu les expulsions de ressortissants haïtiens en situation irrégulière vers leur pays d'origine, en raison du séisme qui a frappé l'île des Caraïbes.

Dans un communiqué, Eric Besson précise avoir "donné mercredi instruction à ses services de suspendre immédiatement toutes procédures de reconduite dans leur pays d'origine des ressortissants haïtiens, en situation irrégulière sur le territoire national".

Le ministère n'était pas en mesure d'indiquer le nombre de personnes concernées.
(Le Figaro, 14 janvier 2010)

On est bien content. Il faut savoir qu’Haïti et notre patrie des Droits de l’Homme étaient en train de négocier un accord bilatéral de coopération où l’aide de la France était assortie de restrictions à l’immigration et de facilité de reconduites aux frontières. A Haïti, surtout à Haïti, les cadeaux, ça se paye.
Ceux qui sont en train de faire des cadeaux très généreux ce sont des Etats-Unis. Haïti pour eux ce sont des affaires intérieures. La Caraïbe est leur arrière-cour  et Haïti est depuis plus d’un siècle leur bidonville personnel que le capitalisme a désigné comme pourvoyeur pour son espace régional de main d’œuvre à bon marché et expulsable à tout moment (sans compter ses élites, toutes à l’étranger qui fournissent largement les universités US et québécoises). Les Etats-Unis depuis un siècle ont pillé ce pays. Deux exemples parmi cent : le couvert forestier durant l’occupation US de 1915 à 1934 est passé de 60 à 21 % du pays car les entreprises US du bois ont à cette époque accentué leur prédation en bois tropicaux. Le rétablissement d’Aristide en 1994 par l’armée US s’est accompagné d’une politique d’ajustements structurels (privatisations, restriction des dépenses publiques, hausse des tarifs d’électricité, de l’eau… pour ceux qui en avaient). Mais ne faisons pas les malins : la France avait commencé du temps de la colonisation, les esclaves sont arrivés sur des bateaux venus de Nantes et la dette de 150 millions de francs-or extorquée par Charles X a continuée d’être encaissée par les différentes Républiques du XIXème siècle, celles que le roman national présente comme offrant l’abolition aux esclaves reconnaissants. Je peux continuer comme ça longtemps ; Haïti n’a pas de malédiction, la catastrophe naturelle qui le touche est une interaction entre un phénomène naturel et une société, et l’état de cette société est le produit d’une histoire. Penser en termes de malédiction, c’est renvoyer la cause à la métaphysique et donc s’éviter de penser.
Je ne suis pas la seule à m’inquiéter de la mise sous tutelle US. Ils ont pris le contrôle de l’aéroport sans rien demander à personne. Ils vont continuer et il faut toujours se méfier des cadeaux des puissants. Mais en même temps que faire ?

File-t-on tout droit vers une mise sous tutelle ?
La nécessité de reprendre le droit de se prononcer sur notre sort

vendredi 15 janvier 2010,
Radio Kiskeya

La dévastation est totale. Le gouvernement local semble atomisé. Une bonne partie de l’intelligentsia est soit en deuil ou prise sous les débris. L’aide internationale ne s’embarrasse même plus de consulter les forces vives du pays pour coordonner la distribution de vivres. Haïti est édentée.
Or si un plan Marshall devait être adopté, il faudrait bien de la gouvernance locale pour la gérer. Devant la vacance institutionnelle actuelle, force est de conclure que la communauté internationale va vraisemblablement présider à nos destinées de manière beaucoup plus directe qu’auparavant.
D’ailleurs, l’idée d’un plan Marshall qui implique inévitablement une dimension bilatérale ou multilatérale ne semble pas faire l’unanimité auprès de plusieurs analystes qui pensent, à tort ou à raison, qu’Haïti n’est plus en mesure de négocier souverainement.
Et c’est là qu’un rendez-vous historique est en train de se révéler : Une opportunité exceptionnelle de mobilisation de toutes les forces vives et compétences d’origines ou d’affinités haïtiennes, de l’intérieur et de l’extérieur, pour constituer une alternative fiable de gouvernance.
Autrement, nous filons tout droit vers une mise sous tutelle totale. Et nous n’aurons même plus le loisir de nous prononcer sur nos propres destinées.
Allons-nous rater ce train ?
Harold Isaac
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Des nouvelles de la crèche à Port-au-Prince

Publié le 15 Janvier 2010 par Nadine dans Haïti

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A Haïti comme au Québec, une crèche cela veut dire un orphelinat. D’ailleurs Cathy à Montréal avait laissé les gens assez incrédules quand elle était arrivée lorsqu’elle avait demandé s’il y avait une crèche pour déposer son fils.
La crèche où se trouvait Neel s’appelle ou s’appelait le Foyer Notre Dame de la Nativité. Elle est à Fontamara, un quartier de Port-au-Prince. Voici les courriels que j’ai reçu et les dernières niouzes sur le net :

Impossible de joindre Eveline, les connexions ne passent pas encore; mais je sais par les USA que la situation est gravissime. Nous n'avons rien de précis, nous savons Eveline et Jeanjean vivants et aussi des enfants mais rien de précis sur les enfants à part 5 ou 6 sur une cinquantaine en cours d'apparentement... Nous sommes aussi sans nouvelle de la crèche du Foyer du Soleil que nous partageons avec Médecins du Monde sans nouvelle eux aussi. Il faut dire que ce  matin il était bien difficile de se déplacer dans PAP. et jusqu'à 80 km puisque Jacmel est aussi touchée.
Nous sommes anéanties et dans la peine pour répondre aux familles angoissées. Paris n'est pas d'un grand secours puisque il fallait le temps de mettre une cellule de crise. à suivre dans les 48 heures j'espère.


La situation chaotique du pays rend les connexions quasi impossibles. Le pays a connu 30 répliques dans la seule journée du mercredi et il est très difficile de circuler dans la ville et ses environs d’ailleurs. Les informations recueillies se font au compte goutte.
Aujourd’hui nous sommes rassurés sur la situation des enfants de la crèche Nid d’Amour. Tout le monde a pu évacuer la crèche.
Nous avons appris par Médecins du Monde qui travaille avec nous au Foyer du Soleil que les enfants et la directrice sont aussi indemnes.
La situation est plus critique pour la Fondation Notre Dame de la Nativité qui se situe à l’épi centre du séisme et pour laquelle nous avons peu d’informations vérifiées. Nous avons demandé une intervention urgente quand les secours seront sur place.
Nous vous donnerons les nouvelles au fur et à mesure que nous obtiendrons des infos…Il faut laisser les services d’urgence internationaux intervenir en souhaitant que cela se fasse rapidement tant le temps est compté.
Nous vous invitons aussi à consulter le site officiel de l’Autorité Centrale de l’Adoption (www.diplomatie.gouv.fr) pour éviter les rumeurs qui sont véhiculées dans ce genre de crise.


Bref, ne pouvant rien faire de concret, j’ai juste pris mon carnet de chèque et une enveloppe et j’ai envoyé un gros chèque. Neel s’y est mis aussi et m’a donné 1 € à rajouter à la somme.


Sur la photo Neel avec Eveline et Jeanjean les directeurs de la crèche.
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Haïti chéri

Publié le 13 Janvier 2010 par Nadine dans Haïti

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C’est par un  texto à 5h18 du matin que j’ai appris la nouvelle du séisme qui a touché Port-au-Prince. Autant dire que mes petits soucis domestiques semblent bien négligeables à côté de ce qui se passe dans l’île natale de Neel.
J’ai téléphoné à Ti Malice, l’OAA qui nous permis de réaliser l’adoption. Il étaient évidemment sans nouvelles de la crèche ce matin. Je suis assez inquiète : située dans le bas de la ville, c’était une construction en béton, une construction aléatoire de type tiers-monde et un étage avait été rajouté récemment.
Voici les nouvelles que j’ai reçues ce soir de Ti Malice :

nous allons faire un appel aux dons sur le site dés demain
nous somme surtout dans la recherche de nouvelles sures
la crèche d'Eveline est assez gravement touchée et tout aide sera utile rapidement

J’envoie très vite un chèque. Mais quand est-il de Mamy Jeanjean et Monsieur Jeanjean ? Des nounous ? Et des ti moun, ceux que l'on voit sur cette photo et les autres ? Nous
sommes inquiets aussi pour la famille que Neel a encore là-bas.
Mes amis haïtiens de Marseille sont aussi dans l’inquiétude. J’irai peut-être les voir ce dimanche pour la messe en créole.
PS : hasard du calendrier, je fais une conférence vendredi soir au lycée Saint-Exupéry dans le 15ème sur l’histoire d’Haïti.
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Des avantages des intempéries

Publié le 11 Janvier 2010 par Nadine dans Tchatche et niouzes

Dans le monde salarial, il n’y a plus de cadeaux. La tendance est à l’accélération des cadences, alors quand on offre quelque chose au salarié, il doit le payer. Fini depuis longtemps la journée du maire dans les écoles, alors pensez bien que quand nous propose de faire le pont de l’Ascension il faut le rattraper. C’était samedi dernier la première demi-journée de rattrapage dans mon collège. Mais divine surprise un caillou s’est mis dans la machine : la neige tombait dru depuis la nuit précédente. Et comme l’an dernier beaucoup de monde s’était retrouvés coincés, nombre de collègues ont jugé prudent de ne pas sortir de chez eux. D’ailleurs la sous-chef qui était de garde a fermé le bahut à 10 heures du matin. Je n’étais pas concernée (je ne travaille pas le vendredi, donc rien à rattraper) mais je jubilais en regardant les flocons tomber.
Un autre qui jubilait c’était Neel. Il espérait comme l’an dernier faire de la luge pendant trois jours à la place de l’école. Il n’en est pas tombé autant, mais il a quand même fait de belles boules de neiges et nous sommes même sortis faire du vélo en ville carapaçonnés dans  nos tenues de ski. Le bonheur quoi !

La vue de mon palace
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Un plongeon dans la piscine de Papou et Mimi ?
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Premier arrivé à la course de vélo sur neige

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Il vaut mieux un petit chez soi…

Publié le 8 Janvier 2010 par Nadine dans Niouzes narcissiques

http://majoke.com/images_news/tv/desperate_housewives/Desperate_Housewives.jpgQu’un grand chez les autres. J’ai donc quitté la grande maison de ma mère pour intégrer mon palace de 40 m2 à faible distance de chez elle, proche du centre-ville et à 5 mn en voiture de l’école de Neel. L’assurance me paye un appart à hauteur de la valeur locative de ma maison : et comme l’expert qui ne doit pas vraiment connaître le marché locatif aixois a annoncé 800 € pour mon T4 avec studio en dépendance, je m’en suis tenue là. De toutes manière le parc locatif aixois du meublé fin décembre n’étais pas très fourni et fait quasi-exclusivement de T2.
C’est donc plus petit que la villa Dimanches, je dors dans le salon car Neel a déjà neelifié la chambre (on marche sur les petites voitures et les dinosaures en contournant le garage géant reçu du père Noël). Ca me rappelle un  peu la vie étudiante ! Mais il y a une grande terrasse plein sud où, dès qu’il fera bon, je pourrai faire plein de grillades parties. C’était hier la première soirée dans les murs qui étaient très froids : inhabité depuis deux semaines, l’appart qui est au dernier étage avait gelé. Au sens propre puisque la noix de coco de Neel que j’avais laissée avait son eau de coco en glace. Les radiateurs électriques étaient donc à fond et l’ambiance était genre chalet les soirs d’arrivée.
Il faut maintenant s’organiser, trouver ses marques, ses repaires, ses horaires. Les photos prochainement dans cette excellente lecture qu’est le blog nadoch.
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Bonne année 2010

Publié le 5 Janvier 2010 par Nadine dans Voyages en Asie

Avant qu'il ne soit trop tard pour vous souhaiter une bonne année 2010 et tous mes vœux, voici les miens. Vous savez ce qu'il faut me souhaiter. J'espère aussi pour tous une chaude année de luttes : ça tombe bien puisque ça commence dès le 21 janvier avec une grève. Pour illustrer le tout, voici ma carte de vœux prise dans le Kerala cet été.
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