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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Remonter le Mekong

Publié le 31 Juillet 2011 par Nadine dans Voyages en Asie

MekongMapJ'avais quitte le Mekong en fevrier 2007 a Pnomh Penh, avec Borin, Jaime et Miguel. J'etais d'ailleurs un peu triste de les quitter mais j'ai revu les uns et les autres a Lyon, Porto et Lisbonne. C'est le Mekong que je retrouve ici au Laos, a Luang Pra Bang, le Mekong qui irrrigue tous les pays de l'ancienne Indochine, la colonne vertebrale du Laos, le grenier a riz de la region.  Avec un peu de mal d'ailleurs puisque nous avons pris de 24 heures de retard sur le programmme : le vol d'hier a ete annule pour cause de typhon sur la region d'Hanoi.

Je suis ici en amont du Cambodge et je vais encore remonter le fleuve boueux, marron aux remous incessants. Le reste de l'equipe part d'un autre cote pour cause de projets differents et je retrouverai Romu juste avant la frontiere Viet pour aller vers Dien Bien Phu.

Luang Pra Bang est une belle ville, qui parait endormie quand on arrive de la tres speed Hanoi. Classe au patrimoine de l'humanite par l'Unesco, les rives alignent Wat dores (pagodes) remplis de moinillons au crane rase et robe safran, et belles maisons de l'epoque coloniale tres bien entretenues (la plupart sont des guesthouses ou des restos). Car Luang Pra Bang est aussi la destination principale du tourisme au Laos, et, comme ses cousines Hoi An, Chiang Mai ou Ubud on se la joue aussi conservatoire des traditions et de l'artisanat, ce qui, vous le savez m'enerve un peu. Prochainement il faudra que je fasse un article l'artisanat ca n'existe pas, c'est une creation du tourisme. Mais ne crachons pas dans la soupe, je suis moi-meme touriste et au marche j'ai achete... des culottes ! Ben oui, je suis une des rares occidentales a avoir la taille Lao, alors autant en profiter et ce genre de produit, meme pas besoin de marchander comme un chien contrairement aux trucs soi-disant typiques.

Demain fin du tour des curiosites de Luang Pra Bang en velo (ca me manquait). Et maintenant, se taper la cloche au marche de nuit, je sens que vous allez en entendre parler demain....

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Une soiree 100 % viet

Publié le 30 Juillet 2011 par Nadine dans Voyages en Asie

http://whereismymind42.files.wordpress.com/2011/04/03c003c000939836-photo-pochette-la-fievre-du-karaoke.jpgVous n'aurez pas les photos tout de suite pour plusieurs raisons. La premiere c'est que nous partons dans une demi-heure pour le Laos, la deuxieme c'est qu'il va falloir faire le tri avant parce qu'on ne sait plus trop ce qu'on a photographie hier soir. En plus je suis dans le pate total.

Ca a commence avec Xay, Ha et Minh dans un grand restau de la capitale. Une grand restau au sens propre puisque dans les deux immenses etages qui resonnaient  ils y avait des centaines de personne qui braillaient, surtout quand elles trinquaient, ce qui arrivait souvent vu la quantite de biere qui coulait a flot. Ici on sort souvent avec ses clients ou ses collegues de boulot avec lesquels on se saoule sans complexe, ca fait partie du job. On a suivi le rythme en criant aussi des yo lorsque nous entrechoquions nos verres. Le repas etait copieux et varie : outres les legumes, les tofous, les sauces soja et le reste sur la table, nous avons eu des mets de choix. On a commence avec du cabri et des grenouilles aux pousses de bambou, puis une carpe cuisant sur un brasero sur la table.

Douze litres de biere plus tard, Ha est rentree avec Minh, et nous avons continue dans un salon karaoke, ce qui est une sortie asiatique typique. Xay ne risque pas de gagner la star academy mais il a ete le meilleur d'entre nous et pas que sur les chansons rouges et les chansons jaunes. Je n'ose vous decrire le massacre qui a suivi. Nous sommes partis a la fermeture et 8 bouteilles de biere plus tard...

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Baie d'Halong

Publié le 29 Juillet 2011 par Nadine dans Voyages en Asie

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/64/87/50/18922326.jpgPour ceux qui ne connaitraient pas encore la baie d'Halong, ce sont ces magnifiques paysages ou Vincent Perez embarque sa cherie sur une barque dans  Indochine. Dans le film, ils se perdent dans le dedale de milliers d'iles de la baie, aux parois verticales recouvertes de la vegetation tropicale. Le spectacle vaut le voyage.http://www.top-depart.com/archive/dossiers/Image/vietnam_baie_along/baie_along2.jpg

Je ne sais pas si aujourd'hui la jonque de Vincent Perez n'irait pas s'encastrer dans un bateau de touristes tellement il y a en a qui viennent silloner la baie. Pourtant, ce n'est pas vraiment derangeant, tellement les etendues sont vastes. Nous etions 20 sur le bateau, choyes comme des coqs en pate ; nous avons visite les grottes, fait du canoe et plonge dans l'eau depuis le bateau. Fait aussi du farniente sur le pont, peche aucun calamar et evite le karaoke. Bref tout va bien.

Nous mangeons ce soir avec Xay puis nous partons demain pour le Laos.

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Retour a Hanoi

Publié le 27 Juillet 2011 par Nadine dans Voyages en Asie

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d6/Ph%E1%BB%91_H%C3%A0ng_D%E1%BA%A7u.jpgNous n'avons pas vu grand chose d'Hanoi hier vu que nous avons comate severe apres deux nuits blanches avec l'aeroflot. J'ai quitte la capitale du Vietnam il y a 9 ans mais elle n'a pas beaucoup change. Juste la jeune fille de l'hotel qui me demande si je ne trouve pas le Vietnam plus riche c'est a dire avec plus de motos et de voitures. Il est vrai que le Vietnam comme toujours pete la forme : ca grouille de partout, le flots de motos, les vendeuses avec les palanches, les gens partout sur les trottoirs, l'activite qui deborde, le pays comme d'habitude est en marche.http://www.dinhduong.com.vn/files/u19/pho_vuong_1.jpg

Piano piano aujourd'hui dans la chaleur etouffante d'Hanoi (on reve d'une douche toutes les cinq minutes) : une pho, le temple de la Litterature et une bia hai (biere maison). J'ai rendez-vous ce soir avec Xay et sa famille avec les cadeaux venus de chez nous : un imagier en francais pour Minh, de la lavande pour Ha et ... une echarpe de l'OM pour Xay parce qu'il faut pas deconner, 5 an du cote de Marseille ca doit forcement marquer !

Nous partons demain matin pour la baie d'Halong ou je n'espere pas que nous soyions seuls loin de la....

 

 

Et surtout en ce 27 juillet bon anniversaire a Baptiste et a Mo 1

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La place Rouge etait (presque) vide

Publié le 26 Juillet 2011 par Nadine dans Voyages

A 7 heures du matin, en plein mois de juillet, il n'y  a pas grand monde sur la place Rouge. Notre vol en provenance de Paris avait atterri a 5 heures du mat, ce qui nous avait  permis de passer rapidement l'immigration. Apres l'aerotrain pour la gare de Bielorussie, nous voici des potron minet au centre de Moscou : il faut se reperer, surtout que rien n'est ecrit en alphabet latin et comprendre le plan du metro. Mais la bande de GPS que nous sommes ne recule devant rien : nous voici donc face au mausolee de Lenine et a la cathedrale Basile le Bienheureux en moins de deux, juste en descendant les immenses boulevards. Je rappelle a mes fideles lecteurs que la derniere fois que j etais a Moscou c'etait encore l'URSS mais comme on n y trouvait pas internet, je ne peux pas vous diriger vers un article de blog.

Apres nous nous promenons dans les rues, nous siestons sur une pelouse (a cote une bande s'envoie une grande bouteille de vodka), nous cherchons des eglises russes et des gratte ciels staliniens et nous trouvons les deux styles tres beaux : ces gratte ciels ressemblent tellement au Rockefeller Center et au palais du Trocadero qu'on se demande comment certains ont pu penser qu'il existait un art totalitaire. Architecturalement en tous cas l'eternelle et sainte Russie conserve son patrimoine ; tout comme le communisme n'a rase pas les eglises et les monasteres, l'on trouve encore beaucoup de faucilles et de marteaux sur les batiments officiels (et jusque sur le sigle de l'Aeroflot). D'ailleurs pour s'en prendre une bonne dose avec Lenine en plus, nous finissons par le metro et ses belles stations avec lustres, mosaiques, fresques et vitraux. L'histoire teleologique de la Russie des boyards a la Grande Guerre Patriotique se deroule sur les murs et plafonds tandis que les bienfaits du communismes nous sont narres : kolkhoziens, ouvriers, mineurs, ingenieurs, intellectuels, tous batissent les lendemains qui chantent deja. On peut certes rigoler. C'est un peu ringard et pompier et en plus quand on connais la fin de l'histoire... mais tout de meme il y a quelque chose a souligner, toutes ces fresques sont a la gloire de ceux qui produisent et nous disent ce message : ce qui est produit doit contribuer a enrichir ceux qui le produisent. En ces temps de capital triomphant, ou l'on pense que les aventuriers des temps modernes sont ceux qui le detiennent, cela fait du bien de voir aussi cela.

 

Nous avons quitte hier soir la patrie de Lenine et de Poutine toujours avec l'aeroflot. A cote de moi dans l'avion j'avais un citoyen de Kazan, qui parlait deux mots d'anglais, trouvait les Francaises tres jolies et connaissait Mireille Mathieu. Il sentait surtout beaucoup l'alcool et etait tres collant. Nous sommes depuis ce midi tres fatigues mais dans la patrie d'Ho Chi Minh, la Republique Populaire du Vietnam.

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Ma famille vietnamienne

Publié le 23 Juillet 2011 par Nadine dans Voyages en Asie

m 14850262 0Nous avons connu Xay en 2002. Mes parents, ce fut lors de leur premier séjour au Vietnam en 2000. Il a débarqué à Nice en septembre, arrivant directement d’Hanoi, et il était arrivé quelques années plus tôt à Hanoi, venant de Bac Giang, sa campagne natale du nord Vietnam. C’est Mô qui l’a récupéré à l’aéroport de Nice, dans son beau costume vietnamien qui faisait un peu décalé en occident, surtout sur la Côte dans l’été finissant. Il était un peu perdu, comme nous-même nous le sommes la première fois que nous arrivons en Extrême-Orient ; il cherchait par exemple s’il y avait moyen de manger dans des petits restaurant populaires. Mais non ici on ne mange pas dans la rue. Quelques années plus tard j’ai reçu des Malaisiens qui faisaint la même réflexion : c’est donc que ça doit vraiment manquer sous nos latitudes.m 14850268 0

Mes parents avaient fait les démarches pour le faire venir et terminer ses études à Aix : visa, billet d’avion, logement. On lui a mis le pied à l’étrier et puis a continué tout seul, en travaillant comme… un Vietnamien pour se payer ses études, enchaînant les petits boulots, de jour, de nuit, mais avec toujours ses études d’International Negociation dans le viseur. Il nous a fait connaître aussi l’association des étudiants vietnamiens à Aix. Nous étions invités chaque année pour la fête du Têt et son dragon à la cité universitaire. Il était le grand fils de la famille, présent à chaque Noël, à Chauvet pour l’anniversaire de Mô. Régulièrement aussi avec sa fiancée, il nous préparait des repas viet à la maison, avec force nems, nouilles de riz et gâteau de riz gluant pour la fête du Têt.

m 18237418 0Puis, ses études bouclées, il a passé encore deux ans à faire de la vente comme représentant à travers toute la France pour se faire un petit capital et il est reparti à Hanoi avec sa fiancée Ha, s’est marié et a eu un fils Minh. Il travaille maintenant dans une banque à Hanoi, mais il reste pour nous Xay, le fils cadet de la famille. Notre famille qui compte des Blancs, des Noirs et des métis, a aussi un Asiatique. Et pour lui nous sommes, je crois, sa famille de France. Son long séjour chez nous la changé. Il s’est très vite adapté, mais en même temps il est toujours resté lui-même, profondément vietnamien. Après avoir fait son deuil des petits restaurants m 18237419 0populaires, il a mangé de tout, mais jamais il n’a pu avaler de fromage. Il a rapidement acquis la langue du quotidien (« je suis à la bourre ») et marquait parfois son étonnement devant nos habitudes occidentales (mettre des filles à moitié nues sur des affiches par exemple). Mais toujours dans le respect des différences et l’approche de l’autre. Peut-être a-t-il, comme tous les gens qui ont vécu un peu en exil, parfois quelques bouffées de nostalgie pour la terre qui l’a accueilli ? En tous cas, nous, il nous a toujours bien accueilli chez lui au Vietnam : ce fut d’abord ma grand-mère, puis mes parents, ma sœur et mon beauf, et enfin mon frère et sa famille l’année dernière. Maintenant c’est moi : je vous tiens au courant.

 

Pour le jeu-concours d’hier, il y a un indice dans le lot.

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Eté 2011 : Vietnam Laos (et jeu concours)

Publié le 22 Juillet 2011 par Nadine dans Voyages en Asie

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Mes fidèles lecteurs savent bien qu’aux alentours du mois de juillet, le blog Nadoch reprend sa fonction première : blog de voyage. Une fois de plus je vais remplir la rubrique Voyages en Asie qui comprend déjà 117 articles. Et comme chaque année vous aurez les classiques : l’inventaire du sac à dos, le jeu-coucours, les articles écrits sur des claviers bizarres…

Pour la onzième fois, je pars en Asie, pour la dixième en Asie du Sud-Est. Pas l’Indonésie, ma destination préférée, le ramadan commence le 1er août. Nous prenons un vol Aeroflot — je sais il faut du cran pour prendre en ce moment les transports russes mais moi je crains degun — pour Hanoi via Moscou. Le stop à Moscou est de quinze heures, c’est pour cela que j’ai fait plus de douze de queue au consulat de Russie, ce qui rend assez peu rentable l’heure de présence sur la place Rouge. Après c’est Hanoi, ex-pays frère de l’Union Soviétique. J’étais au Vienam en 2002 — la photo ci-dessus date de ce voyage — pourtant je n’ai guère profité du nord : j’étais malade et je ne pouvais m’éloigner de plus de trois mètres des toilettes, avec en plus de la fièvre. Par ailleurs, nous étions en attente de rapatriement suite au décès de Clô. Autant dire qu’en plus nous avions tous le moral dans les chaussettes (ou plutôt les tongs). Il me reste donc à faire tout le nord Vietnam, la Baie d’Along, les montagnes, les minorités, les sites historiques (Dien Bien Phu, grande victoire des peuples, le Valmy du tiers-monde !) et surtout revoir  Xay et sa famille, Xay qui m’a qualifié de sœur dans son dernier courriel, compliment que je prends à la hauteur de ce qu’il est dans la culture asiatique.

Cependant ce n’est pas le but principal du voyage. Nous allons au Laos, pays que je ne connais pas encore. Tout à découvrir dans ce pays de montagnes (nous privilégions le nord) au rythme encore lent des buffles, des barques sur le Mekong et des routes approximatives.

Nous partons demain. Nous, c’est-à-dire l’équipe de l’Inde du sud en 2009 , Vincent, Fred et Romu, mes frères, cousins, fils, copains selon les circonstances.

Pour finir, j’ai une mission secrète à Hanoi : c’est pour un copain haïtien, mais ne peux pas vous en dire plus… Cela m’engage tout de suite dans la question jeu-concours.

Le Vietnam reste un pays pauvre, même si tout le monde mange à sa faim et tous les enfants vont à l’école. Mais c’est aussi un pays qui se développe et le capitalisme Vietnamien est devenu conquérant dans les pays du Sud. Ce n’est plus seulement le riz que le Vietnam exporte mais aussi ses capitaux : l’année dernière une grande entreprise vietnamienne a gagné l’appel d’offre pour le rachat d’une entreprise historique haïtienne. Laquelle ?

A gagner : un téléphone portable.

 

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Les Arts Modestes

Publié le 21 Juillet 2011 par Nadine dans Voyages

Pour faire pendant à deux articles sur les Grands Hommes, voici les Arts Modestes (avec quand mêmes des majuscules, je viens de passer plusieurs jours à discuter de majuscules, de guillemets, d'italiques…).

Je suis rentrée mardi du sud-ouest, 1500 km en cinq jours, c'est beaucoup pour moi : cela représente à peu près le quart de mon kilométrage annuel. Partie tôt de Toulouse, j'ai ralié Aix dans la journée, mais avec beaucoup d'arrêts, cafés, siestes sur le siège arrière et surtout pause à midi à mi-chemin à Sète. Outre le fait que c'est une petite ville symapthique, Sète a des plages qui m'ont permis de pique-niquer en mangeant autant de sable que de sandwich vu l'intensité du vent (mais après tout dans sandwich, il y a sand). Mais c'est surtout pour aller visiter le MIAM que j'ai choisi cette ville. Mes fidèles lecteurs connaissent mon goût immodéré pour les objets de dévotion populaire en plastique. J'en ai fait un usage fort à propos récemment au consulat de Russie. Je connais aussi une Sirène qui est capable d'être émerveillée par un Youcoulélé en boites à cigares ou un verre Goldorak. Et bien les arts modestes c'est ça. Et comme je suis moi-même très modeste je préfère vous offrir des extraits de la définition de Wikipedia :

 

L'art modeste est une expression artistique qui exprime une critique de l'enfermement orgueilleux de l'art sur lui-même, sans communication, et soumis aux seules règles du marché.
De ce fait, l'« artiste modeste » veut être compris de tous, chacun pouvant s'approprier l'œuvre modeste, autant intellectuellement que matériellement. Un artiste modeste n'établit pas de hiérarchie entre les différentes formes d'art, chacune ayant sa valeur, d'où la diversité des « créations modestes ». […]

C'est l'un des fondateurs du concept d'art modeste, le peintre Hervé Di Rosa (né à Sète en 1959), qui s'est servi du lapsus commis par une petite fille lors d'une exposition de son œuvre au musée des enfants du musée d'Art moderne de la Ville de Paris, en 1988, « Viva Di Rosa ». L'enfant demandait à sa mère quand elle pourrait revenir au « musée de l'art modeste ». Di Rosa a été aussitôt intéressé par cette qualification correspondant au principe d'humilité qui fonde son œuvre, contre la prétention d'artistes conformistes ou élitistes […]

Tout objet étant respectable, y compris les cadeaux Bonux ou les poupées Barbie, parce qu'issu du travail humain, il s'agit pour l'art modeste de mettre en valeur les choses les plus banales, les plus quotidiennes, en portant sur elles un regard qui n'est plus utilitaire, mais chargé d'affection, grâce à des assemblages, des mises en scène, à la création d'environnements qui vont leur donner une âme. Selon Di Rosa, la fonction de l'art est d'« envahir la vie, de la rendre moins dérisoire. » […]

Selon la conception développée par Di Rosa peut revendiquer le statut d'« artiste modeste » tout créateur, œuvrant de façon artisanale ou industrielle, d'objets suscitant des émotions et ayant une valeur affective. Les lieux de l'art modeste peuvent aussi bien être les Puces, Emmaüs, que le MIAM (Musée international des arts modestes), créé en 2000 à Sète, ville natale de Di Rosa, qui s'est associé pour ce projet à l'artiste et collectionneur Bernard Belluc.
Les collections de Di Rosa et Belluc constituent le fonds du MIAM, dédié à l'exploration de la création populaire.

 

Ils sont tellement modestes qu'il n'ont pas remis à jour leur site depuis 2001. Bien entendu j'ai adoré le MIAM. Il y avait une maquette faite en rouleaux de PQ, des mouchoirs peints d'art carcéral latinos, des peintures votives indiennes, et au dernier étage les assemblages de Bernard Belluc avec forces cadeaux Bonux, étiquettes chocolat Poulain, figurines en plastique etc… Le diaporama ci-dessus vous en donne un aperçu, c'est beau comme l'Antique. Car n'oubliez pas que beaucoup d'objets de l'Antiquité qui peuplent nos musées étaient à leur époque aussi des arts modestes.

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Encore des Grands Hommes

Publié le 21 Juillet 2011 par Nadine dans Réflexions profondes

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Je vous racontai avant-hier comment j'ai rencontré les grands hommes du Tarn. J'avais oublié que le matin du même du 14 juillet, en amenant Neel à Marseille pour qu'il embarque sur un voilier direction la Corse, je lui avais (encore) raconté la Révolution Française. Le 14 juillet c'est après tout une bonne occasion.

Alors voilà : les Français en avaient marre que le roi prenne l'argent des pauvres pour le donner à ses copains les riches. Ils ont pris la Bastille qui était une vilaine prison en plein centre de Paris. C'est là que le roi enfermait qui il voulait, ou qui voulaient ses amis, sans même un jugement. En plus c'est là qu'il mettait des armes pour surveiller les Français quand ils étaient en colère contre lui. Mais en cette année 1789 leur colère étaient telle qu'ils ont pris la Bastille le 14 juillet et depuis c'est la fête de la France. Mais commme les autres rois avaient très peur qu'il leur arrive la même chose et que le roi faisait appel à eux pour qu'il viennent faire la guerre aux Français qui faisaient rien qu'à l'embêter, les Français ont pris les armes pour défendre la France et la Révolution. Les plus engatsés étaient les Marseillais et quand ils sont montés à Paris à pied, ils chantaient tout le temps une chanson qui s'est appelé la Marseillaise (c'est là qu'opportunément je passe devant la rue Thubaneau pour montrer le mémorial de la Marseillaise et Neel demande "y avait pas de TGV pour monter à Paris ?"). Les Français ont gagné et ont coupé la tête du roi qui, après tout, l'avait bien cherché. En même temps, les esclaves à Haïti, qui appartenait à la France, en avaient assez de leurs maîtres et se sont révoltés : les Français qui faisaient la Révolution étaient les copains des esclaves.

C'est certes un peu sommaire, la prochaine fois je lui fais Varennes et Valmy en plus, mais je vous mets au défi de trouver une quelconque erreur dans mon récit. L'illustration ci-dessus est une photo prise au MIAM. Je vous en recause tout de suite.

 

En attendant, puisque c'est aujourd'hui la fête nationale des Belges, pays né d'une Révolution en 1830, je vous offre la Brabançonne. Ce pays fait la démonstration que l'Etat continue de fonctionner alors qu'il n'y a plus de gouvernement depuis le 13 juin 2010. Haïti est en train de subir le même sort, mais je crains que là, l'absence de gouvernement soit plus fatale… ou alors ils échangent le roi des Belges contre l'ancien roi du carnaval, Michel Martelly ?

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Voyage à Zil Tik : au pays des grands hommes

Publié le 19 Juillet 2011 par Nadine dans Voyages

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Pas de niouzes du blog Nadoch pendant quelques jours, j’étais dans le sud-ouest entre Albi et Toulouse. Entre confits, magrets et Gaillac, j’ai pu une fois de plus apprécier l’art de vivre de cette région. J’ai pu aussi vérifier que la valeur n’attend pas le nombre des centimètres.

Tout d’abord la cathédrale, un monument de briques à la gloire de la croisade albigeoise impose sa silhouette sur toute la ville. Juste à côté se trouve le palais de la Berbie qui loge le musée Toulouse Lautrec. Tout le monde traite ce pauvre peintre de nain ; or j’ai appris à cette occasion que l’affichiste du Moulin Rouge mesurait une taille tout à fait honorable et normale d’un mètre et cinquante-deux centimètres.

Juste à côté d’Albi se trouve Carmaux, ce qui, pour tout syndicaliste qui se respecte évoque forcément Jean Jaurès. D’ailleurs le grand homme est partout en particulier en statue au milieu de la place principale. Il y aussi les mines qui ont fermé depuis bien longtemps, mais dont le souvenir irrigue la région et son paysage. Nous avons visité le musée de la mine qui non seulement est intéressant, mais en plus attrayant avec sa galerie de mine reconstituée et ses animations pour qu’on s’y croit. Le guide, issu d’une famille de mineur, était tout à son propos pour nous raconter l’aventure minière et celle des mineurs. J’ai particulièrement apprécié ses dernières paroles sur la solidarité dans ce monde de travail rude.

Du coup, j’ai chanté l’Internationale dans la voiture. Je vous signale au passage qu’il n’existe apparemment pas (encore) de version en créole de cette chanson chantée et traduite aux quatre coins de la terre. Et puisque je l’ai chantée à capella, je ne résiste pas au plaisir de vous envoyer une autre version à capella, celle du final du film de Jean Renoir La vie est à nous. Un peu vieilli (1936), mais finalement sans une ride.

 

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