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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Fin des barèmes de l’intra

Publié le 30 Mai 2009 par Nadine dans Tchatche et niouzes

Ca y est ! Depuis hier soir 18h avec donc 24h de retard sur l’agenda prévu, nous avons fini les barèmes de l’intra. Année spéciale, conditions spéciales : pas de fiches navettes. Et comme en plus il n’y avait pas de GT handicap avant, on a perdu en temps fou à chaque discipline sur les cas. Pas plus de médecins pour les priorités que d’IPR  pour les postes spé : comme ça on est sûr que les absents ont toujours raison !

Cette année on m’a collée avec Milou sur une vraie grosse discipline : l’Anglais. En plus d’être grosse, c’est souvent là que ce trouve le niveau supérieur du suduku, étalonné diabolique. Déjà pour les barèmes c’était coton : un paquet de conneries et tout azimut. Nous avions des questions sur 72 candidats, parfois deux ou trois questions sur un même candidat. Mais comme nous passions les dernières il a fallu speeder. Avec en plus les remarques stupides et misogynes du camarade Popopo d’un syndicat concurrent et les autres qui essaient de suivre pour envoyer leur courrier avant tout le monde sur NOTRE boulot. Pour les affectations, je rêve de faire des chaînes avec des barres qui bougent plusieurs fois en montant et en descendant, rien que pour les paumer et qu’ils envoient des courriers faux.
Calmos sur le mouve la semaine prochaine mais les agrégés ont encore deux CAPA. Il paraît que les couloirs de la DIPE nous serons fermés : je sens que je vais avoir à vérifier mes notes sur les dossiers de notation… rien que pour voir !

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De Nantes à Nantes

Publié le 26 Mai 2009 par Nadine dans Les blogueurs et leurs enfants

Ca y est enfin ! Neel est Français ! J’ai reçu ce matin l’extrait d’acte de naissance de l’Etat Civil de Nantes. Après plus de trois mois d’attente depuis le jugement et alors que le visa Schengen était périmé depuis trois mois et un jour… je commençais à me demander ce qui risquait de m’arriver au Sarkozistan avec mon petit black. Certes j’avais plein de copains prêts à venir camper devant le centre de rétention d’Arenc au cas où… mais ce n’était pas non plus le but du jeu. Dès demain j’entreprends les démarches pour faire une CNI et un passeport et dès que j’ai le passeport je prends un billet d’avion. Le Portugal au mois d’août ? Pourquoi pas…

La nationalité française de Neel est maintenant enregistrée à Nantes. Etrange destin ! Nantes était au XVIIIème siècle le premier port négrier français. Il est fort possible que les ancêtres de Neel aient traversé l’Atlantique sur un bateau armé à Nantes. Peut-être même sur le bateau de cette aquarelle du Musee du Chateau des Ducs de Bretagne à Nantes :
Vue du Cap Francais et du n[avi]re la Marie Seraphique de Nantes, Capitaine Gaugy, le jour de l'ouverture de sa vente, troisieme voyage d'Angole, 1772,1773

 Sans compter que ces ancêtres avaient déjà acquis la nationalité française une première fois avec le décret du 29 août 1793.

Article 2 : Tous les Nègres et sang-mêlé actuellement dans l'esclavage sont déclarés libres pour jouir de tous les droits attachés à la qualité de citoyen français.

Donc de Cap Français à Port-au-Prince et à Nantes, bienvenu à notre nouveau petit Français et… Européen !
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Suite du travail sur Saint-Domingue

Publié le 23 Mai 2009 par Nadine dans Réflexions profondes

Je vous avais entretenus il y a un mois du travail de l’année : histoire et géographie de Saint-Domingue. Je profite de la venue d’AZ ce week-end pour vous envoyer la suite en power-point.
Avec AZ nous avons fixé hier soir les prochaines étapes : fin de la correction de l’étude 2007/2008 (il était temps !) sur enseigner l’Histoire des débuts de l’islam en classe de cinquième, mise au point du calendrier et des publications sur l’étude 2008/2009 Saint-Domingue/Haïti. Comme en plus la Durance m’a donné l’assurance d’être publiée, vous voyez que ma soif de reconnaissance est presque étanchée pour le moment.
Sur le power-point ci-dessous la Révolution à Saint-Domingue. Les documents pédagogiques qui l’accompagnent sont une grande chronologie comparée colonie/métropole et des commentaires de texte. Bref à la fois l’ancienne mode pédagogique, celle du tout document, et la nouvelle, celle du récit de l’enseignant. Je suis parée pour tout, parce qu’il ne faut pas oublier que la pédagogie c’est comme les défilés de haute couture : une année c’est le court, un autre le long, cette année on portera beaucoup de couleurs sombre, l’année dernière c’étaient les tons pastels… Donc, au-delà de l’artisanat empirique qui s’appelle la pédagogie, voici l’histoire édifiante de la Révolution aux Caraïbes, la deuxième indépendance du Nouveau Monde, la seule révolte d’esclaves de l’histoire de l’humanité qui ait réussi : Spartacus a raté, Toussaint Louverture a réussi euh… pardon ce sont les masses qui ont réussi.

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Le mouvement intra : ça reprend pour 2009 (au Sarkozistan)

Publié le 21 Mai 2009 par Nadine dans Réflexions profondes

Comme chaque année à partir de la mi-mai c’est reparti pour le mouvement intra. J’écris chaque année, mais ce seront peut-être bientôt les dernières au rythme où vont les choses avec notre patron chéri. Certes on continue à lire le mauve dans tous ses détails, et on le peigne avec les roses 2006, 2007 et 2008 sans compter le mauve de l’inter 2009 mais…
La nouveauté de l’année depuis l’inter c’est que le boss donne les résultats avant la validation par les instances paritaires et tant pis si ça change, de toutes façon ce sera la faute aux syndicats, après tout les collègues sont d’abord des individus libres face à une administration libre et leur mutation (ou leur promo) c’est leur problème à eux tout seul, et non celui de centaines de collègues qui bougent en même temps dans des chaînes où ils sont plus d’un. I-prof c’est devenu facebook : on vient voir sa page perso sur le web, on communique avec ses amis, ici la gestionnaire mais aussi son IPR ou son CE pour qui on fait de beaux CV, et chacun écrit sur le mur de l’autre. Sauf que…
Un réseau social ce ne sont pas les garanties collectives ! Si les CAPA deviennent juste des chambres d’appel pour des collègues après décision, on aura tout perdu : ce sera comme le droit opposable vendu par le candidat Sarko. Droit individuel, judiciarisation, fin des solidarités. Ben d’ailleurs c’est notre Nico Ier qui a voulu ce changement dans les règles du mouve. D’ailleurs allez écoutez notre prince président, quand vous aurez fini de signer cette pétition (boulette présidentielle signalée par Rodolphe).


Sarkozy:"la population vieillit de plus en plus vieux"
envoyé par LePostfr. - L'actualité du moment en vidéo.
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Veau, vache, cochon, poulet

Publié le 17 Mai 2009 par Nadine dans Tchatche et niouzes

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J'étais venue avec Seb et Flore l'an dernier pour tater le cul des vaches, j'y suis retournée cette année avec une ribambelles de gamins histoire de profiter des animations gratuites : le salon terre de provence à la Duranne. Nous avons donc fait un tour en caclèche, un tour de poney, rempoté une plante, vu plein d'animaux, vu une course camarguaise…… Pour moi j'ai surtout apprécié la foule et avec la chaleur : au tour de calèche certains mecs pas très urbains se sont fritté la gueule pour faire passer leur minot devant. J'aime l'humanité apaisée du week-end qui éduque ses mômes…
Les gosses eux se sont régalés et y avait même un cadeau à la fin !
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La sixième Rolling Stones

Publié le 16 Mai 2009 par Nadine dans Voyages au Portugal

La sixième Rolling Stones est une fille et elle est portugaise. Elle s’appelle Ana Moura et nous l’avons vue en concert mercredi soir à Aix. Elle chante habituellement du fado avec une voix grave pleine saudade . D’ailleurs elle a chanté essentiellement du fado, des compo et des classiques comme Locoura ou Casa da Mariquieros dans une longue robe moulante genre robe de sirène avec des reflets partout, faisant monter l’ambiance au fur et mesure pour un public conquis et sous le charme. Si elle est la sixième Rolling Stones c’est qu’elle participe au projet "Stones World" qui réunit les Stones avec des artistes du monde entier. Il parait que Keithn est fan de fado et de l'éternelle (dixit) Amalia Rodriguez. Sur l’album elle chante Brown Sugar et No Expectation. A Lisbonne elle était avec Mick, Keith et compagnie, comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessous. Ils n’étaient pas avec elle sur scène mercredi soir, il y avait juste des instruments acoustiques, une basse, une guitare et une guitare portugaise et des musiciens portugais mais de grands talent qui l’ont accompagnée sur No Expectation et ça avait une sacré patate.
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Happy days in NYC

Publié le 14 Mai 2009 par Nadine dans Voyages au Nouveau Monde

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Des soirées beaucoup plus chics que celles autour d'un BBQ (j'écris volontairement à la mode US), il y a celles que Vincent passe à NYC. Comme Vincent va devenir co-rédacteur de ce blog en version voyage cet été, comme il l'a déjà fait l'automne dernier, voici son compte-rendu circonstancié dans la jungle urbaine de NYC.

Happy days in NYC
jeudi 30 avril 2009, à 16:54
Deuxième jour à Big Apple.

Au programme de l'éclectisme... Le matin balade à Chelsea et Greenwich village. Super resto asiatique le midi (j'ai gardé l'adresse pour Mag).
L'après-midi étant consacré à la découverte d'Alphabet City et de Saint Marc Place, le quartier alternatif de NYC, suites aux vives recommandations de Fredo de la colline !
Effectivement le quartier, malgré le processus de gentrification, en cours depuis pas mal d'années, conserve encore quelques commerces alternatifs. On repense en se baladant dans ces rues à Berlin Est. Boutiques de piercing, tatoos, commerces équitables, jardins communautaires, etc., tous les classiques alter mondialistes sont présents.

Changement de décor.
J'ai remisé mon jean pourri pour un costume Gucci. Armé d'une cravate, me voilà fin prêt pour participer au gala de charité du très chic National Arts Club. Le club est situé dans le quartier du Gramercy park à deux pas du domicile de Julia Robert, juste pour situer bien entendu. ;-)

Un peu stressé tout de même, me voici, avec mon chaperon John, dans le lobby du NAC.
A l'entrée, une dizaine de pussycat dolls (ou "poupées chatte" si vous préférez), vous savez le genre de filles qui pouffent de rire sans motif apparent, toute affublées de robes aux couleurs aussi discrètes qu'une revue de chez Michou, affectées au contrôle et à l'enregistrement des guests. Je comprendrai plus tard pourquoi il était primordial pour elles d'être affectées à ce poste hautement stratégique...
Moment de panique effroyable, vais-je avoir la chance incommensurable de pénétrer dans le "saint des saints" !!
Ouf, une blondinette s'avance vers moi avec un sourire de magazine et enroule déjà mon poignet d'un ravissant ruban rouge, en me couvrant d'un éclatantWelcome Vincent, je bredouille un thank you authentiquement ridicule en retour et je m'engouffre derrière les épais rideaux rouge du lobby.

John me propose alors de commencer par le bar réservé aux membres du NAC. Le staff le reconnaît et échange avec lui quelques banalités d'usage. Il m'invite à contempler une magnifique coupole chapeautant le bar aux vitraux teintés d'un beau dégradé de verts et de jaunes. Le style est plutôt art nouveau, le tout richement orné de tableaux et de sculptures.
Armé d'un verre de fin Chardonnay (merci de prononcer à l'anglaiseChardonnéééééééééééééé, mon hommage personnel à la Bourgogne...), nous voici déambulant dans la salle à manger déjà pris d'assaut par les habitués.

John me raconte que toutes les pièces figurant dans cette salle à manger sont, soit des dons, soit des œuvres des artistes en résidence du NAC. Je découvre quelques belles pièces comme cette lettre de Jaqueline Bouvier Kennedy à son terrible Onassis, un dessin d'Andy Wahrol et une impressionnante collection de grands crus.
A la fin de cette visite, nous sommes rejoins par la cousine de John, Alka, une très belle doctoresse de 30 ans. Sublime.

Mais n'oublions pas qu'il s'agit d'un gala de charité !
Le prétexte est donc d'aider les enfants d'une région de l'Ouganda. Il y a dans la salle principale et la galerie adjacente quelques photos d'enfants recueillis et aidés par la fondation IHUG. Dans la galerie, des objets sont mis aux enchères et un peu partout de beaux buffets bien fournis sont apparus. L'ambiance est bonne, le DJ balance les tubes du moment, interrompu un moment par un joueur de balafon, histoire de ne pas oublier le thème de la soirée.
Je n'ai, pour le moment, pas trop à souffrir de conversation, sachant que, contre toute attente, les pussycat dolls sont vraisemblablement parties à la chasse, par petits groupes, of course. Les regards sont insistants et parfois lourds de sous entendus.

Alka est déjà en grande discussion, entourée par une multitude de pingouins aux ventres bedonnants, à l'américaine quoi !(je suis sévère je sais...).

John et moi même décidons alors d'aller tester le rayon dégustation de Scotch Whisky. Première erreur fatale de la soirée. Au programme, une dégustation de différents Scotch d'une marque dont je n'ai pas pris le soin de relever le nom : Le premier un 15 ans d'âge, le deuxième un 17 ans, le troisième de 21 d'âge et le dernier de 25 ans. Au bout du deuxième, j'étais déjà dans un état second.
Rejoins par Alka, c'est à ce moment-là que deux pussycat dolls décidèrent de passer à l'action. L'entrée en matière fût d'une habileté dont seule la gent féminine en a le secret.
L'une d'entre elles commença en effet par féliciter Alka pour sa robe. Pendant qu'Alka lui répondait, bien obligée de la remercier sourire aux lèvres, l'autre m'adressa aussi sec un "what a nice party, do you enjoy it ?".
L'autre pussycat doll continuait bien entendu à parler chiffon avec Alka.
Me laissant dans la merde la plus totale, John continuait à déguster son Scotch tord-boyaux. La pussycat doll ne mit pas plus de 30 secondes pour m'asséner l'attendu Where do you come from ?. Elle me déclara avec aplomb qu'elle adoraiiiiiiiiiiiiiiiit le France., qu'elle aimerait apprendre le français, etc., etc. Continuant dans sa lancée, elle me lança quelques expressions française complètement idiotes, du genre "comment allez-vous ?", et finit en dérapage total non contrôlé par un "Sarkozy bling-bling" accompagné d'un énorme éclat de rire. La messe était dite, je pris congé pour aller aux restroom me soulager. Fin du cauchemar.

J'avoue que le "Sarkozy bling-bling" me resta en travers la gorge. Je n'aurais pas imaginé que cette expression avait traversé l'atlantique.

La coup de grâce vint à la fin de la soirée. Alka s'était entichée d'un certain George (pas celui duWhat else ? bien entendu...).

Complètement bourré, je ne comprenais rien à ce qu'il disait. Nous étions assis tous les 4 dans le confortable salon du NAC. Je passais le temps en mangeant des fraises. Lorsque John se mit à lui demander ce qu'il faisait dans la vie. Il répondit qu'il souhaitait monter la série TV Happy days en comédie musicale. Moi qui avait révisé avant de partir pour le NAC l'histoire complète (mais assez courte en fait) de l'Ouganda sur Wikipedia, et m'étant préparé à parler de Cézanne, des impressionnistes ou de je ne sais quoi, une immense envie de rire me submergea.
Apparemment assez satisfait de son effet de surprise, George nous demanda ce que nous en pensions. Deuxième erreur fatale de la soirée.
John, toujours aussi professionnel, disserta sur le phénomène actuel du revival et lui déclara bien entendu que ça pouvait être une bonne idée (alors qu'il pense que c'est complètement nul m'a t-il dit en rentrant).
George me demanda alors ce que j'en pensais. Complètement stoïque, et j'imagine avec un air aussi stupide que les "comment allez-vous ?" de la pussycat doll, je ne su quoi lui répondre. George me demanda alors si je connaissais bien la série TV et commença par entamer le fameux Sunday, Monday, Happy Days en dodelinant de la tête comme s'il s'adressait à un abruti.
Je lui répondit que je connaissais cette série TV (je ne viens pas de Gimouille tout de même) et que,-oh ! c'est original-, ça semblait être une bonne idée... George apparemment assez frustré de ma brève réponse, ou désolé de mon manque de discussion, me remercia tout de même.

Je pris une nouvelle fraise.

La soirée se finit au roof bar du Gramercy Hotel, en face du NAC avec une superbe vue sur la skyline de NYC. George en partant, me jeta un Vincent, you are a good guy, j'eus envie de le baffer.

Et c'est comme ça que s'acheva cette soirée, assez amusante en somme, au National Arts Club.

J'espère que ma pussycat dolll aura eu la chance de se trouver un gentleman pour passer plein de happy days à New York !
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Lancement de la saison

Publié le 13 Mai 2009 par Nadine dans Tchatche et niouzes

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Après le terrain vendredi, c'était chez Ramon et sa blonde samedi ,qui inauguraient la cuisine. Voyez sur la photo l'harmonie des couleurs, l'alignement des carreaux et des tiroirs. Un seul défaut : l'évier est à hauteur pour eux, donc pas pour moi. Ca tombe bien je n'y ai pas fait la cuisine, Mu avait tout apporté, avec aïoli au menu.

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Hier soir c'était le lancement de la saison du barbecue. Plus intéressant que la cérémonie d'ouverture du festival de Cannes, c'était le premier allumage du feu, avec merguez, brochettes et chipo au programme. Rodolphe a été très brillant avec papier, cagette et charbon ce qui nous a donné une cuisson impec avec taboulé au boulgour en accompagnement puis tarot à 5 pour le reste de la soirée. C'est vous dire si j'étais avec des gens sérieux.
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Thèmes 6 au terrain le 8 mai

Publié le 9 Mai 2009 par Nadine dans Tchatche et niouzes

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Thème 6 réduit pour cause d’arrivée tardive de Jef et Patou, mais il restait les meilleurs. Ce fut simple mais efficace avec merguez et salade.

Tout ceci me ramène à la nostalgie d’un autre thème 6 d’un autre 8 mai sur le même terrain : c’était en 2003 et la mayonnaise de la grève était en train de prendre. Nous avions distribué des tracts le matin aux cérémonies du 8 mai (voir texte ci-dessous), et nous avions fini au terrain en baffrant et buvant joyeusement, les chœurs étant assurés par Arlette et JJ qui avait trouvé l’hymne de la FSU Aix et qui le chantaient à tue-tête de multiples fois. Quelques jours plus tard il y eut un grand moment au lycée Cézanne avec la montée des couleurs, celles de la FSU, tout le monde au garde-à-vous, chantant Mme Bertrand.
Je n’ai pas retrouvé de photos du terrain le 8 mai. J’en ai une de la veille, celle du jeter de livres de Luc Ferry devant le Rectorat. Un brillant CE d’EPS nous permettait de calculer notre retraite selon les techniques du lancer du disque. C'était les premières salves d’un mois de mai mémorable.




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FSU Aix
8 mai 1945 – 8 mai 2003
Que sont devenues les conquêtes de la Libération ?

• Les débats actuels sur les retraites, la décentralisation, l’emploi public ont un écho particulier en ce jour de commémoration de la victoire sur le nazisme. On nous présente en effet toute une série de modifications au nom de la modernité ; il y aurait une évolution inéluctable, un cours ”naturel” du monde et ceux qui refusent de s’y adapter seraient des archaïques, des “réactionnaires”.
Quel renversement de la vérité ! Aujourd’hui on veut faire reculer les valeurs de progrès et de solidarité au cœur du mouvement des salariés depuis plus d’un siècle, on veut effacer des conquêtes populaires et y substituer les vieilles recettes libérales.

• De Gaulle recevant les patrons à la Libération à Paris leur disait : « Messieurs, je n’ai pas vu beaucoup d’entre vous à Londres. » Effectivement. Dans la Résistance, on retrouve toutes les organisations qui ont défendu les intérêts des salariés, les organisations syndicales que le gouvernement de Vichy avait dissoutes dès le 9 novembre 1940. Cette importance des organisations de salariés se retrouve dans le programme du Conseil National de la Résistance de mars 1944 et marque les grandes idées sociales de la Libération.
En 1945, les conquêtes de la Libération prolongent celle du Front Populaire ; il s’agit de faire du service public un outil démocratique du développement national en y associant les salariés. Ainsi le secteur nationalisé devient le moteur de la reconstruction avec un élargissement considérable du pouvoir les comités d’entreprise. Ainsi est créée la Sécurité Sociale qui permet de passer des assurances individuelles à la garantie d’une solidarité collective. Ainsi est adopté le statut des fonctionnaires qui améliore le droit des personnels, reconnaît leurs droits syndicaux, les garanties des citoyens et l’indépendance du service public, ou le plan Langevin –Wallon issu des travaux de la Commission de Réforme de l’Enseignement. Ainsi le statut des enseignants de 1950 garantit la qualité du service public d’enseignement et protège les personnels de l’arbitraire entre autres par le paritarisme.

• Ne nous y trompons pas : c’est ce socle progressiste sur lequel se sont appuyés tous les mouvements sociaux depuis un siècle que la droite libérale veut aujourd’hui briser.
La modernité ? Qu’y a-t-il de “moderne” dans la fait de supprimer des milliers de postes de fonctionnaires alors que les besoins dans la population non seulement augmentent mais encore se diversifient ? Alors qu’il est évident que la jeunesse de ce pays a besoin de plus d’enseignants formés, qualifiés, qu’y a-t-il de moderne à multiplier les contrats précaires et l’insécurité sociale pour les milliers de vacataires sous-payés, taillables et corvéables à merci ?
Quelle “modernité” quand on casse la solidarité nationale, clef de voûte du service public, en décentralisant, c’est-à-dire en instituant de fait des services publics à plusieurs vitesses puisque les ressources des collectivités territoriales sont extrêmement inégales ?
Qu’y a-t-il de moderne dans cette logique qui, poussée jusqu’à terme livre l’école de la nation aux appétits des féodalités locales ?
• Aujourd’hui, c’est à un choix de civilisation que nous sommes confrontés. Veut-on élargir les conquêtes collectives pour avancer vers une société plus juste, plus solidaire, ou veut-on imposer définitivement la logique de l’individualisme où seuls les plus forts survivent ?

Le 6 mai, le 13 mai et dans l’action pendant toute cette semaine les enseignants opposent au “chacun pour soi” du libéralisme, le “tous ensemble” des salariés parce que nos intérêts sont communs.


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Encore deux jours à Paris

Publié le 6 Mai 2009 par Nadine dans Tchatche et niouzes

Mais cette fois c'était aux frais de la princesse, sans les enfants et pour bosser. CAPN hcl 29ème base pour vous dire comme c'était palpitant ! Alors puisque le billet de train était payé de toutes façons, j'ai prolongé de 24 heures pour faire de trucs à moi que j'aime bien : du vélo et de l'histoire byzantine.
Sitôt les modifs enregistrées dans AEA, j'ai sauté sur un vélib et je suis partie à la conquête du pavé parisien, du moins de ses pistes cyclables (et si possible pas celles dans les pavé, ça fait mal au cul). En tout près de 5 heures de vélib en moins de 24 heures de vie parisienne en changeant de monture toutes les 20 mn environ pour ne pas payer le dépassement. Faire Paris en surface cela permet de relier mentalement les différents points de la capitale que l'on a tendance à envisager comme des îles séparées les unes des autres quand on fait Paris par le métro. On s'aperçoit aussi que les Parisiens ont beau faire les malins, Paris intra muros n'est pas si grand que ça (bien plus petit que Marseille par exemple !).
Pour l'histoire byzantine c'était au Petit Palais. Pour ceux qui veulent y aller y a une station de vélib juste derrière. Expo Le Mont Athos et Byzance, Trésors de la Sainte montagne je ne pouvais pas la rater et je vous conseille de faire de même. Ce sont des pièces prêtées par les monastères et je ne risque d'aller les voir sur place : manuscrits avec enluminures, chrysobulles, icônes, fresques, mosaïques, bijoux, etc… du IXe au XVe siècles, d'une grande beauté et dans un état de conservation étonnant. Les thèmes sont quasi-exclusivement  le Christ et la Vierge, et finalement peu de portrait de saints, de moines ou de scènes de l'ancien testament : est-ce représentatif de ce que conservent les monastères ou de ce qu'ils ont prêté ? Parmi les représentations que j'aime le plus ce sont les anges : à Byzance ce ne sont pas les anges mièvres de Rome, ce sont des guerriers, des hommes en armure pas des petits garçons dodus avec un cache-sexe. A gauche c'est Gabriel dans une grande Déesis venus du monastère de Vatopédi.
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