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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Sous le soleil exactement

Publié le 30 Janvier 2009 par Nadine dans Réflexions profondes

Comme annoncé, la manif d’hier était… mons-tru-euse ! Surtout à Marseille, capitale mondiale des manifs comme chacun le sait. Nous étions placé juste après la CGT qui a fait très fort, FO et la CFDT et donc nous avons mis plus de deux heures à démarrer par rapport à l’horaire prévu. Ce que j’aime dans les manifs interpro c’est qu’il y a justement tout le monde et que l’on croise, rangés par ordre de métier : les avocats et les magistrats qui étaient à côté de nous, pas loin les employés de grande distribution et puis aussi les classiques dont on ne se lasse pas, les dockers de Fos, les métallos, les marins…
Nous avons donc tanqué près de deux heures et demi sur le Vieux Port avant de nous ébranler. Les STAPS nous ont fait des animations gestes et paroles. Les étudiants et les lycéens se sont chauffés la voix et j’ai pris plein de belles photos genre pancartes rigolotes, foule et Bonne Mère... Puis, ayant épuisé tous les angles de vues possibles, j’ai usé d’un des privilèges du photographe, celui de pouvoir aller partout : je me suis posée sur le plateau du deuxième camion FSU, celui dont la sono n’était pas en route, et j’ai pris le soleil, assise sur un haut-parleur avec vue imprenable. Tout cela, la manif, les manifestants, le solarium ça valait bien et même plus, que le 30ème indivisible que j’ai perdu hier pour deux heures de cours de 8 à 10. Ils savent pas tout ce qu’ils perdent les jaunes !
1— Merci à ceux qui ont gardé Neel hier, qui ont raté la manif sans être pour autant des jaunes. Ti moun avait aussi carrément les boules, il adore les manifs mais en a été privé pour cause de béquilles.
2 — Toutes les photos se trouvent là (code : 29janvier).
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Bay lekol yon chans : ann Darcos back

Publié le 28 Janvier 2009 par Nadine dans Réflexions profondes

J’ai oublié de rajouter hier que le naufrage de la CAMIF est certes le résultat d’une gestion désastreuse mais il est aussi le révélateur du niveau de nos salaires : la CAMIF jusqu’aux années 1980 était réputée pour être chère mais proposant des produits de qualité. Je me souviens d’avoir acheté en 1992 une télé qui n’est morte que cet été et une paire de haut-parleur qui ne sont morts qu’à l’automne à cause Neel qui avait mis le son du DVD trop fort. Aujourd’hui des produits chers, même de qualité, sont d’abord chers pour beaucoup de collègues. Ils sont chers aussi pour les retraités dont beaucoup  commencent maintenant à partir avec des retraites tronquées. Ce n’est pas pour autant qu’ils iront nous remplacer demain pour assurer le service minimum : et oui, les néo-retraités sont cette année les soixante-huitard et j’espère qu’ils auront honte s’ils commencent à faire les jaunes.
La grève de demain s’annonce massive. Certes Sarko a fé back en décembre dernier parce qu’il y avait les lycéens dans la rue et qu’il avait peur d’aller se faire voir comme chez les Grecs, mais il ne faut oublier que le mouvement lycéen avait suivi deux grèves éducation nationale dont une énorme le 20 novembre et une manif nationale à Paris très réussie.
Hier soir Fillon nous a fait de coup de droit dans mes bottes qu’on avait déjà entendu il y a quelques années. Ca tombe bien s’il se tient droit il sera plus facile à pousser dans le ravin !
Bref, n’attendons pas après les cheminots qui ont trahi en 2003 (discours entendu plusieurs fois en salle des profs), n’attendons pas après les lycéens qui seront sûrement avec nous, aidons-nous nous même et soyons nombreux dans la rue :
Demain grève et manif, 10h30 Vieux-Port
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Mes ex

Publié le 27 Janvier 2009 par Nadine dans Réflexions profondes

J’aime bien revoir mes ex que ce soit dans la rue par hasard et faire un brin de causette ou autour d’une table. Mes ex, ce sont mes ex stagiaires, denrée qui se fait plutôt rare ces temps-ci, les baisses de recrutement y sont sûrement pour quelque chose. J’ai revu S. l’autre jour au supermarché. C’est même essentiellement là que je le croise car il habite à côté. Nous ne sommes pas très intimes mais c’est toujours chaleureux. S. a été mon stagiaire en 2001-2002. Je me souviens bien de son inspection de titularisation le 22 avril 2002, où il avait failli éclater en larmes suite au résultat des élections de la veille. C’est un garçon brillant, agrégé de Géographie. Aujourd’hui il vit avec sa femme qui ne travaille pas et sa petite fille. Après huit ans dans la carrière il n’est pas imposable.
Je revois plus régulièrement R. et M. stagiaires certifiés en 2004-2005. Le hasard a voulu que je les ai eu en couple et depuis nous sommes devenus amis. R. et M. ont acquis un appartement cette année et comme les intérêts sont déductibles des impôts il ne seront pas imposables l’an prochain alors qu’ils touchent deux salaires. R. en rigolant me dit qu’ils préfèreraient payer des impôts avec des salaires plus élevés que de faire des cadeaux aux banques avec des allègements fiscaux. Que dire d’une société où les enseignants ont des salaires si faibles qu’il ne payent même plus d’impôts ?

Parce que la question salariale se pose de plus en plus fort chez nous :
Grève et manif jeudi 29 10h30 Vieux-Port
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Précarité et précarité des principes

Publié le 25 Janvier 2009 par Nadine dans Réflexions profondes

Nous avons été réjouis que Sarko fé back en décembre dernier, jeudi c’est l’occasion de le pousser avec Darcos dans le ruisseau. Car en plus, il se fout de notre gueule : au moment où l’on supprime plus de 10 000 postes chaque année, où le recrutement des CPE ne couvre même plus les départs en retraite, où les personnels des vies scolaires sont tous devenus précaires avec des statuts rabotés par rapports à celui des MI-SE d’antan, voilà que notre Xavier annonce qu’il va recruter 5 000 médiateurs de la réussite scolaire pour lutter contre l’absentéisme. Evidemment, ce serait pas des emplois statutaires, qualifiés, durables toutes choses qui sont plutôt des gros mots pour ces gens-là. Le plus insultant c’est l’air bonnasses qu’ils se donnent pour nous annoncer en gros, qu’il se foutent de notre gueule. Ca me met en rage.
Ce qui me met autant en rage c’est le caractère inéductable du processus de précarisation d’une partie des missions de l’école : aujourd’hui le nombre des AED s’est multiplié au collège et pourtant on a l’impression que cela tourne pas mieux. Faut dire que c’est tellement attractif que les jeunes qui font ça ne restent pas longtemps : aucune stabilité, aucune pérennité. Mais quand on fait la remarque aux collègues, ils trouvent finalement que la situation est normale, et puis peuchère c’est toujours mieux que rien… et ce sont souvent les plus révolutionnaires dans le discours qui sont les plus accommodants avec la précarité quand il s’agit de la combattre concrètement dans leur propre établissement.
J’espère quand même les retrouver dans la rue pour la grande grève de jeudi :
Jeudi 29 janvier
Grève et manif
Rendez-vous 10h30 Vieux-Port
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Festivités précaranavalesques

Publié le 23 Janvier 2009 par Nadine dans Haïti

Dimanche 11 janvier ont démarré les festivités précaranavalesques 2009. Le Kanaval ou K-Naval lui-même se déroulera du 22 au 24 février. Neel aime cette fête avec ses gwo radio, lui qui danse si bien. Il s’y est d’ailleurs un peu remis, car au printemps dernier il avait décrété qu’en tant que Français, il ne voulait plus danser. Et puis c’est l’occasion de mettre un mardi-gras, c’est-à-dire un déguisement.
Haïti c’est aux Caraïbes, et le carnaval y est une chose sérieuse, avec ses foules bien denses, ses chansons composées spécialement et ses pas de danse longuement répétés, même pour la saison précaranavalesque :

« On simule le mouvement de l'anolis. Mais, il y a une forte subjectivité », précise l'une des danseuses de la bande. Aussi la danse « Gaye pay » est toujours à la mode. Cette danse a pris naissance et a été popularisée à la suite du tube sorti en 2007 de la bande de Bel-Air, Raram qui, contrairement aux autres bandes à pied, sort, pour les périodes précarnavalesques, tous les samedis soir au Bel-Air. C'est un mouvement très flexible, chaque personne l'exécute comme elle le sent. Plusieurs bandes, comme Original Cash Band, Affection Band, Klere klere Band, Soul Rasta, reprennent ce mouvement adapté au rythme rabòday. Le Nouvelliste, 19 janvier 2009.

Pour patienter jusqu’au K-Naval 2009 lui-meme, voici de belles images de celui de 2008, et une vidéo qui vous donnera une idée de l’ambiance. Alors pour 2010, on évite les endroits trop courus comme Rio et Venise, et on se précipite sur Jacmel ou Port-Haïtien ?
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Une heure avant

Publié le 22 Janvier 2009 par Nadine dans Les blogueurs et leurs enfants

La saison de ski de Neel a été écourtée. Il avait eu le temps de faire d'immenses progrès à Noël avec Mimi et Papou et ses beaux ski tout neufs amenés par le père Noël, comme le prouvent ces images prises une heure environ avant la chute. Je vous laisse comparer avec les images de l'an dernier. Vous remarquerez aussi que c'est le genre de gamin que l'on retrouve facilement sur une piste de ski. Je parle des lunettes rouges bien entendu.
Ce n'est que partie remise pour l'an prochain ! En attendant, il s'entraîne dur aux béquilles.
Neel skie
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Mou du genou : le diagnostic

Publié le 19 Janvier 2009 par Nadine dans Les blogueurs et leurs enfants

Je sais que vous, chers lecteurs, êtes pétrifiés d'angoisse à propos du genou de Neel depuis hier. Nous sommes allés cet après-midi consulter en chirurgie orthopédique pour en savoir plus : c'est un décollement épiphysaire.
En bref, rien de grave, Neel reprend l'école demain mais :
— Atèle et béquile pour 15 jours au moins.
— Pas de sport avant bien un mois.
— Pas de danse, c'est réservé à la mère malgré les injonctions du parrain.
— Et surtout fin de la saison de ski… ce qui n'arrange pas nos affaire pour 2018.
On prend donc patience entre lecture et DVD.

DECOLLEMENT EPIPHYSAIRE
C'est une fracture du cartilage de croissance d'un os long qui se produit chez un enfant ou un adolescent le plus souvent après un traumatisme dû à une chute sur la main en extension.
Actuellement cette pathologie est en recrudescence en raison de la pratique du roller chez des enfants qui négligent la pose de protèges-poignets.
SYMPTOMES
Le blessé a entendu un craquement lors de la chute
La douleur est vive
Le gonflement survient assez rapidement
RADIOGRAPHIE
Elle confirme le diagnostic.
Elle permet de rechercher une fracture osseuse associée (radius, cubitus, scaphoïde)
TRAITEMENT
IL reste le plus souvent orthopédique
La réduction doit être parfaite et se fait par pression douce sous anesthésie générale, ou parfois sous simple prémédication.
Un plâtre, prenant le bras jusqu'à la main, sera posé pour 3 semaines et remplacé ensuite pendant encore 2 semaines par une résine, de l'avant-bras jusqu' à la paume de la main.
Une rééducation sera de mise
autorééducation par mobilisation du poignet dans un récipient d'eau chaude, travail progressif de la force de préhension grâce à l'utilisation d'une boule de pâte à modeler
L'enfant devra attendre trois mois avant de reprendre une activité sportive
Ce n'est qu'en cas d'instabilité après rééducation qu'une intervention chirurgicale pourra être envisagée (ostéosynthèse)
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Barquette et rapatriement

Publié le 18 Janvier 2009 par Nadine dans Les blogueurs et leurs enfants

Neel est devenu un très bon skieur, même qu’il descend déjà les rouges sans problème. Euh… sans problème… sauf quand le ski oublie de déchausser comme hier vers midi en bas du Signal, juste dans le schuss qui mène à Vescal. Petite prise de vitesse, une petite bosse et la chute. Mais comme la fixation du ski gauche n’a pas sauté, c’est le genou qui a pris. Dur à douleur, Neel a à peine glissé quelques larmes : il a été bon pour une descente en barquette, retour station en ambulance avec pimpon et retour Aix toujours en ambulance mais sans pimpon. En bref la gloire quand il racontera tout ça dans la cour de l’école. Comme mère attentive, j’ai pris plein de photos (code accident) pour qu’il puisse frimer comme une bête quand il reviendra en classe (cet enfant a parfois besoin, lui aussi de reconnaissance).
Au total, il est pour le moment immobilisé avec une atèle, et comme je n’arrive pas à lire ce qu’a écrit le toubib on dira qu’il est mou du genoux. Nous n’irons pas aux urgences aujourd’hui, mais demain au service de chirurgie orthopédique pour mieux savoir ce qu’il se passe au niveau du mou du genoux.
En attendant c’est DVD en illimité, game-boy et maman ceci, maman cela.
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Un moment de pédagogie

Publié le 15 Janvier 2009 par Nadine dans Réflexions profondes

J’ai fait hier avec les 6ème le cours sur les densités de population et les foyers de peuplement dans le monde. Un des grands foyers, c’est le Proche-Orient et je leur ai donc parlé de Gaza, là où se trouvent les plus fortes densités mondiales. Je leur ai d’abord montré ce que représente l’espace pris par Gaza. Nous sommes au deuxième étage et je leur ai montré la Sainte-Victoire que l’on voit par les fenêtres : « Vous voyez Gaza c’est un rectangle d’ici au bout la Sainte-Victoire en longueur et d’ici au bout de la zone industrielle des Milles en largeur. Et dans ce rectangle, il y a un million et demi d’habitants soit le double de Marseille. » Je ne leur ai pas dit qu’en plus ces habitants étaient enfermés dans des murs, sans pouvoir en sortir, sans pouvoir aller se balader à la campagne, ou prendre des vacances. Ou plus prosaïquement pouvoir faire des courses parce qu’aujourd’hui Gaza c’est ni eau, ni électricité, ni pain. Mais ça je crois qu’ils le savent, parce que ça parle pas mal de Gaza en ce moment dans les quartiers populaires, par exemple au Jas. Et eux savent qu’il faudra être :
Tous à la manif
Samedi 17 janvier

17h30 à la Rotonde
Allez-y nombreux, parce que moi je n’y serai pas, j’ai ouiquend au ski prévu depuis longtemps. Désolé…

Quand on est à l’UJFP, l’asso où même les gens du CRIF peuvent adhérer, on reçoit des beaux textes comme ça. Et rien que pour ça, ça vaut le coup d’être à l’UJFP. Les deux photos c’est d’un mur à l’autre, de Varsovie à Gaza…





LA DEUXIÈME MORT DU JUDAÏSME

Les millions de juifs qui ont été exterminés par les nazis dans les plaines de Pologne avaient des traits communs qui permettent de parler d¹un judaïsme européen. Ce n¹était pas tant le sentiment d¹appartenance à un peuple mythique, ni la religion car beaucoup d¹entre eux s¹en étaient détachés : c¹étaient des éléments de culture commune. Elle ne se réduisait pas à des recettes de cuisine, ni à des histoires véhiculant le fameux humour juif, ni à une langue, car tous ne parlaient pas le yiddish. C¹était quelque chose de plus profond, commun sous des formes diverses aux ouvriers des usines textiles de Lodz et aux polisseurs de diamants d¹Anvers, aux talmudistes de Vilna, aux marchands de légumes d¹Odessa et jusqu¹à certaines familles de banquiers comme celle d¹Aby Warburg. Ces gens-là n¹étaient pas meilleurs que d¹autres, mais ils n¹avaient jamais exercé de souveraineté étatique et leurs conditions d¹existence ne leur offraient comme issues que l¹argent et l¹étude. Ils méprisaient en tout cas la force brutale, dont ils avaient souvent eu l¹occasion de sentir les effets. Beaucoup d¹entre eux se sont rangés du côté des opprimés et ont participé aux mouvements de résistance et d¹émancipation de la première moitié du siècle dernier :  c¹est cette culture qui a fourni son terreau au mouvement ouvrier juif, depuis le Bund polonais, fer de lance des révolutions de 1905 et 1917 dans l¹empire tsariste, jusqu¹aux syndicats parisiens des fourreurs et des casquettiers, dont les drapeaux portaient des devises en yiddish et qui ont donné, dans la MOI, bien des combattants contre l¹occupant. Et c¹est sur ce terrain qu¹ont grandi les figures emblématiques du judaïsme européen, Rosa Luxembourg, Franz Kafka, Hannah Arendt, Albert Einstein. Après guerre, nombre des survivants et de leurs enfants soutiendront les luttes d¹émancipation dans le monde, les Noirs américains, l¹ANC en Afrique du Sud, les Algériens dans leur guerre de libération. Tous ces gens sont morts et on ne les ressuscitera pas. Mais ce qui se passe en ce moment à Gaza les tue une seconde fois. On dira que ce n¹est pas la peine de s¹énerver, qu¹il y a tant de précédents, de Deir Yassin à Sabra et Chatila. Je pense au contraire que l¹entrée de l¹armée israélienne dans le ghetto de Gaza marque un tournant fatal. D¹abord par le degré de brutalité, le nombre d¹enfants morts brûlés ou écrasés sous les décombres de leur maison : un cap est franchi, qui doit amener, qui amènera un jour le Premier ministre israélien, le ministre de la Défense et le chef d¹État-major sur le banc des accusés de la Cour de justice internationale.
Mais le tournant n¹est pas seulement celui de l¹horreur et du massacre de masse des Palestiniens.  Il y a deux points qui font des événements actuels ce qui est advenu de plus grave pour les juifs depuis Auschwitz. Le premier, c¹est le cynisme, la manière ouverte de traiter les Palestiniens comme des sous-hommes ­ les tracts lâchés par des avions annonçant que les bombardements vont être encore plus meurtriers, alors que la population de Gaza ne peut pas s¹enfuir, que toutes les issues sont fermées, qu¹il n¹y a plus qu¹à attendre la mort dans le noir. Ce genre de plaisanterie rappelle de façon glaçante le traitement réservé aux juifs en Europe de l¹Est pendant la guerre, et  sur ce point j¹attends sans crainte les hauts cris des Belles âmes stipendiées. L¹autre nouveauté, c¹est le silence de la majorité des juifs. En Israël, malgré le courage d¹une poignée d¹irréductibles, les manifestations de masse sont menées par des Palestiniens. En France, dans les manifestations du 3 et du 10 janvier, le prolétariat des quartiers populaires était là, mais des hurlements de colère d¹intellectuels juifs, de syndicalistes, de politiciens juifs, je n¹en ai pas entendu assez.
Au lieu de se satisfaire des âneries du gouvernement et du CRIF (« ne pas importer le conflit »), il est temps que les juifs viennent en masse manifester avec les « arabo-musulmans » contre l¹inacceptable. Sinon, leurs enfants leur demanderont un jour « ce qu¹ils faisaient pendant ce temps-là » et je n¹aimerais pas être à leur place quand il leur faudra répondre.
Eric Hazan






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Fin de la récré

Publié le 14 Janvier 2009 par Nadine dans Niouzes narcissiques

Nous avons été la risée de la France entière mais on s’en fout et (pour une fois) Gaudin a très bien répondu à tous ces Parisiens qui ne connaissent pas le centre du monde habité : quand il neige ici, le monde s’arrête, et on en profite pour rester chez soi. Le biznes s’arrête de tourner aussi, le capitalisme fait une pause : même Plan de Campagne, jour d’ouverture des soldes n’a pu ouvrir que 10 mn, eux qui font bosser leurs salariés le dimanche, faut apprécier ! En plus tout le monde est solidaire, on pousse les bagnoles des autres sans qu’on vienne nous chercher, personne ne klaxonne, je suis allée chercher du pain pour ma voisine, on discute dans la rue avec des gens qu’on connaît même pas… Ce n’est hélas que tous les vingt ans. N’achetez surtout pas de chasse-neige, je veux revoir ça en 2029 !  Maintenant qu’il ne reste que quelques rares plaques de neige dans le jardin, retour sur la semaine dernière version Neel : bonhommes de neige les plus gros possibles et batailles de boules de neige. Le pied !
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