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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Entre le mouve et la LA

Publié le 25 Mai 2013 par Nadine dans Voyages

Haiti-je-connais.jpg

Blog au repos pour cause de secteur emploi en pleine activité : deux semaines, y compris le week-end de Pentecôte, à faire du barème au mauve pour le mouve intra, et j'enchaîne dès aujourd'hui avec la Liste d'Aptitude puisque je pars à Paris dans une heure. Ok, ce week-end je ne vais bosser que dans le TGV et le reste ce sera les copains, ce soir le 3ème match d'Haïti je connais organisé par Evens dans le 93 — qu'est-ce qu'il est fort cet Evens, entouré de jolies filles ! — et de toutes façon temps de merde pour temps de merde autant aller à la capitale, je me ferai une expo au passage demain.

Alors puisque je bouge et que je fais du mouve, autant le mettre en musique…

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Léo

Publié le 16 Mai 2013 par Nadine dans Tchatche et niouzes

Léo bête à partC'est par des chemins détournés, chemins passant par Dijon, que j'ai appris avant-hier soir une bien triste nouvelle, celle du décès d'un ami d'enfance et d'adolescence. Le lendemain matin j'ai aussitôt averti Cathy, qui elle-même a averti Manu et ainsi, par ce téléphone arabe parsemé de portables, de SMS et de courriels, la nouvelle a fait le tour des amis que Léo avait dans son enfance.

Je ne m'étendrai pas ici sur les raisons qui font qu'aujourd'hui c'est par les chemins de traverse qu'arrive l'information, les raisons qui font qu'hier Léo avait pris un chemin de traverse bien particulier. Je me souviendrai surtout de Léo, Jean-Léo, Nino, le gamin qui était bien une bête à part et qui était mon ami quand j'avais 6 ans, quand j'en avais 16 aussi. Léo qui était insaisissable était aussi prisonnier de beaucoup de choses. Je sais aussi combien il était généreux et drôle, et aussi un vrai tron de l'air comme on dit par ici.

Cela faisait bien longtemps que je l'avais perdu de vue. Je savais de loin en loin la vie qu'il menait. Sa disparition aujourd'hui laisse comme un vide : il n'a pas été le roi de l'évasion mais sa sortie aura été remarquée par ses amis d'enfance dont je suis.

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Des ballerines, des conteneurs, un savon…

Publié le 13 Mai 2013 par Nadine dans Tchatche et niouzes

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Pas de raton laveur malgré le savon, mais j'ai raté, je ne pouvais pas tout faire, les tractopelles. Comme dit dans le précédent post, la capitale de l'Europe ce mois-ci se consacre aux arts de la rue ; ce long week-end avec pont était idéal pour aller les voir. Rassurez-vous il y en aura encore le week-end prochain, Pentecôte, mais après ce sera trop tard.

En face de chez moi, juste devant la gare, le Ballet National de Marseille présentait Sport Fiction, un ballet classique et peu classique, surtout les costumes cagoules et ballon cousu au pied, grosses têtes des altérophilistes, escrrimeurs, nageurs et cyclistes… et aussi des ballerines qui sont passées des pointes à la danse africaine. J'avais vu le répétitions en allant chez moi, j'ai apprécié deux fois le spectacle avec les lumières et le son. Deux fois parce que le premier soir Evens était congelé à cause du Mistral et nous sommes allés nous réfugier au chaud devant un couscous. Avec tout cela j'ai raté le ballet de tractopelles au Prado qui était à la même heure, mais de toutes façon j'étais très hésitante à cause de la distance et du vent.

Dans la journée je suis allée me ballader dans le 17e arrondissement qui était en fait entre le 2e et le 3e, c'est à dire au J4. La compagnie Generik Vapeur avait dressé un village de conteneurs sur le quai devant le Mucem, avec aussi des bidons, des vieux trucs, des caddies de supermarché, des vieux chiffons, un vieux camion, bref tout ce que j'aime et ils faisaient durant cinq jours, jour et nuit des activités délirantes : cinéma dans un conteneur, bronzette ou bain dans un baignoire moto, descente en rappel d'une construction de conteneurs… Tout cela même pas sponsorisé par la CMA-CGM, juste Emmaüs qui faisait des trucs subversifs (tracts d'appel pour l'aide aux migrants, au juste partage des richesses…). Puis je suis allée me ballader jusqu'à la Joliette pour voir la vue du J1 en ce soir de Mistral et de grand ciel bleu, les quais et les gros bateaux pour l'Algérie. Generik Vapeur avait fait poser devant un savon géant de 9 m3  avec un robinet qui goutte et le fait fondre lentement. Presque on espérait la pluie après ce Mistral pour voir comment ça fait, comment ça mousse sur le savon. Et de toutes façon il faudra revenir régulièrement pour voir la transformation du gros cube.

Je n'ai pas tout vu mais jusqu'ici je m'en suis mis plein les yeux à la capitale et ce n'est pas fini ! A Marseille on craint degun…

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A Marseille on vous met le feu (entre flammes et flots)

Publié le 6 Mai 2013 par Nadine dans Tchatche et niouzes

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Vous savez déjà que Marseille cette année est la capitale de l'Europe. L'Europe qui compte, celle de la culture, pas celle du capital. Comme à Marseille on craint dégun et que c'est bien connu ce soir on vous met le feu, on l'a fait pour de bon tout le week-end au Vieux Port. Dans le cadre de MP2013 et à l'occasion de l'ouverture de la Folle Histoire des Arts de Rue, la compagnie Carabosse a allumé le Vieux Port avec un moulon de lumières, feu et torches qui donnaient à l'ensemble un côté féérique. Neel qui étaient venu à reculons à trouvé ça magique, d'autres très zen, en tous cas y a dégun qu'a pas aimé. Avec Cathy, Etienne, Marius, ma sœur et ses deux garçons, ma cousine et mon cousin, on a réussi à se perdre dès le début dans la foule dense et bon enfant qui déambulait le long des quais, mais on a fini par se retrouver au moment où les lumières se rallumaient.

Le lendemain, j'ai laissé les cousins avec leurs amis venus du Vaucluse avec mes excellentes indications touristiques et je suis allée à la plage des Catalans organiser le concept entre flemme et flots pour me remettre de cette soirée enflammée.

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Fête du travail et des travailleurs, de tous les travailleurs

Publié le 1 Mai 2013 par Nadine dans Réflexions profondes

392477 10150734793083375 1429237292 nAyant lâchement séché la manif de ce matin pour cause de flemme aigüe augmentée par le speed des deux jours précédents (arrivée dimanche après-midi de NYC, repartie le lendemain pour Marseille puis Paris, revenue hier soir), je compenserai ce manque de sérieux par un sérieux article sur le travail, sérieusement teinté de lutte des classes.

Il parait que notre gouvernement veut ouvrir le débat sur l'immigration. Il parait aussi que celui des Etats-Unis réfléchit à la régularisation de ses onze millions de clandestins. Le débat est donc d'actualité, il est même d'actualité depuis un moment. Et qu'entend-on grosso modo depuis une trentaine d'année (j'écris une trentraine d'année pour rester dans un débat franco-français, mais ailleurs c'est la même chose avec ou sans le FN) ? On entend qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, que les étrangers prennent le boulot des gens du cru, quand ce n'est pas la sécu et les alloc, qu'on est bien gentil de ne pas les renvoyer de l'autre côté de la Méditerranée, du Rio Grande, du Caucase, du Bosphore, etc… C'est le discours de la droite et de l'extrême-droite. A gauche, et en contre de ce discours, on entend le plaidoyer humaniste : touche pas à mon pote, France terre d'asile, et à l'appui une théorie économique du gagnant/gagnant selon laquelle les immigrés seraient un appui au développement de leur pays d'origine, lesquels deviendraient clients de la France dans un cercle vertueux profitable à tous.

Evidemment, je préfère le deuxième discours au premier. Mais je pense qu'en fait les deux se rejoignent parce qu'ils envisagent le travailleur comme redevable envers celui qui lui donne un travail et non le contraire. Or, c'est oublier qu'un travailleur est d'abord est un créateur de plus-value et que cette plus-value enrichit celui qui l'emploie, le détenteur du capital, le pays dans lequel il travaille, et le pays qui détient le capital. Voir l'immigré sous l'angle du rejet ou sous l'angle humaniste charitable c'est penser que les immigrés sont les misérables de leur pays ; or ce sont d'abord les populations dynamiques et celles qui peuvent investir dans l'immigration, donc avec du capital économique et du capital social, qui émigrent.

En gros, un émigré apporte dans le pays où il émigre du capital humain et de la force de travail, donc il appauvrit dans un premier temps le pays de départ pour enrichir le pays où il arrive. Qu'il y ait ensuite un retour sur investissement dans le pays d'origine n'est ni automatique, ni obligatoire : les transferts familieux sont souvent dépensés dans des produits de consommation voire d'ostentation, importés et qui enrichissent… les pays riches !

Bref, la migration enrichit les riches et appauvrit les pauvres. Et la masse de manœuvre des clandestins est très intéressante pour le capitalisme qui trouve là une main d'œuvre docile et bon marché avec laquelle il peut faire pression sur le reste des travailleurs.

Il est urgent de repenser ce qu'est le travail, ce qu'est la richesse créée par la plus-value dans tous les débats économiques et sociaux y compris celui de l'immigration. Cela permettra de sortir de la dialectique gentils de gauche irréalistes vs méchants de droite pragmatiques. La crise nous a fait croire que les patrons offraient du travail et nous a fait oublier que les salariés offraient au capital de la plus-value sur laquelle il n'avaient qu'une part qui se réduisait. Comme disait un certain Karl Marx il y a de celà deux siècles "prolétaires de tous les pays unissez-vous" ; oui unissez-vous immigrés et non immigrés, vous êtes dans le même camp, celui du travail et le discours qui nous divise n'est fait que pour nous affaiblir. Les cadeaux des puissants et des patrons ne sont jamais des cadeaux, et le travail en particulier n'est jamais un cadeau : c'est un échange économique dans lequel travail et capital sont antagonistes. Cela s'appelle la lutte des classes. Je suis ringarde mais c'est toujours, encore, d'actualité.

Et toujours d'actualité ce sketch qui a plus de quarante ans et qui envisage bien le travailleur étranger comme enrichissant le pays d'accueil : et toc !



Fernand Raynaud résumait déjà la pensée raciste... par Agorapol

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