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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Vive l'Europe (suite chez les Anglais)

Publié le 14 Juin 2014 par Nadine dans Voyages

Je vous avais fait part la semaine dernière de mon enthousiasme européen à ma manière, allant d'Istanbul à Lisbonne en passant par Cambridge. Je suis donc passée à Cambridge comme annoncé. Mais commençons par la politique : le Royaume-Uni est l'exemple parfait de l'Europe que je n'aime pas. Pour eux l'Europe c'est un marché et tout doit être mis en concurrence. D'ailleurs tout se vend, tout est concurrentiel et… tout est cher. Ils prennent ce qui les arrange et rejetent ce qui ne les arrange pas. La défunte Margaret Thatcher y a gagné depuis longtemps.

C'est tout de même un Angleterre un peu atypique que j'ai visité le week-end dernier, même en étant dans la très anglaise Cambridge, cœur de la reproduction sociale de l'upper-class avec le système des collèges : je suis allée vois un ami portugais et en plus il faisait beau !

 

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Jaime travaillait le vendredi : j'ai donc visité la ville, ses collèges — en période d'examen — ses vertes pelouses, son musée, et parcouru la ville en vélo — c'est le mode de transport habituel à Cambridge. Les collèges sont splendides, très anglais entre le vrai-gothique, le néo-gothique, le néo-classique : la ville est bâtie autour d'eux. J'y ai croisé, non sans émotion, Darwin et Newton et admiré les manuscrits, dont certains entre le VIIIe et le XIIe siècles dans la bibliothèque de Trinity Collège.

 

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Le soir nous sommes restés sur une touche très brittanique en allant au pub boire des pintes de bière. Jaime a qualifié le pub anglais de extension of the living room avec sa moquette, ses banquettes, ses télés, ses jeux de flechettes etc… Et puis surtout ils savent bien servir la bière à la bonne température.

 

 

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La samedi sous le soleil nous sommes allés faire du punt sur la Cam. C'est le grand truc ici, surtout quand il y a du soleil. C'est comme la gondole, sauf qu'on peut faire le gondolier. Ceux qui ne puntent pas peuvent boire tranquillement dans le punt, le must étant le Champagne surtout pour les nombreuses Bride Parties de ce samedi après-midi. Je vous laisse apprécier le bon goût de ces jeunes filles ; on peut aussi les croiser le soir dans les pub en mini-jupe et hauts talons quelque soit la saison et la température.

 

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Nous avons donc pris un punt. Jaime n'était pas le meilleur mais il a su nous mener jusqu'au bout et sans tomber à l'eau. Je m'y suis essayée. je ne suis pas tombée,mais je n'ai réussi qu'à tourner en rond et encore, lentement…

 

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Nous nous sommes quittés le dimanche matin sur la quai de la gare (privatisée) avant que je ne monte dans le train (privatisé) pour aller prendre l'avion dans l'aéroport privé des low-cost à Londres-Stansted. Nous nous sommes promis de nous revoir : les fois précédentes c'était le Cambodge, le Portugal, Prague et Paris. Où sera la prochaine ?

 

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Vive l'Europe ! Pas celle-là, l'autre.

Publié le 5 Juin 2014 par Nadine dans Voyages

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Evidemment l'Europe ne sort pas grandie du dernier scrutin. Il faut dire que l'Europe que l'on subit c'est essentiellement le Traité de Lisbonne, Angela Merkel, le serrage de vis en Grèce, au Portugal et ailleurs. Cela ne fait pas très envie. Mais je le dis et je le répète : Vive l'Europe ! Mais pas celle-là, l'autre. Et je vais le démontrer avec ma vie à moi, puisque ce blog est mon narcissique à moi.

Tout d'abord l'Europe ce ne sont pas 27 pays. C'est pour moi qui veut, vient, et est le bienvenu. La Turquie est évidemment européenne : il en sont candidats depuis 1963, et à force de faire claquer la porte au nez, ils ont moins envie c'est vrai. Pourtant la Turquie joue en Europe pour le sport et l'Eurovision, et fait partie des programmes Erasmus par exemple. Et même en traversant le Bosphore on continue à se sentir en Europe quand on est dans ce pays. Pourtant mon ami Enis que vous voyez ci-dessus en pleine pastissade au rakı ou train d'allumer le barbecue doit galérer pour avoir un visa s'il veut me rendre visite.

Ensuite l'Europe ce sont d'abord des gens, pas des flux, ni des capitaux, encore moins de la résorption de dette publique. Et moi qui suis xénophile d'adore rencontrer les gens : je pars ce soir à Cambridge visiter mon ami portugais Jaime qui y a déménagé après avoir passé quelques années à Rotterdam. Outre qu'il est un peu maso d'aller habiter des coins pareils, on ne peut que s'exclamer vive l'Europe de pouvoir condenser un tel cosmopolitisme sans contraintes administratives majeures (pas comme Enis, voir supra).

Donc je propose comme programme pour les prochaines élections européennes de 2019 :

— Libre circulation de tout le monde comme il veut.

— Interdiction de la notion de dette publique : dette publique c'est un oxymore, ce qui est public rend riche et ne peut être une dette.

— Salaire minimum de niveau européen avec obligation pour les entreprises de s'y plier. D'ailleurs, comme dette publique, coût du travail est aussi un oxymore : seul le travail enrichit car il génère de la plus-value, il ne peut donc avoir un coût.

— Extension de la protection sociale la plus avantageuse à tout le monde partout.

— Alignement fiscal pour éviter le nomadisme fiscal des plus riches et des grosses entreprises (y compris les îles anglo-normandes et autres confettis devenus planques fiscales). Ca fera du chômage chez les avocats fiscalistes mais ils peuvent se reconvertir dans le droit administratif pour les étrangers par exemple !

Je pense qu'avec de tels principes, on pourra enfin bâtir une belle Europe qui permettra de reléguer aux oubliettes de l'histoire les partis d'extrême-droite nationalistes mais qui s'acoquinent entre eux au niveau européen.

Pour finir :

— Jaime m'a quand même demandé de lui amener du saucisson. Oui, il est en Angleterre…

— Je suis ravie que la palme d'or de Cannes aille cette année à un cinéaste européen que j'aime beaucoup depuis Uzak, Nuri Bilge Ceylan, avec Winter Sleep. J'ai bien écrit européen.

 


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