Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Arrivée en Haïti

Publié le 25 Février 2014 par Nadine dans Haïti

PhotoService.com

Après la traversée de NYC en métro entre 5h38 et 7h puis 3h20 de vol, je suis arrivée hier à Port au Prince. Le temps de trouver la valise dans la montagne de bagages de la diaspora qui tournait sur le tapis, puis d'acheter une carte de téléphone et internet pour mon i-phone 3, je me suis retrouvée dehors dans la chaleur et en train d'enlacer Dotte qui avait l'air aussi émue que moi que nous nous retrouvions. Comme Judith a maintenant un troisième enfant qui est encore un nourrisson, je me suis retrouvée ailleurs, cette fois-ci chez les père de Saint-Jacques. J'ai immédiatement pensé à René qui à chaque fois me dit que je peux toujours aller là et à qui je réponds que peut-être… sait-on jamais… et bien voilà et je dois dire que René a bien raison : c'est une maison sympathique, où l'on mange bien, avec un jardin, tout près du centre (voir la photo) et… avec de l'internet à bon débit qui me permet de vous bloguer aujourd'hui.J'ai passé l'après-midi à siester après toutes ces aventures et à passer des coups de fils pour préparer la suite.

Sinon Port au Prince reste Port au Prince, chaud, bruyant, encombré, vivant. J'ai rendez-vous tout à l'heure au Rectorat de l'Université d'Etat d'Haïti : même si j'ai apporté un drapeau du SNES commme à chaque voyage, je vous promet de ne pas faire une manif, même si c'est un rectorat. Demain départ 5h du mat pour l'Artibonite.

commentaires

Folle de la messe ?

Publié le 24 Février 2014 par Nadine dans Voyages au Nouveau Monde

PhotoService.com PhotoService.com

Pas encore recalée dans le jet lag, je me suis réveillée très tôt malgré l'heure de coucher tardive et la longue journée de la veille. Alors tant qu'à faire puisque je suis en Amérique, là où Dieu à élu sa résidence principale, et particulièrement parce que je suis à Harlem, je suis allée à l'office. Harlem est plein d'Eglises et de Temples de toutes sortes et de toutes branches, et maintenant aussi de mosquées, ce n'est pas difficile de trouver où assouvir sa soif de spiritualité le dimanche matin. A vrai dire, c'était surtout la musique et l'ambiance que je recherchais. Prenant comme boussole le hasard, je suis entrée dans la première église qui se présentait avec de la musique et une porte qui s'ouvrait ; c'est ainsi que je me suis retrouvée à la Greater Zion Hill Baptist Church 2365 Frederick Douglass Blvd.

Je ne sais pas si toutes les offices chantés sont comme cela ou si je suis bien tombée (le Seigneur était peut-être avec moi ?) mais j'ai assisté à des chants d'une excellente qualité et été accueillie par des gens gentils. Cela dure environ deux heures, c'est chanté plus des 3/4 du temps, avec accompagnement, chœur et solistes, et la salle qui chante et reprend. Au milieu quelques lectures de la Bible et un sermon qui monte en puissance avec des répétitions voulues, comme des invocations auxquelles la salle répond. On passe son temps à invoquer Jesus et the Lord, mais c'est si beau et si bien excécuté qu'on en redemande. Il y a aussi, c'est inscrit au programme, un moment consacré à l'histoire du peuple noir ; aujourd'hui un des pasteur évoquait le rythm'n'blues des années 1960 avec Sam Cook et Aretha Franklin. Juste après tout le monde est allée serrer la pince à tout le monde, y compris à moi et aux quelques touristes échoués ici comme moi en nous souhaitant la bienvenue. Rassurez-vous je ne suis pas devenue folle de la messe, mais quand c'est comme ça on a presque envie de mettre son joli tailleur et son joli chapeau comme les dames pour y retourner dimanche prochain !


 

L'après-midi j'ai déambulé dans les rues de Midtown en m'adonnant au vrai Dieu de l'Amérique : le dollar. J'ai fait quelques emplettes.

Sinon, Baya est retournée au Maroc ce soir, moi c'est demain Haïti : vu les difficutés de connexion là-bas, ne vous attendez pas à avoir très souvent le blog.

commentaires

Pas de fado, mais des pépettes et du pastis

Publié le 23 Février 2014 par Nadine dans Voyages au Nouveau Monde

1798468_10152045880493375_2071967816_n.jpgComme prévu et annoncé dans ce blog, je me suis pointée vendredi soir au comptoir TAP à l'aéroport Marseille Provence. Je fais tranquillement la queue et quand cela arrive à mon tour, l'hôtesse me fait attendre. J'attends donc, et quand elle reviens elle me demande si je suis prête à partir le lendemain moyennant un dédommagement. A l'annonce de la somme, 300 €, je dis immédiatement OUI. Le billet pour New York m'a coûté 399 € et en plus je vais voler avec Air France et Delta, ce qui va me faire des miles. Donc retour à Aix et soirée avec Fripouille ravi de me revoir.New-Jersey.jpg

Je suis donc partie le samedi 22 à 9h35 et faute de vin de l'Alentejo, j'ai acheté du pastis au Duty Free shop, nous y reviendrons. Bon, le voyage c'est chiant comme d'hab, on mange mal comme d'hab, on est serré comme des anchois et on arrive en vrac, un peu stressé mais content comme d'hab. Avec Delta Airlines la bouffe est encore plus pire, mais par contre il y a des centaines de films à regarder et des nouveaux branchements jack et USB sur le siège de devant. Cela ne parait rien mais quand c'est ton meilleur ami durant 8 heures ça compte. Nous sommes arrivés à l'heure à Newark : on y passe plus vite à l'immigration (15 mn au lieu de l'heure et demi de moyenne à JFK), par compte c'est $ 12,50 de train. J'ai même trouvé un chevalier servant qui a porté ma valise de 21,50 kg dans les escaliers à Penn Station. Et puis j'ai trouvé aussi dans le métro des Haïtiens à qui j'ai fait la conversation en créole et qui étaient ravi et étonnés. Et je suis arrivée à la 145th street et j'ai rejoint Tommaso à Edgecombe avenue. Il y avait  Baya de passage pour une semaine et qui retourne à Rabat aujourd'hui même. Et puis aussi j'oubliais, il y a aussi la neige qui recouvre encore le New Jersey et qui fond on gros névés en plein cœur de Harlem.Pastis-Harlem.jpg

Nous nous sommes retrouvés avec beaucoup de chaleur, reprennant les conversations là où nous les avions laissées en avril dernier et nous sommes immédiatement partis pour une fête quelques blocks plus bas pour fêter l'anniversaire de Tommaso. C'était dans un grand et bel appartement avec briques apparentes et grand comptoir entre cuisine et salon, le style du nouveau Harlem, plus branché, ou branché autrement. La pièce s'est remplie toute la soirée des amis de Tommaso et Baya, beaucoup d'étudiants, beaucoup d'Européens, une babel linguistique où dominait l'anglais, le français et l'italien et toutes façons tout le monde parlait au moins deux langues et beaucoup, beaucoup plus. Ca a parlé, bu, mangé, écouté de la musique, fumé sur les escaliers de secours, et j'ai aussi pas mal comaté vu le décallage horaire. Quand je me suis couchée à presque deux heures, il était huit du mat au compteur pour ma pomme. On avait apporté le pastis de Marignane qui a eu un franc succès car c'est bien une boisson qu'il est difficile de trouver par ici ; il avait donc le goût de la madeleine de Proust pour les Européens en exil sur les bord de l'Hudson river. 

Il fait aujourd'hui un temps superbe et je sens que je vais bien profiter de la Grosse Pomme avant de partir demain sous d'autres cieux et d'autres températures.


commentaires

Voyage au centre du monde

Publié le 21 Février 2014 par Nadine dans Haïti

PhotoService.com

J'ai déjà beaucoup écrit jadis sur le centre du monde et son emplacement. Et si j'ai bien tout compris, ça dépend aussi des points de vue : il se situe par exemple à Bombay pour certains, à l'endroit exact de ce petit lac où Rama planta sa lance dans un passé mal défini. Je dois dire quand même que dans les trois prochains jours je vais passer successivement par trois candidats sérieux au titre de centre du monde.

Je serai ce soir à Lisbonne qui a été aux XVe et XVIe siècles incontestablement le centre du monde, monde des découvertes, de la technologie, de la richesse et du commerce. Et pour une histoire qui nous précoccupe, nous allons le voir plus loin, le centre de commandement du trafic négrier à ses commencements, et même tout au lond de la traite. Il ne faut oublier que les Portugais ont transporté dans les cales de leurs navires 45 % des captifs entre Afrique et Amérique.

Demain je serai à New York City. Y a besoin de vous faire un dessin sur la fonction de centre du monde de la ville-monde ? Et lundi ce sera Port au Prince.

Le mémoire pédaogique que j'amène en Haïti s'appelle  ENSEIGNER L’HISTOIRE DE SAINT-DOMINGUE ET D’HAITI A TRAVERS LES ENJEUX ET LES PROBLEMATIQUES DE LA MONDIALISATION : APPROCHES DIDACTIQUES, ENJEUX PEDAGOGIQUES. Il part du postulat que Saint-Domingue puis Haïti ont été depuis 1492 au centre des enjeux de la mondialisation : " Si la mondialisation devait avoir une date et un lieu de naissance, le Môle Saint-Nicolas à la date du 6 décembre 1492 ferait un bon candidat : c’est là, au nord-ouest de l’île d’Hispaniola, aujourd’hui Haïti, que Christophe Colomb établit le premier établissement du Nouveau Monde." Enjeu central, mais espace dominé puisque la mondialisation accentue la hiérarchie et la spécialisation des espaces. Et question domination, Haïti en connait un rayon : les Taïnos, les esclaves, le pays paria des Amériques au XIXe siècle, le pays le plus pauvre de l'Hémisphère occidental aujourd'hui. Mais aussi un enjeu idéologique majeur hier et aujourd'hui : la découverte du Nouveau Monde puis le massacre des Indiens a changé la face du monde, la richesse engendrée par le commerce colonial a enclanché des processus irréversibles jusqu'au cycle des révolutions atlantiques dans lequel la révolution haïtienne a tenu une place majeure et radicale. Aujourd'hui encore Haïti interroge le monde : il l'interroge sur ses ratés, les ratés d'une aide internationale qui se nourrit de discours et ne fait qu'accentuer la domination, les ratés d'une mondialisation qui y est à un stade très avancée avec des ravages humains et environnements épouvantables. Que vais-je raconter devant le public à qui l'on me demandera de causer ? Peut-être un peu tout cela et surtout de continuer à donner des leçons au monde comme ils l'ont fait autrefois et de mettre le monde cul par dessus tête !

 

PS : tout cela ce n'est pas vrai. Le vrai centre du monde est au centre du monde habité, entre la Villa Dimanches et la rue Marcel Sembat.

commentaires

Lisbonne, New York, Port au Prince

Publié le 18 Février 2014 par Nadine dans Voyages au Nouveau Monde

Voici mes trois étapes du week-end prochain entre vendredi et lundi. Evidemment, le but est d'aller à Port au Prince, mais les étapes sont choisies et voulues. Lisbonne d'abord car je vole avec TAP (Transportes Aéreos Portugueses) vers Nova Lorque, comme on dit dans la langue d'Eusebio, comme je l'avais fait il y a deux ans. Départ à 18h10 de Marignane, arrivée à 19h35 sur les bord du Tage où l'hôtel m'est payé. Il y a deux ans, c'était à côté du terminus du métro à Oriente et j'avais pu flâner, manger des tapas et boire de la cerveja du côté de Rossio. Aucun mes amis portugais n'est là : il y en a un à Tokyo, le deuxième à Rotterdam, les troisième à Faro et la dernière à Porto, mais la ville en elle-même suffit à me plaire. Le lendemain je m'envole à 12h35, c'est-à-dire à une heure tout à fait humaine qui me permettra d'aller le boire un petit café avec un zumo de laranja natural au comptoir en écoutant les conversations dans cette si belle langue.


PhotoService.com

 

Arrivée à 15h50 à Newark : et oui, Lisbonne c'est déjà se rapprocher de l'Amérique. Ensuite train jusqu'à Penn Station et métro ligne A jusqu'à la 145th street, station au cœur de Harlem pour rejoindre mes amis Baya et Tommaso. Je ne sais pas encore ce que je ferai à New York, mais comme à Lisbonne humer l'air de la ville me suffit.

PhotoService.com

 

Je repars le lundi matin à 8h55 de JFK, ce qui signifie que je vais devoir me lever tôt entre les deux heures réglementaire en avance et l'heure de transport jusqu'à Howard Beach station. L'arrivée est prévue à 12h51 à l'aéroport Toussaint Louverture où je suis attendue par mes amis haïtiens.


PhotoService.com

 

Avec tout cela le problème reste celui de la valise sachant que je n'ai droit à qu'à 23kg en soute et 10 kg en cabine et que de toutes façons, je ne peux pas porter des tonnes de bagages à travers tout NYC au bout de mes deux petits bras. Sachant qu'en ce moment il fait certes 10-15°C à Lisbonne mais qu'il neige et qu'il fait - 4°C à New York et qu'en Haïti il fait 35°C et que j'espère bien me baigner. Avec en plus à trimballer l'ordi, des livres, du papier, la trousse de toilette et celle de médoc… J'avance dans le tétris de ma valise depuis dimanche en ajoutant, retirant, substituant des trucs et des machins au fil des mes inspirations. Si vous avez quelques idées, je suis preneuse.

 

PhotoService.com

commentaires

2,20 m en haut et 3,30 m en bas

Publié le 15 Février 2014 par Nadine dans Les blogueurs et leurs enfants

C'est la hauteur de neige à la Foux d'Allos, la plus belle station du monde, où, en plus, se trouve le plus beau chalet du mond, Chauvet. Ce qui en fait aussi la station la plus enneigée de France. Voici Chauvet dimanche dernier avec la vue, ou ce qu'il reste de la vue, depuis la fenêtre.

 


PhotoService.com PhotoService.com

 

Bravant la tempête, et aussi appatés par la poudreuse, nous sommes montés, Etienne, Cathy, Marius, Neel et ma pomme à Chauvet le week-end dernier et nous n'avons pas été déçus. Voici la noire de œufs en version neige marrone.

 

PhotoService.com

 

 

 

Les garçons skient et surfent comme des dieux. Bientôt ce sont eux qui nous largueront. Sur piste comme en marronage, ils sont à l'aise partout. Quelle classe !

 


commentaires

Fin de la saison parisienne

Publié le 10 Février 2014 par Nadine dans Voyages

PhotoService.com

 

Je suis revenue jeudi soir de ma deuxième et dernière semaine à Paris. Cette année c’est une courte saison : pour plein de raisons, j’ai décidé que je ne ferais qu’une année sur deux la totale FPMN/CAPN. D’abord pour ne pas être seulement une demi-prof/demi-collègue dans mon collège. C’est assez énervant de s’entendre demander à partir du mois d’octobre par les élèves et les collègues : « alors c’est quand que tu/vous pars/partez ? ». Et puis… cette année les FPMN mouvement tombaient en plein pendant nos vacances qui cette année exceptionnellement… sont en même temps que Carnaval ! Alors pensez-donc, j’ai pris la première invitation qui se présentait pour les Caraïbes. Pendant que certains pousseront les wagonnets au fond du MEN, moi je serai en Haïti, pas à me dorer la pilule, mais pas mal quand même.

Donc saison parisienne courte mais bien remplie : outre les joies des SpéN, d’avoir traqué le poste SpéN de mon bahut, d’avoir fait un flan à des IG, j’ai aussi bien profité des expo et des copains et je suis même allée au théâtre à la Comédie Française. Aux Invalides j’ai chopé au vol le dernier jour de l’expo Indochine, des territoires et des hommes. Très belle et grande expo, des documents exceptionnels et très variés depuis le XVIIIe siècle jusqu’à Dien Bien Phu. La Région des sauvages dans l'encart ci-dessous, la prose coloniale, toute une époque, un peu celle de l'expo que j'ai visité juste après.

 

PhotoService.com

 

Le lendemain c’était au Palais de Chaillot l’expo Arts Déco : beaucoup de monde, beaucoup de groupes, ce qui rendait le truc un brin pénible par moments. Mais cela en valait la peine : c’est toute une époque, celle des années folle et de l’invention du design qui était montrée.  L’expo finissait par les réalisations architecturales Art Déco dans le monde, depuis Shanghai et Dalat jusqu’à Rio : de très belles choses, et puis aussi des trucs qui sont déjà le béton du XXe siècle, celui de l’art que l’on appelle de façon injustifiée l’art totalitaire, et les grands ensembles de la Reconstruction jusqu’au années 1970 qui ont continué et dévoyé mais pas toujours  les lignes pures et géométriques des créateurs des Années Folles.


PhotoService.com

 

 

 

 

Pour finir ce parcours très XXe siècle d’expo, je suis allées au musée Carnavalet voir le Roman d’une garde robe, celle d’une dame très chic entre 1900 et 1940 avec toute l’ambiance des maisons de haute couture, les chapeaux, les bijoux et les robes griffées.

La prochaine montée à Paris sera en mars : je surveille le programme…

commentaires