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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Garder les murs

Publié le 30 Juin 2007 par Nadine dans Réflexions profondes

La nouveauté de cette année dans les collèges de l’Académie c’est qu’on garde les murs ! Il n’y plus d’élèves, mais il faut continuer à venir. Alors d’âpres débats se déroulent sur les listes de diffusion, du genre, peut-on ou doit-on garder un seul élève ? Peut-on les réunir et faire des tours de garde ? Peut-on inclure la vie scolaire dans les tours de garde ? etc… palpitant. Moi je vois surtout tout  ça comme une autre manière de mettre au pas les salariés : même à rien foutre, faut obéir !
Tous ces débats nous ont donné un beau courriel venu d’un élu SNES des CPE :
Candide était content il pouvait enfin être assistant d’éducation et il allait travailler dans un collège.
On lui dit il faut t’occuper de cette élève que le prof ne peut pas prendre en cette fin d’année scolaire car elle est seule en classe et il ne peut rester seul avec un élève (pédophilie ect…)
Très bien  il resta seul avec elle dans la permanence …
Puis le même prof lui expliqua que dans le cadre de la réforme sur l’aide individualisée, il fallait aider cet élève et qu’il allait assurer 1 hse pour aider cette élève à faire ces devoirs. Cela tombait bien car il faisait quelquefois des cours chez cet élève dans le cadre de cours particulier.  Candide ne comprenait pas tout…
Puis Candide retourna à la vie scolaire et on lui dit il faut aller dans les étages car les élèves sont seuls et jouent au foot  dans les couloirs, il pensa qu’ils avaient besoin d’un arbitre !
Candide essaya de faire du mieux possible, mais il ne savait pas que le collège ressemblait à une colonie de vacances  sans les animateurs après le 10 juin.
Candide s’assit et réfléchit c’est compliqué d’être assistant d’éducation…..
bonne fin d'année à tous.
Avec la disparition des derniers pions à statut, je veux dire les SE, le désarroi est encore pire dans les vies scolaires, et toute l’année. Et si on se serrait tous les coudes ?

Pour finir et là où j’ai vraiment les boules : grâce à ce tour de passe-passe occupationnel des personnels plus que des élèves, Emilie est réquisitionnée au gardiennage de murs de son collège. Et donc : nous avons dû annuler notre voyage d’une semaine au Portugal. Nos billets sont foutus et pire encore : nous ne verrons pas les guapetones alors que ce soir nous avions programmé le Barrio Alto, ses bars, ses cervejas et ses pentes. Et ça, c’est vraiment les boules !
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Les niouzes m’ennuient

Publié le 27 Juin 2007 par Nadine dans Réflexions profondes

J’ai reçu dimanche ce courriel venu de Lisbonne (on s’écrit en koinè mondiale) :

Speaking of politics- see what all those bureocratic, plastic smiley ministers on the EU summit. What better way to pass something that has been failed by the ballot? Call it a treaty, instead of a constitution, and pass it by parlamentary vote! And the way media have been covering it- foccusing on accessory stuff (like the flag and the european antheem) and not on the Social bill (diminuished by T Blair) and the other issues that will really affect people lifes... harsh times are comming (except maybe for a few, like hungarian nobility).

Bye Toni ! Bon vent ! on te regrettera pas !
Je n’étais au courant de rien. Il est vrai que les nuits précédentes avaient été agitées. Mais c’est là aussi que j’ai réalisé à quel point cette année, je m’étais détachée de l’actualité, moi qui suis d’habitude une droguée de niouzes. Je crois que c’est la nullité de la campagne présidentielle autant que mes sorties du territoire qui m’ont désintoxiquée de la télé, de la radio et même presque de la presse. C’était d’un tel ennui ! Quand je lisais les titres du journal en ligne, même pas j’avais envie d’aller plus loin tellement le débat d’idées était vide. Même pas j’ai suivi une soirée électorale et y en a eu quatre.
Alors j’ai répondu ça dans mon anglais de contrebande, un peu à côté de la plaque, mais pas totalement, puisque j’avais rien suivi :

The things you write about politic remember me the conversation we had in Praga
with Robert about the french NO to the EU constitution. One of more important
argument for the YES, including the left YES in France, and the Robert’s opinion,
was that it’s better written than not written. It’s the illusion of the magic
writings : think that everything can change if it’s wrinting. Indead, that’s
stupid : the pen has never change the history, it’s the people, the mass. That’s
why I voted NO without reading this constitution : because the most important
wasn’t the book but le rapport de force entre capital et travail inside the EU.

Et plus loin, je lui ai copié une partie du courriel que j’avais envoyé à son frère à Prague (vous suivez toujours ?) parce qu’il m’avais com’ d’hab’ branché sur la politique française :

Some joy in France. The right didn't have a blue tsumani of deputies and the
 communist still have 20 deputies and a group in the assemblée nationale. The joy
 is that Alain Juppé and Arno Klarsfeld, 2 Sarko's friends lose. Alain Juppé is 
Bordeaux' Mayor and a former prime minister. Arno Klarsfeld is a lawyer. His 
father wrote a book about the french responsability in the jewish genocide, and
 this book is very good. But now the son is a zionist, wich was in Tsahal, and 
say everywhere : if you criticize Israel, you are a nazi, we (who ? himself ?) 
suffer this genocide and now, as victims, we can do what we want. Another joy : Segolène and François Hollande (the socialist candidate and the
 socialist chief) divorce : what a surprise ! Everybody know that they didn't
live together still many time, but they were lying about. After Cecilia
Sarkozy's unfaith, french politic can be very funny (and not very ideologic).

Conclusion ?
Même sans écouter la radio et la télé, on peut quand même être au courant.
Je vais arrêter mon abonnement au Monde en ligne pour celui de Gala en ligne au moins y aura de la vrai niouze.


SARKOZY G8
Selon Djamila, sur cette vidéo, le Sarko n'est pas bourré comme un Polonais, ce qui ferait mauvais genre à la table du Tsar, il est juste surexité comme un gamin à qui le père Noël vient de livrer un train électrique.
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Les autres nuits…

Publié le 25 Juin 2007 par Nadine dans Tchatche et niouzes

Retournée à la vie étudiante cette année, j’ai sacrifié aux rites et au mode de vie (il faut parfois avoir le sens du sacrifice).
Donc je suis allée souvent chez les uns et les autres, qui la plupart du temps vivent en colocation, et je me suis estrassée dans les canapés en fumant des… cigarettes et en buvant des boissons alcoolisées et fruitées en même temps (les étudiants ne sont pas encore de vrais amateurs de whisky pur malt, comme tous ceux qui passent dévaliser mon placard à alcool !).
Je les ai suivis en soirées, dans les bars, les clubs. Parfois même c’est eux qui m’ont suivie. L’apothéose à été Prague bien sûr mais on n’a pas mal sacrifié aussi sur Aix et sur Marseille. D’ailleurs les photos jointes à cet article ont été prises à l’Intermédiaire (la Plaine, Marseille) à Marseille par Flore.
Bref, après cet entraînement intense, je ne compte pas perdre la main l’an prochain. Si vous voulez un coach…



Non seulement Flore fait des photos à l'Intermédiaire mais en plus elle a ouvert un blog. Le lien est à gauche.
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Nuits du solstice

Publié le 24 Juin 2007 par Nadine dans Tchatche et niouzes

Les longues journées sont propices aux nuits écourtées…

21 juin : fête de la musique. Les Perez Trop Ska étant en tournée Dromo-Ardéchoise, j’étais sur Aix avec un copain. C’était comme d’hab, aussi bien et aussi nul. Rien de vraiment organisé mais toujours un peu la même chose. Autour du Palais, de grosses sonos déversaient une techno hurlante. Du côté Cardeurs-Mairie-place Richelme, c’était plus rock. Des groupes très amateurs, certains visiblement formés pour l’occasion et sans répet préalable, assassinaient des reprises rock ou pop. Et puis deux batucada ont traversé tout cela en drainant une foule qui s’épaississait au fur et à mesure, faisant taire les orchestres quelques minutes chacun son tour. C’était aussi comme d’hab, la fête de la bière et des canettes partout : c’est au stand tenu par des anciens élèves que j’ai préféré aller m’approvisionner (même qu’ils m’ont fait la bise et des prix). A deux heures du mat, les milices de Maryse ont fait taire les derniers jambés : il vrai que maintenant nous sommes dans la France qui se lève tôt.

22 juin : le matin, Seb a soutenu son mémoire sur les circuits courts de distribution agricole. Ce fut dur dur de se lever tôt pour y assister, mais j’y tenais. Je n’ai pas été déçue car il a eu 18/20 : c’est un brillant garçon mais un peu débordant d’énergie ! Le soir on est allés fêter ça avec Flore, Sylvain et Sylvain à la plage du Rouet avec pique-nique et bières.

23 juin : soirée marseillaise avec Djamila et ses copains au resto puis au Poste à Galène pour une soirée années 1980. J’étais entourée de prof de sciences : Djam prof de math au collège Joe Dassin, David en math aussi, Eva en Sciences Physiques et Matthias en techno. David c’est le juif marseillais typique, tchatcheur, expansif, un peu bouche, roi de la piste de danse, qui bouffe comme quatre avec l’air jouisseur et… qui au fond est très sympathique : un vrai juif du sud, pas comme ceux d’Europe, les vrai, intellos et tout (hein Chico ?), au Poste à Galène, on s’est bien marrés surtout sur les morceaux les plus cons. On a fini à 3h du mat et j’ai dormi chez Djam. On s’est tous retrouvé ce matin, euh… vers midi, à la place aux huiles pour un brunch géant. Je crois que ce soir, on va se la jouer plus calme.
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Le paritarisme agrégé

Publié le 22 Juin 2007 par Nadine dans Tchatche et niouzes

La CAPA que je préfère c’est la dernière de l’année. D’abord elle est courte : sur la titularisation, il y a généralement très peu de cas, deux cette année. On avait en plus du bada de la notation sur le cas D.T. qui s’est pris le nez avec son proviseur. On a fait une belle motion pour le cas de D.T., et en une heure c’était bouclé.
Mais surtout ce que j’aime dans cette CAPA, lorsqu’elle est située le matin, c’est qu’elle est suivie du repas convivial des élus. D’habitude c’est chez moi sous l’abricotier, mais cette année on a innové et nous nous sommes transportés dans les faubourgs d’Aix chez Jean-Paul autour de la piscine. Je ne sais pas si ses fonctions d’élus lui manquent (lui nous manque pour ses perfidies) mais il a très bien reçu son ancienne CAPA. De notre côté, chacun apporté des petits plats plus succulents les uns que les autres. Comme il y a des gastronomes parmi les lecteurs de ce blog, je donne la liste :  flan d’aubergines et menthe, cake aux olives, feuilles de vignes afghanes, sardines en marinade d’huile, citron et persillade, salade de poulpe, chèvres de Thoard, saucisson des Alpes. On a eu du mal de dire ce qui était le meilleur… Finalement c’est vachement mieux de ne pas être dans la CAPA pléthorique ! (hein Emilie ?).



Pour ceux qui ont raté une CAPA en juin pour cause Gay Pride à Berlin, qu'ils sachent qu'il y a beaucoup mieux et beaucoup plus branché, plus près de chez nous : la Pink Parade de Thoard (600 habitants dans le 04) ! C'est Cédric qui nous a branché dessus entre deux formages de chèvre. Je parie qu'à la Pink Parade de Thoard, ils ne manquent pas de tracteurs pour le défilé…


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Nadine soutient la Carte Scolaire et s’énerve

Publié le 21 Juin 2007 par Nadine dans Réflexions profondes

Finalement je ne l’écris pas en gros mots, je vais juste vous le faire en méchant. J’ai oublié de remercier Marc et Mu pour la traduction de l’abstract ; c’est donc fait (parce que vous ne croyez pas que j’écris de l’anglais comme ça moi ? Juste je parle esperanto english…).
Le candidat Sarkozy veut tenir ses promesses : il a promis d’abolir la carte scolaire et a commencé dès son arrivée au pouvoir avec le doublement des dérogations qui ne serait qu’une première étape. Le but serait de supprimer les « établissements-ghettos » et de réduire les disparités sociales entre les établissements. Et surtout d’échapper à « l’assignation à résidence » comme ils disent.
La sectorisation se voit ainsi parée de vertus ou de vices qui ne sont pas les siens : serait-elle liée à la mixité sociale ? Non. Créée en 1963, elle a accompagné la massification puis la démocratisation de l’enseignement secondaire, comme instrument de gestion des flux donc de celle des moyens en bâtiments et en personnels. Proposer d’assouplir 10 à 20 % des affectations, c’est d’abord flatter un électorat de classes moyennes, déjà consommateur de dérogations. Mais le but est aussi de faire émerger et de favoriser une élite issue des quartiers populaires en la sortant de son ghetto. De viser le salut individuel au détriment de l’ambition collective, celle de faire réussir le plus grand nombre. La masse des élèves issus des classes populaires se retrouvera ainsi dans des établissements de plus en plus homogènes, vidés des dernières classes moyennes, et même de leurs meilleurs élèves. Au total ce sera aussi un miroir aux alouettes pour tout le monde puisque assouplir la sectorisation ce ne sera pas élargir le choix des familles, mais permettre aux établissement de choisir leur public y compris parmi les meilleurs éléments venus des cités. La sectorisation créée au moment où l’ambition était d’offrir le collège pour tous, est-elle promise à disparaître au nom de l’individualisation de la réussite scolaire ?
Qui nous fera croire que les dérogations permettront aux enfants des cités d’aller au collège Thiers ou au collège Mignet ? Ou que les enfants de la bourgeoisie iront s’inscrire en masse au collège Arenc Bachas ou au collège Jas de Bouffan ? Quand on voit les collèges du libéralisme pur, ceux du privé, on rigole : la Nativité à Aix compte 68 % de classes favorisées quand le Jas n’en a que 6,4 % … et comme cela la Nativité a une classe fléchée « enfants précoces », le collège Mignet des classes « internationales » (pour primo-arrivants qui marquent bien) et le collège du Jas des classes… d’ENAF (élèves nouvellement arrivés en France, arrivés du Maghreb, de Turquie, d’Afrique…). A étudier de près la carte scolaire d’Aix, je crains même pire encore : que pour faire de la place pour des dérogations entrantes, les collèges du centre-ville ne poussent doucement dehors leurs derniers élèves issus des classes populaires. D’ailleurs ils le font déjà tout seul tellement ils s’y sentent mal.
Des solutions radicales ? Voici quelques pistes : qu’on sanctionne les chefs d’établissements, qui, sous couvert d’autonomie des établissements (merci les années Mitterand…) comprennent autonomie dans le sens de concurrence !  Je suis d’accord avec Abbès : retour au Commissariat au Plan ! Alors OUI à la sectorisation, et en attendant la nationalisation sans indemnité ni rachat des écoles privées (et non libres) : et sectorisons-les parce qu’il n’y a pas de raison qu’elles vivent à 95 % d’argent public sans en avoir les obligations. Je propose même pour commencer que la Nativité sectorise le Calendal (l’ancienne cité d’urgence de la ZUP) et le Hameau de Martelly (la cité de relogement des bidonvilles des gitans). Ca ferait de la mixité sociale, non ?
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Nadine soutient sur la Carte Scolaire

Publié le 20 Juin 2007 par Nadine dans Niouzes narcissiques

Je tiens d’abord à rassurer mes lecteurs inquiets à propos de mes notes : j’ai eu 19/20 au mémoire, et 18/20 en méthodologie. J’attends encore la note d’anglais sans grande angoisse. Ce qui, avec mes notes du premier semestre (voir post du 5 mars, Victoire et onanisme : http://nadoch.over-blog.com/archive-03-05-2007.html), devrait m’assurer d’avoir l’année.
On m’a un peu chipoté sur des détails ce qui est la règle du jeu puis on a fini en grande discussion sur la sectorisation, à quoi elle sert, à quoi elle ne sert pas etc…
Le public aussi était de qualité avec Flore et Sébastien et surtout Jean, grand ancien du Jas qui est intervenu avec pertinence dans le débat.
Voilà… la fac est finie… je suis presque triste parce que c’est aussi l’annonce de la fin de  mon congé de formation professionnelle.
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2007 sera l'année des divorces

Publié le 19 Juin 2007 par Hervé dans Niouzes narcissiques

Mais non,  ce n'est pas pour vous parler du mien, de divorce. Encore que le mien, il se règlera à la mi-septembre, mais passons. Ce billet simplement parce que je suis encore sous le choc des récentes révélations concernant Ségolène Royal et son benêt. Ils avaient bien dit il y a peu qu'ils avaient l'intention de se marier, non ? Voilà un couple qui fait mieux encore que de se séparer l'année même de son mariage, ce qui cette année serait d'une banalité affligeante et donnerait à bien de mes intimes une sensation de déjà vu. Mais annoncer publiquement son divorce alors qu'on en est encore à l'annonce publique du mariage, ça il fallait le faire !
Remarquez que je ne trouve pas ça absurde. Hollande, je connais, j'ai découvert pendant la campagne des législatives 97, et surtout, surtout, grâce à un commentaire qu'il a fait au lendemain de l'accession au marchepied de Lionel Jospin, à propos de Vilvorde. Ca donnait à peu près : "Lionel Jospin avait dit qu'il consulterait le dossier Vilvorde si la gauche était élue, eh bien, il l'a bien consulté, non ?". Il y a un moment où quand on est tellement vaniteux et bête qu'on prend les gens pour encore plus bêtes que soi, on devient très vite encore plus bête, il y a au moins une logique, à défaut de morale. Bref, qu'une femme comme Ségolène Royal, qui a autrement plus d'intelligence, de classe et même de sex-appeal que Michèle Alliot-Marie ou Arlette Laguiller, se sépare d'un cireur de chaussures incapable de proposer un projet et qui dénigre en permanence celui de sa compagne, du coup ça me la rend même sympathique, faut dire, madame Royal. Je ne pourrai donc plus les appeler Royal Canin, après tout pourquoi pas ?
Mais qu'on nous ait fait le coup des annonces maritales au moment du projet présidentiel, puis celui des annonces démaritées au moment où le PS va changer de secrétaire, je suis soufflé, là. Et en plus à l'occasion de la sortie d'un nouveau bouquin. Je suis jaloux, en plus. Si je profitais de la sortie de mon dernier pour annoncer, par exemple, que mon divorce a des chances de finir cette année, je suis sûr que ça ne doperait même pas les ventes. Faut dire qu'écrire sur Aragon et avouer en même temps que si la femme est l'avenir de l'homme, il y a des hommes qui n'avancent dans l'avenir qu'à condition de décider de temps en temps de voyager plus léger, ça n'est pas vendeur.
Du coup, je m'interroge aussi, suite à une émission de radio où un crétin a déclaré que des politiques qui mentent sur leur vie privée perdent leur crédibilité dans les promesses qu'ils tiennent dans leur vie professionnelle. D'abord, parce que Mitterand n'avait pas besoin de mentir sur Mazarine pour entuber quelques millions de Français aux lendemains de 1981, que Marchais a gardé Liliane jusqu'au bout et que ça n'a pas empêché la France entière d'éclater de rire le jour où il a avoué piteusement, à la fin des années 1980, que les "dirigeants soviétiques lui avaient menti sur la réalité du système et qu'il avait été abusé", le pôôôvre. Est-ce que le fait que Cécilia n'ait pas voté Sarkozy nous prépare en soi des lendemains sociaux de lutte contre les mensonges du gouvernement Sarkozy (Fillon n'étant que le suppléant, pour quand le titulaire est au match ou en train de boire l'apéro avec Poutine) ?
Autres questions fondamentales : notre blog sera-t-il crédible si un jour on découvre que Bernard entretient une correspondance assidue avec une Fender ? Et serai-je encore lu si Charlotte me quitte ? Ou si j'avoue tomber en transes à chaque fois que je vois Juliette Binoche sur un écran ? Et aurons-nous l'humilité, le courage, l'impudeur, l'envie d'écrire tout cela sur notre blog contributif ?

À part ça, le Hamas et le Fatah sont en train de divorcer et pas à l'amiable, ça fait tellement de bruit que même les voisins n'en dorment plus, et pas seulement ceux de derrière la cloison. Je ne sais pas qui va garder les enfants, mais ces affaires matrimoniales n'arrangent pas la crédibilité de certaines causes patrimoniales.

Hervé
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Nadine étudie la carte scolaire

Publié le 19 Juin 2007 par Nadine dans Réflexions profondes

La carte scolaire est dans les feux de l'actualité cette année et dans la ligne de mire de Sarko et de ses sbires. Pour moi cela aura été le sujet de mon mémoire de master 1 :
Le collège Jas de Bouffan et la sectorisation des collèges à Aix-en-Provence : logiques urbaines et sociales d’une ségrégation scolaire.
La soutenance c'est demain à 8h30 salle B234 de la fac de Lettrres. Voici déjà le résumé et l'abstract.



A travers l’étude de la sectorisation d’un collège à recrutement populaire (collège Jas de Bouffan) situé dans une ville à population mieux marquée socialement (Aix-en-Provence), l’auteur tente de dégager les logiques à l’œuvre qui ont produit un collège de la relégation sociale et scolaire et un ghetto ethnique : logiques dues à l’histoire des collèges de la ville, logiques sociales, consumérisme scolaire de certaines classes sociales et de repli identitaire pour les classes populaires. Le mémoire par ailleurs revient sur l’histoire de la sectorisation (ou carte scolaire) liée à celle de la démocratisation de l’école et sur les conditions du transfert de cette compétence au Conseil Général des Bouches-du-Rhône, après l’acte II de la décentralisation.

Through the study of the sectorisation (or carte scolaire, geographical delimitation for secondary school’s recruitment) of a secondary school with popular recruitment (collège Jas de Bouffan) in a city with population marked better socially (Aix-en-Provence), the author tries to release the logics witch generate this situation  (a social, school and ethnic ghetto) : the history of the secondary schools in this city, social logics, school consumerism of upper et middle classes and identity withdrawn for working classes. The master’s thesis studies also the history of the sectorisation  related to the democratization of the secondary school in France and on the condition of the transfer of this competence to Conseil Général des Bouches-du-Rhône, after l’acte II de la décentralisation.
 



Ca c'est le résumé soft, poli, et scientifique. Demain, je vous le réécris avec des gros mots.

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L'appel des confitures

Publié le 18 Juin 2007 par Nadine dans Epicurisme et gastronomie

Le mois de juin signifie pour moi, outre le mouvement intra dont vous connaissez maintenant toutes les subtilités, les confitures d’abricots. Cette année n’est pas une très bonne saison, mais j’en suis quand même au sixième ou septième kilo parti dans le sucre, sans compter tout ce qu’on se gave en direct parce qu’ils ne sont pas très nombreux mais énormes et délicieux.
Hélas le cerisier est mort l’an dernier… cinquante ans (l’âge de la maison), c’est être un vieillard pour un fruitier… Mais ne vous en faites pas, il me reste encore pas mal de cerises à l’alcool dans la cave (sans compter tout ce qu’on a chipé à la voisine).
Parce que tout cela finit par arriver dans ma cave. D’ailleurs, le jour où les Allemands reviennent, c’est là que j’irai me réfugier, il y a de quoi tenir un siège ; outre les confitures d’abricots, il y a aussi celles de figues (d'Arlette et de Michèle), d’oranges (de Nice) et de fraises, et les pâtes de coings. Et encore le rhum arrangé, les achards citrons (des citrons de Cisou), les piments aux citrons confits, les tapenades, les coulis de tomates, les abricots et les poires au sirop, les poires au vin. Et puis tout le reste que je n’ai pas fait moi-même. Et puis le vin (merci Borin pour le Margaux, ça change un peu du Bourgogne qui a envahi ma cave depuis quelque temps, on se demande pourquoi…).
Ne vous en faites pas, vous en profiterez aussi, à Nice, à Aix et ailleurs. A Dijon, on se souvient par exemple  d’une manne céleste qui accompagna la sortie d’Egypte en février 2006. Tout bénef en reconnaissance par ailleurs.
C’est pas tout ça j’ai une cocotte pleine sur le feu et je dois encore ébouillanter mes pots…
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