Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Un joyeuse bande

Publié le 29 Décembre 2010 par Nadine dans Niouzes narcissiques

PhotoService.com PhotoService.com

Ce n'est avec cette joyeuse bande là que je pars au ski tout à l'heure. Celle-là c'était le soir du 25 à la cité Claude Delorme dans le 14ème à Marseille en compagnie de Ben (l'oncle de Neel dit la légende), de deux étudiants mauriciens et d'un vietnamien. Hors champ, il y a avait aussi un Kabyle, en bref, les étudiants trop loin de leurs bases pour passer Noël en famille. Il y a comme un effet grossissant du cosmopolitisme de Marseille dans les cités universitaire, particulièrement en cette période.

La joyeuse bande avec laquelle je pars est constituée de sept adultes et cinq enfants. Il y a Rodolphe et Mathilde et leur petit Gaëtan, Lolo et sa belle avec leurs trois garçons et Vincent et Fred. Neel quant à lui est déjà à Chauvet depuis dimanche avec ses cousins et cousines : hier il s'est même improvisé professeur de snowboard pour toute la bande (il sera donc entraîneur de la Kompa Rockett Team quand il sera à la retraite de champion ?).

Depuis hier je joue à Tetris avec la Kangoo de ma mère avec laquelle je monte à la Foux. Il faut dire que Lolo et cie sont en panne de leur grosse voiture et que j'ai pris leurs bagages. Mais par dessus tout il y a le ravito qui est imposant. Et dans le ravito les réserves de trucs à boire : vin blanc, vin rouge, champagne, rhum Barbencourt 5 étoiles (les connaisseurs apprécieront le détail) et punch coco fabriqué maison.

Le prochain article sera l'année prochaine. Mais dans quel état avec tout cela à boire ?

commentaires

Le père Noël existe : je l’ai rencontré

Publié le 28 Décembre 2010 par Nadine dans Réflexions profondes

PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com

Chez moi, Noël, comme chez beaucoup de gens, c’est, on prend les mêmes et on recommence. En gros ce qui change, c’est que les enfants grandissent, que tout le monde vieillit et que, parfois, on change le menu. Cette configuration convient parfaitement à Neel, qui, après le plat de pâtes des enfants, est allé avec ses cousins et ses cousines à l’étage.

Tout d’abord cette année, on avait changé le menu : pas de fruits de mer, mais une soupe de poissons de roche. Parfait, je ne peux toujours pas manger d’huîtres. Puis un chapon farci et des légumes. Heureusement, il restait les incontournables, le Champagne, les bons vins, le foie gras, les fromages qui puent, et les 13 desserts, qui, comme d’habitude étaient plus de 14. Mais au dessert, il y a eu un élément nouveau : Ben et Dominique sont venus apporter une touche tropicale à notre Noël de la froidure. Ben et Dominique sont Haïtiens et étudient cette année à Marseille. Ils ont tout d’abord subi les chansons interprétées par la  famille avec Julien à la guitare, Brigitte à l’accordéon et Vincent au sax. Ils y ont même participé en chantant avec nous (nous les massacrons plutôt) des classiques de la chanson française aussi connus apparemment là-bas qu’ici : Piaf, Brel, Aznavour, mais Brassens était inconnu à leur répertoire. Trop franco-français peut-être. Tout ceci serait resté très classique si ce n’était la fin de soirée qui est devenue à la mode haïtienne dans une chaleur tropicale qui n’était pas due à la cheminée : jusqu’à tard dans la nuit, on a envoyé le kompa, la champetta et les autres rythmes tropicaux et le salon s’est transformé en piste de danse avant de recevoir pour le matin les mètres cubes de cadeaux que le père Noël est venu déposer.

Ce n’est pas cette nuit-là que j’ai rencontré le père Noël comme je l’annonçai dans le titre, c’est hier matin. Depuis le vendredi 24 à 14 heures, j’étais privée d’internet et de téléphone : ils auraient mieux fait de me couper l’eau, je me serais moins sentie en état de manque ! J’ai téléphoné à France Telecom (ou Orange ? je ne sais plus comment il faut les appeler) depuis chez ma voisine et l’on m’a promis un agent France Telecom pour lundi matin entre 9h30 et 11h30 sans être facturée. Et bien, hier matin, il est venu à 9h40, il était gentil et compétent et a réparé rapidement la panne en montant en haut du poteau. Même que je lui ai offert le café et qu’on a pris le temps de causer un peu : il a connu le service public comme agent, il regrette ce temps-là et le service qui était offert à l’usager. Il a bien conscience que la privatisation a dégradé le service rendu à l’usager devenu client et le travail de l’agent devenu employé parce que celui qui est devenu le plus important c’est l’actionnaire. J’étais ravi d’entendre ce discours (je l’avais déjà entendu avec les agents EDF/ERDF au printemps) et surtout d’avoir eu un service de la qualité du service public.

Alors oui, le père Noël existe, il s’appelle service public, il est équitable avec tout le monde et rend un service de qualité grâce à l’argent public, prélevé par l’impôt, outil de la répartition des richesses au sein de la société. Et si on ne se bât pas pour lui, il est sûr que le père Noël n’existera plus du tout. Donc rendez-vous en 2011, je crois même que pour l’école c’est le 22 janvier.

commentaires

Christian

Publié le 23 Décembre 2010 par Nadine dans Réflexions profondes

PhotoService.com

C’est sur l’autoroute, samedi matin en allant à Grenoble, que j’ai appris la triste nouvelle du décès d’un ami, d’un copain, d’un collègue, d’un camarade : Christian.

Je crois que je le connaissais depuis toujours : il appartenait à la grande famille des communistes aixois à laquelle j’appartiens aussi. Je connaissais aussi son père qui arborait fièrement qu’il était ouvrier, et ce sentiment de classe, il l’avait transmis à ses fils ainsi que celui d’être viscéralement antifasciste.

Je l’ai connu un peu mieux quand il est venu faire un remplacement comme MA d’Histoire et Géographie au collège Jules Ferry dans le 15ème : il arrivait après un autre  MA dont le remplacement ne s’était pas bien déroulé mais il ne lui a fallu que quelques secondes pour rétablir l’ordre et la sérénité dans les classes. C’est que Christian c’était aussi un physique imposant, une voix qui va avec et une assurance pour parler aux minots qui faisaient autorité partout et en n’importe quelle circonstance. Ce n’était pas quelqu’un à qui l’on pouvait marcher sur les pieds.

Militant, il l’était dans l’âme, dans les tripes. Que ce soit pour tancer les collègues qui hésitaient, pour distribuer des tracts n’importe où et par n’importe quel temps, ou pour coller des affiches, une activité où il excellait avec quelques-uns de ses vieux amis, Jean-Louis, Laurent ou Jérôme. Voir même pour faire le coup de poing s’il le fallait.

Après avoir passé le concours, il avait obtenu un poste en Guadeloupe, à Saint-Bart en ZEP. Il en était revenu avec une épouse et un fils. Son père disait, en parlant de ses deux fils (l’autre a épousé une Anglaise au teint laiteux), qu’il avait deux belles-filles contrastées. Revenu dans notre académie, il enseigne d’abord à Salon puis dans un collège d’Aix. Où que ce soit, il était le même, l’autorité sûre, le langage simple, avenant, serviable.

Faucille et marteauDe ce physique imposant, Christian en avait aussi peut-être un peu trop abusé. Christian c’était aussi le fêtard, le supporter de l’OM, le copain chaleureux. Il ne s’était guère économisé, et c’est peut-être ce qui a causé sa perte : il est parti d’une embolie pulmonaire à l’âge de 43 ans jeudi dernier. Nous l’avons enterré aujourd’hui. Ses amis ont porté le cercueil, son père et sa mère écrasés par le malheur ont tenu à rester debout. L’assistance était nombreuse, recueillie, malgré la pluie.

Au revoir Christian. Je n’ai trouvé de toi que cette vieille photo argentique dans un de mes albums que j’ai prise tout à l’heure en photo. On me pardonnera les reflets et les autres imperfections. Tu ne renieras pas la faucille et le marteau que je rajoute à la fin de cet article ?

commentaires

Début de saison pour la Kompa Rockett Team

Publié le 21 Décembre 2010 par Nadine dans Niouzes narcissiques

PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com

La saison 2010-2011 a démarré aux premiers flocons avec une nouvelles discipline pour la Kompa Rockett Team : Neel, pour cause de mou du genou, s'est mis définitivement au snowboard avec son matériel tout neuf (ou presque). Habillé d'une doudoune jaune et casque, nous l'avons appelé poussin avec sa coquille sur la tête. Nous en sommes aux premiers réglages mais la technique du jeune espoir semble prometteuse. D'autant plus que nous nous sommes adjoint les conseils des meilleurs spécialistes familiaux des sports de glisse.

Nous étions avant-hier à Saint-Pierre de Chartreuse avec Raphaël, Ronan et mon oncle Michel et ce dernier a donné à Neel le conseil suivant, tout en finesse comme d'habitude : pour tourner tu tournes le volant du camion. Hier, nous étions à Chamrousse (site de la piste olympique de descente, il y a des signes qui ne trompent pas), avec Manu, ses filles, Catherine et ses enfants, soit une équipe de onze personne qui dévalaient les pentes enneigées. Manu a pris en charge le poussin avec des conseils plus techniques mais moins imagés que Michel.

Au total, Neel, pour sa cinquième journée de surf, deuxième de la saison, s'est déjà fait une noire et s'est un peu aventuré en neige marron (pour suivre  cliquer là). Il reprend l'entraînement dès lundi à Chauvet. Pour l'instant, après le repas de crêpes d'hier soir, il s'adonne à sa deuxième activité préférée avec ses cousin(e)s : les vidéos à la télé.

Nous quittons à regret Grenoble et la famille, mais c'est sûr, ce ne sera pas la dernière fois qu'ils vont nous subir !

commentaires

Ici il y aura de la neige à Noël

Publié le 19 Décembre 2010 par Nadine dans Voyages

http://www.memosport.fr/wp-content/uploads/2010/02/grenoble1968-2.jpgDébut de vacances à Grenoble chez les cousins de la famille paternelle. Le départ était prévu vendredi soir, mais finalement, en regardant la météo, l'état des routes et mon appétence de conductrice, je ne suis partie que samedi matin avec Neel, mes ski et son snowboard à bord de ma voiture immatriculée 13. Effectivement, je n'ai pas regretté ce choix en arrivant dans l'Isère, toute blanche de neige fraîche dans le frois glacial, surtout au Sappey en Chartreuse en altitude. D'ailleurs, je n'ai pas fait la dernière pente avec mon véhicule : il faut entretenir la réputation des Marseillais, je n'ai pas mis les chaînes restées dans le coffre et j'ai appelé pour que l'on vienne nous chercher. L'autre tactique je j'utilise parfois est la suivante : je déballe le matos, et je fais la fille en attendant qu'un chevalier servant vienne sauver la dame en péril. Ca marche encore mieux avec un enfant mais j'espère que Neel  saura rapidement mettre des chaînes : je sais bien que les Haïtiens ont plus eu l'habitude de briser les chaînes que de les mettre mais maintenant que mon fils est français, qu'il le soit jusqu'au bout ! (alors qu'un pneu avec des chaînes chante rarement le blues d'ailleurs)

Bref, il y a eu la luge hier, ce sera ski et snwoboard cet après-midi avec les cousins et le tonton. On inaugure la saison de la Kompa Rockett Team dans les sites Olympiques de 1968 !

PhotoService.com

La photo est prise depuis le salon. Heureusement il y a une déneigeuse pour la terrasse.

commentaires

Le centre de la mondialisation faute d’être le centre du monde

Publié le 16 Décembre 2010 par Nadine dans Haïti

PhotoService.com

Ce blog a très souvent disserté sur le centre du monde, que ce soit le centre du monde habité, Istanbul/Constantinople (le seul vrai centre du monde en réalité), Lisbonne, NYC ou Mumbai. Je n’irai pas chercher une argumentation tordue pour vous prouver qu’Haïti est le centre du monde (mais j’en suis capable si on me provoque !) mais un point central de la mondialisation, c’est sûr et depuis fort longtemps.

Centre de l’attention publique en 1492, la partie française de l’île devient le Koweït du siècle des Lumières (Wilson Saintelmy, Le Monde, 9 décembre 2010) sur le dos des captifs amenés en nombre croissant et sur celui de cette terre tôt épuisée. On a peine à imaginer la richesse produite par la brillante colonie en sucre raffiné, café et indigo. C’est parce qu’elle est la colonie entretenant les liens les plus étroits avec sa métropole et que la richesse et l’oppression y sont plus fortes qu’ailleurs que Saint-Domingue entre totalement dans le processus révolutionnaire devenant la seule révolte servile de l’Histoire a avoir réussi. Encore une fois elle devient le centre de l’attention mondiale, que ce soit pour admirer ou pour rejeter la radicalité de sa révolution, celle qui parachève l'œuvre de notre Révolution de 1789 et de 1793, avant de connaître avant tout le monde les processus de néo-colonisation. Devenu périphérie délaissé, Haïti n’en reste pas moins une proie pour le capitalisme mondial.

Le 12 janvier 2010 Haïti revient encore une fois, et encore une fois malgré lui, sous les feux des projecteurs. Devenu le centre de l’attention mondiale et de sa compassion, le pays s’enfonce dans la mise sous tutelle déjà entamée en 1994 et 2004. Le monde entier est à son chevet, mais est-ce réellement pour guérir le malade et l’aider à vivre sa vie de manière autonome ?

Le drame récent du choléra est à ce titre éclairant : véritable accident — l’importation du bacille est involontaire — il démontre cependant que l’enfer est une construction collective dont Haïti fait régulièrement les frais. Dans la mise sous tutelle d’Haïti, la MINUSTAH et les Nations Unis ont joué leur rôle. Comme toujours la direction des opérations est laissée aux puissances impériales (ici le Brésil et les Etats-Unis) mais les troupes sont fournies par des Etats pauvres qui trouvent le moyen de financer leur armée. Les soldats népalais venus de leurs montagnes himalayennes sont arrivés sur les rives de l’Artibonite avec leurs maladies de pays pauvre et la variété asiatique a trouvé là un terrain bien favorable à sa diffusion. Encore une fois au centre de la mondialisation, et ce depuis 1492, Haïti n’en a pris que les fruits amers.

N.B. : Cette affiche que j’ai prise en photo n’engage pas à se laver les mains, men pwop, pour éviter la contamination, c’est une affiche de lutte contre la corruption, qui, elle, est une maladie du corps politique.

 

commentaires

Echanges culturels et autres (suite)

Publié le 14 Décembre 2010 par Nadine dans Haïti

PhotoService.com

D’aucuns pourraient croire que la saison d’hiver m’a uniquement donné l’occasion d’étoffer mon carnet d’adresse. Que nenni ! Les échanges culturels ne s’arrêtent pas là, il y a aussi les échanges linguistiques. En effet, en tant que grande apprenante en langues exotiques et pas utiles dans beaucoup de circonstances, j’essaie de mettre une corde supplémentaire à mon arc. Je suis déjà engagée dans l’apprentissage du bahasa indonesia que j’ai  pratiqué avec bonheur à l’ambassade d’Indonésie au printemps et en Indonésie même l’été dernier. Avec encore plus persévérance, je suis aussi mise au créole haïtien. J’ai même acheté des manuels. Je précise dès maintenant qu’il s’agit selon mes profs du VRAI créole, les autres n’étant au mieux que de pâles copies, au pire de français déviant de terres encore sous domination coloniale. J’ai beau leur avoir signalé que deux autres pays indépendants avaient aussi leur créole comme langue nationale, Maurice et les Seychelles, rien n’y fait. A leur crédit, il faut quand même signaler que le Kreyòl Ayisyen est le créole le plus parlé dans le monde et le plus radical dans les processus de créolisation. Citons un collègue de mon père, Robert Chaudenson (La créolisation : théorie, applications, implications, L’Harmattan, 2003) :

Même une fois fixés, les créoles sont des langues d’usage et de transmission exclusivement oraux depuis leur origine. Leur mise à l’écrit est récente. La rétroaction de la parole sur la langue a été plus considérable que dans des situations où la pression normative d’une variété institutionnalisée  a freiné les processus d’autorégulation.

Les créoles n’ont pas simplifié mais restructuré, prolongé et radicalisé les tendances auto-régulatrices du français. Le fait central dans la créolisation est que l’adoption par les bossales, comme langue cible unique, de variétés approximatives du français des colons, sans confrontation possible au modèle central, a entraîné l’institutionnalisation, l’autonomisation et la transmission des ces variétés. Les restructurations s’inscrivent dans le droit-fil des tendances auto-régulatrices du français mais vont très au-delà.

Je bénéficie aujourd’hui de trois enseignants de qualité. Mais il y a un défaut au système : ils parlent trop bien français et la conversation dérive trop souvent dans la langue de Noir Désir au lieu de se situer dans celle de Sweet Micky. Mes progrès que j’espérais fulgurants se font donc à petits pas. Si je ne mets pas en place des structures de remédiation efficaces, je crains de ne pas être au point pour notre voyage sur la terre natale de Neel programmé pour 2012, 2013 ou 2014.

Alors, mes profs, si vous me lisez, va falloir se mettre sérieusement au boulot !

commentaires

Echanges culturels et autres

Publié le 13 Décembre 2010 par Nadine dans Haïti

PhotoService.com

Etant depuis l'an dernier l'élément atypique de l'ACH (Association Culturelle Haïtienne), je me suis autoproclamée dans un rôle atypique : celui de bonne fée des étudiants haïtiens de Marseille. Encore si je m'en tenais uniquement à ce rôle de bonne fée, l'on pourrait croire que ce soit seulement pour engranger de la reconnaissance (ce que d'aucuns pourraient m'attribuer comme tare). Non, il y a mieux, la rencontre de gens sympathiques.

L'an dernier il y avait Evens qui a dû subir mes lubies : le ski et le vélo et l'on se souvient avec nostalgie de la kompa rockett team sur deux planches ou sur deux roues. Cette année, deux autres victimes vont devenir les souffre-douleurs innocentes de mes manies et de celles de JJ : Ben et Stevens étudient depuis cette année à Marseille. Certes, en tant que bonne fée (ti anj en créole), je leur ai donné ou prêté quelques casseroles, couverts et autres qui encombraient mon garage, je ne sais donc pas si l'on peut qualifier de cadeaux les choses dont on se débarrasse (mais la reconnaissance, je prends). Ils ne connaissent cependant  pas la suite pour le moment. Ce sera tout  d'abord Paris en vélib à la fin de janvier sous prétexte d'aller voir l'expo Basquiat. JJ quant à lui affute ses cars afin que nous puissons les monter à la neige et continuer les sélections nationales en vu des Olympiades d'hiver.

En attendant, on a poursuivi de très sérieux entrainements de kompa d'autant plus que j'ai récupéré 921 titres de cette musique rythmée et tropicale pour mon i-pod (je dois donc en retour moi aussi de la reconnaissance). La villa dimanches est ainsi devenue pôle d'entrainement durant deux week-end. Après la trève des confiseurs, nous ne manquerons pas de persévérer dans cette voie car je rappelle à mes lecteurs inattentifs que nous comptons présenter une nouvelle discipline olympique lorsque nous candidaterons Port au Prince pour les Jeux d'hiver : la danse kompa sur glace.

commentaires

Lendemains d’élections

Publié le 9 Décembre 2010 par Nadine dans Haïti

http://membres.multimania.fr/sorgua/cotediv/img/GdDrapeau.gifdrapeau_haiti.pngLes deux scrutins du 28 novembre ont tourné à l’eau de boudin : Côte d’Ivoire et Haïti. Alors je vais filer la comparaison jusqu’au bout puisque les mêmes causes créent les mêmes effets dans des sociétés post-coloniales. Quoiqu’avec une décolonisation qui a 207 ans bientôt, Haïti peut-il se vanter d’avoir réellement été lâché par les puissances coloniales ?

Dans les années 1960 et 1970 ces deux pays passaient pour des modèles de stabilité. En Afrique, le grand ami de la France Félix Houphouët-Boigny avait, paraît-il, amené son pays sur la voie du développement à l’Africaine — le miracle ivoirien disait-on — à base de cacao et de café et pouvait grâce aux prêts généreusement octroyés par l’ancienne métropole et aux entreprises de la dite métropole se bâtir une cathédrale pharaonique en pleine savane. Le vieux sage, tel était son surnom, donnait assez de gages à la France, patrie des Droits de l’Homme, qui chantait ses louanges tout en l’aidant à museler une opposition qui était inexistante. Aux Caraïbes, les Duvalier père et fils faisaient régner la paix des cimetières ou de l’exil, et mettaient un vernis de développement à coup d’entreprises de main d’œuvre installées dans quelques zones franches et de plages touristiques avec d’assez hauts murs pour cacher la misère alentour. A 80 km de Cuba, au cœur de la Méditerranée américaine, l’île était un rempart contre le communisme pour l’Oncle Sam, la patrie de la démocratie.

L’Africain décède en 1993, l’Antillais est chassé du pouvoir en 1986. Evidemment sans l’homme à poigne, c’est moins calme. Sans compter que les prix du cacao et du café, ce dernier est produit aussi en Haïti, se sont effondrés, tandis que la loi du marché a permis de destructurer le reste de l’économie en obligeant à abaisser les barrières douanières. C’est tellement moins calme que la France a envoyé ses braves soldats en 2002 en Côte d’Ivoire — en plus y avait plein de Français là-bas qui avaient vachement peur pour leurs biens, leurs entreprises et tout ça — mais attention c’était sous couvert de l’ONU, opération Licorne. Quant à notre ancienne perle des Antilles, elle n’arrive plus à compter combien de soldats de combien de nationalités sont passés et passent encore sur son sol : Du sol soyons seuls maîtres, clame pourtant la Dessalinienne, l’hymne national.

Alors revenons à l’actualité brûlante. Oui brûlante, avec un mauvais jeu de mot. Après tant de leçons de démocratie et de Droits de l’Homme données par des maîtres en la matière puisqu’ils en sont les inventeurs, ces pays passent aux urnes. Et, surprise, cela ne marche pas ! Et l’on découvre ébahis des élites gavées et corrompues qui jouent un jeu de dupe  électoral avec l’accord de l’International, des sociétés qui parlent hors du cadre réglé de ce sacro-saint jeu électoral et qui font mal quand elles parlent parce qu’elles n’ont jamais eu la parole et qu’elle ne sont ni polies ni policées, et des peuples qui mordent la main qui les nourrit parce qu’ils ont compris que c’était aussi celle qui tenait le fouet pour les tenir en respect et le râteau pour ramasser la mise.

Voilà, je suis triste et je repose les trois questions que je posais dimanche dernier lors d’une conférence par ma pomme :

Les élections libres ont-elles un sens alors que continuent les violences politiques ?


Est-ce une démocratie sur fond de misère pour le plus grand nombre et d’inégalités sociales profondes ?  

La démocratie peut-elle être imposée de l’extérieur sur fond d’occupation étrangère ?

En illustration, pas de kompa comme vous y attendiez tous, mais Tiken Jah Fakoly, chanteur ivoirien : la Francafrique.

 

commentaires

Compte-rendu du plus important événement de l'année

Publié le 7 Décembre 2010 par Nadine dans Niouzes narcissiques

PhotoService.com

Avec du retard, beaucoup de retard, mais j'ai des excuses : conseils de classe, réunions parents-profs, conseil d'administration, et surtout inspection. D'ailleurs, je remercie tous ceux qui m'onrt envoyé des messages d'encouragement qui ont un peu étanché ma soif de reconnaissance : "courage, ma cocotte, tu es la meilleure !" (mon chef à Marseille), "vu ce que tu proposes (de mon regard de néophyte ça m'a l'air très cohérent et en tous cas très intéressant) ça devrait rouler" (un collègue aixois), "Met lui en plein la vue à ton IPR" (un collègue de Guadeloupe). Donc comme prévu ça a roulé… je suis prête pour attaquer le grand choix (j'espère) vers le 10ème, 11ème et la hcl. A l'heure du mérite on n'est jamais trop prudente.

Mais parlons, de vrais événements, et même du plus important dans le calendrier annuel : l'anniversaire de Neel. Comme chaque année, il est mal placé : il y a deux ans, c'était en plein Mistral, l'an dernier, chance, il faisait beau mais cette année, pire encore, la pluie et Neel avait invité autant de copains que les années précédentes, soit la moitié de la classe et encore d'autres. Il ne tombait que quelques gouttes quand nous tentâmes de dégommer la pignata de Charlie. Mais avec l'humidité le carton s'était ramoli et nous dûmes l'abattre de façon peu orthodoxe. Heureusement pour la suite ma pomme avait trouvé le plan B qu'il fallait : le film. Et pas à la télé, sur écran ! J'avais emprunté quelque part (je n'ose dire où) un vidéoprojecteur, qui, avec un ordi et un écran donne un bon cinéma. Nous avons passé à tous les mômes qui se sont régalés — un film où on rigole c'est toujours mieux dans une salle pleine — Rasta Rockett. Mes intentions cependant étaient claires : le bourrage de crâne de ce pauvre enfant. Ces frimeurs de Jamaïcains sont allés faire du Bobsleigh, qu'ils se tiennent à carreau, la Kompa Rockett Team grandit à Aix. Même que l'entraîneur belge (une nation montagnarde) a approuvé quand il est venu chercher son fils.

A l'an prochain pour les 10 ans, et vu l'ampleur que ça prend on a intérêt à s'y prendre dès maintenant.

commentaires
1 2 > >>