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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Le père Noël existe : je l’ai rencontré

Publié le 28 Décembre 2010 par Nadine in Réflexions profondes

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Chez moi, Noël, comme chez beaucoup de gens, c’est, on prend les mêmes et on recommence. En gros ce qui change, c’est que les enfants grandissent, que tout le monde vieillit et que, parfois, on change le menu. Cette configuration convient parfaitement à Neel, qui, après le plat de pâtes des enfants, est allé avec ses cousins et ses cousines à l’étage.

Tout d’abord cette année, on avait changé le menu : pas de fruits de mer, mais une soupe de poissons de roche. Parfait, je ne peux toujours pas manger d’huîtres. Puis un chapon farci et des légumes. Heureusement, il restait les incontournables, le Champagne, les bons vins, le foie gras, les fromages qui puent, et les 13 desserts, qui, comme d’habitude étaient plus de 14. Mais au dessert, il y a eu un élément nouveau : Ben et Dominique sont venus apporter une touche tropicale à notre Noël de la froidure. Ben et Dominique sont Haïtiens et étudient cette année à Marseille. Ils ont tout d’abord subi les chansons interprétées par la  famille avec Julien à la guitare, Brigitte à l’accordéon et Vincent au sax. Ils y ont même participé en chantant avec nous (nous les massacrons plutôt) des classiques de la chanson française aussi connus apparemment là-bas qu’ici : Piaf, Brel, Aznavour, mais Brassens était inconnu à leur répertoire. Trop franco-français peut-être. Tout ceci serait resté très classique si ce n’était la fin de soirée qui est devenue à la mode haïtienne dans une chaleur tropicale qui n’était pas due à la cheminée : jusqu’à tard dans la nuit, on a envoyé le kompa, la champetta et les autres rythmes tropicaux et le salon s’est transformé en piste de danse avant de recevoir pour le matin les mètres cubes de cadeaux que le père Noël est venu déposer.

Ce n’est pas cette nuit-là que j’ai rencontré le père Noël comme je l’annonçai dans le titre, c’est hier matin. Depuis le vendredi 24 à 14 heures, j’étais privée d’internet et de téléphone : ils auraient mieux fait de me couper l’eau, je me serais moins sentie en état de manque ! J’ai téléphoné à France Telecom (ou Orange ? je ne sais plus comment il faut les appeler) depuis chez ma voisine et l’on m’a promis un agent France Telecom pour lundi matin entre 9h30 et 11h30 sans être facturée. Et bien, hier matin, il est venu à 9h40, il était gentil et compétent et a réparé rapidement la panne en montant en haut du poteau. Même que je lui ai offert le café et qu’on a pris le temps de causer un peu : il a connu le service public comme agent, il regrette ce temps-là et le service qui était offert à l’usager. Il a bien conscience que la privatisation a dégradé le service rendu à l’usager devenu client et le travail de l’agent devenu employé parce que celui qui est devenu le plus important c’est l’actionnaire. J’étais ravi d’entendre ce discours (je l’avais déjà entendu avec les agents EDF/ERDF au printemps) et surtout d’avoir eu un service de la qualité du service public.

Alors oui, le père Noël existe, il s’appelle service public, il est équitable avec tout le monde et rend un service de qualité grâce à l’argent public, prélevé par l’impôt, outil de la répartition des richesses au sein de la société. Et si on ne se bât pas pour lui, il est sûr que le père Noël n’existera plus du tout. Donc rendez-vous en 2011, je crois même que pour l’école c’est le 22 janvier.

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