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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

14 juillet, fête de la Fraternité : peuples de tous les pays, unissez-vous

Publié le 14 Juillet 2015 par Nadine

PhotoService.com

Bagage de soute : 24,4 kg.

Bagage de cabine : 11, 6 kg

Le sac à main : 2 kg ?

Et tout est passé.

Deux ordinateurs, un vidéoprojecteur, des câbles divers et variés et des adaptateurs de prises (suite à une commande de mes amis d’Haïti), 20 fioles de lavande, un savon de Marseille, 500 grammes de calissons, du vin et de la tapenade, 40 porte-clefs Tour Eiffel, des livres, mon tapuscrit, des pagnes du Congo, des chaussures et une robe de pépette, des médicaments, deux appareils photos, deux i-phone, des maillots de bain et un sarong, une lampe à UV (c’est pour faire de l’eau potable ! pour le reste je vais quand même au bord de la mer ces Caraïbes), et encore quelques trucs…

Il a fallu auparavant, et depuis de nombreux mois organiser les choses ici et là-bas. Pour Aix, trouver des occupants à la villa Dimanches afin de prendre soin de Fripouille la vadrouille. Et une fois ces gens-là d’accord, mettre bouts à bouts leurs séjours, leur passer mutuellement leurs numéros de téléphone afin de passer les clefs de mains en mains etc… Et pour là-bas, me caler avec Aurelia à Montréal, à NYC personne pour m’accueillir donc réserver un hostel, et à Port au Prince, relancer pour être sûre d’être cueillie à l’aéroport.

Me voilà donc en transit dans ma première île : la Grande Bretagne puisque je suis à Heathrow, Londres. Ce sera ensuite New York et Montréal qui sont deux îles, et Haïti qui n’est qu’un tiers d’île mais la plus insulaire de mes étapes.

Mes pensées, en ce 14 juillet, jour de la Fraternité vont vers deux pays qui me sont chers et qui souffrent : la Grèce et Haïti. De ces deux pays j’ai appris la langue : pour l’un par écrit le grec ancien, pour l’autre à oral, le créole. Outre leur langue, magnifique, leur culture aussi est immense.

Tous les deux ont arraché par les armes leur indépendance au XIXe siècle en s’extrayant d’un empire qui les asservissait : quoique le philhellénisme eut plus d’adeptes chez les Romantiques que le négrophilie. Malgré tout, les deux combats pour la liberté inspirèrent Victor Hugo : Bug-Jargal voulait comme l’enfant grec de la poudre et des balles.

Ces deux pays ont payé une dette injuste et continuent de la payer. Ils sont sous tutelle de leurs puissants voisins. Très dépendant des puissances qui devraient leur lâcher la grappe, ils devraient aussi résoudre leurs problèmes intérieurs en faisant payer leur bourgeoisie apatride, très habile à profiter des avantages comparatifs que leur offrent leurs différents passeports. Au bout de deux siècles d’indépendance, ils n’ont toujours pas de cadastre.

Alors je dis aux Grecs : kenbe rèd, pa moli.

Et je dis aux Haïtiens : η ελπιδα ερχεται !

 

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