
La première version, rédigée à Phnom Penhse trouve au 20 février. Après quelques jours passés avec Miguel et Jaime dans leur habitat naturel, quelques rectificatifs s’imposent.Miguel a la famille la plus chaleureuse qu’il soit : lorsque son père et sa mère m’ont accueillie, je me suis sentie tout de suite à l’aise. Il est bien dommage que ne soit ni un garçon, ni une homo, car je serais tombée amoureuse de sa sœur qui, non seulement est très jolie (voir photos) mais en plus est une personne sensible, cultivée, ouverte. Après des études de droit, elle cherche pour le moment sa voie entre le théâtre, l’illustration de livres et son amoureux turc qui est en Hollande. De toute façon, je ne vois pas en rivalité avec un Turc !
Nous avons discuté de longues heures avec Miguel sur un seul sujet : l’amour, ses joies et ses peines. Ses expériences précédentes qui l’ont enthousiasmé puis rapidement déçu. Pour l’instant, il démarre sa spécialité en neurologie à l’hôpital de Santa Maria da Feria : il est très content, de ce qu’il fait, de son équipe, travaille et étudie autant qu’il peut en se délassant entre le foot et le water-polo. Mais il craint encore d’avoir un enthousiasme passager. Trop réaliste ou encore chien-fou ?
Si je n’ai rien à retrancher de la première version sur Miguel, j’ai quelques errata sur Jaime. Tout d’abord, il n’est pas de Lisbonne mais de Coimbra, où ses parents enseignent à l’Université. Cette atmosphère intellectuelle se retrouve dans leur maison où s’entassent tellement d’objets précieux que l’on pourrait se croire dans un musée. Mais il semble en avoir soupé de sa ville de province, pour apprécier les charmes de la capitale et en tout cas avoue une inclinaison pour les grandes villes, la vie urbaine, y compris la vie nocturne. Ce n’est pas le cas de Miguel, qui montre avec fierté le village de ses racines rurales, Alvarenga, et la maison familiale où vit sa grand-mère. C’est aussi ce fort attachement à moitié nostalgique — le récit des ses conneries d’ado au village m’ont bien fait rire — qui était sympathique.
Miguel savoure les premières délices de sa spécialité. Jaime qui n’est pas en train de démarrer, goûte plutôt les premiers fruits amers d’équipes pas toujours soudées et de chefs tyranniques au sein d’une équipe psychiatrique. De ne pas compter les heures non plus au sein de services publics pas toujours bien dotés en personnels, alors que les patients ont besoin d’une attention soutenue. C’est pourquoi — et il en fut plus désolé que moi — nous n’avons pas passé autant de temps que nous eussions voulu ensemble. J’ai beaucoup apprécié aussi la soirée passée avec son amie Eva, qui est… médecin elle aussi ! Qui parlait d’homogamie chez les profs ? Peut-être plus pudique que Miguel, mais aussi plus fatigué par des journée harassantes, les confidences ont été moins intime, mais les discussions plus intellectuelles et plus politiques. J’ai écouté aussi avec attention ses commentaires sur l’architecture, une spécialité sur laquelle il a hésité avant de choisir une voie professionnellement plus sure.
Cette fois-ci c’est moi qui ai joué le lien au sein de l’équipe disséminée : Borin encore au Cambodge ne répondait que de loin en loin aux courriels. Je laisse la parole à Miguel pour ma personne :
Hello dear Nadine !
I am very glad you liked my country. It was a pleasure having with me such an interesting woman like you! You are very nice and relaxed person, always ready to do everything, and to whom everything is always ok. That's perfect! Everyone should be like you!
/image%2F1366729%2F20150830%2Fob_e44d5f_nadine-shrine.png)