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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Articles avec #exhibons nos bons plans et assumons notre radineri catégorie

Gazpacho : les faux ou les vrais ?

Publié le 5 Juillet 2008 par Nadine dans Exhibons nos bons plans et assumons notre radineri


Après les deux coups de gueule d'hier et d'avant-hier, revenons à ce que de nombreux lecteurs et lectrices me demandent : des recettes de cuisine spéciales revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, en résumé des recettes à radin.
Mais avant d’exposer la recette elle-même, voici les éléments d’un débat qui est loin d’être clos. Ayant eu l’honneur de fréquenter des Pieds-Noirs oranais pendant longtemps, et continuant d’en fréquenter encore, j’ai souvent entendu dire que les vrais gazpacho étaient pieds-noirs, et qu’il ne s’agissait pas d’une soupe à leur yeux ridicule et immangeable, mais d’un plat d’automne issu de la chasse fait de galette juive et de viande, du genre qui vous plombe dans le fauteuil pour l’après-midi. Donc, Oranais, passe tout de suite ton chemin et reviens demain dans le blog, aujourd’hui la recette des gazpacho est celle de l’été, ce sont donc ces méprisables gazpacho andalous.

Puisque le but de la recette est d’épargner le porte-monnaie tout en mangeant des légumes de saison, sachant que maintenant il vaut mieux demander une ligne de crédit à la banque avant d’aller au marchant de primeurs, mon premier conseil sera d’acheter les légumes en fin de marché et si possible très murs. La soupe en sera que meilleure et les finances épargnées. Le truc, c’est de guetter les marchands qui vendent au forfait (1 ou 2 €) des plateaux en vrac de légumes légèrement abîmés. Evidemment ce genre de plan se trouve sur les marché et non pas les rayons d'un hyper.

1kg de tomates très mûres
100 à 200 g de pain sec
2 poivrons rouges
1 concombre
Des herbes aromatiques selon ce que vous avez (basilic, menthe, persil…).
1 oignon blanc
1 gousse d’ail
10 cl d’huile d’olive
Une petite rasade de vinaigre
sel et poivre
Une pointe de piment

Mettre préalablement les tomates dans de l’eau bouillante, puis les éplucher une fois que c’est refroidi.
Les passer au mixer puis mettre dedans le pain quelques minutes le temps qu’il s’imbibe.
Mixer ensuite les tomates avec le pain, et le reste des ingrédients.
Le but est d’obtenir une préparation très homogène : j’opte personnellement pour le blender qui écrase et émulsionne à la fois. Mais il est vrai que je postule en ce moment pour la médaille de la ménagère modèle avec les kilos de confiture que je prépare chaque matin (n’est-ce pas CG ?).
Versez le tout dans un saladier ou mieux encore des bouteilles à large goulot et  mettez au frigo au moins deux heure.
Servez glacé dans des verres ou des bols en entrée avec, si vous en avez, un peu de jambon cru ou de fromage.

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Salade de tomates des radins

Publié le 17 Juin 2008 par Nadine dans Exhibons nos bons plans et assumons notre radineri

Seb arrive tout à l'heure et nous allons passer la soirée avec Flore qui dormira aussi à la maison. Je crois qu'il est prévu sortie dans Aix, et heureusement que l'on ne fait pas passer les alcootests aux cyclistes……
Bref, en l'honneur de Seb, voici une autre recette radine. Et comme Seb est un Normand, tendance crème fraîche et cuisine au beurre, voici une recette très méditerranéenne à l'huile d'olive.

• Aller au marché vers midi-midi et demi et acheter des tomates très, très mûres. Et comme il est tard et que les marchands ne veulent pas remballer de la marchandise trop mûre, vous pouvez négocier des lots à prix bradés.
• Prendre quelques tranchettes dans votre réserve de pain dur. J'avais déjà expliqué dans une précédente recette qu'il ne fallait surtout pas jeter le pain dur, c'est un ingrédient de grande qualité dans beaucoup de cas.
• Frotter ces croutons avec de l'ail.
• Couper les tomates en morceaux, ajouter éventuellement d'autres ingrédients selon le marché (fenouil, cebettes, échalottes, concombre…). Ajouter les croutons frottés à l'ail.
• Verser de l'huile d'olive. Les tomates étant bien mûres, elles font beaucoup de jus qui imprègne les croutons et inversement, les croutons boivent le jus des tomates.

La salade de tomates des radins accompagne très agréablement par exemple les grillades. Mais pour les grillades, il faudrait qu'il s'arrête de pleuvoir deux jours sur trois pour ce mois de juin, en Provence !
Y a plus de saison, vivement le réchauffement de la planète !
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Le temps des cerises

Publié le 3 Juin 2008 par Nadine dans Exhibons nos bons plans et assumons notre radineri

Le bon plan bouffe du moment, mieux que les à pas cher des articles précédents, est à la villa Dimanches. Voici la recette.
Vous prenez une voisine qui a des cerisiers et qui a la bonne idée de rendre visite à sa sœur pour une semaine. Vous la choisissez assez âgée pour ne plus pouvoir grimper aux arbres mais assez jeune pour pouvoir conduire (et donc partir).
Vous prenez des enfants qui aiment bien grimper partout. Vous les choisissez assez grands pour être agiles mais pas encore trop lourds pour ne pas casser les branches.
Vous leur donnez un sac plastique et vous les lancez. A partir de là (comme disent les joueurs de foot) vous pouvez aller prendre l’apéro deux étages au-dessus. Comme les enfants sont par paire, si l’un tombe, l’autre ira chercher du secours, vous pouvez tranquillement siroter votre bière avec le papa de l’autre gosse et le baktachi qui est là comme tous les lundis.
Il peut être malin de prévoir une tenue adaptée pour les enfants, vu que pour faire partir le jus de cerise sur les fringues… La prochaine fois, j’ajouterai d’ailleurs la consigne de ne pas écraser les cerises en les cueillant, ça sera un peu mieux pour les fringues comme pour les fruits.
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Yaourts développement durable parfumés à ce qu’on veut

Publié le 31 Mai 2008 par Nadine dans Exhibons nos bons plans et assumons notre radineri


La rubrique Exhibons nos bons plans et assumons notre radinerie continue sur la lancée de la semaine dernière. Après le gâteau de pain, les yaourts.
Première étape acheter une yaourtière ou s’en faire offrir une. Le mieux est d’en trouver une au vide-grenier comme celle que je vais offrir à JJ qui m’a coûtée 3 €. Mais ce n’est pas à chaque fois qu’en en trouve. Ma grand-mère, de sont temps, faisait des yaourts avec un duvet, mais la méthode semble plus aléatoire et plus compliquée à mettre en œuvre.
Bref, vous prenez une yaourtière, un yaourt basique (le moins cher du supermarché) et un litre de lait. Je prends du lait entier, je trouve les yaourts plus crémeux ensuite. Battre énergiquement le lait et le yaourt et verser dans les huit pots. On peut rajouter aussi ce que l’on veut et faire des expériences (certaines peuvent être franchement ratées) : fruits, confitures, chocolat, café etc… Fermer le couvercle de la yaourtière, l’allumer et revenir environ douze heures après.
Le truc où il faut faire le plus attention c’est finalement après l’avoir mangé : il ne faut pas jeter le pot ! Attention vous aurez forcément un copain qui aura le mauvais réflexe et après ce n’est pas si facile de trouver des pots de remplacement. Car l’enrobage verbal de votre radinerie habituelle, ici plus qu’ailleurs, sera le développement durable. Vous pouvez même vous permettre de faire le lourd, puant et frimeur chez les copains lorsque vous les voyez jeter à la poubelle les pots en plastiques des yaourts : comment, tu vois tout le plastique que tu jettes ! Moi maintenant c’est fini, je les fais moi-même !
Alors, Seb, tu te fais offrir une yaourtière pour ta crémaillère à Grenoble ? Ou alors tu ne fais pas de crémaillère au bout du quatrième déménagement de l’année ?

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On commence par les desserts : le gâteau de pain

Publié le 25 Mai 2008 par Nadine dans Exhibons nos bons plans et assumons notre radineri

Seb la semaine dernière m’a rappelé ma promesse : celle d’écrire des articles reliant la rubrique Epicurisme et gastronomie et la rubrique Exhibons nos bons plans et assumons notre radinerie, donc en gros de publier mes recettes à pas cher.
Je suis invitée demain à l’anniversaire de ma nièce et l’on m’a passé commande d’un dessert : « Tu achètes ce que tu veux ». Que nenni, je vais fabriquer moi-même ! En plus, vu que ti moun ne mange aucun dessert — « c’est douce » — ça me changera un peu des gamelles de riz qui se succèdent jour après jour. Et puis, comme ça, je vais pouvoir faire quelques photos pour illustrer cet article.
Je suis donc passée avant-hier après-midi au marché de Noailles et j’ai trouvé des cerises burlat à 3,50 € le kilo. Je n’ai pas pu trouver en dessous, ou alors dans le jardin du dessous, chez ma voisine, mais pour cela il faudrait qu’elle ne soit pas là. Puis j’ai remonté un litre de lait de la cave, et je suis allée acheter des œufs au marché. Enfin, j’ai sorti du placard ma réserve de pain dur. Vous l’aviez compris, je ne jette pas le pain dur, c’est un ingrédient utile dans la cuisine. La fabrication de mon gâteau de pain m’a pris environ 10 mn et très peu de technicité. Le prix de revient peut-être proche du nul si on se démerde bien sur les fruits (voir la recette) et il suffit pour faire plus chic de ne pas l'appeler gateau de pain mais pudding. Enfin, je voudrais remercier Mu qui m’a donné cette recette il y a plusieurs années.

Ingrédients
1 litre de lait
3 œufs
L’équivalent d’une baguette de pain dur
Des fruits. J’ai mis ici des cerises, mais le mieux est d’y mettre ce qu’on a sous la main : pommes flétries, poires à moitié blettes, bananes avancées, les fruits trop mûrs sont les meilleurs une fois coupés. Je suis obligée de faire cette remarque puisque nous sommes dans la rubrique à pas cher. Une fois j’ai mis les fruits du fond de bouteille d’un rhum arrangé, c’était pas mal, mais assez spécial.

Faire tremper le pain dans le lait une bonne heure.
Une fois que le pain est bien imbibé, ajouter les œufs remuer de manière à obtenir un mélange à peu près homogène.
Ajouter les fruits coupés en morceaux.
Mettre dans des moules et cuire environ une heure au four à température moyenne.
Attendre que le gâteau ait refroidi pour le démouler.
J’utilise des moules en silicone (qui sont très chers mais très pratiques, c’est pour cela que je les mets même dans cette rubrique). A la piscine aussi j’ai des bouchons d’oreilles en silicone, mais à part les moules et les bouchons d’oreilles c’est tout ce que j’ai dans cette matière.


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Je vous ai compris

Publié le 13 Mai 2008 par Nadine dans Exhibons nos bons plans et assumons notre radineri

Je vous ai compris chers lecteurs de ce blog qui êtes à la recherche des bons plans et qui assumez votre radinerie. Cette rubrique est au point mort depuis plusieurs mois, mais je promets en ce 13 mai 2008 de l’étoffer à la suite des demandes de Seb le Havrais de Lyon que j’ai vu la semaine dernière.
Je commence donc aujourd’hui avec « comment avoir une garde-robe étoffée, changer tous les jours de fringues et ne pas dépenser un rond ». Il faut aller à mon supermarché du dimanche, mieux que Plan de Campagne, sans astreinte à payer à la CGT et de vendeuses exploitées, j'ai parlé des vide-greniers. Pour les lecteurs du Québec, cela s’appelle une vente de garage. Il y en a un tous les dimanches sous le viaduc du Pont de l’Arc, même que Maryse veut le fermer mais si on est très nombreux à y aller, elle aura du mal à le fermer. Repérer aussi les panneaux dans la rue : par exemple le 4 mai, c’était au Tholonet, et le 1er juin, ce sera au cours Sextius. Certains préfèrent aller tôt le matin, l’heure des antiquaires, pour avoir le choix et ne pas rater la belle pièce, d’autres l’heure tardive du remballage pour pouvoir bien marchander, moi c’est plutôt vers midi quand il y a un peu moins de monde. Pour trouver la bonne taille, le plus simple est de regarder le/la vendeur/euse, pour évaluer si c’est un 36 ou un 48, car souvent les gens vendent leurs propres fringues. Mais c’est bien aussi de demander, car ils peuvent vendre les fringues des autres, genre celles de la belle-mère. En bref, il ne faut pas hésiter à se jeter la tête la première dans les tas et fouiller.
C’est ainsi qu’aujourd’hui j’étais vêtue, chaussures comprises, pour 4 € et de manière fort élégante. D’ailleurs à force de faire des super affaires, mes armoires commencent à déborder… Je rappelle pour finir que, comme pour les cadeaux de Noël, il ne faut pas dire « j’ai un plan radin », mais « je bosse pour la planète en faisant du développement durable ».

Néanmois, malgré tous ces efforts, je rappelle que la question du pouvoir d'achat reste de mise et que :

Jeudi 15 mai, grève et manif sur les questions Education Nationale et fonction publique, même que le service public est lié à question du statut des fonctionnaires, contrairement à ce que disent beaucoup d’imbéciles d’un peu tous les bords.

Dimanche 18 mai, manif nationale à Paris à l’appel de la FSU : il reste encore des places dans le TGV et vous pouvez aussi cotiser en envoyant de l’argent. Mais si vous venez ET vous cotisez c’est mieux, même que je serai au bar pour servir des canons.

PS : promis Seb, la suite ce seront des articles gastronomie à radin.
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On fait un tour et on revient

Publié le 31 Mars 2008 par Nadine et Maeva dans Exhibons nos bons plans et assumons notre radineri

La rubrique Exhibons nos bons plans et assumons notre radinerie revient.
Samedi avec Maeva nous sommes allées au SAVIM (Salon des vins de Marseille) de printemps au parc Chanot. Maeva avait deux invit, donc cela nous a coûté les deux verres à dégustation, soit 2 € chaque verre. Après, en avant ! On est passées de stand en stand, en goûtant tout, que ce soit à boire ou à manger. Nous sommes même tombées d’accord sur notre tiercé personnel de vins : 1 Stand des Nuits Saint-Georges 2 Stand des Saint-Emilion 3 Stand des Côtes du Rhône. A chaque stand, pour ne pas trop faire pique-assiettes, ce que nous étions au fond, nous sommes allées de notre petit commentaires et sommes parties avec un grand sourire en disant : On fait un tour et on revient (à mon avis les types n’étaient pas vraiment dupes).
Evidemment c’était très cher et nous n’avons rien acheté mais ce n’est pas pour autant que l’on est revenues à Aix les mains vides. Au retour, nous nous sommes arrêtées au marché de Noailles : le salon a été aussi l’occasion de grappiller des recettes genre tapenade d’olives noires au piment ou d’olives vertes au citron confis etc… et nous avons donc acheté mais beaucoup moins chers les ingrédients pour refaire les mêmes trucs à la maison de l’artisanat, c’est-à-dire à la Villa Dimanches (voir les photos des confitures ci-dessus).

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En parlant de Développement Durable....

Publié le 10 Décembre 2007 par Maeva dans Exhibons nos bons plans et assumons notre radineri

    Pour la plupart des gens, le développement durable consiste à faire simplement de l’écologie, à ne pas gaspiller l’eau, à faire attention aux arbres etc.… histoire de ne pas (ou moins) pourrie la planète. Certes cette définition a une connotation écologique, et nous le savons tous. Mais le DD (comme l’appelle si affectueusement Nadine). Ce n’est pas que ça. Pour mieux comprendre cette notion, peut-être vaudrait il mieux la définir et en faire un bref historique. Ma formation initiale étant une formation économique et sociale, je ressors de mon tiroir mon vieux Dictionnaire d’Économie et de Sciences Sociales ( sous la direction de C.-D. Echaudemaison, Nathan, 6eme édition, 2005) et cherche la définition du Développement Durable, dit aussi Soutenable.Clich---2007-12-10-20-10-33.jpg
    Nouveau mode de développement officiellement proposé comme objectif à leurs États membres par la CNUD et la Banque Mondiale ; il est théoriquement inspiré par la volonté de concilier l’amélioration du bien-être des générations présentes avec la sauvegarde de l’environnement pour les générations futures.
    La notion fut proposée pour la première fois dans le rapport Brundtland, « Notre avenir à tous » (rapport sur l’environnement et le développement en 1987) ; elle a été entérinée, en 1992, par le sommet de Rio de la     CNUED et par le rapport de la Banque Mondiale.
    Le développement soutenable est envisagé à long terme ; il s’agit « de répondre aux besoins des générations actuelles sans compromettre la possibilité de répondre à ceux des générations à venir ».


    Ainsi, penser DD signifie penser aux autres, à nos enfants, petits-enfants et futures générations, cela signifie penser économie (on le sait ça a été dit et démontré : croissance ne va pas toujours de bon train avec DD) et confort actuel, et pas seulement écologie.
Lorsque pour les journées d’actions contre le Sida on me distribue à la faculté des préservatifs gratuits, j’ai tendance à en prendre plusieurs. Non non, je vous jure ce n’est pas de la radinerie. Je pense développement durable. Pourquoi ? Premièrement parce que je pense à mon confort (ça coûte cher les préservatifs, et puis c’est important si on ne veut pas avoir de mauvaises surprises du genre grossesses involontaires et MST), ensuite je pense économie (ce n’est pas en prenant des préservatifs gratuits que je vais participer à la croissance économique du pays), et enfin je pense aux autres, à ceux qui m’entourent et aux générations futures, car en me protégeant du Sida et des MST je protège aussi mes potentiels partenaires sexuels, et les enfants que je pourrai avoir un jour.
  Clich---2007-12-10-20-09-10.jpg  Moralité : Prendre une poignée de préservatifs gratuits losque l’on vous en propose n’est pas un mal, profitons-en et participons au Développement Durable. Il ne faut pas culpabiliser, ce n’est jamais vraiment de la radinerie.

    Je pourrai aussi vous parler de plusieurs formes de Développement Durable (car on le sait on trouve de partout et tout le temps pleins de trucs à gratuit à prendre), mais je ne vous parlerez que d’une seule de ces autres formes car le temps me manque, et je pense que parti comme ça l’est on pourrait tous écrire un roman sur la question. En ce moment je participe à une autre action relevant du Développement Durable. Action sur laquelle je ne m’étendrais pas, car nous en avons déjà parlé : la lutte contre la loi LRU ! Oui oui, je vous assure cela relève aussi du DD, car je ne pense pas seulement à mon possible avenir rêvé d’enseignante en Histoire contemporaine ou médiévale à l’Université, je ne pense pas non plus seulement à frais d’inscriptions qui risquent d’augmenter d’années en années,  je pense aussi à ces futures générations universitaires qui ne peuvent pour de nombreuses raisons aller crier dans la rue contre cette réforme des universités. Je pense qu’un jour j’aurai des enfants et qu’ils voudront peut être aller à l’université, encore mieux ils voudront peut-être étudier les Lettres et Sciences Humaines, qui me sont si chères à ce jour. Lorsque je passe des après-midi entières à la fac entre AG, coordinations, commissions, manifestations, etc… je pense aussi aux générations futures. Ne pas laisser se dégrader notre environnement quel qu’il soit, pour le laisser « propre » et « vivable » à nos générations futures… Je ne débattrais pas plus sur le sujet de la loi LRU, encore moins sur les modalités d’actions, je finirais juste cet article en rappelant que même si l’UNEF considère qu’il n’y a plus de raisons pour faire grève, et que le gouvernement pense que le mouvement est fini, nous sommes toujours là (moins actifs certes, c’est l’effet approche des exams qui nous contrarie un peu), et qu’il ne faut pas toujours écouter les médias…

    Tout cela pour dire qu’il faut soutenir le DD soit par la radinerie (qui comme nous vous l’avons expliqué n’en est pas vraiment) soit par le militantisme. Après à chacun ses idées, ses modalités d’actions, et autres.
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La période des fêtes

Publié le 7 Décembre 2007 par Nadine dans Exhibons nos bons plans et assumons notre radineri

Les enfants qui croient au père Noël n’étant en général pas encore lecteurs, je peux me permettre de causer librement dans ce blog de la manière dont je fais mes cadeaux de Noël.
Il y a encore cette année sur le cours Mirabeau, ces horribles chalets du marché de Noël qui vendent des cochonneries hors de prix et des confiseries aux colorants. Le pire dans ce truc c’est la musique de Noël en continu dans les haut-parleurs ! D’ailleurs j’en profite pour signaler que, moi qui aime la musique, je déteste le robinet de musique continu qu’on trouve dans les grandes surfaces, dans les galeries marchandes, et maintenant même parfois dans les salles d’attente des médecins. Loin de me faire acheter, ça me fait fuir !
De toutes manières ce n’est pas à propos des grandes surfaces que je comptais m’exprimer aujourd’hui, d’autant plus que c’est la rubrique exhibons nos bons plans et assumons notre radinerie. La question du jour est : comment faire ses cadeaux de Noël sans dépenser trop ? Par exemple pour moi qui ai six neveux et nièces entre deux et huit ans, un filleul de cinq ans, une filleule de vingt et un ans, une copine au Québec qui a un fils de 3 ans, et en plus une grand-mère, une maman… ? Il faut donc la jouer malin…
m-42855875-0.jpgJe suis allée dimanche dernier à deux vides-greniers. En ce moment, il y en a plein, je ne suis pas seule à y faire mes courses. J’avais emmené avec moi un expert, à savoir Jef, inspecteur primaire, donc a priori spécialiste pédagogique de l’enfance. J’ai donc suivi ses conseils avisés quant au choix des cadeaux. Les intéressés découvriront tout cela dans leurs souliers en temps voulu. Et pour le papier cadeau ? Pas besoin de dépenser plus, prenez du papier journal.
Le danger dans cette affaire, c’est de passer pour un indécrottable radin (même si on assume) voire pour un goujat. La touche finale consiste donc à habiller tout cela d’un discours qui fait beau, plus beau que le papier cadeau un peu rascleux, surtout quand vous avez pris un journal gratuit pour le faire. Le mot magique, le mot tarte à la crème, le mot consensuel qui clouera le bec à tous vos contradicteurs est « développement durable » (DD de son petit nom, entre Jef et moi). En effet quoi de plus développement durable que de réutiliser, de recycler les choses ? Vous direz donc « mes cadeaux et mon papier cadeau sont DD. J’ai voulu apprendre aux enfants qu’il faut respecter la planète et penser aux générations futures eux qui sont les générations futures ».
C’est pas trop malin tout ça ?

Maeva à toi la main… : à propos des condoms, c'est ça ?

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Du côté de nos sous

Publié le 29 Novembre 2007 par Nadine et Maeva dans Exhibons nos bons plans et assumons notre radineri

n665221917-253700-8678.jpg81280cf42a44b9e570573fbe5894d12a.jpgSarko 1er nous a causé ce soir dans le poste d'une question importante, lancinante même : le pouvoir d’achat. S’étant fortement augmenté lui-même dernièrement (voir ce qu’en dit Damipey), il était normal qui pense à nous, non ?
Lors d'une intervention diffusée jeudi 29 novembre sur TF1 et France 2, Nicolas Sarkozy a, comme c'était attendu, annoncé une série de mesures en faveur du pouvoir d'achat, assurant qu'il organiserait une conférence réunissant les partenaires sociaux, afin de définir "l'agenda social de 2008". Parmi les annonces concrètes, le chef de l'Etat a notamment proposé que les jours de RTT puissent être payés, dans le privé comme dans le public, que le travail dominical soit "payé le double" et élargi, ou encore que le prix des loyers ne soit plus indexé sur "le prix à la construction, mais sur l'indice des prix tout court".
Le pouvoir d'achat : Tout en reconnaissant qu'il existe bien "un problème de pouvoir d'achat", le chef de l'Etat a indiqué que les mesures qu'il proposait ne devaient pas être considérées comme des "cadeaux de Noël". "Les Français savent qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses", a-t-il souligné, tout en niant que l'Etat soit "en faillite", comme l'avait affirmé François Fillon.
Le Monde, 30 novembre 2007
On pourra dire ce qu’on veut mais le petit Nicolas a promis de travailler plus pour gagner plus et il tient parole. Et question fonction publique, va falloir attendre un peu pour nos salaires. Je rappelle que du côté des profs c’est plus de 20 % de pouvoir d’achat envolés depuis plusieurs années. Un certifié en début de carrière ne gagne que 1,2 Smic ce qui ne fait pas gras à bac + 4. Donc voici la réponse sitôt venue du S3 du SNES :
Suite à la forte grève du mardi 20 novembre dans la Fonction Publique, l'intersyndicale Fonction publique avait déposé un ultimatum à échéance le vendredi 30 novembre pour l'ouverture de négociations. Le Ministère de la Fonction Publique vient de proposer une rencontre lundi 3 décembre aux fédérations de fonctionnaires.
Si les réponses apportées ne sont pas satisfaisante, une nouvelle action nationale d'ampleur est envisagée au niveau de la fonction publique vers la mi-décembre.
Ce soir, dans son intervention télévisée, Sarkozy a annoncé que la rémunération des heures supplémentaires dans la Fonction Publique serait alignée sur celle du privé. Chez nous, dès le milieu de carrière, cela reviendrait à augmenter de plus de 25% la rémunération des HS (les HS budgétées -toutes ne sont pas consommées- représentent un petit milliard dans l'EN, plus 400 millions liés à la défiscalisation). Pour le reste, il a surtout réaffirmé le dogme du "travailler plus pour gagner plus", plus d'autres mesures (logement, ouverture du dimanche, ...)
Des signes donc sur la question du pouvoir d'achat. Restent les autres sujets de mobilisation : l'emploi et le budget, les missions et les statuts, la liquidation de la FP, et enfin les questions éducatives...
C'est donc dans  ce cadre du serrons-nous la ceinture, ne serait-ce que parce qu’il va falloir encore faire grève…, que nous allons bientôt ouvrir une grande série dans ce blog : Exhibons nos bons plans et assumons notre radinerie. C’est une excellente suggestion de Maeva que nous alimenterons toutes les deux. Nous détaillerons nos plans intéressants : comment faire son marché avec 5 €, comment s’habiller pour 2 €, comment voyager à pas cher, bref comment survivre au Sarkozistan. Restez à l’écoute la série débute la semaine prochaine. Mais si vous avez vous-même d’autres suggestions elles seront les bienvenues.
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