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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Articles avec #epicurisme et gastronomie catégorie

On a bien commencé 2014

Publié le 3 Janvier 2014 par Nadine dans Epicurisme et gastronomie

2014Le cap de 2013 passé sans encombres, nous avons abordé 2014 sous les meilleurs auspices. Champagne à gogo après minuit, puis un 1er janvier amical à Marseille. Après une grasse matinée prolongée jusqu'à 15 heures pour certains, nous sommes partis, Anne, Fred et ma pomme arpenter les rues de Marseille jusqu'au Fort Saint Jean : à vrai dire, on avait l'impression que la moitié des Marseillais s'étaient donné rendez-vous entre le Vieux Port et le J4, à flaner sous le ciel entre gris et bleu pâle.

 

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Puis nous sommes rentrés à la Filliotière pour le repas des voisins. Comme on bon vieux temps de ce printemps, on a fait le loft, c'est-à-dire qu'on a ouvert tout l'étage, laissé les portes ouvertes, mis ma table dans l'appart d'en face et regroupé toute la bouffe de tous les frigos : on a pu ainsi manger du saumon fumé, des samoussas, du foie gras, de la salade de tomates, des poivrons, des lasagnes, des radis, des concombres, des asperges, du guacamole, du jambon, du riz au poulet… le tout avec encore du Champagne. Et on tchatché, blagué jusqu'à tard entre ex et toujours voisins du quatrième.

Comme c'était le 1er janvier, je n'ai manqué de leur faire une soupe joumou, et de leur raconter pourquoi cette soupe ce jour-là : la signification ici et la recette là. Ils ont même trouvé que manger la soupe de la Révolution (dixit Anne) et bien ça donnait encore plus de saveur au plat.

Pour 2014,  je vous souhaite donc une année pleine de Révolutions et pleine de saveurs !

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Mwen renmen manje ayisyen (2) : soup joumou

Publié le 13 Octobre 2013 par Nadine dans Epicurisme et gastronomie

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J'avais promis il y a presque un mois de faire une série de post concernant la cuisine haïtienne, avec des quelques recettes de ce que j'avais espionné dans les arrières cuisines des presbytères. Je connais quelques lectrices qui préparent déjà leur imprimante en vue d'étoffer leurs livres de recettes déjà épais. Au passage, sache Iza kitchen (excellent blog que je recommande) que je viens à Nice la semaine prochaine avec des bananes plantains, des bananes verte, de l'igname et du manioc histoire d'agrandir ta gamme sans gluten.

Je commencerai par la soup joumou (soupe de giraumond/potiron), un grand must de la cuisine haïtienne qui allie velouté savoureux et épaisseur historique. C'est en effet la soupe du 1er janvier, date de l'indépendance, que tous les Haïtiens préparent et mangent ce jour-là. La tradition raconte que les esclaves, à peine sortis de leur chaînes, ont préparé cette soupe qui était jusque là réservée aux maîtres, histoire de marquer leur liberté fraichement acquise.

Je tiens cette recette d'Imélienne qui me l'a transmise à Carrefour Joute au mois d'août, alors que nous nous apprétions à manger au petit déjeuner la soupe que vous voyez ci-dessus en train de finir de cuire. Si certains de mes lecteurs veulent rectifier la recette, je pense particulièrement à quelqu'un à Marseille qui peut concourir au prix de la meilleur soup joumou de la région PACA, il ne faut pas se gêner : les recettes c'est comme l'assaisonnement, il faut toujours rectifier avant de servir.

Il n'y a pas de mesure, vous vous débrouillez avec votre bon sens et le nombre de convives.

— Cuire le joumou (potiron) et les carottes à l'eau. Les passer au moulin à légumes.

— Frotter la viande (bœuf ou cabri coupé en petits morceaux) au citron et à l'orange. Mélanger aux épices : gros sel, ail, poro (poireau = cébette en Provence). Cuire à l'eau environ 20-30 mn.

— Cuire les légumes, chou, pommes de terre et navets dans le joumou passé avec son eau de cuisson.

— Ajouter la viande coupée en petits morceaux. Faire cuire.

— Ajouter quelques pâtes à la fin.

Ce n'est pas franchement un plat de régime, mais c'est excellent. Et puis ici le 1er janvier, il fait froid et on éponge généralement les abus de la veille, alors c'est un plat parfait pour cette date là.

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Diner spectacle

Publié le 25 Septembre 2013 par Nadine dans Epicurisme et gastronomie

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Suite des aventures culinaires puisqu'une fidèle lectrice m'encourage dans cette voie. L'aventure s'appelle ce mois-ci Métamorphose et se déroule dans le cadre de Marseille 2013. Je rappelle encore ici que Marseille est cette année la capitale de l'Europe qui compte dans notre cœur, celle de la culture. Le principe de Métamorphose est le suivant :

Et si la ville se transformait en immense terrain de jeu? Lieux publics, centre national de création en espace public, invente Métamorphoses.

Pour l'épisode 1, j'ai bêtement raté samedi soir les projections sur la Canebière mais je me suis rattrapée avec le banquet géant le lendemain encore sur la Canebière. On avait dressé des tables tout du long, et quand on sait que partout elle est populaire et qu'elle fait le tour de la terre, cela vous donnait une idée de l'ampleur de la table à dresser. La photo officielle ci-dessus faite par moi-même vous en donne un aperçu.

Il s'agissait du Grand Bavardage : pendant que chacun pouvait s'asseoir avec son pique-nique ou manger les tartes amenées dans le cadre de l'Appel à Tartes, on pouvait passer de l'entrée au plat puis au dessert en changeant de convives et surtout de spectacle car chaque table accueillait une compagnie différente.


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Nous avons ainsi, avec Anne ma voisine, mangé nos tomates en écoutant des comédiennes nous expliquer avec beaucoup d'humour la parfaite ménagère des années 1950 à 2050.

 

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Puis nous avons continué le menu en écoutant un fakir, de la chora, du oud, un conteur et terminé le dessert avec l'expérience sensorielle de se priver de la vue ou de l'ouïe.


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A l'heure du café, nous étions avec un magicien (j'adore !). Il y avait même une chèvre, un cochon et des lapins sur des tréteaux qui n'avaient jamais aussi bien porté leur nom.


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La semaine prochaine le théâtre sera la Gare Saint-Charles : je vais à Paris mais je serai de retour à temps dimanche dans l'après-midi pour voir les spectacles autour des escaliers et de l'esplanade. Vivement dimanche !


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Un autre style de croisière

Publié le 10 Septembre 2013 par Nadine dans Epicurisme et gastronomie

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Je vous parlais mardi dernier des croisières de gros beauf aux Caraïbes et du scandale de la privatisation des plages haïtiennes. En contraste, l'article d'aujourd'hui traitera d'une croisière populaire organisée par le service public.

Vous n'êtes pas sans ignorer que Marseille est cette année la capitale de l'Europe qui compte : celle de la culture. Y a certes des trucs à redire, mais dans l'ensemble, il faut souligner qu'il y a de belles réalisations, nous y reviendrons prochainement. Parmi les trucs sympa inaugurés cette année et qui vont même encore exister l'année prochaine, il y a le service des navettes maritimes entre le Vieux Port, l'Estaque et la Pointe Rouge. C'est la RTM qui organise, ce qui est normal puisque c'est la Régie des Transports Marseillais et il n'y a pas de raison qu'elle se limite aux bus, métro et tram. Les abonnés de la RTM y ont donc accès, pour les autres c'est 3 € avec la connextion bus, métro ou tram derrière. En 40 mn de croisière vous êtes rendus de l'autre côté de Marseille, sans les bouchons et avec une plus belles vue que celle des couloirs du métro.

Samedi dernier, le succès était tel que j'ai attendu 1h15 avant de pouvoir embarquer. Le beau temps avait incité les Marseillais à prendre la mer. Ils n'étaient pas les seuls puisque c'était septembre en mer, 2013 bateaux dans la rade, du petit pointu au Belem avec ses trois mats qui dominaient tout le Vieux Port. Grace à cette attente inattendue j'ai pu écouter la fanfare de la marine nationale qui s'est taillé un franc succès, mérité, auprès des Marseillais. Puis je suis partie au soleil couchant vers l'Estaque où m'attendait René : j'ai profité de la fête du quartier, mangé des panisses dans un cornet en papier et je suis rentrée de nuit en profitant de la fraîcheur et des lumières de la ville.

Alors les buffets des croisiéristes et les orchestres de la croisière s'amuse aux Caraïbes, je leur laisse, moi j'ai eu bien mieux et bien plus sympa !

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Nuit du Ramadan à Marseille

Publié le 26 Juillet 2013 par Nadine dans Epicurisme et gastronomie

Iftar.jpgJe ne sais pas si le mois de Ramadan de cette année sera le plus dur de la décennie pour ceux qui le font, mais je tire quoi qu'il en soit mon chapeau à ceux qui le font à Marseille en ce moment : sahur est à 5h du matin et il faut attendre 21h15 pour iftar dans la chaleur de la canicule. Mais pour moi qui ne jeûne pas, Ramadan à Marseille c'est d'abord la chaude nuit de fête renouvellée tous les soirs.

Nous nous étions données rendez-vous mardi soir avec ma copine dans un petit resto du centre qui affichait un menu spécial ramadan comme beaucoup d'autres petits resto. A 10 €, je vous laisse découvrir ci-contre, et c'était en plus très bon. Nous étions en fait trois mais une seule d'entre nous jeûnait depuis le matin. Nous, les deux autres, nous avons juste accompagné, mais cela ne nous a pas empêche de terminer le repas jusqu'au bout.

Alors que la nuit devenait de plus en plus noire, passé minuit, nous avons déambulé le long de quais jusqu'au Mucem puis à travers le Panier jusqu'à fort tard. Et, malgré l'heure tardive, les rues étaient encore pleines de monde, beaucoup de dames en robes berbères et de messieurs en djellaba pour rester au frais partout allaient et venaient, les enfants s'amusaient, d'autres sautaient dans l'eau entre le Mucem et la villa Méditerranée, des jeunes vendaient des gateaux, tout un monde nonchallant profitant des boissons, des gateaux et de la fraicheur avant une nouvelle journée de soif.

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11 11 11

Publié le 14 Novembre 2011 par Nadine dans Epicurisme et gastronomie

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Mon cousin Jef est né le 11 novembre. Quand il était petit, sa grande sœur lui faisait croire que les bus avaient des drapeaux ce jour-là pour son anniversaire. C'est dire s'il est né sous une bonne étoile. Je ne suis pas sûre qu'il ne le croit pas encore : en tous cas, le 11 11 11, jour mémorable qui n'a pas été la fin du monde à 11 heures 11, a été celui d'une fête mémorable pour entamer son deuxième demi-siècle. D'ailleurs, à l'occasion de cette fête, il y avait des drapeaux sur tous les bâtiments officiels, c'est dire !

Sa bonne étoile a continué puisqu'il a épousé Iza, Iza de Izakitchen dont le lien se trouve ici à gauche et dont j'ai déjà parlé précédemment. Outre son blog qui est un must du sans gluten, Iza a déployé ses talents pour les soixante quinze convives de la soirée avec des choses délicieuses et raffinées, là où normalement, et vu le nombre, l'on aurait pu s'attendre à pastis, cacaouètes, olives.

Donc, nous avons tout mangé ce que vous voyez plus haut, avec en plus des desserts que j'ai oublié de prendre en photo, mais vous pouvez me faire confiance.

Le lendemain, comme on avait plus causé que dansé, nous nous sommes un peu dépensés sur les hauteurs de la Turbie et là Jef a encore fait le bon choix : il aurait pu faire sa fête le week-end précédent où il pleuvait à seaux. Et bien non, nous avons été conviés le week-end de grand soleil pour une ballade très bien choisie pour la distance comme pour la vue. La preuve en photo ci-dessous (le reste des photos ici, code Nice06, où vous trouverez aussi l'Italie sans Berlusconi mais avec quelques Haïtiens qui mangent des pâtes).

Bref, Jef puisque tu vas me lire, je te souhaite encore un bon anniversaire, et rendez-vous pour attaquer ta troisième moitié de siècle, ou alors un peu avant ?

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Leçon de banane pesée

Publié le 20 Septembre 2011 par Nadine dans Epicurisme et gastronomie

Pendant ma convalescence, je continue de recevoir. Certes je suis au rythme mémé, je ne bois pas (avec 3 infarctus au foie c'est plus prudent), je me couche tôt, mais je ne vis pas comme une recluse. Jeudi dernier c'était Evens qui était à la maison avec Lorelei : il faut dire qu'Evens partait le lendemain à Paris où il a trouvé un job intéressant. Il était donc indispensable qu'il vienne à la maison compléter ma culture haïtienne. Evens depuis deux ans est mon prof de créole : il me corrige systématiquement, m'apprend l'orthographe et les expressions les plus typiques. Je trouve que nous étions un peu dans le relachement depuis quelques mois, alors Evens a frappé un grand coup : un cours de bananes pesées.

La banane pesée ou plutôt bannann peze pour le dire dans la langue de Sweat Mickey, c'est le B-A-BA de la cuisine créole, la friandise de base des repas et donc si je veux me faire passer un jour pour une Haïtienne, connaître la recette de la banane pesée est indispensable. C'est donc en pensant aussi à vous, fidèles lecteurs, que je j'ai concocté ce diaporama dans lequel Evens vous dévoile tous les secrets de la banane — et la banane plantain est d'un volume toujours intéressant — depuis son effeuillage, son trempage, ses cuissons et son pesage ce qui veut dire se faire écraser.

Ingrédients :

Bananes plantains (ici 3). On les trouve chez les marchands africains, parfois chez les Chinois (place Delacroix à Marseille, il y en a de toutes sortes).

Huile de tournesol.

Eau et sel

Instruments :

Une grande poêle

Une assiette creuse

Un pèse-banane ou à défaut deux assiettes

 

 

Rappel : la précédente leçon de cuisine créole (mais de la Réunion !) était le rougail pistache par Jef à suivre là.


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Dégustation à l'aveugle

Publié le 8 Juin 2011 par Nadine dans Epicurisme et gastronomie

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Profitant d'une météo qui nous avait contraints à rester enfermer et ne souffrant aucunement, ni de déshydratation, ni de coups de soleil, nous avons pu tenir sereinement ce samedi à la villa Dimanches le grand concours de rhums de ma réserve d'alcools.

Vous avez ci-dessous les concurrents en lice. De gauche à droite : un vieux rhum guadeloupéen, un Barbencourt haïtien cinq étoiles, un Barbencourt blanc, un vieux rhum de la Réunion quinze ans d'âge au moment de son achat il y a cinq ans, un autre vieux rhum guadeloupéen, un rhum blanc de la Guadeloupe et un rhum arrangé réunionnais (arrangé par ma pomme avec des produits venus de l'île intense comme dit la pub). La dégustation s'est faite à l'aveugle, j'avais simplement poussé le vice de mettre les rhums haïtiens dans des verres de fine Napoléon, clin d'œil à 1804. Le jury totalement impartial, était composé de deux Haïtiens et de ma pomme, mais moi, je savais quel rhum était dans quel verre.

Tout d'abord, sans hésiter, le jury unanime a reconnu le Barbencourt cinq étoiles à la première gorgée. Il l'a immédiatement élu meilleur rhum vieux de la dégustation. Il y a eu des hésitations pour le reste des concurrents : le Damoiseau était sans problème deuxième, la troisième marche du podium variait entre le Rivière du Mat réunionnais et le Reimonenq guadeloupéen. Dans la catégorie des rhums blancs, le Bologne des Antilles françaises a dominé sans hésitation le Barbencourt blanc qui depuis le début ramassait les quolibets du jury (je les soupçonne d'ailleurs de concentrer leurs quobibets sur le blanc pour mieux mettre en valeur le vieux). Le rhum arrangé jouait seul dans sa catégorie : médaille d'honneur pour ce rhum des Mascareignes. Représentant en cette soirée le monde créole de l'Océan Indien, c'est avec flegme que je leur ai fait remarquer, que, si la Réunion ne brille pas pas ses rhums, elle a sans conteste la meilleure gastronomie : après tout, à chacun son nationalisme.

Après une si rude épreuve, le jury s'est accordé une troisième mi-temps avec les concurrents jusqu'à une heure avancée. Quoique la première mi-temps ressemblait beaucoup à la première.

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Cantines à pho

Publié le 14 Mars 2011 par Nadine dans Epicurisme et gastronomie

 

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J'entame ma troisième semaine d'affilée à la capitale, ou plutôt à Chinatown, puisque le SNES et la DGHR du MEN se situent dans le 13ème, aux Olympiades, la 5ème semaine de la saison et je remonte encore la semaine prochaine. Le quartier n'a rien de follichon, c'est même un des plus moches de Paris où le vent s'engouffre entreles tours. Pour manger, c'est chinois, viet et compagnie ou quelques médiocres brasseries.

Je vais faire ma snob mais tant pis : après tout ce blog est un grand moment narcissique, alors j'en profite. Quand on est déjà allé huit fois en Asie du sud-est comme ma pomme, on a un peu du mal à retourner dans les chinois en Europe. Car les resto chinois, comme toutes les gastronomies, font preuve d'une étonnante plasticité : ils ont le goût et la façon de faire du pays où ils s'implantent. Par exemple à New-York ils sont infâmes comme tous les resto cheap de la Grosse Pomme, avec ce goût fade et écoeurant, mais servis en king size au format US. En France, les chinois observent le rituel entrée, plat, dessert et servent des plats en sauce au goût français. Alors quand on a goûté à la cuisine de rue en Asie, si simple, si fraîche, peu grasse, cuisinée en direct dans les petites échoppes, on a franchement du mal à revenir à cette cuisine lourde et apprétée, réinterprétée. Je suis snob, ben tant pis...

Heureusement à Chinatown, Paris, il y a les cantines à pho (lire feu). Elle sont toutes dans l'avenue de Choisy, juste avant qu'elle ne croise l'avenue de Tolbiac en venant de la place d'Italie. La plus connue est la Pho 14 où il y a la queue toute la journée, mais le service est rapide puisqu'on complète les tables, et que l''on vous dit poliment de laisser la place quand vous avez fini. Oui c'est bien une cantine.

 

La carte est limitée : pho ou bo bun. En gros des pâtes que ce soit dans du bouillon ou avec des herbes. Si vous avez choisi pho, on vous sert en plus des herbes à côté pour agrémenter la soupe. C'est toujours bon, frais, pas gras, un repas complet pour 7 à 8 euros. Y a même une cantine qui vous sert la viande du bouillon (style pot au feu) gratuitement avec votre plat si vous en demandez.

J'ai déjà réussi à amener quatre collègues dans ma cantine préférée du 13ème et ils se sont convertis : je ne désespère pas d'y amener les autres.

 

Les herbes pour la pho

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La pho avec boulettes, viande de boeuf cuite et viande de boeuf crue qui cuit dans le bouillon

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Le bo bun avec quelques nems

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ACH

Publié le 7 Septembre 2009 par Nadine dans Epicurisme et gastronomie

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J’étais hier à la réunion de rentrée de l’ACH, l’Association Culturelle Haïtienne, que j’avais connue par leur blog Haïti recto Verso et lors de la fèt  manman fin mai. J’ai participé le 16 août à leur sortie annuelle qui était au plan d’eau de Peyrolles : ils avaient affrété un bus de plus de cinquante personne et ont passé la journée au bord de l’eau. J’ai bien écrit au bord de l’eau car Neel a été le seul Haïtien à aller nager au large. Mais la baignade n’est pas seule activité possible à Peyrolles : il y a aussi par exemple foot dans le sable, nettement plus épuisant et brûlant pour les pieds et là les Haïtiens se sont montrés fort bons. Le pique-nique était comme le pique-nique créole à la Réunion. Entre créole, il y a bien des points communs : chaud, avec du riz et en très grandes quantités. Et puis un peu de rhum aussi, parce qu'il faut pas rigoler, hein ! C’est simple : les soutes du bus étaient quasiment pleines avec les sacs et les glacières. Celui qui s’est régalé c’est Neel qui est goinfré de plusieurs assiettes de riz, avec poids, sauce pois, poulet, sauce, viande etc… Il a particulièrement apprécié la cuisine de Mamy, qui s’est régalée à voir la mine réjouie de mon ti moun devant autant de délices culinaires.
Hier à l’ACH, c’était plus sérieux : actualité à Haïti, programme de l’année à venir, relations avec l’ambassade, église et prêtre pour la messe en créole, bilan financier… On me propose d’être au bureau. J’ai pour l’instant décliné l’offre. Mais j’irai en décembre présenter mon travail sur Saint-Domingue et Haïti devant un public sûrement très intéressé et très attentif. En tous cas plus que mes IPR qui ne m’ont toujours pas répondu…
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