Pendant que les fashion victim du groupe 1 faisaient du shopping à Beyoğlu et ailleurs, nous sommes partis, Fred
et ma pomme, à la recherche des églises byzantines perdues au fin fond de Fatih. C’est là que se trouvent les plus belles mais aussi les plus introuvables (voir article précédents) : un vrai jeu de piste. Fatih c’est là que se trouvent aussi les vieilles maisons délabrées
peuplées des derniers habitants, arrivés tout droit de l’Anatolie profonde mais aussi les plus intégristes de habitants de cette capitale hip de l’Europe. Bref, un champ en friche pour nos
meilleures idées urbanistiques : transformer le quartier en nouveau quartier à bobos quand la Turquie sera enfin en Europe. Il n’y manque rien : c’est à côté de tous les quartiers centraux, des
vues fabuleuses sur la ville et le Bosphore, on y trouve de superbes bâtisses à rénover et l’immobilier est encore abordable. Il y reste en plus un air charmant, des commerçants avenants, des
marchés pittoresques et des petits restos très accueillants. Nous avons d’ailleurs mangé de délicieux kebab cuits au feu de bois, lavaş ekmek et bulgur accompagnés de tomates et peynır dans une
gargote tenus par deux messieurs souriants qui ont tenus à nous faire visiter le coin VIP aménagé en mezzanine avec toute sa déco (vieux moulin à café, champagne russe…). Nous avons d’ailleurs
décidé que dans notre plan de rénovation, le lieu s’appellerait chez Mehmet et Ali et serait le resto gay du quartier avec back-room. Et encore plein d’autres idées mais on les garde pour nous,
on a peur que vous veniez nous les piquer…
Les indigènes de Fatih : le matin le choix de la tenue c’est noir ou noir.
Pas mal de rénovation en perspective mais un patrimoine intéressant.
De sympathiques marchés devant la mosquée de Fatih : comme à Sumatra l’appel du muezzin du
matin pourrait marquer la fin des folles de nuits de Fatih quand ce sera un quartier in. 
Chez Mehmet et Ali, cosy au coin du feu. Il manque juste le drapeau
arc-en-ciel.
Par Nadine
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On va même continuer le jeu-concours mais à la fin de l'article.
Donc depuis hier il pleut ou il vente sur Istanbul, hier c'était même de la pluie par seaux entiers. Nous avons donc pris l'option musées pour être à l'abri. Mais comme c'était aussi samedi soir,
Halloween de surcroît, nous sommes quand même montés à Taksim, haut lieu de la fête en Europe. En gros il y a une grande rue piétonne, Isklital Cadessi, bordée de dizaines de petites rues où les
resto succèdent aux bars, aux boites, aux clubs etc... Et malgré la pluie glacée c'était encore noir de monde hier soir, minettes en mini-jupe comprises. Nous avons commencé par un resto avec
raki et meze puis nous sommes allés écluser des bières dans un bar d'étage sur l'avenue au son de la techno. Je précise ici que dans ce pays, dans cet endroit, les filles boivent autant d'alcool
que les garçons : si c'est pas un gage d'intégration européenne ça !
Comme aujourd'hui la pluie s'était un peu calmée, nous avons pu faire un peu de dehors : pendant que l'équipe de novi d'Istanbul visitaient Ayasofia, l'équipe des vieux routiers faisait des
églises byzantines perdues à Aksaray. Aksaray c'est un noeud de transport dans la ville, terminus de dolmus, métro, tram etc et aussi le centre des grossistes en prêt à porter à destination de la
Russie (genre string et mini-jupe panthère à paillettes). C'est là que l'on trove Bodrum Camii, une église sur une citerne cernée par les buildings. Plus loin, il y a Feneri Isa Camii, près du
grand boulevard Vatan Caddesi. Nous avons eu de la chance, les deux étaient ouvertes pour le culte : nous nous sommes faits tous petits en chaussettes sur les tapis en oblique (et oui la Mecque
n'est pas dans l'axe de l'église).
Ayant rejoint l'équipe des novi nous avons passé l'après-midi sur les bateaux à traverser le Bosphore vers Kadiköy.
Jeu concours : Kadiköy était le lieu d'une des résidence impériale dès le IVème siècle. Et quand l'empereur y invitait les évêques de l'oikoumène, cela s'appelait un concile oecuméique. Sous quel
nom grec connait-on mieux ce lieu et le concile qui s'y déroula ?
A gagner : un verre de raki à la maison. Et même des meze si je suis en forme.Ou alors de la boukha ou de l'arak, voire même du pastis si on préfère.
Par Nadine
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