Voyages en Turquie

Vendredi 6 novembre 2009
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Nous sommes bien rentrés mardi et nos bagages hier soir. Je ne sais pas s’ils ont fait le tour de la planète pour nous rejoindre mais ils sont arrivés à bon port, passant peut-être par Prague en çek Cumhuriyet et Paris en Fransa comme nous ou, qui sait, par Everan au Ermenistan ou par Nicosie au Kibris (ce qui expliquerait ce retard inhabituel). Neel a pu ainsi découvrir ses merveilleux cadeaux : chaussettes et montres Spiderman achetées au bazar (je n’ai pas trouvé de montre Ottoman ou de chaussettes Musulman) et t-shirt Tintin à Istanbul offert par Gisèle et Rodolphe.  ces derniers reviennent enchantés de Turquie. Eblouis comme moi par l'élégance des minaret turcs, nous comptons envoyer une lettre à Maryse pour lui demander d'en faire batir à Aix.

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Les photos, outre ce Turc à moustaches et turban gardant les geôles de son sérail, croisé sur le pont Charles à Prague, quant à elles sont déjà en ligne là (code istanbul).

Voici venu le grand moment du jeu-concours.
Félicitations à Chico et PFG pour la réponse Chalcédoine. Mais même sans bulles, je maintiens le rakı comme lot et non du crémant de Bourgogne comme le suggérait Chico. Ca évitera de se poser des questions d’hypostase à propos des bulles, voire de volonté ou d’activité théandrique ce qui est plutôt gênant pour picoler.

Quels pays se cachent sous leurs noms turcs ?

A gagner : un cadeau de blonde.
ABD

Almanya

Arjentin

Avustralya

Brezilya
çin
Endonezya
Filipinler
Ingilter

Isveç
Isviçre

KKTC
Lübnan
Macaristan

Meksika
Misir

Suriye

Tunus

Yunanistan
Du Pérou aux Philippines en passant par la France, la fondation américaine World
Par Nadine - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 novembre 2009
Pendant que les fashion victim du groupe 1 faisaient du shopping à Beyoğlu et ailleurs, nous sommes partis, Fred et ma pomme, à la recherche des églises byzantines perdues au fin fond de Fatih. C’est là que se trouvent les plus belles mais aussi les plus introuvables (voir article précédents) : un vrai jeu de piste. Fatih c’est là que se trouvent aussi les vieilles maisons délabrées peuplées des derniers habitants, arrivés tout droit de l’Anatolie profonde mais aussi les plus intégristes de habitants de cette capitale hip de l’Europe. Bref, un champ en friche pour nos meilleures idées urbanistiques : transformer le quartier en nouveau quartier à bobos quand la Turquie sera enfin en Europe. Il n’y manque rien : c’est à côté de tous les quartiers centraux, des vues fabuleuses sur la ville et le Bosphore, on y trouve de superbes bâtisses à rénover et l’immobilier est encore abordable. Il y reste en plus un air charmant, des commerçants avenants, des marchés pittoresques et des petits restos très accueillants. Nous avons d’ailleurs mangé de délicieux kebab cuits au feu de bois, lavaş ekmek et bulgur accompagnés de tomates et peynır dans une gargote tenus par deux messieurs souriants qui ont tenus à nous faire visiter le coin VIP aménagé en mezzanine avec toute sa déco (vieux moulin à café, champagne russe…). Nous avons d’ailleurs décidé que dans notre plan de rénovation, le lieu s’appellerait chez Mehmet et Ali et serait le resto gay du quartier avec back-room. Et encore plein d’autres idées mais on les garde pour nous, on a peur que vous veniez nous les piquer…


Les indigènes de Fatih : le matin le choix de la tenue c’est noir ou noir.
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Pas mal de rénovation en perspective mais un patrimoine intéressant.

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De sympathiques marchés devant la mosquée de Fatih : comme à Sumatra l’appel du muezzin du matin pourrait marquer la fin des folles de nuits de Fatih quand ce sera un quartier in. PhotoService.com

Chez Mehmet et Ali, cosy au coin du feu. Il manque juste le drapeau arc-en-ciel.

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Dimanche 1 novembre 2009
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On va même continuer le jeu-concours mais à la fin de l'article.
Donc depuis hier il pleut ou il vente sur Istanbul, hier c'était même de la pluie par seaux entiers. Nous avons donc pris l'option musées pour être à l'abri. Mais comme c'était aussi samedi soir, Halloween de surcroît, nous sommes quand même montés à Taksim, haut lieu de la fête en Europe. En gros il y a une grande rue piétonne, Isklital Cadessi, bordée de dizaines de petites rues où les resto succèdent aux bars, aux boites, aux clubs etc... Et malgré la pluie glacée c'était encore noir de monde hier soir, minettes en mini-jupe comprises. Nous avons commencé par un resto avec raki et meze puis nous sommes allés écluser des bières dans un bar d'étage sur l'avenue au son de la techno. Je précise ici que dans ce pays, dans cet endroit, les filles boivent autant d'alcool que les garçons : si c'est pas un gage d'intégration européenne ça !
Comme aujourd'hui la pluie s'était un peu calmée, nous avons pu faire un peu de dehors : pendant que l'équipe de novi d'Istanbul visitaient Ayasofia, l'équipe des vieux routiers faisait des églises byzantines perdues à Aksaray. Aksaray c'est un noeud de transport dans la ville, terminus de dolmus, métro, tram etc et aussi le centre des grossistes en prêt à porter à destination de la Russie (genre string et mini-jupe panthère à paillettes). C'est là que l'on trove Bodrum Camii, une église sur une citerne cernée par les buildings. Plus loin, il y a Feneri Isa Camii, près du grand boulevard Vatan Caddesi. Nous avons eu de la chance, les deux étaient ouvertes pour le culte : nous nous sommes faits tous petits en chaussettes sur les tapis en oblique (et oui la Mecque n'est pas dans l'axe de l'église).
Ayant rejoint l'équipe des novi nous avons passé l'après-midi sur les bateaux à traverser le Bosphore vers Kadiköy.


Jeu concours : Kadiköy était le lieu d'une des résidence impériale dès le IVème siècle. Et quand l'empereur y invitait les évêques de l'oikoumène, cela s'appelait un concile oecuméique. Sous quel nom grec connait-on mieux ce lieu et le concile qui s'y déroula ?


A gagner : un verre de raki à la maison. Et même des meze si je suis en forme.Ou alors de la boukha  ou de l'arak, voire même du pastis si on préfère.
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Vendredi 30 octobre 2009
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J'ai amené aujourd'hui la petite équipe dans mon quartier préféré : Fatih. Fatih c'est le nord du vieil Istanbul, la partie la plus pauvre et la moins visitée de la ville, à part Kariye Müzesi, Saint-Sauveur in Chora. C'est pourtant là que l'on trouve les plus beaux trésors de la ville : vieilles églises byzantines, petites rues, remparts à l'état brut... Souvent il vaut mieux parler allemand pour se faire comprendre, cela s'est encore vérifié, ou même italien mais là c'est Gisèle qui s'y est collée avec Mehmet durant tout le repas de midi, dans une microscopique cantine où nous avons mangé de très bons köfte.
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Nous avons commencé par Kalenderhane Camii, l'ancien monastère de Kyriotissa où se déroulait le prêche du vendredi traduit aussi en français sur panneau lumineux.
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Puis nous avons pris le bus pour le nord et Kariye Camii, toujours aussi belle mais de plus en plus chère, puis nous avons bifurqué vers l'est et les remparts du nord à chercher Tekfur Sarayi. J'avais quelques espoirs que les travaux fussent finis pour Istanbul, capitale européenne de la culture 2010, mais hélas rien n'avais changé : toujours le chantier. Pourtant c'est dommage c'est le seul palais civil datant du Moyen-Age encore debout.
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Puis nous sommes descendus vers Ayvansaray et l'église des Blachernes. C'était le quartier impérial à partir du XIIe siècle et depuis le Ve siècle il y avait un monastère qui contenait le voile de la vierge que l'on promenait à travers les remparts lorsque la ville était assiégée. Il ne reste rien aujourd'hui, rla ceinture de la vierge est partie au monastère de Vatopedi sur le Mont Athos (donc aucune chance pour moi d'y aller), ien qu'une chapelle où coule une eau miraculeuse qui lave les péchés. En ayant beaucoup à me faire pardonner, j'ai attentivement suivi les recommandations du jeune grec phanariote qui nous avait ouvert le lieu.

Nous avons fini nos pérégrinations orthodoxes au patriarcat où la messe m'a enfin permis de voir derrière la barrière du chancel.
Enfin, et pour faire bon poids, nous avons pris le bateau pour Eyüp. Eyüp était un compagnon du prophète mort devant le siège de Constantinople au VIIe siècle. Ses reliques sont miraculeusement réapparue en 1453 après la conquête de Mehmet Fatih, comme quoi le hasard peut bien faire les choses. C'est aujourd'hui un türbe qui constitue un grand lieu de pélérinage.
Après tant de saintes choses, le tout sous le crachin, ce sera repos ce soir.
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Vendredi 30 octobre 2009
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Avec une équipe de six, on peut éventuellement jouer au volley, mais nous, nous partons en voyage.  Et contrairement au volley, nous ne tournons pas : c'est moi qui tient le rôle de byzantiniste par exemple, et Vincent et Rodolphe de fashion victim devant tous les magasins.

Il y a donc Gisèle et Rodolphe : Gisèle a su surmonter courageusement sa peur de l'avion et goute avec bonheur l'exotisme oriental d'Istanbul. Peut-être devrait-on lui trouver un tapis volant pour le retour ? Rodolphe lui est enivré d'autant de beautés architecturales ou autres réunies dans une seule ville. Depuis hier matin il se fait brancher en allemand : on ne ressemble pas à un teuton impunément. Ca change car pour moi c'est plutôt en italien ou en espagnol.
Il y a aussi Vincent et Fred qu'on ne présente plus et Lina la mère de Fred, une sorte de petite souris trotteuse, qui je sens, sera moins fatiguée que nous à la fin du séjour. Ils logent à Taksim dans un petit appartement.
Et comme il se doit dans une équipe de six, il y a un septième : c'est Enis, turc et stambouliote avec lequel je suis allée admirer hier soir le feu d'artifice de
Cumhuriyet Bayrami, la fête nationale. Ca explosait dans tous les sens  avec même des pétards en forme de croissant fortement applaudis par la foule. Sur la photo Enis est train de comparer les vertus entre le raki et mon cadeau, du french raki.
Toujours au bord du Bosphore, nous étions hier au musée d'Art Moderne où se déroule la biennale. C'est un ancien entrepot : Istanbul est vraiment sur tous les standarts européens. La vue est parait-il superbe sur le Bosphore... mais là nous avions un paquepot italien juste devant.
Ce matin rendez-vous pour aller à Fatih. Je leur ai promis une visite guidée du quartier byzantin des Blachernes.
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