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jour a Dublin. Temps toujours sec mais glacial. Le fond de l'Eire est frais. C'etait donc le bon jour pour faire les musees, musee des Antiquites et National Gallery. A Dublin, les eglises
sont payantes mais les musees sont gratuits. Le musee des Antiquites est remarquables pour ses collections du Haut Moyen-Age : epees vikings, reliquaires du VIIe s., broches dans tous les metaux,
crucifix etc... Bon ca s'arrete d'etre remarquable a partir du XIIe siecle quand les Anglais sont venus amener un peu de civilisation chez ces sauvages qui ne connaissaient meme pas les villes et
ne produisaient que des monasteres vite pilles par les Vikings.
La National Gallery, a part de remarquables collections picturales italiennes, francaises et hollandaises des XVIIe et XVIIIe siecles comprend aussi toutes les collections de peintures
irlandaises et finit par les portraits des grands hommes de la nation. A cote de James Joyce, des poetes gaeliques, des heros de 1916 et de tous les presidents, on trouve Bono. C'est
vrai on a les rock star qu'on peut : je vois mal une huile representant Johnny Halliday (ou Michel Sardou chantant le Connemara) a cote de celui de Mitterand. Quoique nous, on a une first
lady...
A propos de gaelique, tous les panneaux sont ici en bilingue, mais tout le monde parle anglais. Cependant ils massacrent tellement la langue des Shakespeare et des Rolling Stones que je les
soupconne par la de se venger un peu. Sans compter le massacre perpetre par les Polonais (premiere communaute d'etrangers a Dublin), les Paki et... les Francais mais je reviens demain sur cette
grosse communaute de gens de Dublin.
Retour demain, lever a 4h comme a l'aller. Derniere soiree et dernier pub.
Ce titre des tres oublies Boomtown Rats du tres charity Bob Geldolf n'a pas vraiment sa place ici puisque le dernier lundi d'octobre est ferie en Eire et qu'en plus il faisait un
soleil radieux pour le marathon de Dublin. Mais je suis une craneuse comme le faisait (justement) remarquer Chico recemment.
Ayant ete abandonnee par mes deux compagnons de route j'ai pu enfin aujourd'hui faire des choses serieuses, a savoir un musee. Le musee de la Guinness bien entendu. Comme je le rappelle a chaque
post depuis quelques jours (aujourd'hui encore pas de photos, donc je remets la meme), ici la Guiness c'est pas pour de rire. Le prix d'entree de leur musee non plus, a 15 euros, ce qui le rend
plus cher que le MET a NYC, mais au MET on n'a pas des pintes de bieres a la fin de la visite. Donc Guinness c'est d'abord une emprise fonciere gigantesque dans cette petite capitale. L'usine est
encore en ville avec ses batiments en briques et ses silos d'orge a brasser. La multinationale detient aussi le reseau d'eau de la ville nous a signale Xavier. Son musee est tres bien fait dans
un superbe batiment du debut du siecle dernier avec une vue sur toute la ville depuis le sommet. Et puis j'adore les musees sur les processus industriels meme faits par des multinationales a leur
propre gloire. Bref j'y ai passe pres de trois heures et pas qu'a picoler mais aussi a voir des films sur les maitres tonnelier dans les annees 1950, sur les peniches sur la Liffey avant guerre,
sur les processus de brassage etc... Je suis prete a aller ce soir au Celt en boire une avec quelques compagnons de voyage rencontres a la guesthouse.
Rien de mieux que de faire appel a des locaux pour connaitre les bons plans. jávais encore un atout dans ma poche a Dublin puisque jétais restee en contact avec Xavier, un Francais
rencontre a NYC en janvier dernier, qui reside a Dublin depuis cinq ans. Voyager beaucoup fait encore augmenter le capital voyage : on ne prete quáux riches cést bien connu (meme en ces temps de
crises bancaires,
mais la cést dún autre capital quíl ságit). Donc Xavier nous a
dábord amenes dans un superbe bar sur quatre etages dans Temple Bar puis dans un pub populaire et plus typique sur la rive nord, le Celt ou il y avait de la musique live, guitares et violons avec
le chant dúne mere, sa fille et les choeurs du public pour des classiques celtiques.
Bref ce matin ce fut pas tot que nous sommes partis dans le vent et sous le ciel bleu vers lóuest de la ville voir la prison lieu de memoire du martyrologue irlandais, entre la misere, la famine
de 1847 et les prisonniers politiques dont les heros de 1916. Tres irlandais aussi le commentaire. avec accent, ce qui fait quón a assez vite decroches.
Le dimanche en Irlande a assez ses rites incontournables : la messe le matin que nous avons entrevenus et lápres-midi, lírish stew au pub en regardant le foot. On a complete avec des frites pour
rester dans une athmosphere de patates en hommage a la grande famine de 1847-50 (mais non, on blague)>
ce soir derniere soiree de la team, bientot un best-of photo du pied. Restez en ligne, ca vaut la peine. Pas moyen encore dénvoyer des photos avec ce computador bresilien. Faute de mieux je vous
envoie encore la Guinness avec saint Patrick puisque nous sommes dimanche.
Aujourd'hui meteo normale a savoir pluie et vent. Donc nous avons commence tres tard avec un brunch copieux : eggs, bacon, sausages, toasts etc... Faut dire que hier soir cétait
soiree irlandaise normale au pub avec Guiness et musique live dans pub bonde. LÍrlandais nést pas franchement frileux puisque les mecs sont en bras de chemise et les filles en decollete, talons
hauts et coiffure qui le fait avec le maquillage. Jái eu la bonte dáme de ne pas tuer le suspens sur jeu concours de la team hier malgre des touches assez colle serre.
Aujourd'hui apres le bacon le Bacon et son bordel au musee. Francis Bacon bien entendu. Nous avons fait des photos tre artistiques dans láscenseur du musee mais le computador bresilien sur lequel
jécris ne prend pas ma carte SD.
On se remet du fish and chips et du livre de Kell avant dáttaquer la saturday night fever au pub comme il se doit.
Jeu concours ouvert a tous : quel film de Sergio Leone se passe en Irlande ? A gagner du plastique. Je ne vous fait pas láffront de vous demader quel film de John Ford se passe en
Irlande.
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