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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Un résumé de mon épopée haïtienne

Publié le 8 Mars 2014 par Nadine in Haïti

Mon nombreux lectorat et resté sur sa faim pendant presque deux semaines alors que j'étais en voyage. Je lui dois des excuses mais aussi des explications. Je n'avais pas de connexion internet valable malgré une clef 3G Digicel dans mon i-phone 3GS : la téléphonie haïtienne est parfois aléatoire, surtout en période de Carnaval et de saturation des réseaux. C'est ainsi que j'ai dû attendre la wi-fi à Port-au-Prince la veille du départ pour aller faire le ménage dans les 37 pages de courriels que j'avais reçus. Ensuite et peut-être surtout, j'ai été très très occupée, toujours avec des gens sympathiques et accueillants, j'ai fait plein de choses, découverts des choses étonnantes, fait la fête, rencontré plein de monde, bref la vie palpitante, épuisante parce que j'ai peu dormi, beaucoup bougé, mais au total des vacances extraordinaires et enrichissantes. Alors mon premier post sera un résumé avant que les suivants ne vous donnent les détails.


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J'ai passé la plupart du temps aux Gonaïves et dans l'Artibonite. La ville des Gonaïves est devenue pendant quelques jours le centre du pays puisqu'elle accueillait le carnaval national : depuis le Goudougoudou de 2010, le carnaval de Port au Prince est en province, aux Cayes en 2012, au Cap en 2013, aux Gonaïves cette année. La grande transhumance des carnavaliers — un million de personnes selon mes interlocuteurs, mais je pense qu'ils comptent comme la CGT pour les manifs à Marselle — s'est donc tournée pendant trois jours dans la capitale de l'Artibonite.


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L'Artibonite est en plus le cœur du pays en matière de vodou avec les trois grands Lakou mystiques, les grands sanctuaires Badyo, Souvenance et Soukri. Mes amis du Sant Pon Ayiti travaillent sur l'interculturalité et étaient en enquête dans les lakou, auprès des hougan et des mambo et nous avons assisté à moult cérémonies vodou, grandes et petites, interviewé et filmé les fidèles et les prêtres de ce culte, sillonné la culture haïtienne dans son cœur.

Et puis aussi j'ai rencontré des gens passionnants, qui ont des choses à raconter, des expériences à partager, des choses à offrir. J'ai ouvert de nouvelles perspectives, envisagé des nouvelles collaborations : c'est par courriel que je vais continuer à ferrer les touches que j'ai faites. En tous cas mon travail a remporté un concert d'éloges que j'espère concrétiser. 

Et ce pourquoi je pensais venir, la formation des maîtres ? C'est presque la seule déception du voyage : avec tout cela, je n'ai fait qu'une seule session à Petite Rivière l'Artibonite, dans l'église. J'avais fait une version simplifié de mon travail "Haïti et la mondialisation depuis 1492" qui est très bien passée devant un public toujours attentif et engagé. Puisse ces fruits murir ensuite dans les classes !

Je ne vous cache pas que j'avais presque les larmes aux yeux hier à l'aéroport lorsqu'il a fallu partir. Mais pour sûr je reviendrai bientôt, tous mes amis me l'ont fait promettre et je tiens mes promesses.

 

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