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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Sous les pavés, la plage

Publié le 15 Avril 2012 par Nadine in Réflexions profondes

PhotoService.com

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Il n'y avait pas de pavés, mais on ne manquera pas d’en envoyer dans la gueule de Sarko, Guéant et compagnie par le biais du bulletin de vote dimanche prochain. J’étais à la plage hier, celle du Prado et je n’étais pas seule, on était… on va dire un moulon, comme dans les bons comptes marseillais de manifs. En gros, nous étions plus de 100000, même la police est d’accord.

P1150858Je suis arrivée à la bourre et je suis repartie en avance pour cause d’enfant et d’hôtes à la maison, mais j’y étais avec mon drapeau rouge avec faucille et marteau ramené du Vietnam (oui, on n’en ramène pas que des microbes). Le deuxième Prado était noir de monde et sur la plage, quand je suis arrivée, les écrans géants diffusaient le discours de Clémentine Autain comme une Marianne détachée sur le ciel bleu. Malgré le monde et n’ayant donné rendez-vous à personne, je suis tombée sur plein de copains et de copines : c’est dire s’il y avait du peuple ! Même que j’ai retrouvé mes potes Fred, Vincent (avec bonnet phrygien), Mathilde, Rodolphe, Camille avec lesquels j’ai écouté le début du discours de Mélanchon. C’est un vrai tribun, qui scande ses phrases, qui semblent interminable et qui pourtant reviennent toujours à leur point de départ pour dire des choses simples : oui, quand on est à gauche on est du côté des travailleurs, des gens modestes, des peuples qui luttent et on aime tellement notre pays qu’on est prêt à le partager avec tout le monde. Il a commencé en évoquant la mer dont nous n’étions qu’à quelques mètres, la mer Méditerranée.

Comme vous êtes émouvants, comme vous êtes grands, comme vous êtes beaux. Comme vous tous, si nombreux ici, et particulièrement ceux qui sont venus de la mer. Je suis venu, comme vous, recevoir sur cette plage au bord de ces lèvres fraîches le baiser de la Méditerranée, notre bonne mère à tous.

Ecoutez le murmure de l'histoire longue qui travaille en nous, il vous dit à tous pourquoi Marseille est la plus française des villes de la République. Ecoutez Marseille qui vous parle et vous dit la leçon qu'elle porte.

Ici, il y a 2600 ans, une femme a fait le choix de prendre pour époux l'immigré qui sortait d'un bateau, c'était un Grec. Et de ce couple est né Marseille. Depuis 2600 ans, nous sommes du parti de ceux qui sont contents d'être mélangés, fier d'être le peuple qui compte le plus grand nombre de mariage mixte en Europe.

Voilà qui est clair. Moi qui appartient à une famille arc-en-ciel, qui accueille des gens du monde entier chez moi, que n’ai-je été ravie de l’entendre débuter son discours par ces évidences. Moi dont le fils m’a demandé l’autre jour s’il devait quitter la France si Marine Le Pen était élue, je vais voter pour celui qui combat ses idées avec le plus de force et de conviction.

Mon candidat a continué en évoquant l’autre côté de la mer, le passé qui nous lie à lui, même dans ce qui ne fait pas ma fierté de la France, le présent et l’avenir qui nous disent que nous devons nous tendre la main.

Il ne faut jamais oublier que le socle de l'identité républicaine de la patrie est dans la Méditerranée… Il faut se souvenir que les gens du Maghreb sont nos frères et nos soeurs, qu'il n'y a pas d'avenir pour la France sans nos frères et soeurs du Maghreb. Nous faisons cette promesse: vous avez un peuple français qui vous ouvre les bras et vous dit c'est fini, la guerre est finie.

Bref, j’ai applaudis, j’ai crié Tous ensemble, tous ensemble… et j’ai dû partir. J’ai donc raté la suite, mais heureusement, grâce à la toile, je sais qu’il a dit des trucs vachement bien sur le monde du travail, l’entreprise et tout ça, que la crise doit être payée par les riches et pas par les pauvres, bref des idées de gauche. Et donc de botter le cul à Sarko et sa bande.P1150885

Sur le chemin du retour, en remontant le Prado, il y avait encore plein de monde qui arrivait. J’étais aussi désolée de partir et ce qui me désolait c’était de rater la Marseillaise et l’Internationale à plein poumon avec la foule. Alors si vous pensez à moi, n’oubliez pas de voter Mélanchon dimanche prochain, comme ça je vais pouvoir chanter l’Internationale dimanche prochain sous les fenêtres de Maryse (notre mairesse). Ce qui vous fait une raison de plus de bien voter, de voter à gauche.

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