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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Soirée caraïbes à Gardanne

Publié le 23 Mai 2011 par Nadine in Tchatche et niouzes

PhotoService.com

Plongée deep into ze mauve comme vous le savez et alors que vous suivez la palpitante affaire des amours ancillaire d'un des grands de ce moment (hum… amour c'est lui qui le dit, parce qu'apparemment il y a une autre version de l'affaire), j'oublie l'essentiel, le tableau de ma vie quotidienne de ce blog narcissique.

C'est avec une paire de mouflets que suis allée samedi soir à Gardanne pour la soirée de cloture du festival Arts et festins du monde. Le principe est simple : le cours est envahi de stands, d'un côté des trucs à vendre (j'y suis pas allée), et de l'autre des stands de bouffe du monde entier (là je l'ai parcouru plussieurs fois) et au milieu une scène avec des groupes qui jouent. Le thème de l'année était les Caraïbes, j'y ai donc amené mon ami haïtien Ben qui ne s'est pas fait prier pour venir et n'a rien regretté vu qu'il passé la soirée entouré de jolies filles (c'est lui qui le dit) à boire des ti punch. Le groupe de samedi soir jouait du reggae mais auparavant il y avait une bande de rara qui avait fort excité notre curiosité. Je vous copie ce que disait le programme :


Rara Woulib est un rassemblement de 15 musiciens, comédiens, clowns qui proposent des spectacles dans la rue inspirés du rara haïtien.
Traditionnellement, les bandes rara sillonnent les campagnes et les villes d’Haïti pendant la période du Carême.
Chaque groupe a ses musiciens et danseurs : les danses et chants sont accompagnés par un ensemble de percussions et d’une section d’instruments à vent composée de longues trompes métalliques évasées appelées klewon ou kone et de vaksins, un ensemble de tubes en bambous de tailles et de tonalités différentes.
Dans le Rara, un spectacle public souvent considéré comme un carnaval rural, les Haïtiens mêlent le sacré et le profane, le travail et le jeu. Les personnages de l’imaginaire haïtien se mêlent dans le théâtre rara.
Avec le phénomène d’exode rural, le rara n’a cessé de sillonner les quartiers, les villes et les villages, devenant un événement social très répandu.
Véritable élément fédérateur, le rara sert de nos jours d’espace de libre expression pour les revendications populaires. Ainsi il n’est pas rare de voir des bandes de rara mener des manifestations politiques.

 

Evidemment ce qui était tout de suite étonnant, c'est que non seulement les musiciens étaient grimés de blanc, ce qui est normal, mais qu'en plus ils étaient blancs. Mais est-ce besoin d'être jamaïcain pour jouer du reggae ? Espagnol pour danser le flamenco ou argentin le tango ? Une grande culture peut s'exporter et vivre une nouvelle vie hors de ses frontières. J'attends maintenant du kompa suédois avec que des blonds aux cheveux raides.

Je laisse surtout la parole à Ben au jugement plus aiguisé que le mien :

 

A part les acoutrements excessivement sombres et hideux j crois c etait qd meme satisfaisante comme prestation. J ai surtout apprecie qd une des dames a essaye de reprendre la melopee des "wonsi" dans les "zotobre" pas mal du tout .

 

Alors puisqu'il paraît que ce sont aussi les bandes qui animent les manifs politiques y a plus qu'à en monter une pour les manifs à la FSU. Même que la prochaine sera le 31 mai pour les salaires dans la fonction publique. Ben tu nous sers de conseiller technique ?

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inconnu 26/05/2011 23:01


Super bien transmit bravo