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Dans le cadre du "on casse tout", en
particulier l'emploi et les services publics, les Grands qui gouvernent le Sarkoland continuent et ont sorti il y a quelques semaines un projet de décret comme ils en ont le secret : la réforme
de l'évaluation avec dans le lot la réforme des promotions. En gros, exit l'évaluation pédagogique, tout pouvoir au chef d'établissement qui devra surtout noter notre investissement dans ce qui
n'est pas l'enseignement (ce qui est embêtant, nous sommes enseignants quand même !) et qui détiendra un certain nombre de promotions possibles pour mettre en concurrence les agents. Bref, du pur
libéralisme : le but n'est même pas de faire des économies (y en a très peu), le but est de précariser les personnels, d'évacuer la notion de carrière et de caporaliser les équipes sous la
direction d'un chef qui aura tous les attributs du vrai chef.
Comme on n'est pas vraiment d'accord et parce qu'on pense que chacun a droit à une carrière, que le double regard sur notre pratique et notre manière de servir permet notre liberté puisque nous sommes des cadres A concepteurs de notre enseignement, et que d'ailleurs l'enseignement est le cœur de notre métier, nous avons massivement signé la pétition : 65 703 ce soir et ça continue. Et demain nous continuons par une grève avec manif. On ne se gêne plus, maintenant que nous savons que Times magazine a élu le manifestant homme de l'année 2011 (TIME's Person of the Year: The Protester).
Cet après-midi à 17h au Rectorat c'était la séance d'entrainement : nous avons bloqué les grilles auparavant décorées pour enguirlander le Rectorat et bien faire comprendre qu'on n'était pas contents. Demain ce sera l'IA, le but de la manif à Marseille.
Tu n'as pas honte de comparer tes revendications corporatistes aux aspirations démocrates des peuples tunisien et consorts !
Faut pas pousser mémé dans les horties, même si c'est du second degré ! Un peu de décence et d'humilité tout de même. Je préfère être un gentil prof évalué par son méchant chef d'établissement qu'un bouseux opprimé par Kadhafi !
Tout d'abord Vincent, ce n'est pas très aimable de traiter les Lybiens, même opprimés, de bouseux. D'autre part, je n'étais pas au second degré : cette lutte contre la casse du statut va en convergence avec les autres luttes contre le libéralisme qui oppresse les peuples, les luttes par exemple des indignés de Madrid, Wall Street et ailleurs (qui sont parmi les protesters de Times magazine). Parce que cette réforme, il ne faut pas s'y méprendre, ce d'idéologie libérale à l'état pur et c'est bien pour cela qu'elle est nocive.
Et voici une preuve supplémentaire de la suffisance de ta corporation qui n'hésite pas à se draper dans les oripeaux du noble combat politique contre la méchante idéologie libérale afin de maquiller son vrai but qui n'est qu'une vulgaire et égoïste lutte pour protéger leurs conservatismes.
J'ai toujours préféré les gens qui assumaient et qui s'assumaient, alors arrêtons de mettre sur le même plan les indignés, les peuples lybien, tunisien, etc. et la réforme de l’évaluation des enseignants du second degré en France. Un peu d’humilité et moins d’arrogance s’il vous plaît.
Je trouve ces commentaires en en cherchant d'autres, c'est à peu près tout ce que le blog de Nadine a de commun avec un magazin IKEA.
Je suis soufflé qu'on appelle de façon aussi insultante et suffisante à "la décence et l'humiilté" une corporation qui est la seule, alors qu'elle défile sans arrêt, qu'elle se fait sans arrêt agresser et de plus en plus, à n'avoir jamais osé, bête qu'elle est, défiler pour défendre ses salaires t son niveau de vie. J'aimerais bien savoir quel métier pratique le crétin qui, en toute décence et toute humilité (ça se voit rien qu'à lire ses réponses) a la suprême bêtise de reproduire les clichés les plus éculés sur notre profession. Je m'attendais presque, à le lire, aux traditionnels "fout rien" et "sécuité de l'emploi". Berck.