Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

La fête après le mouve (et même pendant)

Publié le 23 Juin 2013 par Nadine in Niouzes narcissiques

 

Depuis trois semaines le blog est à l'arrêt. La seule fois qu'il a fait une interruption aussi longue c'est quand j'étais à l'hôpital il y a deux ans. Je rassure ici mes nombreux lecteurs, du moins ceux qui sont encore là, je vais très bien, c'est simplement que j'étais très occupée. J'ai fait du mouve intra, déplacé une mut sim,  soulevé trois candidats cachés, des intra à rallonge dans le 84, en compagnie de Jill et de Sabrina, pendant que Charlie supervisait et faisait même des candidats cachés à partir de tête de GOC, ce qui est radicalement interdit. On a même fait du sous-marin jaune mais ça c'est chut… !

  PhotoService.com PhotoService.com

Je ne suis pas restée tout le temps la tête dans le vert, le jaune et le rose. Je suis aussi montée à Paris pour le concert de Kassav au Zenith le 8 juin. Là je dois battre ma coulpe : il y avait le même soir à Marseille Tabou Combo, la légende du Kompa historique, 45 ans de carrière, les immortels créateurs de New York City. Mais j'avais réservé la soirée et le billet depuis six mois et il était difficile de poser un lapin à Stevens. J'ai donc troqué les vrais créoles contre les faux (Evens dixit).

Le Zenith était plein à craquer, les trois soirs sold out. Je rappelle ici que Kassav a été le premier groupe à remplir le Stade de France, l'Ile de France étant la troisième île des Antilles françaises. Ambiance torride, chaleur tropicale, chaloupé garanti. L'usine à tube qui tourne depuis 34 ans, le spectacle est bien rodé. Mais un bémol par rapport au Kompa (à part d'être des faux créoles bien entendu) : le Zouk marche avec un son français, alors que le Kompa tourne avec un line-up et un son américain. Et c'est bien cela qui le rend aussi efficace. Je ne vais tout de même pas faire ma fine bouche : je me suis régalée en excellente compagnie ce qui rend le spectacle encore meilleur.

PhotoService.com

 

Vendredi soir, le mouve terminé, c'est l'esprit plus léger que je suis allée à la fête de la musique à Marseille, en compagnie de Vincent et de trois de ses copines parisiennes. Nous avons soigneusement évité la foule massée sur le Vieux Port qui était là pour la variétioche de la télé et nous sommes allés au Panier où c'était la fête. Quand on connaissait le Panier il y a quelques années, on ne peut qu'être médusé par sa transformation : on est passé des taudis au Montmartre marseillais, place et rues coquettes, boutiques à la mode, bar qui se la jouent Marseille éternelle. Ce n'est pas toujours ma tasse de thé (ou même de pastis) mais je dois reconnaître que ce quartier assez sordide est devenu très agréable. Bref c'était la fête du Panier en même temps que celle de la musique : chaque place avait son concert, son animation, les fanfares parcouraient les ruelles en pentes, et en plus, dans les rues, les stands de bouffe et de boissons alternaient avec les sonos qui faisaient danser les passants. Le concert phare de la soirée était place du Refuge avec les inoxydables Abyssinians, 45 ans de carrière comme les Tabou Combo, du reggae jamaïcain du meilleur jus. Ce sont maintenant trois papys, accompagnés par un line-up efficace et rajeuni, qui n'ont rien perdu de leur patate malgré les cheveux blanchis, habillés aux couleurs de l'Ethiopie et de Haïlé Sélassié, sortes de prophètes nègres inspirés qui chantent Jah et la Terre Promise. Je suis rentrée à la filliotière à trois heures du matin en chantonnant des airs venus des Caraïbes anglaises.

 

PhotoService.com PhotoService.com

Commenter cet article