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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Equitable ?

Publié le 22 Juillet 2010 par Nadine in Voyages en Asie

http://janti2008.files.wordpress.com/2009/08/java51.jpghttp://3.bp.blogspot.com/_hsvGNuOXHS8/S51-uOfTUqI/AAAAAAAAALo/82aw6FgK5z8/s400/DSC00409.JPGMeme en prenant depuis Surabaya et donc seulement Jawa Timur, la traversee de Java a toujours quelque chose de singulier et d'eprouvant. C'est eprouvant car Java ce sont parmi les plus hautes densites rurales du monde et ca se voit, ca se sent. Les routes sont pleines de camions, voitures, velos, becak (pousse-pousse), charrettes etc... Y a du monde partout, ca fait du bruit et de la poussiere partout. Quand on arrive a Bali, et cela fait trois fois que je fais le trajet dans ce sens, on a une impression de calme luxe et volupte : les terres touristiques sont plus douces au touristes, c'est normal. Mais comme chaque fois j'entends autour de moi : "et bien c'est normal, a Java ils sont musulmans et ici hindouistes, ils sont mieux". Il y a quelques annees je m'enervais en tentant d'argumenter mai j'ai arrete, je n'ai jamais convaincu personne que les endroits de touristes avec des gens un peu plus riches c'est forcement plus cool que les fortes densites de pauvres, musulman ou pas. Les cliches ont la vie rude.

Mais moi c'est un peu contraire. Surtout avec Neel, je suis moi-aussi contente de trouver des hotels avec piscine, des snorkling trip et des enfants francais, mais au fond je prefere les warung de rue de Surabaya ou on vous fait la causette en bahasa indonesia et non du harcellement commercial tous les deux metres en anglais.

Sur la route des volcans, par la vitre du bus (nous etions devant, Neel etait ravi), nous avons observe la fourmilliere javanaise. Surabaya, deuxieme ville du pays, premier port avec ses 4 millions d'habitants, ses avenues avec ses flots de motos (Neel ravi : c'est le pays le la moto), ses canaux bordes de bidonvilles, les voies de chemin de fer aussi, ses mall commerciaux geants comme les asiatiques aiment tant (Carrefour est en face du consulat de France dans un quartier chic, vive le capitalisme francais !). Puis des usines le long du littoral et la vie rurale a l'interieur : maraichage dans la montagne et grandes plantations en plaine, riz, sucre et mais. Au pied du Gunung Ijen c'est  dans une grande plantation de cafe, a cote de l'usine que nous avons loge. Elle appartenait a une societe coloniale avant 1949, c'est une multinartionale aujourd'hui. Plus haut, dans le cratere, des hommes creusent le souffre et d'autres le montent sur leur dos dans des paniers d'osier (voir photo du post d'hier) : ici la sueur des hommes coute moins cher des machines.

Je n'ai pu m'empecher de penser que les ancetres de Neel furent deportes puis travaillerent eux aussi pour le sucre ou le cafe, productions tropicales, sources de domination coloniale, neo-coloniale ou capitaliste d'un monde envers un autre.

Ces reflexions de haute volee m'amenent donc a la question du jeu-concours : quel roman hollandais du XIXe siecle met en scene la lutte la lutte des petits planteurs de cafe des Indes Neerlandaises contre le pouvoir colonial ?

(tout le monde peut repondre, un indice dans le titre de l'article)

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bernard lopez 22/07/2010 12:20



Le roman est "Max Havelaar" écrit en 1860 à Amsterdam


l'auteur est Multatuli pseudo d'Eduard Dekker


 



Michel Chilitopoulos 22/07/2010 08:24



Pour la réponse du jour, je m' avancerai à dire que c' est : "Max Havelaar" de Eduard Dowes Dekker


Recherche effectuée grace à wikipédia maitresse, j' espère que c' était autorisé???


Bonne route à vous deux!! des bises!