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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Calanques et galéjades

Publié le 5 Août 2007 par Nadine et Djam in Voyages en Turquie

Aujourd'hui nous sommes allées faire un tour en bateau autour des iles dans la baie de Foça. İl y a l'ile des sirenes (donc nous), celle qui a la forme de la tete d'Atatürk et d'autres encore que l'on appelera Pomègues et Ratonneau. L'eau est translucide et excellente pour la baignade puisque le Mistral est retombé. Les rocher tombent dans la mer et au dessus les collines désertes sont pelées.

Sur le bateau de jeunes Turcs et parmi eux deux Parisiens phocéens en villégiature familiale. Nous nous sommes salués avec leurs copains phocéens comme avec des gens de la famille : "oh cousin ! oh cousine !" et l'un d'eux nous a donné une info de premiere importance : les Phocéens avaient des coqs dessinés sur leur navires. Ces coqs sont devenus l'embleme de Massalia puis ceux de la France. Ce qui prouve définitivement que Marseille est bien la capitale de notre beau pays (au cas ou certains des lecteurs de ce blog en douteraient).

Pour finir je vous livre la vrai raison de notre tour en bateau lors duquel nous avont fait de nombreuses plongées avec des lunettes de piscine :

Harpage n'eut pas plutôt approché de la place, qu'il en forma le siège,
faisant dire en même temps aux Phocéens qu'il serait content s'ils voulaient
seulement abattre une tour de la ville, et consacrer une maison. Comme ils ne
pouvaient souffrir l'esclavage, ils demandèrent un jour pour délibérer sur sa
proposition, promettant, après cela, de lui faire réponse. Ils le prièrent aussi
de retirer ses troupes de devant leurs murailles pendant qu'on serait au
conseil. Harpage répondit que, quoiqu'il n'ignorât pas leurs projets, il ne
laissait pas cependant de leur permettre de délibérer. Pendant qu'Harpage
retirait ses troupes de devant la ville, les Phocéens lancèrent leurs vaisseaux
en mer, y mirent leurs femmes, leurs enfants et leurs meubles, et, de plus, les
statues et les offrandes qui se trouvèrent dans les temples, excepté les
peintures et les statues de bronze et de pierre. Lorsqu'ils eurent porté tous
leurs effets à bord de ces vaisseaux, ils s'embarquèrent et firent voile à Chios
: les Perses, ayant trouvé la ville abandonnée, s'en emparèrent.
Les Phocéens demandèrent à acheter les îles Oenusses ; mais voyant que les
habitants de Chios ne voulaient pas les leur vendre, dans la crainte qu'ils n'y
attirassent le commerce et que leur île n'en fût exclue, ils mirent à la voile
pour se rendre en Cyrne, où vingt ans auparavant ils avaient bâti la ville
d'Alalie pour obéir à un oracle. D'ailleurs Arganthonius était mort dans cet
intervalle. Ayant donc mis à la voile pour s'y rendre, ils allèrent d'abord à
Phocée, et égorgèrent la garnison qu'Harpage y avait laissée. Faisant ensuite
les plus terribles imprécations contre ceux qui se sépareraient de la flotte,
ils jetèrent dans la mer une masse de fer ardente, et firent serment de ne
retourner jamais à Phocée que cette masse ne revînt sur l'eau. Tandis qu'ils
étaient en route pour aller en Cyrne, plus de la moitié, touchés de compassion,
et regrettant leur patrie et leurs anciennes demeures, violèrent leur serment,
et retournèrent à Phocée. Les autres, plus religieux, partirent des îles
Oenusses, et continuèrent leur route.

Herodote, L'Enquete, CLXIV-CLXV

Nous n'avons pas trouvé cette masse de fer mais nous ne désespérons pas... Comme elle n'a toujours pas fait surface...

 

Jeu-concours : si certains esperent gagner le gros lot avec des réponses aussi courtes et aussi peu argumentée, ils se fichent le doigt dans l'oeil !

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