Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Des nouvelles de la métropole

Publié le 4 Août 2007 par Nadine et Djam in Voyages en Turquie

İl ne s'agit pas de Marseille Provence Metropole, c'est mieux que cela : nous sommes a Foça autrement dit Phocée, metropole de Marsilya, Marseille. C'est ici que tout commença. Et coup de chance, nous sommes en plein dans le IVe festival phocéen. La station balnéaire accueille des concerts, des danses et des régates. Et puis surtout il y a dans le vieux port un vieux bateau, car a l'automne partiront a travers la Méditerranée trois bateaux, répliques des bateaux antiques, direction... Marseille ! Vous pensez bien qu'on est allées causer avec les types en frimant comme des betes : "Fransa. Marsilya !" et en disant que c'était le bateau de notre grand-pere. Sur une carte exposée a cote des bateaux figurent Massalia. Nıkaia et Antipolis : quine et carton plein !

Sinon, c'est la pleine saison dans la charmante station balnéaire aux airs grecs  : certes le Mistral a refroidi l'eau de la mer, mais il a permis qu'il n'y ait plus la canicule. Les rues sont pleines de cakes et de cagoles en short et mimijupes qui mangent des glaces pendant que les grands se baffrent de poisson dans les restos.

 

Les Phocéens sont les premiers chez les Grecs qui aient entrepris de longs voyages sur mer, et qui aient fait connaître la mer Adriatique, la Tyrrhénie, l'Ibérie et Tartessus. Ils ne se servaient point de vaisseaux ronds, mais de vaisseaux à cinquante rames. Etant arrivés à Tartessus, ils se rendirent agréables à Arganthonius, roi des Tartessiens, dont le règne fut de quatre-vingts ans, et qui en vécut en tout cent vingt. Les Phocéens surent tellement se faire aimer de ce prince, qu'il voulut d'abord les porter à quitter l'Ionie pour venir s'établir dans l'endroit de son pays qui leur plairait le plus ; mais, n'ayant pu les y engager, et ayant dans la suite appris d'eux que les forces de Crésus allaient toujours en augmentant, il leur donna une somme d'argent pour entourer leur ville de murailles. Cette somme devait être considérable, puisque l'enceinte de leurs murs est d'une vaste étendue, toute de grandes pierres jointes avec art. C'est ainsi que le mur des Phocéens fut bâti.

Herodore, L'Enquete, I, CLXIII

Quel satané menteur ce Herodote ! A Foça y a pas de mur : y a juste une citadelle ottomane, des restos de poisson, un joli bord de mer et une mosquée qui est une ancienne église grecque. Une petite otogar aussi ou on m'a offert le thé pendant que Djam cherchait une pension.

 

Commenter cet article