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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

DJAMILA une histoire d'amour

Publié le 28 Juillet 2007 par Hervé in Voyages en Turquie

Toujours à la Villa Dimanches... On vient de manger des brochettes, et Bernard a mis à griller la sienne une heure avant les deux miennes pour être sûr qu'on pourrait manger nos trois brochettes en même temps Moi j'ai accepté que mes abats soient un peu cuits uniquement pour faire plaisir à Bernard, sinon je lui fais mal au cœur.

Au fait, Djamila, elle est djamais là ? Elle sourit, mais de loin c'est tout…
Djamila est le nom d'une histoire d'amour, bref roman ou longue nouvelle comme on voudra, on va pas ergoter, dont l'héroïne est dite éponyme. Non, pas Eponine, ni née à Nîmes ni Non de Lenclos, non, Eponyme. Eponyme, ça veut dire que l'auteur n'est pas arrivé à trouver un nom différent pour son récit et pour son héroïne. Ce petit ouvrage, sorti des steppes mongoles et fières (donc aériennes, car un Mongol fier se sent très vite pousser des ailes) de l'URSS orientale, est connu en France pour avoir été traduit par Aragon (celui dont la femme aimait les glaces au citron et vanille), et surtout pour la préface du dit Aragon. Bref, on tombe amoureux rien qu'en lisant la préface. Et en plus on n'est pas déçu lorsqu'on lit la nouvelle, loin de là. Djamila, chez Tchinguiz Aïtmatov, c'est une chevelure, un sourire, un amour naissant dans un corps à peine éclos de belle feme d'orient. Quant à moi, Djamila, c'est un grand sourire, celui d'une femme claire au nom d'orient, un sourire qui m'a fait tourner un peu la tête dans un aéroport un jour chaud de juillet, je le reconnais, même si je n'ai pas l'habitude de brancher une belle femme au sourire craquant quand elle est accompagnée par son papa, qu'elle est aussi avec une de mes meilleures amies et qu'elle a en plus dans sa poche un billet pour la Turquie avec embarquement dans la demi-heure. Je n'ai pas peur de la concurrence, mais il y a des cas où l'affronter pourrait passer pour un cas d'autisme rédhibitoire. L'autisme est rédhibitoire, en effet, et la mythomanie suscite habituellement de la défiance auprès des personnes pourvues, comme moi, d'une forte stabilité psychologique. C'est ce que j'avais essayé d'expliquer à une célèbre actrice que je n'ose nommer ici car j'ai de la pudeur, il y a dix ans à peu près, dans un bistrot parisien où je buvais un café tranquille entre deux correspondances. Elle venait just de finir le tournage du Patient anglais, m'avait reconnu, s'était jetée à mon cou en souvenir du bon vieux temps, et je n'ai rien trouvé d'autre alors pour l'inciter à se décoller de ma bouche que de lui dire "Ecoute, Juliette, tu ne veux pas me lâcher la grappe une fois pour toutes ? Tu ne vois pas qu'on nous regarde et que les gens pourraient s'imaginer qu'on est toujours ensemble ? Et puis arrête de m'appeler Johnny en public, ça fait mauvais genre". Bref, je quittai alors Juliette dépitée (et Johnny alité, ok, je la ferai plus, celle-là) en me disant qu'il faudrait à l'avenir que je me méfie terriblement des mythos, vu que ça n'arrange pas mon image de marque déjà sérieusement entamée par les ans, les cheveux blancs,  mon ventre naissant et mes divorces finissants.
Reste que, mythomanie à part, et pour ceux qui ne connaissent pas Djamila (pas celle de Tchinguiz Aïtmatov, celle de l'aéroport), il y a des sourires qui vous donnent envie de partir en voyage...

Hervé
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Hervé 28/07/2007 17:30

Et Djam me rougit, sans même savoir que j'aurais tant préféré qu'elle me sourît (pour les illettrés qui se traînent ici dans ma correspondance intime, je n'ai pas fait de faute d'orthographe, mais j'ai utilisé l'mparfait du subjonctif, car je suis ému. Et comme disait Victor Hugo, qund on est ému au subjonctif, on a du mal à rester parfait...

djam 28/07/2007 16:36

je rougıs derrıere mon ecran et ceux quı me connaıssent savent a quel poınt c\\\'est vraı ... mercı ...Djam