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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Pentecôte (2)

Publié le 28 Mai 2007 par Nadine et Hervé in Réflexions profondes

De Shavouot à la Pentecôte : ce qui est également calqué sur l'hébreu est le nom de la fête. À ceci près que les Grecs  comptent en mathématiciens imprégnés de calcul décimal, composant leur calendrier sur le soleil. Chez les Juifs, le calendrier lunaire a bien plus d'importance : les mois de l'année sont des mois lunaires, ce qui oblige à rajouter régulièrement un mois supplémentaire à l'année. Bref, Shavouot, en hébreu, veut dire "semaines" (on l'appelle aussi parfois la "fête des semaines"), car la distance qui sépare cette fête de la fête de Pâques est "une semaine de semaines", ce qui si l'on compte bien fait 49 jours, pas tout à fait les cinquante du calendrier chrétien.
Cette fête est calquée, tout comme la fête de Pâques et la fête des cabanes (Souccoth), sur un autre calendrier, bien plus terrien, celui du cycle agricole. Si Pâques est la fête des semences et nécessite un pèlerinage au Tempe, Shavouoth est la fête des prémices : on vient encore au Temple, mais cette fois pour apporter les premières récoltes de l'année. Souccoth est l'occasion d'un troisième pèlerinage, correspondant à la récolte des fruits.
Payons-nous d'un rapprochement œcuménique (non, Nadine, ne dis pas "ta mère") : la Pentecôte chrétienne est la première occasion pour les premiers Chrétiens d'une première récolte des bienfaits du sacrifice christique.
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Hervé 28/05/2007 12:38

Juste. On dit que c'est ce jour-là que la Torah fut donnée aux enfants d'Israël. C'est pourquoi ce jour-là, on danse avec la Torah (je sens que tu es prête à rajouter : "sur “l'air de tiens, torah du rabbin”", mais je ne participerai pas à ces calembours inignes de nous.

Nadine 28/05/2007 10:25

Tu es sûr que ta Pentecôte est la 2 ? C'est la mienne la deuxième…Y aurait pas une histoire de don de la Torah aussi ?Ce qui est remarquable encore une fois c'est la plasticité des religions : de fête des récoltes (fête agricole), à celle de la Torah (fête royale puis du Temple), à celle de l'Esprit Saint (fête de la religion universelle)… on bouge, on s'adapte. Les sombres connards qui cherchent des origines, l'immuabilité, le texte à la lettre etc, méritent de finir en statues de sel ! Ca leur apprendra à regarder en arrière !Oh ! T'as vu comme on est cultivés sur le blog Nadoch !