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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Cafungas

Publié le 14 Mai 2007 par Nadine in Voyage à Prague

Je pense que la meilleure traduction de Cafungas est en parler marseillais courant, un tchatcheur. Mais à côté des exemplaires que j’ai eu l’honneur de fréquenter, les Marseillais sont encore loin du compte, même s’ils sont en France incontestablement champions toutes catégories.
En gros, pour un Cafungas, faire des conneries sans arrêt est un art de vivre. Cela signifie bien sur une bonne dose de casetas (ça se fume), d’alcool sous toutes ses formes, de grosses plaisanteries, le tout en parlant très fort tout en remuant activement les bras, dans une langue où l’argot prend le dessus de manière très inventive.
A ce sport, Bruno dit Ze To, Joao dit Pinhas et Ines trustent souvent les podiums de la spécialité en sport collectif et en individuel. Les deux garçons sont étudiants, respectivement en architecture et en informatique, mais la réussite de leurs études est moins prioritaire que le sens de la fête et l’instinct de la connerie à réaliser dans l’instant. Ines semble, elle, avoir abandonné ses ambitions sur le premier chapitre, pour mieux se consacrer au second et mieux tester son charme et sa séduction qui ont un caractère prioritaire dans sa vie et sa hexis corporelle.
Ce portrait pourrait être aussi celui d’individu nombrilistes et hédonistes : il n’en est rien. Ce sont aussi et surtout derrière cette montagne de rigolade, des garçons et une fille débordant de gentillesse et attentifs aux autres (sauf leurs voisins question volume sonore). Je ne compte pas les fous rires que j'ai pris avec eux, même si j'ai eu parfois du mal à comprendre leur langage de charetier lusitanien. Quoiqu'avec merda et cagare dans toutes les phrases, on peut globalement comprendre…
J’espère pour eux qu’ils garderont ces qualités (et réussiront leurs études ?) en grandissant.
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