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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

A bord du Lusitania Comboio Hotel

Publié le 29 Août 2009 par Nadine in Voyages au Portugal

La dernière fois que j’avais pris un train de nuit, c’était en Inde entre Hubli dans le Karnataka et Vasco de Gama à Goa. Ce ne fut pas franchement une bonne nuit, et ce n’est pas sans appréhension que je pris des billets de train entre Lisbonne et Madrid. Mais je n’avais pas franchement le choix et en plus Jaime m’avait donné le bon plan : ces billets sont trois fois moins chers sur le site de la Renfe espagnole et sur celui des Comboios Portugal. Allez comprendre comment s’établissent les tarifs…
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Mais à part le fait d’arriver à un endroit nommé Vasco de Gama en Inde et de partir de l’endroit où il y a un pont Vasco de Gama au Portugal et qu’il y avait des rails, peu de points communs entre ces deux trains. En Inde c'étaitun type en uniforme qui accueillait les passagers à coups de bâtons (pour les étrangers des amendes). Ici une charmante hôtesse en tailleur. En Inde le train arrive sur un quai aléatoire ce qui donne l’occasion aux passagers de courir plusieurs fois. D’ailleurs, si on veut une place, mieux vaut courir car sinon on risque de rater son morceau de fenêtre pour l’accrocher. Prudemment, nous avions pris des secondes. A la gare Santa Apolonia de Lisbonne le train attendait sur le bon quai depuis plus d’une heure, ce qui permet de déposer des bagages et d’aller tranquillement acheter le journal — pour moi Avante ! bien entendu.
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Dans le train indien c’était encore le type avec son bâton qui nous plaçait en hurlant des ordres, ici l’hôtesse nous a montré tout le confort du train avec le sourire : quatre vrais lits par compartiment, avec draps et couvertures, un lavabo et brosse à dents, savon et mousses pour les oreilles fournis par la compagnie. Par contraste signalons que dans le train indien c’était des banquettes en skaï, alignées, sans compartiment fermé, sur trois étages dans le wagon. Quant aux toilettes c’était une aventures que de les fréquenter.
Enfin le meilleur, le bar ! Absent évidemment en Inde, de toute façon, on y boit bien peu d’alcool (sauf à Goa). Là c’était un vrai bar, avec des vrais verres, des vrais cafés au perco et de la vraie cuisine. Et les tarifs étaient à peine plus chers que ceux du Portugal : 1 € le café, 1,50 € la bière, 4 € la demi-bouteille de vin, moyennant quoi la moitié du train était là, transformant le wagon en petit Barrio Alto roulant. J’ai donc passé la soirée avec un Allemand chevelu et deux militaires US de retour d’Irak et d’Afghanistan qui visitaient les bars européens. L’un d’eux était un Mexicain tatoué sur tous les bras et qui payait beaucoup de canons à boire…
PhotoService.com Et la nuit ? Alors que le train indien ne cessait de freiner et de siffler, ce train était très silencieux (ou alors j’ai accepté trop de coups à boire). Si le train indien fait 200 km en 7h30 c’est parce qu’il s’arrête tout le temps et ne roule pas vite. Le Lusitania Comboio fait 600 km en 9 heures, mais cela permet d’arriver frais et dispo à Madrid, en ayant bu un petit café parce que l’hôtesse vient vous réveiller avec un charmant sourire une demi-heure avant. Bref, je n’oserais pas vous proposer d’aller exprès à Lisbonne rien que pour prendre ce train, mais presque, parce que toutes façons y a tellement de chouettes choses à faire à Lisbonne et de chouettes gens à rencontrer !

PS : prochaine étape d’autres trains de nuit sympas ? Il paraît que le train Istanbul-Ankara et son bar sont un must. Ca tombe bien je pars à Istanbul le 28 octobre. Je crains quand même que le rakı qui y coule à flots ne soit fréquenté que par des hommes…
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