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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

A bord du Air India Limited

Publié le 13 Août 2009 par Nadine in Voyages en Asie

C’est depuis Aix que je vous envoie ce post après une éprouvante journée de voyage hier. En voici donc le récit :
4 heures : le réveil sonne. Ou plutôt les réveils puisque, par prudence, j’en ai mis deux. Romu n’a pas fermé l’œil de cette courte nuit, les autres… guère plus. Il se rattrapera lors de notre long séjour dans l’A320.
5 heures : notre taxi noir et jaune fonce dans les rues de Bombay sur laquelle tombe sur pluie fine. Elles sont presque désertes, ce qui change de l’embouteillage permanent de la journée. Tous les automobilistes brûlent dont tous les feux, sans même ralentir aux croisements. Déjà quelques lève-tôt profitent de l’heure fraîche (euh… aux normes de Bombay, en fait la chaleur reste très étouffante) pour faire de l’exercice. Ils croisent les centaines de gens qui dorment sur le trottoir, parfois par familles entières sous les ponts autoroutiers.
6 heures trente : nous voici à traîner entre le duty free shop et le bar de la zone internationale. Pas de problème pour Pépé au passage de l’immigration.
8 heures : décollage vers Delhi. Au bord des pistes d’immenses bidonvilles. En cette heure matinale, c’est l’heure de la crotte du matin : les toilettes publiques bordent la piste dont elle séparées par un ruisseau qui est un cloaque a ciel ouvert. Les gens y arrivent, un seau à la main pour se rincer et y posent leur crotte, les uns seuls, les autres par groupe au milieu de ce champ d’immondices. Il y a aussi des gosses qui y jouent avec des bâtons.
9 heures : le petit dej de l’avion. Il ne reste que des veg : déception dans les rangs des garçons, d’autant plus que ce n’est pas vraiment fameux.
10 heures 30 : Delhi. Nous restons dans l’avion ce qui nous évite le cirque de l’aller. Vers midi d’autres passagers, nous rejoignent, essentiellement des Français, beaucoup le look routard fripé, comme nous.
13 heures : l’heure prévue de décollage de l’avion est déjà dépassée. On nous annonce que le retard va continuer. Etant donné que c’est Independance Day dans deux jours, les avions des officiels sont prioritaires sur la piste. On entame une partie de tarot sur la moquette devant la sortie de secours.
14 heures trente : décollage avec trois heures de retard. Nous sommes affamés mais heureusement le repas nous est rapidement servi. Il brille plus par ses côtés roboratifs que par ses qualités gastronomiques. Enfin ne nous plaignons pas, nous sommes enfin partis.
Dorénavant les horaires sont en heures française, soit trois heures trente de moins que l’Inde. Comme nous sommes à côté des toilettes, nous avons pu observer leur dégradation progressive durant tout le temps du vol. Leur odeur commence à ressembler à celles des toilettes publiques du bidonville de l’aéroport.
18 heures : après deux Bollywood et un Hollywood, on nous affiche enfin les temps de vol jusqu’à destination. L’arrivée est prévue à 20 heures, soit 40 mn avant la fin de l’enregistrement de notre vol vers Marseille. Sachant qu’il y a aussi le passage de l’immigration et la récupération des bagages… ça va être très just. Pour Romu, c’est simple, c’est déjà mort pour son train de 19h30 à Bercy. En conséquence l’ambiance monte dans la team, avec échafaudage de plans divers. On négocie avec le chef de cabine d’être devant la porte de sortie les premiers, pour se précipiter les premiers à l’immigration.
20 heures : le rush après plus de 15 heures dans ce p… d’avion. Le guichet Air France pour s’enregistrer pour le vol, mais sans les bagages puis l’immigration. Par chance, sans visa Schengen, Pépé passe sans problème et entre au Sarkoland (et Besson land). Le problème des bagages reste entier : heureusement le service bagages n’est pas loin et va faire preuve d’un grand professionnalisme. Ou d’un grand sens du commerce, ou les deux. Alors que la connexion des deux vols n’est pas prévue puisque nous avons acheté les billets séparément, une gentille dame nous propose de les récupérer et de nous les expédier le lendemain à Marignane, où l’aéroport se chargera de nous les livrer à domicile. Elle est pas chouette la vie ?
21 heures : c’est le cœur léger et les bagages légers aussi, que nous embarquons les derniers sur le dernier vol Roissy-Marseille. Nous laissons Romu rejoindre Paris sans savoir s’il arrivera à avoir un train pour Nevers.
22 heures 25 : l’avion arrive avec 10 mn d’avance à Marignane. Chico nous y attend. Le service bagage de l’aéroport a déjà reçu un coup de téléphone de Roissy : ils ont récupéré nos cinq bagages.
23 heures : retour sur Aix. Mais la nuit n’est pas finie pour Fred et Vincent (et Pépé), il leur reste à chopper des clefs de chez eux, puisque les leurs sont dans le sac à dos de Fred. Je leur laisse donc la voiture pour qu’ils aillent à Peynier retrouver leur voisine qui etc…
1 heure : Chico et sa douce partent, direction Dijon. Je vais me coucher : cela fait 24 heures que je suis debout.
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isa 14/08/2009 11:13

Bonne nuit Nadine. Pas mal , votre voyage. J'ai pas tout lu car nous étions en Grèce pendant une bonne partie de ton périple. Je suis allée en Inde et ça m'a rappelé des souvenirs. Gros bisoux et à bientôt Iza