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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale

Publié le 12 Février 2009 par Nadine in Les blogueurs et leurs enfants

Maintenant que Neel est officiellement notre fils donc naturalisé français, examinons point par point si cette opération correspond aux missions du ministère dirigé par Eric Besson.

Depuis vingt ans, il était question de rassembler en une seule structure les différents volets de la politique de l’immigration jusqu’ici éclatés entre les ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères, des Affaires sociales et de la Justice. Sous l’impulsion du président de la République, Nicolas Sarkozy et du Premier ministre, François Fillon, c’est désormais chose faite avec la création d’un grand ministère compétent à la fois pour l’immigration, l’intégration, l’identité nationale et le codéveloppement.
À la fois fermes et humains, nous poursuivons quatre objectifs : maîtriser les flux migratoires, favoriser l’intégration, promouvoir l’identité française et encourager le codéveloppement.


Ben on est bien content… surtout que c’est vachement facile de définir l’identité nationale. J’aurais volontiers proposé chanter la Marseillaise la main sur le cœur lors des matches de l’Equipe de France, mais hier soir à Marseille l’entraîneur de l’équipe d’Argentine a été beaucoup plus applaudi que celui de l’équipe de France. Mais Marseille, est-ce la France ?
Et puis fermes et humains, que c’est beau ! Une main fer dans un gant de velour, je suis sûre qu’ils apprécient au centre de rétention d’Arenc.

1. Maîtriser les flux migratoires.

Nous avons passé la Police de l’Air et des Frontières en 10 secondes en février dernier. Et hop !
D’autres risquent de la repasser aussi vite dans l’autre sens : les objectifs d’expulsion pour 2009 sont passés hier de 26 000 à 27 000.

2. Encourager le codéveloppement. L’enjeu du codéveloppement est de donner aux États du Sud et à leurs ressortissants les moyens d’avoir confiance en eux-mêmes et de construire un avenir sur leur territoire. Il s’agira d’abord de mobiliser les instruments permettant aux migrants d’agir en faveur de leur pays d’origine. Il conviendra, aussi, de faire en sorte que les politiques de coopération et de développement des pays d’origine tiennent mieux compte de la maîtrise de l’immigration.

C’est sûr en faisant venir des informaticiens dans le cadre de l’immigration choisie ! … Pour Neel la question ne se pose pas pour le moment. Il brûle l’aller visiter New York pour y voir ses habitants les plus célèbres (Superman, Spiderman…), je lui ai donc proposé d’y aller dans quelques années, mais dans le cadre d’un voyage à Haïti (c’est par NYC que l’on trouve les vols les moins chers) : c’est un non catégorique . En même temps il était très content de regarder hier soir un reportage de Thalassa sur Haïti et faisait semblant de tout reconnaître.

3. Favoriser l’intégration. Un étranger admis au séjour en France et qui souhaite s’y établir doit en maîtriser la langue et en respecter les principes républicains pour bénéficier d’une carte de résident de dix ans. Si l’étranger a des devoirs, l’État en a aussi envers lui. L’accès au logement, à l’éducation, à la formation et au travail sera facilité pour permettre une meilleure intégration. Parallèlement, le travail des associations qui, sur le terrain, aident à lutter contre la discrimination sera facilité.

Question langue ça va : Neel fait encore plein de créolismes mais il a oublié le créole. Les dernières fois que nous étions chez Eugénie, restau haïtien de Marseille, Neel avait du mal à comprendre et était incapable de lui répondre en VO. Eugénie était morte de rire.
Question musique, il va falloir faire par contre des efforts : Neel n'écoute (à fond) que de la musique arabe, africaine, antillaise ou afro-américaine. Peut-être lui passer du Sardou en boucle ?
Neel bénéficie du droit à l’éducation, il est allé à l’école une semaine après être arrivé, et du droit au logement, et même double logement chez papa et chez maman. Quant à l’intégration pas de problème : il est la star de la cour d’école, même les CM2 à cause de sa conduite de balle au foot. Il ne subit pas trop la discriminiation dans sa classe de CP. Jusqu'ici tout va bien. Quant à savoir s'il respecte les principes républicains... c'est quoi les principes républicains ? Expulser des pères de famille en les séparant de leurs enfants ?

4. Promouvoir notre identité. L’identité française est à la fois l’héritage de notre histoire et l’avenir de notre communauté nationale. La Constitution de la Ve République, à son article premier, affirme que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion". La promotion de notre identité est une réponse aux communautarismes et vise à préserver l’équilibre de notre Nation. L’immigration, l’intégration et l’identité nationale sont complémentaires. Elles sont même intimement liées. C’est parce que la France a une identité propre dont elle peut être fière qu’elle a les moyens d’intégrer des immigrés qui respectent nos valeurs et qu’elle peut organiser de façon sereine l’immigration.
Chouette on doit être fiers de notre identité qui est l’héritage de notre histoire ! Nous avons déjà anticipé en avril dernier en lui faisant clamer mes ancêtres les Gaulois devant le site de Gergovie. Je vais peut-être continuer avec les aspects positifs de la colonisation puisque c’est dans les programmes depuis 2005 : par exemple l’histoire de la colonisation française à Saint-Domingue/Haïti y a de quoi être vachement fiers.

Telle est l’ambition de ce nouveau ministère : lutter contre l’immigration irrégulière, organiser l’immigration légale en favorisant le développement des pays d’origine afin de réussir l’intégration et de conforter l’identité de notre Nation.
Brice Hortefeux


Evidemment avec de si nobles intentions, on peut penser que Brice a préféré le qualitatif au quantitatif sauf en ce qui concerne les expulsions. N’oublions pas que nous sommes la patrie de Droits de l’Homme.
J’apprends ce matin dans Libé qu’Eric Besson reprends la très humaine idée de Brice : les test ADN pour le regroupement familial. Heureusement que notre fils — c’est bien un juge qui dit que c’est notre fils — n’est pas venu en France avec un test ADN, je crois que nous l’aurions raté.

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