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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Promesses au Nouveau Monde

Publié le 11 Novembre 2008 par Nadine in Voyages au Nouveau Monde

La Promesse c’est le nom de l’école qui s’est effondrée vendredi dernier à Pétionville, la banlieue chic de Port-au-Prince, celle où nous logions quand nous étions là-bas. Chic et pas chic puisque c’était aussi plein de gens divers et de maisons en auto-construction comme celles sur la photo ci-dessus. Cette école, qui n’arrête pas de dénombrer ses morts sous les décombres, ne scolarisait pas que les enfants de la bourgeoisie, qui sur les hauteurs, se fait construire des villas avec de hauts murs et des barbelés.

Haïti n’en finit pas non plus de dénombrer ses malheurs : il est vrai quand on est pauvre, on l’est jusqu’au bout, y compris dans la faible qualité des constructions. Je me souviens des ouvriers qui construisaient la villa de vacances de notre avocate : sans brouette, sans outils, ils charriaient des gravas dans des seaux. Le seul truc sympa, c’était que l’un d’entre eux était affecté à un poste important : porter et régler le poste de radio pour travailler en musique.
A propos de promesses, beaucoup en mettent dans l’élection d’Obama au poste de président des USA. D’autres sont plus réservés. Parmi eux Jesse Jackson qui a même cité Haïti. Je vous livre quelques extraits de ce qu’il a dit dans le poste (Le Monde, 8 novembre 2008) :

"Barack Obama était là, debout, si majestueux, a-t-il expliqué le lendemain à la radio publique. Je savais que les gens dans les villages du Kenya, de Haïti, ou dans les palais en Chine ou en Europe regardaient ce jeune Africain-Américain assumer la position de leader." En même temps, il ne pouvait pas s'empêcher de penser aux absents. Martin Luther King, assassiné en 1968 ; Medgar Evers... "C'était un sentiment double. L'ascension de Barack Obama ; et le prix qui avait été payé pour l'amener là."
Du côté du révérend se reflète la réserve de ceux qui ne veulent pas se laisser emporter par l'événement et qui soulignent que la discrimination n'a pas pris fin le 4 novembre. Ou qui craignent de "baisser la garde", écrit Courtland Milloy, dans le Washington Post, et se demandent comment interpréter le vote des Blancs en faveur de Barack Obama. "Soit mes vues sur les Blancs sont erronées, soit les Blancs ont changé. Je ne peux pas m'habituer tout à fait à l'idée que j'ai tort sur les Blancs. Alors, c'est peut-être que la situation du pays est si effrayante qu'elle dépasse la question de la race."
Quand il s'est lancé dans la course, M. Obama n'avait qu'une poignée de soutiens dans la "vieille garde". La génération historique s'est ralliée, mais Jesse Jackson entend rester critique. "Martin Luther King avait soutenu Kennedy contre Nixon. Il a quand même fallu que nous marchions pour obtenir une loi sur les logements publics. Il avait soutenu Johnson contre Goldwater. Il a quand même fallu manifester pour obtenir le droit de vote. Quand M. Obama sera à la Maison Blanche, tout le monde voudra l'accaparer. Le mouvement des droits civiques devra se rappeler à son attention."

Que c’est beau !

Pour en finir avec les promesses au Nouveau Monde, il y a UNE bonne nouvelle de l’autre côté de l’Atlantique depuis début octobre c’est la naissance à Montréal de Calixte, dont le papa est Hugues et la maman Janie. J’ai même appris à cette occasion que Baby Sitting en québécois se dit gardiennage et qu’il y a des cours de gardiens avertis pour les ados. Trop forts ces Québécois !
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CARAMBAOLE :0114: 11/11/2008 10:30



J'ai eu un grand plaisirs a surfer sur
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pauvres gens,c'est souvent ces memes peuples qui subissent ces séismes