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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Zaide (1)

Publié le 15 Juillet 2008 par Nadine in Réflexions profondes

J’étais hier soir à l’opéra au festival pour voir et écouter cet opéra inachevé de Mozart. Le thème était fait pour moi puisque je suis passée cette année par Saint-Domingue et par Istanbul : il s’agissait d’une histoire d’esclaves, lesquels croupissent dans les geôles du Sultan. Cependant le metteur en scène avait choisi de traiter le thème de l’esclavage de manière contemporaine avec des geoliers blacks, une blanche et un Sri Lankais en esclaves attelés à leur machine à coudre. La seule turquerie restante était un air oriental joué au saz joué après l’ouverture, laquelle était en fait tirée d’une autre œuvre. Bref, vous l’avez compris cet opéra a un principal défaut, c’est qu’il est inachevé, ce qui lui donne un air un peu décousu, sans les récitatifs et sans le final qui nous laisse dans un suspens insoutenable, sans savoir ni nos héros subiront la colère ou bénéficieront de la clémence de Soliman.
Passons sur les conneries écrites par Peter Sellars dans le livret d’accueil pour se concentrer sur la mise en scène. Le plateau était sans profondeur, bâti sur trois étages, en métal, murs et planchers sonores avec une (sublime ?) porte claquée et reclaquée tout au long de l’acte I avec bruits de clefs en conséquence. En bref, c’était intéressant mais… un peu répétitif et parfois bien décousu.
Heureusement il restait les chanteurs, en particulier Osmin joué par un certain Morris Robinson, habillé en mister T, rappeur costaud à la voix de stantor.  Et aussi la musique de Mozart…

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