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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Qui veut tuer les mut… (1)

Publié le 28 Mai 2008 par Nadine in Réflexions profondes

Depuis lundi 19 mai me voici à nouveau dans la saison des mutations, phase intra du MNGD. Pour dégraisser le mammouth, le ministre Allègre a déconcentré le mouvement en 1999, ce qui nous donne ces élégants acronymes et nous permet de camper dans les 28 Rectorats deux bons mois au lieu des cinq mois au seul ministère auparavant. Mais il paraît que gérer au plus près du terrain, dans la proximité, c’est plus humain, plus démocratique. D’ailleurs la prochaine étape voulue par ceux qui pensent pour nous (commission Pochard et cie) c’est le recrutement par les chefs d’établissement qui profileront chacun des postes : comme ça on sera sûr que chacun sera bien vissé à son poste et les équipes bien cohérentes car toutes soumises à leur chef de service. Il est vrai que le paritarisme c’est vraiment ringard, penser que tous les collègues se valent a priori  c’est nier la compétition qui est le fondement de toute société libérale. L’homme est un challenger pour l’homme, ceci est une loi naturelle…
Le pire de tout cela, c’est que les collègues, bombardés par l’idéologie ambiante et acculés par le manque de perspectives de carrières et les piètres salaires qui sont les nôtres, se mettent à y croire. D’abord pour les élèves : il est de plus en plus difficile de tenir en salle des profs le discours de l’école pour tous et de la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans. Il commencent à la croire aussi pour eux et leurs collègues, on l’a vu par exemple sur les hors-classe. Cette promotion de fin de carrière, acquise dans la lutte en 1989, est devenue une promotion au mérite dans beaucoup de ses aspects. Ca a à peine choqué, et même mieux, l’on a vu de nombreux collègues argumenter doctement et sincèrement qu’ils méritaient, eux, de passer devant tout le monde au vu de leurs immenses mérites et en reconnaissance des innombrables actions qu’ils avaient rendu à l’institution.
Bref, après avoir convaincu les collègues, il ne manque plus qu’à tuer les vieux ringards qui croient encore à l’égalité et veulent aligner tout le monde sur une même grille en dépit des différences entre les individus : ce sont les commissaires paritaires. A quoi sert une commission paritaire quand on croit que les individus sont uniques et donc en compétition les uns avec les autres ? A rien. Si par contre vous croyez que les individus sont aussi des semblables et méritent d’être traités dans l’équité en dépit de leurs différences vous pouvez signer la pétition du snes.
Demain, épisode deux, je dis du mal du SGEN…
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