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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

A few words from the godfather (trad. : "Parle plous bas car on pourrait bien nous entendre")

Publié le 21 Février 2008 par Hervé in Les blogueurs et leurs enfants

Me voici donc confirmé dans ma nomination. Je sens qu'il faut que je dise quelque chose. Telle sera ma réponse :

Puisque j'ai été nommé "parrain" ici-même, j'ai par conséquent bien l'honneur, en public et en ce lieu, d'accepter la nomination.
Voilà…

Surtout que je trouve ça très branché, moi, d'apprendre en lisant mon blog favori que je suis parrain. Et fier, surtout… Quand je pense au nombre de gens qui attendent fiévreusement
la moindre promotion en compulsant non moins fiévreusement leur téléphone portable, franchement, je trouve très classe d'apprendre au Journal Officiel des Républicains Démocrates En Contact Permanent Avec le Centre du Monde Habité que j'ai été promu. Du coup, j'accepte. Attention, hein, ceux s'entre vous qui me connaissent savent que je n'accepte pas n'importe quoi, et que même parfois je refuse, hautain que je suis. Car telle est ma personnalité. C'est ainsi que rien que pour les trois dernières années, j'ai déjà refusé :
- de prendre la nationalité américaine rien que pour crâner devant les copains de Marseille,
- de patienter quelques années dans la perspective de me voir un jour l'époux d'une héritière milliardaire,
- de voter pour la gauche radicale aux Présidentielles et surtout, surtout, aux législatives 2007,
- de répondre en juin dernier à un crétin dont je n'ai même pas reconnu le numéro de portable, et qui me harcelait de SMS pour me confier d'urgence un Ministère, parce qu'il ne trouvait pas mieux que moi pour accomplir une telle tâche, disait-il…
- et même de reprendre une tranche de pain grillé, ce matin au petit-déjeuner, présentée fût-elle avec amour, mais là, je n'avais vraiment plus faim.
C'est dire si refuser, ça, je sais faire.

Mais parrain, c'est pas rien… (je le fais tout de suite avant que quelqu'un me le pique, celui-là).
J'accepte donc d'être le (déjà) vieux parrain du Neel à venir, et je m'engage solennellement devant les personnes concernées, mais aussi devant les lecteurs qui n'en ont strictement rien à battre de tout ça, que je m'abstiendrai même dorénavant de ruminer à des jeux de mots douteux concernant mon filleul à venir, du type "Quelles sont les cigarettes blondes préférées du fils de Nadine ?" ou encore "Quel était le pseudo du fils de Nadine quand il était petit et qu'il jouait du rock, du blues et du country ?", ou même "Pourquoi le fils de Nadine a-t-il failli s'appeler César ?". Je jure que je ne le ferai pas, mais ça soulage quand même de se lâcher avant la venue de mon filleul, oufff, c'est fait. Du coup, j'interdis formellement à qui que ce soit de s'engager dans une telle voie en ma présence (mais pour ceux que ça intéresse, j'en ai plein en stock sur les autres…)

Rassure-toi, Nadine, loin de moi l'envie d'obliger ce garçon à faire une Bar-Mitsvah... mais ne te trompes-tu pas un peu ? Les Bar-Mitsvoth, ce n'est pas fait que pour faire plaisir à Dieu ou aux vrais Séfarades, tu sais. C'est aussi l'occasion pour le garçon de se faire offrir plein de cadeaux à l'occasion de ses treize ans (voilà pourquoi même les Ashkenazes font des bar-mitsvoth) et pour ses parents d'avoir un prétexte, même devenus vieux et ringards, de faire la bringue avec plein d'amis eux aussi vieux et ringards, de boire comme des trous et de danser le rock'n'roll comme à l'époque de leur folle jeunesse hélas déjà fanée.
Pour ceux qui ne savent lire ni l'israélien courant ni l'archéo-testamentaire en version originale :
Vous avez remarqué que j'ai écrit "une Bar-Mitsva", mais aussi des "Bar-Mitsvoth". Une explication s'impose. En hébreu (pas confondre, hein : un ashkénaze est parfois juif, un résident en Palestine est souvent israélien, mais la langue de la Bible, c'est de l'hébreu. De même, un Texan ignare vote au moins trois fois Bush dans sa vie, il habite quand même en Amérique tout comme le premier Démocrate venu, et il parle aussi anglais, même si son arrière-arrière-grand-père s'appelait Nathan Lebovitch je ferme la parenthèse). En hébreu, donc, disais-je, avant de me faire interrompre, on dit "une Bar-Mitsva, des Bar-Mitsvoth", comme on dit : une paracha, des parachoth", "une paire de bas, des paires de bottes", "une cala, des calottes", "une pizza, des pizza-Huts" et "une fatwa, la faute des autres". Nous ne perdrons jamais sur ce blog, même dans nos aventures les plus intimes et les plus patrimoniales, une occasion de contribuer à la diffusion culturelle de la linguistique comparée à la portée de tous.


Donc ce sera "Bar-Mitsvah" si tu y tiens.

Ah oui, aussi : si ton fils te casse les pieds, style sa fonction ф(x) te prend pour l'objet "a", et son signifiant n'arrive pas à se barrer, bref ce qui fait qu'il refuse de la mettre en veilleuse, et si François Provansal n'arrive pas, par des explications claires, à t'aider à faire en sorte qu'il te lâche un peu pendant que tu rédiges le blog Nadoch ou autre chose, je t'autorise à dire à ton fils que s'il continue, son parrain juif descend immédiatement de Dijon pour le circoncire avec la bénédiction de son papa. Des fois, ça marche et ça calme les enfants. Mais question pathologie et autres, ça laisse quand même des traces, parfois. Moi, quand on m'a circoncis, ensuite j'ai pas pu marcher pendant au moins 18 mois. Et ce n'est qu'un exemple.

Hervé

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