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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Un peu d'Histoire

Publié le 23 Décembre 2007 par Hervé in Voyages au Nouveau Monde

Il est temps à présent d'élever ce blog à la hauteur de ses ambitions, et de lui redonner toute la dimension pédagogique  qu'il mérite. Voici pourquoi nous allons faire un peu d'Histoire. Pour commencer, je vous présente l'île la plus célèbre  du monde du cinéma, je veux dire : Manhattan. À l'origine, Manhattan était une île occupée par des Indiens, qui fut rachetée par une colonie d'Européens en provenance des Pays-bas. Comme il y avait plein d'espace ailleurs, comme les Indiens étaient naïfs, qu'ils ne connaissaient même pas les simples réalités de la société marchande (les pauvres !) et ne lisaient pas encore Lucky Luke, ils vendirent leur île pour une poignée de verroterie.
Ceci marqua le début de la colonisation ashkenaze à NYC, d'ailleurs. Auparavant, l'île portait tout simplement le nom d'une des rivières qui la bordaient, un nom donné par le fondateur indien de la tribu qui s'y était installée, et qui était celui de son épouse préférée, car c'était un grand amoureux. Son épouse s'appelait Ritza, et la rivière s'appela "Ma Ritza". L'île aussi, du coup. Le chef de la colonie européenne, dont la famille juive venait de Pologne avant d'émigrer aux Pays-Bas puis en Amérique avec ses voisins Flamands (vous suivez toujours ?) et qui s'appelait Nathan Lebovitch, trouva l'idée séduisante, et décida de donner à l'île le nom de sa fiancée, originaire elle aussi des Pays-Bas. Elle s'appelait Katryn Stricht, et il fut donc question un moment que l'île s'appelle "Ma Stricht". Avant même l'enregistrement du nom de la ville, Katryn quitta son fiancé. Nathan Lebovitch se retrouva donc seul, et en désespoir de cause, donna son propre nom à l'île, qui s'appela désormais "Ma Nathan". Les parents de Katryn, qui étaient restés aux Pays-Bas,  en conçurent une amertume cruelle  et décidèrent de reprendre le nom de "Ma  Stricht"  pour rebaptiser la ville du Limbourg dans laquelle ils vivaient et où les avaient rejoints leur fille, qui avait du mal à s'accoutumer  à la  dinde aux airelles. La rivière, elle (vous suivez, hein ?), s'appelle à présent East River, car les successeurs de Nathan Lebovitch à la mairie de Manhattan manquaient tout de même d'imagination, mais surtout parce que contrairement à leur prédécesseur, ils venaient non pas des Pays-Bas, mais d'Angleterre, puritains qu'ils étaient et pourchassés qu'ils étaient aussi par l'intransigeance du culte anglican, et un puritain ne donne pas à une île le nom de sa femme. Il n'y a que des Français pour donner à un toponyme américain le nom de Caroline ou de Lousiane. Sans parler de l'île célèbre nommée Lisieux d'Elsa, celle que le poète voyait briller au-dessus de la mer.
Quant au nom primitif  de la ville (et donc de la rivière qui la borde, vous suivez un peu ?), certains  immigrants  continuèrent quelque temps à l'utiliser. Notamment une famille de Hongrois qui, dégoûtés eux aussi de la dinde aux airelles, repartirent chez eux au bout de quelque temps, et conservèrent dans leur tradition familiale une des premières chansons du folklore américain, dont le refrain, emprunté aux wow-wow des Indiens primitifs était "lalalallalla papa lalala", et le titre "La Ma Ritza c'est ma rivière".

Avant de me faire virer de ce blog par les rédactrices historiennes jalouses de leur statut  et de mon érudition  autodidacte, je vous  propose rapidement  la nouvelle question du jeu-concours, cinéma toujours, on aurait du  mal à ne pas poser une question de cinéma  après un exposé si instructif sur la ville de Manhattan. La voici :

Quel est le cinéaste, Juif polonais émigré  en Allemagne, ayant rejoint  par la suite  le peloton  des ashkenazes migrant  aux States, qui a réalisé un film se déroulant à Manhattan et comportant une séquence sur la vie amoureuse des Indiens primitifs de Manhattan, et quel est le nom du film ?

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Hervé 23/12/2007 10:13

nadine, si tu joues, tu joues. Si tu joues pas, tu joues pas. mais souffler les réponses en faisant semblant de pas jouer, c'est pas du jeu ! À part ça, tu me vires du blog ou tu m'autorises à continer ?

PFG 23/12/2007 10:09

Pauvres Algonquins abandonnés par leurs familles. Une question pour Chico : penses-tu qu'il faille voir un lien entre la pneumonie qui finit par emporter Billy Wilder et certaines caractéristiques de l'actrice principale de Sept ans de réflexions ?