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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

L'Aïd et autres fêtes du palais

Publié le 14 Octobre 2007 par Nadine in Epicurisme et gastronomie

Loup-Edmond.jpgCela n’a pas vraiment été un week-end régime, mais après tout on n’est pas là pour ça. Cela a commencé vendredi soir avec le repas de l’Aïd el-Fitr. Quelques esprits grincheux souligneront ici que ce n’était pas la bonne date. Outre le fait que j’aime beaucoup avoir le choix dans la date, je leur répliquerai qu’on fait ce qu’on veut, et que notre Aïd à nous était un Aïd laïque. En plus, si nous avions un jour d’avance sur la date du Conseil Français du Culte Musulman, nous étions bons pour celles de la Tunisie et des Saoudiens. En réalité c’était plutôt le calendrier rugbystique qui avait commandé le déplacement de la date. Comme l’a souligné Maeva précédemment, on fait les choses à l’envers et c’est très bien.
Le thème de la soirée ce n’était pas l’islam mais LES islam. D’abord dans le menu : mézés du Proche-Orient et d’Asie Mineure, Bami Goreng indonésien et gâteaux du Maghreb. J’avais supplié de ne pas amener de gâteaux comoriens, mais personne n’a trouvé de gâteaux persans, pakistanais ou bengalis, ce qui est bien dommage, mais nous laisse de la marge pour l’année prochaine. Nous avions bien sûr choisi les écoles les plus libérales, et avons donc bu sans retenue de l’arak libanais, du Sidi Brahim et encore d’autres vins… parce que nous n’avions pas trouvé de bière bintang indonésienne pour le bami. En musique, nous avons fait pareil : gamelans indonésiens sur le plat principal et sinon mélopées arabes et loukoums à la testostérone de la variétioche turque. Un vrai régal !

 
 Le lendemain, bien partie sur cette lancée, j’étais chez Denise. Elle a beau être Arménienne, elle n’avait pas fait des mézés comme nous la veille, parce que le thème était la mer : coquillages, oursins, violets et crevettes en entrée, puis le loup d’Edmond cuisiné avec une mousse de rougets et du corail d’oursin. Edmond raconte que son poisson pesait quatre kilos vidé. C’est ce qu’il raconte : nous on n’a vu que la tête et après la chair, chacun sa portion dans notre assiette. D’ailleurs, vous les connaissez vous aussi les pêcheurs ! Et puis depuis le film Le secret de Brokeback Montain, nous les filles, on se méfie quand un homme nous dit qu’il part à la pêche avec un de ses copains et qu'il va voir (et taquiner ?) le loup…
Allez bon appétit à tous, je sens que cette semaine ce sera diète !

Nombreux sont ceux qui m'ont demandé ma recette du baba ghanouch. La voici.
— Cuire à four très chaud les aubergines entières. Il faut que la peau devienne un craquelante pour qu'il y ait un petit goût de cramé.
— Vider les aubergines à la cuillère.
— Mettre dans le robot la pulpe des aubergines, de l'ail, du citron, de l'huile d'olive et de la crème de sésame (tahini).
— Mixer le tour. Servir avec encore un filet d'huile d'olive par dessus, avec du pain, du pain libanais encore mieux, à la kémia.
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