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Ma pomme a roulé sa bosse

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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 08:06

J'adore les manif, mes fidèles lecteurs l'avaient remarqué, et avec les manifs à Paris, il y a un plaisir supplémentaire, c'est le TGV. Le TGV Aix-Paris je le connais par cœur mais quand c'est pour la manif il prend un autre visage. Mais je vais commencer par faire la vieille du genre le temps c'était mieux avant (mais pas toujours).

Je me souviens de ma première manif à Paris un 16 janvier où nous fûmes tellement nombreux que le cortège n'a jamais démarré : le TGV était tellement bondé qu'on était serrés comme des sardines au wagon bar rempli de fumée. A l'époque, on fumait dans les trains et avant 2002, le trajet durait 5 heures, départ de Marseille à 5 heures du matin, retour à 23 heures. Ce n'était pas pour les fillettes et les mous du genou ! Depuis  le TGV sud-est le départ est aussi à Aix et le trajet dure 2h50 ce qu est quand même beucoup moins fatiguant.

Je me souviens aussi qu'avant nous louions tout le TGV et c'était chez nous, y compris les premières. Chez nous c'était surtout le bar où l'on faisait service continu café, puis vin rouge, pastis dès 9 heures du mat (généralement c'était le SNEP qui attaquait le premier), retour pastis, vin rouge, sandwiches, ambiance garantie. Une des dernières fois les garçons du SNES et du SNEP nous ont fait des démonstrations du jeu de la cloche qui se fait en sautant, le pantalon sur les chevilles. C'est dire si le taux l'alcoolémie était élevé et le ton très intello…

Aujourd'hui nous ne louons plus tout le TGV, les tarifs de la SNCF en voie de privatisation sont devenus prohibitifs. Nous louons des places et donc le wagon bar reste à la société des wagons lits avec ses sandwiches maigrichons et chers. Mais nous continuons l'ambiance et la vente dans les wagons, pour sustenter les collègues et faire des sous : le matin c'est café-croissant.

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Puis au retour une équipe, ici le lycée Zola aidé du Jas et d'istres se met aux sandwiches par centaines, commandés le matin à l'aller.

 


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Et naturellement faut le coup de rouge et le verre de pastis. Faute de bar, nous circulons dans les wagons et c'est généralement comme ça qu'on se fait des bonnes rigolades.

Donc, on remet ça quand ? Parce que pour moi les sandwiches de manif et de TGV sont comme les merguez de concert : ce n'est pas pour leur qualité gustative qu'on les apprécie, mais ce sont quand même les meilleurs.

 

Toutes les photos sont là (code paris).


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Par Nadine - Publié dans : Voyages - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 19:34

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Elle était programmée depuis le mois de décembre et on l'attendait avec impatience : la manif nationale à Paris. On est montés le matin dans le TGV alors qu'il commençait à neiger à Aix et on est allés à la capitale. Malgré le froid glacial on a bien dit notre colère et il y a de quoi ! L'évaluation qui dénature notre métier, encore des milliers d'emplois supprimés qui s'ajoutent aux 60 000  postes qu'on nous a sucrés depuis l'entrée dans le Sarkoland, le gel de nos salaires, l'alourdissement de notre tâche de travail, et tout le reste…

Parce qu'en cette période de campagne électorale, il faut en plus se faire entendre des candidats qui ont plus tendance pour certains (suivez mon regard vers François H) à écouter les sirènes de l'UNSA et de son école fondamentale qu'autre chose, bref à en rabattre sur l'ambition de l'école et sur la quelification des maitres de cette école. Sans compter qu'on n'a pas encore compris où ils comptaient aller piocher les 60 000  postes qu'on doit nous rendre après nous les avoir volés.

Avec le printemps, la douceur va revenir mais ce n'est pas pour autant qu'on va se calmer : on va continuer à leur brailler aux oreilles qu'on veut une chouette école avec des salariés traités avec respect ! Non mais !

Par Nadine - Publié dans : Réflexions profondes - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 16:14

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C’était samedi et dimanche le week-end réglementaire de ski à Chauvet avec Cathy, Etienne et Marius. Réglementaire car c’est une tradition bien établie depuis des années, sans laquelle une saison de ski n’en serait pas une, du moins pas une qui vaille la peine. Après un mois sans neige, la station était un peu pelée quand nous sommes arrivés, et au lieu du grand soleil qui avait affligé les montagnes les semaines précédentes, nous nous sommes pris les tempêtes de neige avec froid glacial sur les pistes : la poudreuse fraîche qui nous tombait sur la tête et sous les skis, dans une épaisseur appréciable, nous a permis de marroner avec délice dans la poudreuse. On craint degun, en ski comme en surf, et on s’est tapé des rails dans la poudre : je le dis comme ça parce que nous sommes dans les Alpes, mais j’éviterai de dire la même chose quand je serai dans la montagne colombienne l’été prochain.

Au titre de la plus-value de réjouissances des neiges, il faut ajouter l’apéro pistes offert par le syndicat d’initiative de la vallée : jus de fruits bio et pain perdu en bas des bouteillons, et vins de Pierrevert accompagnés de fromages et charcuteries de la région en haut des Chauvets. Vraiment une heureuse initiative qui ne demande qu’à être renouvelée : on est prêts à refaire la même razzia avec la même ampleur sur le buffet quand vous voulez.

 

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Par Nadine - Publié dans : Niouzes narcissiques - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 10:33

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Juste après avoir disserté longuement sur le vendredi 13 voici que cette semaine je tombe sur deux medias qui dissertent sur le diable et la possession, dans deux espaces et deux modes différents et mais que je n’ai pu m’empêcher de rapprocher l’un de l’autre.

Hier, je tombe sur cet article à propos du  renouveau du cinéma haïtien.

 

 

« Mon Dieu, mon amour », le nouveau film haïtien

Mon Dieu, mon amour, est le titre d’un nouveau film haïtien  sorti sur les écrans le vendredi 13 janvier 2012 à Le Vilatte à Pétion Ville. Il est le tout premier de l’année 2012 qui annonce une dizaine d’autres à venir. Depuis quelques années, l’industrie cinématographique haïtienne était en panne de production et la venue de ce film d’Yves Barrau donne de l’espoir.

Mon Dieu, mon amour a rassemblé une dizaine d’acteurs et c’est un projet qui a demandé dix années, a raconté le réalisateur Yves Barrau.

Selon le réalisateur, c’est après avoir vu l’évolution des travailleuses du sexe dans le quartier de Mariani, commune de Carrefour, que l’idée lui est venue. Il était attiré par la façon de vivre de ces jeunes filles soit pour aller à l’école soit pour  nourrir leurs dépendants.

En visitant ces dames, il a fait des découvertes qui l’ont poussé à réfléchir, de tristes découvertes. Yves a vu des adolescentes de 13 et 16 ans, se prostituer et le pire il y en a qui ont des enfants à élever dit-il. La précarité des conditions de vie en Haïti engendre plusieurs formes de prostitution.

Confrontées à des difficultés économiques, légion sont celles qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts de la chaîne pour financer leurs études et qui se voient obligées de prendre ce chemin.

Et c’est ainsi que le réalisateur a décidé de passer aux actes. Avec les acteurs Paul-Henri Atis, dans le rôle de Robert, Glaphyra Civil, dans le rôle de Katiana et de Nadège Telfort dans celui de Jeannette, le succès à l’écran était déjà assuré.

Ces deux filles pour faire face aux difficultés de la vie, décident de vendre leur corps. Elles font face à toutes sortes d’humiliation. Des mots ronflants jusqu’aux gifles. Mais, Katiana, un jour décide de changer son destin. Elle ne voulait plus de cette vie malgré l’opposition de Jeannette, elle décide de partir. Mais ce n’est pas aussi simple. Ces jeunes filles sont possédées par des mauvais esprits qui les poussent dans le mauvais chemin, selon l’idée de monsieur Barrau.

Dans le film, Yves Barrau a essayé de montrer comment la foi en Christ peut sauver et changer tout être  éloigné du droit chemin. Mais, il a choisi aussi le mauvais côté du vodou en montrant seulement l’image du mal. Ce qui va déplaire aux vodouisants.

Une jeune fille qui décide de pratiquer le pire métier au monde, est-elle poussée par le démon ou d’autres forces invisibles ?

En décidant de quitter cette vie insupportable, Katiana se réfugie chez une cousine qui l’accueille et c’est ainsi qu’elle va retrouver le bonheur. La rencontre avec Robert va tout changer et Jeannette elle-même va subir cette transformation.

Pourtant, Jeannette l’avait fait remarquer si elle part, elle risque de ne pas réussir. Mais Katiana a écouté la voix de la sagesse, la parole de la délivrance. Amoureuse de Robert, Katiana s’est mariée et plus tard, c’est Jeannette qui allait prendre la sage décision de suivre le bon chemin. Une décision risquée, puisqu’elle a failli être agressée par des vagabonds qui voulaient s’en prendre à elle. Mais grâce à sa foi en Dieu, Jeannette est sortie des griffes du diable.

L’auteur-réalisateur Yves Barrau tente de montrer aux spectateurs que le pire métier du monde est une œuvre de « satan » qu’il mélange avec le culte vodou.

Walter P. Cameau


 

 

Ce matin, en épluchant mes légumes pour la soupe, j’écoute un podcast de France Culture et je tombe sur les Lundis de l’Histoire où Jacques Le Goff avait invité Florence Chave-Mahir pour son livre, L’exorcisme des possédés dans l’Église d’Occident (Xe-XIVe siècle) paru le mois dernier. Je vous rassure tout de suite, je ne vois pas dans cette coïncidence l’œuvre du Malin. Cependant, le podcast m’a permis d’alimenter ma réflexion sur ce type de production culturelle : tout d’abord, je ne pense pas avec le journaliste que la reprise de la production donne de l’espoir si l’on doit subir ce genre d’offensive évangélico-pentecotiste. Une fois de plus ces sectes sont d’une grande modernité quant à leur manière de fonctionner et de diffuser, et immensément réactionnaires dans leur contenu idéologique : le rapprochement avec le Moyen-Age n’est pas vain, il s’agit d’un vrai retour en arrière, niant volontairement l’héritage des Lumières. Comme les exorcistes du XVe siècle, ces nouveaux bons apôtres pensent que Satan s’attaque d’abord aux femmes et par le corps avant l’âme. La femme est objet et non actrice de son destin entre Satan et l’exorciste autrefois, le prédicateur aujourd’hui. Dans le même temps, l’exorcisme permet comme au Moyen Age d’imposer l’orthodoxie, ici celle d’une Eglise prêchant la soumission à l’ordre social : si les filles se prostituent ce n’est pas par contrainte sociale (« Confrontées à des difficultés économiques, légion sont celles qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts de la chaîne pour financer leurs études et qui se voient obligées de prendre ce chemin ») c’est possédées par le démon. Et la solution bien entendu n’est pas le renversement de cet ordre social mais la conversion avec soumission à cet ordre social.

Quant à la stigmatisation du vodou, elle est plus complexe qu’à première vue. Les rituels de possession par l’Esprit Sain du pentecôtisme et ceux par les loas du vodou ont trop de points communs pour être étrangers l’un à l’autre. Et puis penser que c’est bien le vodou qui est le maître des diables c’est donner de la crédibilité à ce que l’on combat : c’est la preuve que l’on y croit aussi. Et donc le combattre c’est prescrire une autre vision sociale que celle qui est portée par la culture populaire haïtienne et imposer celle d’élites inspirées par le voisin états-unien. Les Ti-Legliz de la théologie de la Libération catholique avaient repris à leur compte des pans entiers de la culture populaire, à contre-courant de la campagne anti-superstitieuse initiée en 1941 par les élites mulâtres et le clergé breton le plus réactionnaire (par exemple François Ducaud-Bourget qui seconda l’évêque de Port-au-Prince de 1955 à 1965, fut en 1977 le prêtre qui investit Saint-Nicolas du Chardonnet avec les traditionalistes). Aujourd’hui, ce sont ces appendices de la culture US conservatrice et rétrograde, celle qui prêche la résignation sociale qui s’expriment dans ce genre de production cinématographique. C’est leur obscurantisme qu’il faut combattre avec les Lumières de l’éducation pour tous. C’est ce combat que j’aimerais aider à mener en mars prochain si j’ai la chance d’aller à Port-au-Prince (mais cela n’en prend pas le tour…).


(les photos c'est par ma pomme en février 2008 chez les évangélistes)

Par Nadine - Publié dans : Haïti - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 08:34

http://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/monde/costa-concordia-naufrage/4392927-1-fre-FR/Costa-Concordia-naufrage.jpgJe croyais, naïvement, que notre fête du vendredi 13 avait été une grande réussite : outre les déguisements, nous avons tagué les murs, renversé tout par terre et fait beaucoup de bruit. Mais d'autres ont fait beaucoup plus fort.

La palme revient sans discussion au capitaine du Costa Concordia dont la fête a coûté 395 millions d'euros et 11 morts ce vendredi 13. Je ne sais pas, par contre, s'il avait un orchestre comme le Titanic et si les playlist étaient aussi bonnes et dansantes que celles de notre fête à nous.

Je ferai aussi volontiers monter sur le podium des fêtes de vendredi 13 réussies cette party in a dorm de la cité universitaire de NYC : mais elle a eu lieu en réalité jeudi soir. L'ambiance était tellement chaude qu'elle a fini avec un incendie. Heureusement pour la postérité (et pour les enquêteurs) les joyeux fêtards avaient pris 40 000 photos et autant de vidéos, et posté le tout immédiatement sur le net avec les commentaires idoines du style "y a le feu à mon slip !".

Si notre fête, comme la leur, était totalement fumeur, ce qui est une rareté aujourd"hui, nous n'avons pas réussi à faire aussi bien : à refaire donc !

Par Nadine - Publié dans : Tchatche et niouzes - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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