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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Ça pleut du gratgrat.

Publié le 4 Janvier 2021 par Nadine

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Depuis l'automne dernier la villa Dimanches s'est transformée en champ de bataille. En octobre j'entendais des bruits dans les combles tous les soirs : j'ai alors envoyé Neel armé de boules de poison et en quelques jours la java nocturne a disparu. Ce n'est pas la première fois que des rongeurs s'étaient installés dans les combles mais j'avais rarement entendu autant de potin.

Deux semaines plus tard on est passés au punaises : plein le mur de ma chambre, juste au-dessus de mon lit. Armée de lessive et de gants, j'ai nettoyé tout ça, trouvé le nid (derrière un tableau). Puis, lorsque je suis revenue, j'ai aperçu une espèce de bête à pattes multiples dans mon lit, j'ai poussé un grand cri et je suis partie me réfugier dans la chambre de Neel. Le lendemain mon lit et son sommier étaient dans la remorque de JJ puis dans le J7 dans son jardin, à passer l'hiver au frais histoire de tuer œufs et larves éventuels.

J'ai alors pris le taureau par les cornes : grande lessive et séjour en frais genre Sibérie dans un congélateur chez JJ pour tous les textiles de la maison. J'ai même écrit Goulag en russe sur le congélateur histoire de faire peur à tous ces insectes envahissants. 

Mais alors que j'appliquais mon plan de manière systématique, mes fringues continuaient à gratter, même une fois lavées. Que se passait-il ? Ma collègue d'arts plastiques m'a suggéré de passer les fringues au micro-onde : elle s'était débarrassée de mites alimentaires à l'automne en passant toute la bouffe sèche aux radiations. Va donc pour le four après le congélateur et la lessive !

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Après 5 minutes au four, les T-shirts étaient délicieusement chauds… mais toujours aussi grattant. J'ai alors compris que le fond du problème n'était pas du côté des animaux mais des minéraux. Dans le même temps j'avais pris l'habitude de me doucher préventivement tous les soirs avant de me coucher (avec toutes les lessives en plus, je pense que je vais avoir la note d'eau des jardins de Versailles) : il y avait des petits points noirs au fond du bac de réception. Parfois des paquets noirs douteux. Certains tissus grattaient plus que d'autres : les polaires étaient infestées mais les imperméables pas contaminés. J'ai alors compris : c'était de la laine de verre qui pleuvait venant des combles. L'isolation tombait chez moi, de plus en plus dru, en particules invisibles. 

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J'ai pris la décision de partir de l'étage et de me réfugier au studio dans le sous-sol. Neel qui en avait pris possession est allé se réfugier chez son père : cas de force majeure, désolée ! Je monte maintenant à l'étage avec un masque sur le nez pour ne pas inhaler ces cochonneries et vêtue d'une robe d'été et d'un imper pour laisser le moins de tissu possible accrocher les gratgrat. J'ai même une casquette sur la tête pour ne pas en avoir dans les cheveux. Une de mes cousines niçoise m'a heureusement indiqué le moyen de traiter les textiles : la soufflerie, ou plutôt les passer au séchoir soufflant, recto-verso. Depuis hier j'ai donc fait trois passages au lavomatique avec des caisses pleines de fringues, de draps, de serviettes. Et encore je n'ai fait ni les polaires ni les manteaux. Et surtout demain passe le technicien d'une entreprise de combles et isolation pour voir le chantier. 

On a tous fini l'année 2020 en se disant que c'était la pire année dans nous ayons vécus collectivement. Pour moi généralement ce sont les années impaires, je suis donc à croiser les doigts depuis le Nouvel An…

 

 

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