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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Travaille, consomme et ferme ta gueule.

Publié le 12 Décembre 2020 par Nadine

PhotoService.comL'an dernier en décembre. Déjà colère. En fait j'étais zen à côté d'aujourd'hui.

 

"Travaille, consomme et ferme ta gueule" c'était un des slogans des Gilets Jaunes repris lors des manifs de l'hiver dernier. Depuis le COVID s'est invité dans notre vie. Au printemps, lors du 1er confinement, on y croyait encore en applaudissant à 20 heures. On rêvait même d'un monde d'après. Le 2ème confinement nous a ôté toutes nos illusions : la stratégie du choc a bien entendu profité aux gros contre les petits et aux anywhere contre les somewhere. J'entends bien sûr par anywhere le capitalisme financiarisé volatile et destructeur et les GAFA type Amazon avec laquelle notre ministre de l'économie a discuté comme avec un chef d'état sur la date de Black Friday. 

Depuis jeudi soir nous connaissons donc notre sort pour la période des fêtes. Je résume :

• On bosse. Quelles que soient les conditions, on bosse. Par exemple en collège dans des salles de 50m2 à 30 personnes et circulant dans des couloirs étroits.

Pas question qu'il y ait du recrutement : on a juste obtenu 13 postes d'AED remplaçant les éventuels AED malades du COVID pour toute l'académie qui compte des centaines d'établissements. Et jusqu'en février seulement parce qu'il ne faut pas rêver !

• On consomme. Le commerce en ligne n'a jamais été bridé : on est capable de fermer commerces physiques, culture, d'empêcher les gens de circuler, mais on n'est pas capable d'arrêter des colis. Parfois je me dis que les mensonges les plus gros sont ceux qui passent le mieux…

Donc avec les fêtes et les petits cadeaux, réouverture de toutes les boutiques. Je comprends que les commerçant étaient furax de la situation. D'ailleurs je les soutiens surtout les librairies. Et puis, le premier ministre a bien dit qu'il fallait consommer. Enfin, ceux qui ont encore de quoi consommer…

• On ferme notre gueule. D'ailleurs notre gueule est derrière un masque. 

On ferme aussi les bars et les restaurant. On ferme la culture (mais pas le culte avec une jauge à 30). On ferme le sport. On va repasser en couvre-feu y compris le jour de l'an mais on a trouvé un bouc émissaire, les jeunes et de manière plus large les français qui ne sont pas sages. En cas de reprise en janvier, je vois déjà venir les couplets culpabilisateurs sur les les fêtes clandestines de la Saint-Sylvestre.

Il ne nous reste que la rue : soit pour prendre un café de manière informelle comme je le fais tous les samedi matin depuis octobre avec mes amis, soit de manière plus formelle j'espère prochainement. 

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