Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Zurück von Berlin

Publié le 29 Octobre 2016 par Nadine

PhotoService.com " />

Me voici rentrée depuis 3 jours de Berlin via Nice. Evidemment Berlin ne correspondait pas du tout à ce à quoi je m’attendais, mais comme j’écrivais précédemment, mes images de Berlin sont toutes des images datées, puisque ce sont des images d’historienne. Par contre, tout ce qu’on nous avait prédit s’est réalisé : « J'ai adoré l'atmosphère, le sentiment de liberté. On ne sent pas de regards antipathiques comme à Paris. Ce n'est pas une ville oppressante et puis la vie n'est pas chère. Tu me raconteras.. » avait écrit une amie d’amie dans un commentaire d’un réseau social bien connu. Cela résumait en gros tout ce qu’on m’avait dit. Et bien c’est vrai ! Les gens sont globalement cool, serviables, ce n’est pas une grande capitale stressée. Ce n’est pas non plus la raideur prussienne, le week-end les gens se baladent des bières à la main dans le métro ou ailleurs, l’air décontracté. On ne se bouscule pas dans les transports en commun, et le touriste semble le bienvenu. La tolérance linguistique atteint des sommets : on vous répond quand on peut dans votre propre langue avec courtoisie et on attend patiemment que vous finissiez votre phrase dans votre allemand hésitant, bafouillant et grammaticalement instable (mêlé d’anglais pour les vides lexicaux).

PhotoService.com

Dans notre quartier l’allemand n’était d’ailleurs majoritaire que d’une courte tête. A Kreutzberg on parle aussi bien turc, qu’arabe ou autre. D’ailleurs on a mangé chinois le premier soir, mexicain le deuxième, et des boulettes/wurtz mit Karoffelsalad dans un troquet au bord du canal les deux derniers soirs. L’ambiance était sympa, la bière fraiche et délicieuse et la musique excellente.

Mais loger à Kreutzberg n’a pas que des avantages. Nous étions certes très centraux, la station de métro en bas de l’immeuble, les resto sympa à deux pas, mais l’appart laissait à désirer. Il était loué par Hassan, un libanais qui tenait une boutique de téléphones. Nous n’avons pas été volé sur la surface : il faisait bien ses 150 m2 et comptait 13 couchages. Mais cette appartement semblait plutôt voué à d’autres usages (marchand de sommeil ?) dans sa crasse, son manque de vaisselle et de soin en général, les meubles neufs vite dégradés du salon qui sentait le tabac froid, la salle de bain à l’abandon avec une eau à peine tiède. Nous nous sommes réfugiés dans la chambre aux 7 lits simples où la literie et les draps était neufs. De toutes façons nous n’étions pas là pour trainer dans notre appartement mais pour faire notre dur métier de touristes.

 

PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com PhotoService.com

En trois jours et demi nous n’avons pas chômé : la tour de télé à Alexanderplatz, trois musées sur cinq de l’île aux musée, les gares dont la Hamburger Bahnhof devenue musée d’art contemporain, le Bundestag, la Porte de Brandebourg et Unter den Linden, les archives du Bauhaus, Check Point Charlie, le Mur, du bas, du tram, du métro, du train. Et mangé des currywurst. 

 

PhotoService.com

 

Nous n’avons qu’effleuré Berlin. Nous n’avons pas fait de vélo. Nous n’avons pas goûté la vie nocturne. Il nous reste encore deux musées de l’île aux musée à faire, l’autel de Pergame à voir — le musée est en rénovation jusqu’en 2020 — et encore plein d’autres musées. Nous n’avons pas exploré le monde des kebabs même en étant à Kreutzberg. Nous n’avons pas goûté toutes les bières, seulement des pilsen. Nous n’avons pas vu la partie décorée du Mur au bord de la Spree. Et tout le reste.

Tout ceci pour dire qu’on va revenir (mais forcément chez Hassan).

Commenter cet article